La neutralité des « jeunes missionnaires libéraux»

- 24 février 2012

La neutralité des « jeunes missionnaires libéraux»

Ceux qui pensaient que la contestation estudiantine allait mourir dans l’œuf ont probablement dû déchanter en réalisant qu’elle avait bel et bien pris son envol depuis le début de la semaine. Le mot de grève a fait son chemin et les troupes ont défilé principalement dans les rues de Montréal et de Québec, si bien que le Parti libéral du Québec s’est senti obliger, à travers quelques étudiants qui lui sont affiliés, de semer la confusion pour freiner cet élan, voire le casser en figeant les camps entre étudiants « pro-hausse » et étudiants « anti-hausse » des droits de scolarité.

À Gatineau, forteresse libérale, où les étudiants de l’université du Québec en Outaouais (UQO) ont pourtant voté contre la grève avec une très faible majorité (463 – 387 – 16) le ministre responsable de la région, Norman MacMillan, avec l’élégance qu’on lui connaît, a cru bon lancer un avertissement aux entêtés qui n’avaient pas le goût d’opiner du bonnet : « Retournez à l’école, notre décision est prise et nous ne changerons pas d’idée! ». Certains habitués reconnaîtront le style typiquement MacMillen! Disons, direct…

Quels sont les enjeux à considérer?

D’abord, le débat sur les études universitaires est loin d’être simple. Il est à tout le moins complexe. D’ailleurs, il ne peut être réduit à un simple exercice de comptabilité. Puis, les étudiants comme tous les autres acteurs sociaux sont traversés par différents courants idéologiques. Il aurait donc été étonnant que ces derniers se cristallisent autour d’une seule et unique perspective.

Au demeurant, la reconnaissance de cette pluralité des courants dans le mouvement estudiantin n’hypothèque en rien la configuration d’une tendance assez lourde en leur sein.  A l’inverse, l’existence d’une frange en faveur des hausses des droits de scolarité n’a rien de surprenant en soi. Ce qui l’est davantage, c’est cette affiliation partisane des « pro-hausses » qui jette un sérieux doute sur le caractère « spontané » de leur démarche.

Finalement, je vais même plus loin. Bien que je reconnaisse le caractère universel de  l’éducation,  je considère que ce courant aurait pu enrichir le débat public en permettant aux uns et aux autres d’affûter leurs arguments. Ce que je crains par ailleurs, c’est que dans l’esprit des ces « jeunes missionnaires libéraux» il ne soit nullement question de débattre.  Pour tout dire, ça sent trop la manipulation!

De quoi le gouvernement a-t-il peur? 

À l’évidence, le gouvernement a la trouille que la colère estudiantine ne s’étende à d’autres sphères. Son objectif est de pouvoir mettre le couvercle sur le chaudron de la contestation sociale avant qu’elle n’atteigne d’autres groupes. Nous savons déjà qu’au sein de la grande famille de l’éducation, les débats sont vifs et le mécontentement est grand. Les étudiants ont emboîté le pas aux éducatrices et le degré de sympathie des enseignants à l’égard des jeunes grévistes n’a échappé à personne.  Imaginons un instant que cette gronde juvénile soit annonciatrice d’une fronde plus importante. C’est pourquoi cette question relative aux droits de scolarité mérite d’être amendée: monsieur Charest, que faites-vous avec nos écoles, nos universités, nos hopitaux, nos ressources, notre langue et notre identité?

Dans les médias sociaux, on parle déjà d’un grand rassemblement citoyen le 22 avril. À vos basquets citoyens! Quelque chose me dit qu’il n’y aura pas d’élections ce printemps…

42 commentaires

  1. Le problème avec ce mouvement de «grève» estudiantine, et il est de taille, c’est que ce n’est même pas une grève au sens légal du terme, soit dit en passant, mais bien un boycott des cours. La définition d’une grève, c’est que ce sont des salariés qui, pour mettre de la pression sur l’employeur lors d’une négociation collective, décident, à la suite d’un vote, de lui refuser leur force de production.

    Les étudiants ne sont pas des salariés et ils ne sont pas soumis au Code du travail. Donc, les cours devraient se donner quand même et, les absents ayant toujours tort, nos valeureux pseudo-grévistes de pacotilles devraient se mériter un beau 0 à la fin de la session, si ils ne retournent pas à leurs cours. Mais, nos professeurs n’ayant aucune épine dorsale, je sais fort bien qu’ils ne le feront pas.

    Les étudiants ne sont que les clients (ou les consommateurs) de notre système d’éducation et rien de plus. Les fameuses associations étudiantes qui placardent les murs de leurs locaux au Cégep avec des symboles de l’URSS et des photos du Che (en tout cas, c’était le cas au Cégep où j’allais, quoique c’est moins pire lorsqu’ils sont rendus à l’université) ne sont que des associations de consommateurs, ce ne sont pas des syndicats. Il n’y a pas de Formule Rand là-dedans.

    Au lieu de chialer contre les frais de scolarité, pourquoi on n’entend jamais un seul «leader étudiant» demander l’abolition des scandaleux frais afférents qui ne sont que des frais sur les frais? Je vais vous le dire, moi, pourquoi: parce que les frais afférents vont dans les poches de ces futurs grands syndicalistes marxistes pour garnir leurs caisses en pseudo-cotisations syndicales et à se bâtir un pseudo-fond de grève que, moi, j’appelle le boycott des cours, juste pour faire suer le peuple!

    J’ai l’impression qu’il y en a beaucoup qui sont nostalgiques du boycott massif de 2005 contre la réforme des prêts et bourses. Mais, le boycott de 2005 et celui de 2012 ne sont pas comparables.

    Jean-Luc Proulx

    Étudiant en Gestion des ressources humaines

    Contre le boycott des cours et pour la hausse des frais de scolarité

    Membre d’aucun parti politique

    Restera chez-lui aux prochaines élections provinciales

  2. VivianeP dit :

    Nous n’avons pas besoin de faire des études universitaires pour gagner notre vie. En fait, il manque même de main-d’oeuvre dans certains domaines qui n’exigent absolument pas des études universitaires.

    Apprendre, s’instruire, de faire une culture générale, s’informer, pour tout cela, nous n’avons pas non plus besoin des universités.

    Si on choisit d’aller étudier à l’université, il faut être prêt à en payer le prix, surtout considérant qu’en bout de ligne, pour beaucoup de ces étudiants, les revenus seront bien plus intéressants que pour ceux qui ne font pas d’études universitaires.

    Je n’arrive pas à sympathiser avec les étudiants universitaires. Ce n’est pas comme si on les empêchait de gagner leur croûte! Ce n’est quand même pas comme si on les empêchait d’apprendre! Ça s’appelle les « études supérieures », ça a un prix, et le prix qu’on leur demande actuellement est insuffisant. Si c’est si terrible que ça, aller apprendre un métier manuel, une technique. C’est loin d’être honteux!

  3. VivianeP dit :

    Les étudiants disent que les études sont un droit.

    Moi, je crois que les enfants ont le droit de pouvoir compter sur la présence de leur mère pendant qu’ils grandissent. Mais voilà, l’état ne croit pas la même chose que moi. Alors j’assume la charge financière que représente le fait de vivre et d’élever une famille avec un seul salaire. Je peux pas faire la grève…

    Le droit d’étudier, tout le monde l’a: à l’école primaire, au secondaire, et même au cégep. Et c’est pratiquement gratuit. Plus que ça, faudrait pas charier. Ce n’est plus un droit. C’est un choix.

    Je me garde donc mon empathie pour des causes pas mal plus graves qu’une hausse des frais de scolarité. Genre.

  4. catherine p. dit :

    Comme le disait si bien une chroniqueuse de la Presse ce matin, le prix que les étudiants aux études supérieures auront à payer sera payé par le biais d’un taux imposition plus élevé puisque le salaire sera plus élevé. De plus, les étudiants qui empruntent pour étudier, empruntent de l’argent aux banques dont le taux d’intérêt sera payé par le gouvernement jusqu’à ce que l’étudiant soit solvable. Plus la dette est élevée, plus le gouvernement va enrichir les banques. Donc la hausse des frais est-elle vraiment bénéfique à long terme?

  5. Paul Verreault dit :

    La situation me rappelle 1968. Les étudiants qui étaient contre la « grève » alors étaient des proches de l’Union Nationale et du PLQ (Aujourd’hui c’est du PLQ et de la CAQ), étaient bien nantis, faisaient parti de l’oligarchie québécoise, comme maintenant. Nous savons aussi que les « prêts-bourses » sont en fait des prêts qui endetteront pour des années, la plupart des étudiants. J’ai terminé mes années d’études avec une dette de 10,000$ (Que j’ai remboursée en 7 ans), ce qui correspondrait à au moins 30,000$ aujourd’hui. Pécuniairement, ce furent des années de misère (Pendant mes études au cégep et à l’université *6 ans*, plus ces 7 années). Je ne souhaite surtout pas que les étudiants d’aujourd’hui vivent la même indigence!

  6. Jean-Nicolas dit :

    J’aime vous lire de plus en plus Mme Benhabib, il faut penser avec réflxion pour vous comprendre. Beau texte!

    Laissez-moi vous expliquer le fond de ma pensée à propos de cette grève, sur fond d’une courte histoire – la mienne!

    Mes parents ont payés mes études. Et aux États-Unis en plus. Je me demande comment j’aurais fait tout seul. Comme la plupart des gens du Québec qui doivent payer leurs études et travailler aussi en même temps – la classe moyenne et les pauvres quoi. Je dois dire que je travaillais aussi pour payer mon logement et mes dépenses par contre, mais c’est à coté de ce que je veux dire. Bref, j’ai été privilégié!

    Ce n’était pas évident d’être seul aux États-Unis – chez les chauvins! En plus, je me plaignait souvent intérieurement de ne pas avoir de temps pour ci ou d’argent pour ca. Des fois, je me plaignais aussi de mes cours qui était moche, des devoirs, de la difficulté, du manque de motivation, etc… Ça peut paraître ingras envers mes parents qui payaient n’est-ce pas?

    Savez-vous ou et quand j’ai eu le plus honte de mon comportement et me suis rendu compte de mon nombrilisme?

    C’est que, voyez-vous, la majorité de mes amis de l’université venaient de l’Europe. Eux, il travaillaient l’été et l’hiver à temps plein presque. Ils étaient venus pour un investir en eux et développer leur compétence. Ils vivaient dans des aparts miteux, avec des chars toujours cassés – bref il se débrouillaient avec les moyens du bord. Ils ont tous payés leur études aux États-Unis tout en réussissant leur cours malgré les difficultés. Ça m’a ouvert les yeux!

    Dans la vie, il faut choisir entre la cigale et la fourmis. C’est sur que tout n’est pas blanc ou noir et que tout le monde n’a pas la même chance. Mais, parlant de chance, lorsque je leur disais le montant des frais de scolarités du Québec, combien de fois les américains et mes amis m’ont traités de veinard en me demandant (ironiquement) pourquoi j’étais aux USA et non au Canada.

    Pour moi, les études post-secondaire sont un investissement envers soi-même et non un acquis. Il doit y avoir une part de responsabilité. Si c’était à refaire, je prendrais le chemin que mes amis ont pris. Nous sommes chanceux aux Québec et on l’a collectivement et sciament oublié. On connaît ça içi au Québec, non? Se plaindre la bouche pleine.

    Cette vache est rendu maigre. Il faut la revitaliser et ça prends des payeurs et des travailleurs avec des bons boulots – techniques et spécialisés. Mais à mon avis, il faut qu’il y ait une prise de conscience. Un besoin collectif d’agir de façon claire et responsable. Le système actuel a besoin d’une version 2.0 pour faire face à l’avenir.

    J’ai appris que c’est dans l’adversité qu’on grandis et non quand on est dans le train de la facilité. À mon avis, autant je suisen faveur de l’accès réduit aux études, autant je pense qu’il doit y avoir une mise de fond de leur part.

    Au final, le Québec n’est pas…

  7. VivianeP dit :

    Jean-Nicolas, je trouve votre message très intéressant. Je crois que la trop grande facilité d’accès aux études universitaires en rend plus d’un paresseux et inconscient de sa chance. Ils prennent leurs études un peu trop à la légère, car ils ne font pas grands sacrifices pour les faires. Quand on doit sacrifier et payer pour étudier, on ne niaise pas avec la puck.

  8. VivianeP dit :

    Je sais pas si je vais être censurée parce qu’on est sur un blogue du JdeMtl, mais je vous invite à lire Alain Dubuc. Sa vision m’a beaucoup éclairée.

  9. Les deux camps seraient plus efficaces et démontreraient une meilleure capacité de réflexion et d’analyse s’ils mettaient sur la table une alternative. La voici.

    Exiger une enquête sur la gestion des universités. Pour bâtir un rapport de force, organiser le paiement des droits de scolarité aux associations étudiantes dans un compte en fidéicommis. L’argent serait conservé jusqu’à l’implantation, à la suite de cette enquête, d’une saine gestion dans toutes les universités. L’argent est le nerf de la guerre et, même si on est pour la hausse, aucune hausse n’est admissible à moins d’avoir d’abord assaini la gestion des universités.

    Voilà ce qui pourrait régler le véritable problème.

    Pour l’instant, la pauvreté de leur argumentation et de leurs revendications me fait penser que plusieurs leaders étudiants se préparent une carrière politique, un peu comme Rebello l’a fait. Dommage.

  10. G.Rose dit :

    Je suis d’accord avec un point que Michel Lachance apporte…… La saine gestion. On se rappelle qu’il y a à peine quelques années, l’UQAM a eu de gros problèmes avec le projet controversé de l’ilôt voyageur.
    .Mais comment se fait-il qu’il y ait tant de gaspillage? Pourquoi n’est-on pas capables d’être assez vigilants et professionnels pour pouvoir évaluer un projet dans sa faisabilité selon nos moyens et de choisir avec lucidité ceux qui seront appelés à réaliser le projet? Qui a le mandat de surveiller?

    Je pense que le gaspillage est partout.. Oui, cela a à voir avec les coûts de l’éducation aussi!

    Dans plusieurs sphères, il est trop facile de dire qu’il faille augmenter les déboursés du citoyen.( taxes, impôts…)….. Il faudrait peut-être se réveiller et s’indigner de voir le gaspillage partout.. ROUTES, CONSTRUCTION, GESTION des Villes un peu partout…ÊTES_VOUS FATIGUÉS D’ENTENDRE CETTE RITOURNELLE???

  11. Steve Harvey-Fortin dit :

    Les études supérieures sont un droit pour tous les citoyens qui veulent réussir. Il faut arrêter de dire que les études supérieures ne sont dédiées qu’à une frange supérieure d’individus qui comme classe sociale peuvent s’affranchir de la pauvreté par le sacrifice ultime de toujours se privé. Il s’agit ici d’une question de justice et d’égalité en ce qui concerne l’accès normale à des études supérieures. Trop de gens pensent à tort que cela n’est réservé qu’aux affranchis qui savent sortir du lot par l’esprit d’abnégation.

    Ce genre de pensée unique ne fait que niveller par le bas la société qui nous représente puisqu’elle fait de l’éducation un système corporatif ou tous n’ont pas la même chance de pouvoir réussir en faisant des études supérieures. Il n’y a pas de pensée magique, il faut faire des efforts pour réussir mais pas détriment des plus démunis de la société. Le prestige de faire des études supérieures n’appartient pas seulement à une frange bien nanti de la société, il appartient à tous d’avoir accès à un meilleur avenir.

    L’hypocrisie du gouvernement et sa formule de financement onnéreuse qui pousse à l’appauvrissement et à l’hypothèquement financière rend insécure la perspective d’un avenir meilleur. On se sert d’un système pour exploiter une classe de la population et l’asservir afin d’en faire un gain propitiatoire. Bref, on se prend pour Dieu en profitant de la faiblesse des gens qui veulent faire des études supérieures, les études supérieures n’appartiennent pas au gouvernement, ni aux professeurs et ni aux riches.

    La discrimination n’a pas sa place dans notre société.

    Steve Harvey-Fortin

  12. VivianeP dit :

    Steve Harvey-Fortin, je ne suis pas d’accord avec vous. Le « droit » aux études supérieures, oui, à condition de pouvoir y étudier, et de pouvoir les payer, ces études, dans les années qui suivent l’obtention du diplôme.

    C’est bien beau, les idéaux, mais on vit sur la terre. On a tous le « droit » de manger, mais manger, ça coûte cher. On a tous le « droit » d’avoir des enfants, mais ça aussi, ça coûte extrêmement cher. Rien de plus normal que le fait d’améliorer son sort par des études supérieurs coûte quelque chose, et que ce soit celui qui en profitera le plus qui assume cette charge!

    J’ai le « droit » d’avoir des enfants, mais je ne demande pas à la société de les faire vivre à ma place. J’ai le « droit » d’avoir un toit sur ma tête, mais je paie mon hypothèque.

    Je vis dans le monde tel qu’il est. Il a un coût.

  13. VivianeP dit :

    Mon « droit » de me nourrir, je peux le payer moins cher en mangeant moins bien.

    Et pour mon droit d’avoir un toit sur ma tête, je peux vivre en appartement si je ne peux pas me payer une maison.

    Alors si je ne peux pas assumer financièrement des études supérieures, je peux faire une technique au cégep et entrer sur le marché du travail.

    On ne fait pas pitié à ce point, au Québec. On peut se faire une bonne vie sans l’université, si on n’est pas prêt à en assumer la charge.

  14. Yvon dit :

    @DJEMILA BENHABIB

    Madame, merci pour votre texte, il y aura toujours des missionnaires parfois il faut s’en méfier!

    Il y a quelques choses qui cloche dans ces contributions ( il y a anguille sous roche libéral) !

    Par cette façon de faire : Simon Tremblay-Pepin, chercheur à l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS) en entrevu signalait à M. Jean Luc Mongrain, comment la société Québécoise pouvait se permettre la perte de 7000 étudiants universitaires, si le gouvernement conserve cette demande aux étudiants. J’espère qu’ils iront jusqu’à faire sortir la vérité.

    Vous avez raison; pour tout dire, ça sent trop la manipulation!

  15. audrey dépault dit :

    Nos jeunes leaders étudiants, qui enregimentent une partie de la classe étudiante vers ce mouvement de grève, sont en rôdage pour les grandes classes syndicales. Même par l’intimidation, comme nos grand syndicats. Tous accrochés aux mamelles de gouvernemaman.

    Ils sont contre une augmentation de frais de 1$ par semaine, mais ne comptent pas les frais qu’engendreront la perte de leur session. Et pourquoi que les cégepiens cautionneraient cette grève, 80% d’entre eux, n’iront jamais à l’université.

  16. Steve Harvey-Fortin dit :

    VivianeP

    Vous dites que vous avez le droit d’avoir des enfants mais vous ne demandez pas à la société de payer. Mais ma très chère dame, c’est déja la société qui paie pour vos enfants les soins de santé, la gardienne, les alloocations familiale etc. Ce droit le gouvernement vous l’octroi de façon conditionnel à ce que nous payons tous de l’impôt pour ces programmes.

    Vous dites ‘on peut faire une bonne vie sans l’université’, oui c’est peut-être vrai, mais tous nous voulons ce qu’il y a de mieux pour nous-mêmes et nos enfants. Il est donc normal de visé plus haut dans la vie pour atteindre ses buts. Figurez-vous que c’est ce qu’essaie de faire certains étudiants une technique et ils n’y arrive tout simplement pas parce que la première cause d’abandon est le manque d’argent après la discrimination corporative.

    Et en ce qui concerne le coût des études supérieures, il est biaisé dans toute sa formule et son calcul. Le droit à l’accès aux études supérieures pour tous est un droit inaliénable et propentionnel à notre démocratie et liberté. À ce que je vois, vous semblez niveller par le bas par une restriction stricte de l’application schématique de la pensée gouvernementale en matière d’accès et d’intégration au études supérieures.

    Audrey dépault

    Le syndicat n’a rien avoir la-dedans, il s’agit d’équité et de justice pour tous ceux qui veulent faire des études supérieures. les frais qu’engendrerons la perte de leur session est un sacrifice non négligeable afin de permettre à d’autres d’avoir accès aux études supérieures et ce de façon équitable. Les cégépiens sont tout aussi concernés par cette question puisque certains d,entre eux reprendrons peut-être leur études après avoir fréquenter le marché du travail.

    Ne pas prendre position aujourd’hui revient à remettre le problème à plus tard et à cautionner la position du gouvernement qui est injuste et inéquitable pour la société de demain. Lorsque vous vous casserez la figure dans un proche avenir vous repenserez à ceux qui ont voulu se battre pour un meilleur système.

    Steve Harvey-Fortin

  17. VivianeP dit :

    Vous jouez sur les mots, Steve Harvey-Fortin.

    Oui, l’état paie pour une partie des frais reliés à mes enfants. Tout comme l’état paie pour une partie des frais des étudiants universitaires, qui eux aussi bénéficient des soins de santé, ont bénéficiés enfants des allocations familliales, etc. Mais je paie leur nourriture (ce qui me semble être un « droit » pas mal plus fondamentale que les études universitaires), et je paie pour leurs vêtements, pour le toit qui les protège, et pour bien d’autres choses.

    Quant à votre « droit » aux études, vous en avez profité, comme mes enfants en profiteront, gratuitement, de la maternelle jusqu’à la fin de votre cégep. Remarquez que notre état est généreux au point de vous payer vos études collégiales, ce qui représente, parait-il, deux années de plus que partout ailleurs au Canada et aux EU.

    Si vous tenez à « viser plus haut », faites! mais faites! Mais assumez-en les frais. C’est vous qui en profiterez le plus, par la suite, durant toute la durée de votre vie sur le marché du travail. Il y a des pauvres plus nécessiteux que ça, je trouve.

    Nous avons tous accès aux études universitaires, dans le sens où l’entrée ne nous y est pas interdit. Mais si nous en payons les frais, et si nous avons les résultats scolaires pour le faire.

  18. VivianeP dit :

    J’ai le droit d’aller à la Ronde ou au cinéma aussi. Ça ne veut pas dire que c’est gratuit: ça veut simplement dire que l’accès ne m’en est pas interdit.

  19. audrey dépault dit :

    @ Steve Harvey-Fortin
    La modulation que pourrait faire le Gouvernement serait d’offrir plus d’aide aux étudiants qui se dirigent dans les emplois qui sont en pénurie au Québec. Que les étudiants qui optent pour des domaines qui n’ont, à peu près pas de débouchés, acceptent d’en payer les frais. Il faut se réveiller avant d’être acculés au mur comme la Grèce. Payer 60$ par mois de cellulaire, c’est acceptable, mais plus, pour des frais de scolarité, c’est inconcevable.

  20. Steve Harvey-Fortin dit :

    VivianeP

    En tant que société disctincte, il y aura un prix à payer que se soit d’un côté comme de l’autre. En ce qui me concerne, une société qui se dit responsable et démocratique doit assumer la gratuité de l’enseignement post-secondaire comme d’ailleurs beaucoup de pays le font et ils ne sont pas mort.

    Le vrai problème est qu’il y a des gens qui ont intérêt à ce que les frais de scolarité augmente afin que le système continu à engraisser des syndicats et des institutions d’enseignement. Vous êtes hors context chère madame et même le cegep devrait être gratuit pour tous. Il faut seulement avoir un peu de courage politique pour le faire, ce que n’a pas apparament M. Charest comme Premier Ministre du Québec. En ce qui concerne tout votre argumentaire entêté sur ce que vous payer ou ne payer pas, cela ne m’intéresse pas. Tout ce que je sais c’est que lorsque j’étais au cégep il a deux ans, je sortais du secondaire payer par Emploi-Québec dont tous les frais d’inscription, les volumes et le transport étaient fournis. J’ai donc pu me concentrer sur mes études en accomplissant mon secondaire ne deux ans de seconbdaire 1 à secondaire 5 en DES plus. Alors, lorsque je suis arrivé au cégep la première année, il n’y avait rien de compris et il y avait quatre mois dont décembre, juin, juillet et août ou je ne recevais rien de la part des prêts et bourses. Je n’habite pas chez mes parents et j’ai 40 ans. Alors d’après vous, quel genre de contrast j’ai dû subir en raison de la mauvaise foi du gouvernement et de son incompétence à me reconnaître comme citoyen responsable qui veut terminé ses études ???

    Je ne suis pas un petit enfant qui a des parents en arrière qui paye tous les frais de subsistence et de scolarité. Et c’est moi en passant qui paye mes études lorsque je retourne sur le marché du travail très chère dame. Eh bien très chère dame, je crois que le système n’est fait conçu qu’en fonction des petits enfants qui habite chez leurs parents qui sont assez aisés financièrement pour les aider. Mais pas pour un célibataire qui a 40 ans qui retourne aux études, car lui, on ne veut pas lui voir la face la-bas. Il coûte trop cher à l’État social-démocrate catholique.

    Steve Harvey-Fortin

  21. VivianeP dit :

    Si vous tenez à retourner aux études, ça vous regarde. C’est votre affaire. Je ne vois pas pourquoi on vous paierait pour le faire. Je suppose que puisque vous avez 40 ans et que vous ne vivez pas chez vos parents, vous aviez ce qu’il fallait pour subsister. Vous voulez plus? Soit. Ca vous regarde. C’est même très bien. Mais ce n’est pas à l’état à payer pour vos envies, vos caprices, vos ambitions. C’est votre vie.

    Avant de payer les études à tous ceux qui pourraient s’en passer, il faudrait être capable de payer la bouffe de tout le monde, le gîte à tout le monde. Car en ce qui concerne les droits humains, celui de bouffer tous les jours m’apparait être nettement supérieur à celui de retourner étudier parce que ça nous tente et pour gagner plus d’argent.

    Ça ne vous intéresse peut-être pas, mais c’est ce que nous sommes nombreux à penser.

  22. MYRIAM RIVARD dit :

    LES FRAIS SCOLAIRES : POUR OU CONTRE L’AUGMENTATION

    Tous les arguments semblent bons, tant d’un côté comme de l’autre. Mais jamais on ose parler de la nécessité d’avoir tant d’universitaires. Ce sujet est tabou, même chez des journalistes. Pourtant, ce sont ces mêmes journalistes qui parlent de la liberté de presse!!!

    J’écoutais les deux représentants à l’émission de Denis Lévesques (oui, je suis du bas peuple, ). À un certain moment, celui prônant la monter des frais invoquait un remboursement payant suite à l’obtention d’un diplôme universitaire. L’autre jeune, qui prône le gel, avança tout « the go » : « Aie, pas trop vite, qui vous dit que les étudiants qui ont fini leu BAC travaillent dans le domaine où ils ont étudié et ainsi gagne un bon salaire? ». Et même Anne Marie Dussault n’a pas voulu embarqué sur le sujet, pourtant une supposée intellectuelle!!!

    Et voilà la vraie question qu’il faudrait se poser :

    Est-ce que notre société québécoise a tant besoin d’universitaires?

    Mais l’argument contre : on ne peut empêcher personne de faire son université. C’est semble-t-il, un droit. Mais je n’ai pas vu nulle part où était écrit un tel droit. Mais, on ne veut pas brimer personne, ni déplaire à qui que ce soit. Selon un sondage, les gens sont pour le gel des frais de scolarité mais ne veulent pas en faire les frais. « PAS DANS MA COUR »

    Et là est le problème de la société québécoise. Comme c’est la société qui paie, c’est elle qui devrait avoir des droits. Voici la problématique :

    EXEMPLE;
    1-
    On produit 100 géographes mais le Québec n’a de travail que pour 10 d’entre eux. Ces derniers vont pouvoir recevoir de bon salaire et ainsi rembourser leur prêt. Que fait-on avec les 90 autres? Ils vont aller travailler à très bas salaire et ne pourront presque pas rembourser leur prêt. Qui paie dans de tel cas? LA SOCIÉTÉ.

    MALHEUREUSEMENT, et je dis bien malheureusement, il faudrait contingenté les différentes facultés. Et il n’est pas nécessaire que tous les 6 millions de Québécois aient fait leur université. Regardons ailleurs dans le monde : il y a des pays où il y a beaucoup d’universitaires mais qui n’ont pas de travail. Donc ils doivent émigrer. C’est payant pour qui à ce moment là?

    L’autre partie du problème : comme il n’y a pas de contingentement, plusieurs recteurs d’université gère leur campus comme une compagnie qui doit grandir et devenir grosse. On ouvre des pavillons à différents endroits pour essayer d’avoir le plus d’étudiants possibles, et ainsi, comme les crédits en argent leur sont octroyés par le gouvernement par tête de PIPE, on se sacre si l’étudiant va se trouver un emploi après ses études, l’important ce sont les subventions.
    J’ai connu un gars qui a fait un BAC en finance. Mais faute de travail dans sa branche, il remplace un employé sur la livraison de croustilles. Puis gradue comme facteur temporaire jusqu’à un poste des technicien de bureau au gouvernement…

  23. Steve Harvey-Fortin dit :

    VivianeP

    Quel arrogance dans vos propos, vous ne méritez pas d’être lu et ni même d’avoir le droit d’écrire sur ce blogue.

    Je n’ai plus rien à vous dire, ce n’est qu’une perte de temps.

    Je crois que vous êtes complètement indifférente à la réussite des autres et que tout passe par votre nombril. c’est faire preuve d’irresponsablilité gratuite que votre condescendance intellectuelle vis à vis vos congénaires.

  24. Charles f. Labrecque dit :

    Je trouve révoltant que nos jeunes étudiants puissent se battre pour un projet anti-social de la sorte. Comment de futures sujets peuvent-ils exiger,que les ouvriers à petit salaire dont le coefficient intellectuel ne permettait peut-être pas d’aller à l’université comme ces enfants choyés, puissent exiger qu’ils payent leurs études. Comme nous savons tous une fois gradués ces même sujet viendront exploiter sans vergogne ceux qui auront payés leurs étude. Ce raisonnement ne nécessite pas d’avoir un allégeance politique mais seulement un peu d’intelligence.

  25. MYRIAM RIVARD dit :

    @ steve-harvey fortin

    Je pense que je viens de toucher votre point faible. Désolé, comme looser, on verra mieux

  26. audrey dépault dit :

    @ Myriam Rivard
    Votre commentaire de 8h.56 est tout à fait pertinent. Trop d’étudiants s’inscrivent à l’Université parce que cela fait « intello », mais qui n’ont aucun projet d’avenir, changent d’options à chaque session: profession universitaire. Et qui paie, pendant toutes ces années, les frais demandés, actuellement, ne couvrent que 10% des frais réels.

  27. VivianeP dit :

    Non, Myriam, il s’adressait à moi, pas à vous.

    Pourtant, je me relis et je ne vois pas de condescendance dans ce que j’ai écrit. De toute façon, ces gens-là sont tellement convaincus d’être du bon bord de la Vertu que tout ce qui est les remet en question est diabolique, satanique.

    Quant à ce que vous dites, c’est aussi un peu ce que je dis: l’université n’est pas une obligation de nos jours pour gagner sa vie, pour avoir une vie décente et mettre du pain sur la table. Les « contre la hausse » nous disent souvent que les études sont un droit. Mais un droit, ça ne veut pas dire une gratuité. Ça veut dire « vous pouvez vous inscrire si vous répondez aux critères ». Ces critères sont 1) avoir le potentiel et les notes pour étudier dans le domaine choisi et 2) payer ses études.

    C’est ce que je m’évertue à dire à ce monsieur depuis le début: J’ai moi-même le droit de manger, mais je paie ma bouffe, j’ai le droit d’aller à la Ronde mais je paie l’entrée, j’ai le droit d’avoir des enfants mais je paie pour eux tous les jours. Avoir un droit, ça ne nous soustrait pas à nos obligations.

  28. VivianeP dit :

    Assez ironique aussi je me faire dire que je ne mérite pas d’être lue ni d’avoir le droit d’écrire sur ce blogue par un jeune étudiant qui semble-t-il valorise tant la démocratie…. Hum. La démocratie entre gens de la même opinion, veut-il dire?

  29. Jean-Nicolas dit :

    @ Steve;

    Parlant de jsutice sociale. Sur papier, d’un point de vue purement théorique, le communisme semble être un système jsute et égal. Mais, dans la réalité, c’est tout faut. Mais en y implantant l’homme (ou l’hommerie), on se retrouve avecun système totalitaire et en tout point inégal – surtout que les libertés sont gérer en fonction de la société et non de l’individu.

    Ce que je retiens de la justice sociale, c’est qu’il n’y en a aucune qui est parfaite. C’est comme viser l’utopie. Chaque société trouve sa formule pour la définir. Il y en a des bonnes et des moins bonnes.

    Mais, bref, on voit clairement que toute les couches de la société, et ce un peu partout dans le monde, sont en pleine ébulition. Il y a clairement un mouvement de fond. Ce qui m’inquiète, c’est que ce mouvement laisse la place à beaucoup de discorde et de blessures. Et pour le peu que ça donne, on se retrouve avec de moins en moins de libertés.

    Il faut faire attention à ce que l’on souhaite…

  30. MYRIAM RIVARD dit :

    ET MES EXEMPLES PLEUVENT

    1-ma fille a étudié en pharmacie à l’université Laval. Elle a été accepté la première année. Pourtant, elle en connait quelques unes qui se sont inscrit d’abord en biochimie, etc en attendant d’être accepter en pharmacie. cela coûte comnien à l’état?

    2- dans le cas de mon neveu, j’ajoute: il s’est marié avec une pareille comme lui pour avoir des bourses additionnelles. les deux ont demandés des bourses pour faire un doctorat mais heureusement, ils ont été refusé. Je vous disais que mon nevau avait fini en dessin technique (rien de mal là dedans, soit dit en passant) après une maitrise en administration. sa conjointe a fait une ,aitreise en biliothecnie pour finir secrétaire dans un bureau de comptable.

    Et j’imagine que je suis la seule à connaitre des personnes comme cela.

  31. Steve Harvey-Fortin dit :

    Au Québec, vous n’avez pas le choix de passer par un régime de financement égalitaire car en tant que culture francophone vojus êtes isolée sur le plan géo-politique. On ne peut pas favoriser seulement ceux qu’on aime, il faut aussi aider les autres et dans la mesure que vous ne ferez pas vous resterez dans votre indigence culturelle.

    Il n’est pas nécessaire que je lise les commentaires ci-hauts qui manifeste un regard puéril sur la société en regardant de haut les autres. Il ne sont convenu que de leur superficialité hautaine comme si les études supérieures étaient destinées aux arrogants méprisables qu’ils sont. Bien sûr que les études ne sont pas gratuites puisque nous les payons par un travail acharné et en payant par la suite un renboursement. C’est une belle formule pour exploiter les gens que sont les démunis parce qu’ils pensent qu’ils auront les meilleurs en ceux qui passerons au travers des contraintes financière comme s’il n’y avait seulement que les études supérieures qui pouvait sauver quelqu’un. Les études ne sont pas un but en soi mais seulement une façon de plus de parvenir a éviter la pauvreté sous certaines conditions de travail, elles ne donnent pas la richesse absolue mais seulement un contement d,avoir accompli quelque chose de mieux que les autres qui n’ont poas eu la même chance qu’eux. Car s’il est vrai que l’argent est ce qui empêche un étudiant de continuer ses études c,est aussi le manque d’argent qui le fait décrocher. Et cela, les recteurs en sont très fiers.

  32. VivianeP dit :

    La démocratie selon Steve Harvey-Fortin: Je vous écoute si vous êtes de mon avis. Sinon, vous ne devriez même pas être autorisés à donner votre opinion.

    Alors quand bien même je vous répondais, Monsieur Harvey-Fortin, ça donnerait quoi? Vous êtes tellement un grand défenseur de la démocratie… que vous ne me liriez pas, apparemment.

    Toujours est-il que bien des études prouvent le contraire de ce que vous dites: que le décrochage n’a que peu à voir avec l’argent. Ça doit être trop puéril pour vous.

  33. Steve Harvey-Fortin dit :

    Tout comme la santé, la religion, le droit à une défense pleine et entière devant la justice est un besoin fondamental, il est tout à fait normal que des individus puissent se munir d’une instruction digne de la démocratie que nous représentons en tant que société qui a évoluée. Depuis la colonisation, l’instruction et l’augmentation de la culture québécoise par le savoir et la connaissance ont fait des québécois des gens plus structurés et orientés dans le fait de l’autodétermination.

    La connaissance et le savoir s’achète à pris d’efforts pour tous en appliquant ce qu’on apprend à l’école. L’énergie qu’on y met transcande notre volonté à évoluer et à devenir de meilleures personnes sur le plan social. Tout comme la vérité qui vient de Dieu s’achète à prix d’efforts selon la connaissance exacte acquise. Elle est gratuite en ce sens qu’elle est distribuée gratuitement par ses dépositaires qui la possède mais est acquise a prix d’efforts par un apprentissage consciencieux. Si la vérité de Dieu en tant que connaissance qui libère et enrichie l’être humain comme la valeur de l’Or est distribuée gratuitement, pourquoi n’en serait-il pas de même pour la connaissance profane du commun des mortels ? Sommes-nous si vendus à ce point pour ne pas reconnaître cette valeur qui est incontournable comme besoin fondamental de notre société ?

    Ne pas reconnaître une vérité c’est ne pas évoluer. Ne pas reconnaître une vérité ne l’empêchera pas de s’accomplir et ne fait pas de cette vérité un mesonge.

    Tout comme le peuple individuellement à le droit de voter, individuellement tout comme le peuple nous avons tous le droit d’avoir accès à des études supérieures de façon égalitaire. L’argent ne doit pas être un frein à notre évolution en tant que société dite démocratique. D’autres nations le font candidement et avec succès, alors pourquoi ne serions-nous pas plus intelligent qu’eux en tant que société démocratiquement organisée ??? N’avons-nous pas la même constitution de l’intelligible dans le savoir et l’organisation de ce qui primordiale ???

    Il n’est pas question ici de politique, il est question de la conscience collective à se donner les moyens de parvenir à une équité d’accéssibilité à des études supérieures pour tous en tant que société démocratique et libre.

    Steve Harvey-Fortin

    Donnez-vous les moyens de faire la différence.

    P.S. Je dis bravo à un certain monsieur qui est à Toronto avec sa famille et qui dans un autre article sur l’éducation concède la valeur d’une gratuité scolaire qui est appliqué en Ontario.

  34. VivianeP dit :

    Les autres pays où ça fonctionne ne sont pas le Québec. Ici, ça ne fonctionne pas. Ici, les universités sont déficitaires depuis trop longtemps parce qu’elles ont les pieds et les poings liés à cause d’idéalistes comme vous.

    C’est très joli, toutes ces histoires de « la connaissance n’est pas une affaire de marketing », mais la réalité, c’est que les enseignants doivent être payés, les livres aussi, les locaux aussi, les recherches aussi, le matériel aussi, etc. Tout a un prix, et ce prix est élevé, de plus en plus élevé.

    Apprendre, s’instuire, accumuler de la connaissance, ça peut se faire par de nombreux canaux. L’université en est un, mais est loin d’être le seul. J’ai un banal secondaire V moi, monsieur. Rien de plus, à part quelques cours à gauche à droite, que j’ai payé, ceci dit. Mais j’ai de la culture et des connaissances plus que plusieurs bacheliers. Parce que j’ai lu, écouté, et me suis instruire par moi-même. Beaucoup. Depuis des années. À mes frais.

    La connaissance et l’instruction, j’y crois. Je suis convaincue de l’importance de l’éducation et j’aurais bien aimé pouvoir faire des études universitaires, que j’aurais payées de bon coeur même si ça avait été parfois difficile. Parce que j’en connais la valeur, justement. Cette valeur va bien au-delà du gagne-pain.

    L’argent ne devrait pas être un frein à l’accession aux études supérieures, vous dites. Pourquoi? Dans un monde idéal, où tous les enfants mangeaient à leur faim et avaient le droit de vivre dans des maisons décentes dans des quartiers décents, dans un monde où les malades avaient accès à un médecin quand ils sont malades sans quasiment mourir en attendant à l’urgence, dans un monde où les routes ne sont pas une menace à notre survie et où les ponts et viaducs ne s’effondrent pas, dans un monde où les enfants avaient des écoles qui ne sont pas une menace à leur santé et où les enseignants peuvent exercer leur métier sereinement et où les enfants auraient accès aux spécialistes dont ils ont besoin, dans un monde où tout cela serait couvert et payé, alors peut-être que les personnes qui décident de poursuivre leur parcours scolaire à l’université alors qu’ils n’y sont pas forcés et que leur survie et leur santé n’en dépendent pas, alors peut-être… mais on en est très très loin! Les études universitaires, c’est noble. Mais pas plus noble que l’alimentation, que l’éducation des enfants, que la santé des gens, que le droit à une enfance heureuse, etc.

  35. Steve Harvey-Fortin dit :

    Le gouvernement de M. Charest ne fait pas montre d’innovation en matière de gestion politique concernant l’insufisance du financement des études supérieures, il ne fait qu’appliquer une augmentation après une autre. Ce gouvernmenent n’ a pas de colonne vertébrale puisqu’il ne fait qu’imposer une volonté non démocratique. M. Charest veut noyer la jeunesse québécoise sous l’endettement compulsif par la volonté de l’État et ainsi saturer la volonté démocratique de donner l’accessibilité universelle à tous.

    L’éducation et l’accessibilité est un bien social commun qui appartient à tous les citotens québécois et non pas un bien social individuel qui favorise les riches. Ce ne sont pas les étudiants qui ont déclenché la ‘guerre’ mais bien M. Charest qui a fait montre d’imposition de la force par sa volonté de ne pas être raisonnable. M. Charest perd peu à peu à chaque jour de la crédibilité politique en ignorant le vrai problème de l’accessibilité aux études supérieures. En augmentant les frais de scolarité dans un système désuet, il ne fait que reporter le problème ultérieurement. Lorsqu’il prétend qu’il ne reculera pas en justifiant sa façon de la facilité il perd une occasion de s’illustrer en tant que Premier Ministre du Québec. En fait, pour lui les québécois ne sont peut-être que des petits bébés pleurnichard qui demande toujours plus mais lui aussi demande toujours plus.

    M. Charest, il y a des choses dans la société qui sont sacrés et qui demande un peu plus d’introspection de votre part dans la vison à long terme des choses pour le Québec. Les québécois le savent et vous le savez aussi. Nous sommes peut-être un peuple difficile à comprendre sur certaines choses mais lorsque nous nous levons collectivement ce n’est pas simplement pour prendre l’air.

    Le mouvement de grève n’est pas annonciateur de bonnes choses puisqu’il prend de l’ampleur et que la grève illimité est le mot d’ordre. Il est rare que la classe étudiante manifeste en ce sens sa volonté de se faire entendre et si elle le fait c’est qu’il y a un réel problème de conscience collective.

    NOUS VAINCRONS !!!

    Steve Harvey-Fortin

  36. Marie Eve dit :

    Il est démontré, que plus les parents sont riches, plus leur enfants ont de chance de fréquenter l’université…
    Avec les délocalisations, il faut avoir une société de services et pas une société d’ouvriers de père en fils…
    C’est sûr que le manque d’emploi peut pousser certains à franchir les portes de l’université, mais c’est toujours pour améliorer leur sors.

  37. VivianeP dit :

    Steve Harvey-Fortin,

    Si, un jour, nos universités agonisent et meurent, rappelez-vous de votre grève si noble, de vos idéaux, de vos convictions, de vos valeurs. Et regardez les futurs étudiants universitaires dans les yeux.

  38. Steve Harvey-Fortin dit :

    Les universités ne sont pas là pour faire du profit corporatif au détriment des étudiants, elles existent afin de transmettre un enseignement aux générations futures. Elles ne sont pas là non plus pour s’arroger le droit à la connaissance et au savoir par le sceau du prestige, elles se doivent d’être universelles sur le plan éthique et de l’accéssibilité.

    L’Empereur Charlemagne serait bien déçu de voir ce qu’il en est advenu de l’enseignement de la part d’un peuple qui se dit francophone aspirant à la liberté culturelle.

    Nul doute qu’il serait pris de honte pour lui-même et les québécois qui sont meurtris par leur propre dirigeants.

  39. Steve Harvey-Fortin dit :

    L’Éducation c’est important et pas eulement pour les riches.

  40. VivianeP dit :

    Charlemagne serait au contraire très impressionné! L’école est obligatoire et GRATUITE de 5 ans jusqu’à 18 ou 19 ans, c’est-y pas extraordinaire? Et par après, il n’en coûte que 17% du prix des études universitaires pour poursuivre son parcours. C’est très peu.

    Vous êtes bien trop idéaliste à mon goût.

  41. Steve Harvey-Fortin dit :

    Continuez-donc de vous entêter, vous ne pourrez arrêter la marche des étudiants qui eux sont réalistes dans leurs revendications. Et vous n’avez pas le monopole des droits de scolarité en ce qui concerne les études supérieures. L’Empereur Charlemagne se poserait de sérieuses questions sur la façon dont le gouvrenement valorise l’éducation au Québec. Mais la malhonnêté et l’hypocrisie règne en maître en ce qui cocerne les études supérieures, voilà qui expliquerait probablement très bien l’incompétence culturelle du modèle québécois en matière de santé, d’éducation, d’infrastructure routière et de la non viabilité de l’économie.

    Continuez-donc a vous entêter toute seule car il n’y a rien à dire à quelqu’un qui n’a plus d’argument à part que son entêtement. J’ai bien autre chose à faire que de parler à quelqu’un qui ne se regarde que le nombril. Et d’ailleurs, il me semble que sur ce blogue ont ne fait pas preuve de transparance idéologique et démocratique en filtrant des opinions.

  42. Sylvain dit :

    Je suis pour l’augmentation des frais de scolarité au Québec sous certaines conditions
    1) Tous les étudiants payes un pareille peut importe le revenu de ses parents.
    a. Mais ceux qui viennent d’une famille moins fortunée auraient priorité aux prêts.
    2) Les étudiants qui ont un cellulaire, un appartement seul, une voiture, qui ce paye un voyage style (spring-brake) et pas d’enfants à charge, diminue leur chance d’avoir une bourse ou un prêt.
    3) Le gouvernement devrait mettre des bourses supplémentaires aux professions ou métiers où il a pénurie. (médecin, plombier) Pourquoi avoir 2 000 milles diplômés en politique s’il y a juste mille postes disponible.
    4) Tous les stages qu’il soit en privé ou publique, en soins infirmier, en éducation ou en génie devront être rémunérés au moins au salaire minimum. Si des frais de déplacements sont nécessaires ceux-ci devrons être couvert.
    5) Les diplômés qui demeurent au Québec pour travailler après leur études auraient droit à un crédit d’impôts de xx$ pour une durée de 5 ans. Ceci veux dire, que si vous partez après vos études et vous revenez après 3 ans il vous restera 2 ans de crédit à réclamer. Pourquoi donner une éducation abordable à des gens qui ne restent pas ici.
    6) Avoir plus de résidences abordables pour les étudiants moins fortunés.
    7) Encourager une présélection selon les notes d’un étudiant. Pourquoi mettre donner de faute espoir à étudiant qui peut devenir médecin ou avocat ou monteur de ligne, s’il essai vraiment même s’il n’a pas les capacités physiques ou intellectuels. Vaut mieux qu’il vive son mur avant de commencer ses études poste secondaire, qu’après 2 ans d’université, ou il ou elle échoué quelques cours.
    Je suis en parti socialiste ou tous ont droit à une éducation et un salaire équitable, mais je crois que l’on ne doit pas donner au bec. Je crois que les personnes qui ont sue faire des sacrifices et qui n’ont pas eu tous coulé dans le bec ferons des personnes qui redonnerons à notre futur Québec. Je ne suis n’y écrivain ou musicien ou n’y médecin, mais comme passetemps je me pratique mais passion ou donne du temps pour la recherche en cancer. Mes rêves d’enfant sont toujours là mais je ne vis pas d’eux.

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