Aux gens de gauche : quelques questions pour vous

- 15 juin 2012

Parce que je suis étiqueté à «droite» (je ne me bats pas contre cette étiquette, même si je ne la revendique pas, comme vous le saurez si vous lisez Fin de cycle : aux origines du malaise politique québécois (Boréal, 2012), mon dernier livre), et que je suis souverainiste, on me pose souvent l’étrange question suivante : accepteriez-vous, cher Mathieu, de faire l’indépendance «à gauche». Je ne sais jamais vraiment quel est le sens de cette question. Mais je devine ce qu’on veut dire pas là. Pour cela, je chercherai à y répondre quand même.

Première précision : à moins que je ne me trompe, après l’indépendance, il y aura des élections (si vous pensez le contraire, parce que les souverainistes seraient d’affreux tyrans communistes, cessez de me lire ici). Nous serons une démocratie libérale normale, avec ses moments de grandeur, remarquables, et ses périodes de médiocrité, trop nombreux. Des fois, la gauche gagnera les élections. D’autres fois, la droite les gagnera. C’est d’ailleurs une des vertus de l’indépendance : nous pourrons à ce moment avoir une vie politique normale, et non pas une parodie de débat gauche-droite en contexte provincial, où on se chicane pour des morceaux de pain à Québec pendant que l’essentiel se passe ailleurs à Ottawa. Mais c’est une autre question.

Voici une interprétation possible de la question qu’on me pose: imaginons qu’au prochain référendum, le camp du Oui se distingue par une rhétorique très social-démocrate. Voter Oui pourquoi ? Pour sauver la social-démocratie et le modèle québécois – mieux encore, pour les approfondir ? J’ai des réserves envers la social-démocratie. Voterais-je Oui quand même ? Évidemment. Cela va de soi. On ne se refuse pas la réalité objective d’un pays parce qu’on se désole de l’emballage rhétorique qui l’annonce. Je précise quand même qu’un tel argumentaire handicaperait la souveraineté plutôt que de la faire progresser, car comment vendre la souveraineté aux nationalistes plus conservateurs si on leur explique directement que ce pays n’est pas pour eux? Mais peu importe la stratégie, dans un tel scénario idéologique, je voterais Oui.

Autre interprétation possible. Serais-je favorable à la souveraineté même si l’indépendance s’accompagnait d’une nouvelle constitution québécoise chargée d’une vision social-démocrate, féministe, multiculturelle ? Oui. Même là, je l’accepterais (même si encore une fois, je crois que cette approche serait politiquement contre-productive et même si je m’inquiéterais de l’éthique démocratique de ceux qui veulent cadenasser une idéologie dans la constitution). Le Québec doit être un pays. S’il a une mauvaise constitution, qu’il en change (les conservateurs de Harper n’aiment pas vraiment la constitution de Trudeau. Ils cherchent à la changer subtilement, ils ne proposent pas l’annexion du Canada aux États-Unis). Je me battrais –démocratiquement, évidemment – pour changer cette constitution, surtout qu’elle risquerait de laisser une empreinte sur le nouveau pays. Je chercherais à la remplacer par une constitution plus classique, moins idéologiquement orientée. Mais cela n’invaliderait pas en soi la poursuite de l’indépendance. Mais encore là, lorsqu’un peuple est amené à se prononcer sur son indépendance politique, de telles questions, sans être abolies, sont relativisées. Il faut mettre de l’eau dans son vin. Beaucoup d’eau, à l’occasion.

J’en arrive à ce qu’il y a de plus intéressant.

Car je vous pose la question inverse, chers amis de gauche. Je pense spécialement à ceux d’entre vous qui vous situez à la gauche du PQ, ou encore à ceux qui flirtez avec Québec solidaire – à moins d’en être tout simplement partisans. Si le camp du Oui était dirigé par l’aile lucide du camp souverainiste, avec à sa tête Joseph Facal (ou encore, par un Lucien Bouchard reprenant du service pour l’indépendance), et qu’il était flanqué d’Éric Duhaime, de Jacques Brassard, et de quelques autres figures associées à la «droite» accepteriez-vous de vous ranger sous la bannière du camp du Oui ? Accepteriez-vous un camp du Oui beaucoup plus national et beaucoup moins social, un camp du Oui privilégiant dans son discours un nationalisme plus conservateur, plus traditionnel, et pas très favorable au progressisme diversitaire avec sa rhétorique de «l’ouverture sur le monde»?

Je pousse plus loin : si vous aviez la certitude qu’après l’indépendance, le Québec devait se soumettre, pour un temps ou durablement, à une cure d’austérité l’obligeant à ramener à la baisse son modèle social-démocrate, même à le démanteler à s’infliger, finalement une cure tatchérienne (par exemple parce que la transition couterait plus cher que prévu, ou parce que l’indépendance serait moins économiquement payante que prévue?) seriez-vous toujours favorable à l’indépendance? Accepteriez-vous l’indépendance même si elle annonçait le déploiement pour dix ou quinze ans ici du néolibéralisme dans une formule encore plus radicale que celle connue présentement? Ne me dites pas que ça n’arrivera pas. Dites-moi ce que vous feriez si ça arrivait. Oui ou Non au pays, alors?

Et si le Québec, pour faire la preuve du sérieux de son engagement international, devait participer rapidement à des «missions de paix» à l’américaine, en Afghanistan, en Lybie, et qui sait, ailleurs dans le monde ? Si le Québec devait investir plus que prévu pour son armée, s’il devait acheter sa propre flotte d’avions de chasse, s’il devait même les acheter aux Américains, pour ne pas contrarier nos pesants alliés? Si le Québec, membre de l’Otan, devait limiter ses dépenses sociales pour honorer ses obligations militaires, l’indépendance vous intéresserait toujours?

Je résume : pour moi, l’indépendance nationale est un bien en soi. Ce n’est pas qu’un moyen, comme on dit, mais une fin en soi. Elle est la condition nécessaire pour préserver notre identité nationale, pour assurer l’émancipation de notre culture, pour permettre au Québec de se gouverner lui-même, sans subir la tutelle d’une nation étrangère, aussi sympathique soit-elle. Je veux que notre morceau d’Amérique parle encore français très longtemps. Dans le Canada, qui nous transforme en réserve ethnique, il ne le pourra pas en plus de casser notre capacité à intégrer les immigrants. Mes raisons de faire l’indépendance ne sont pas très originales. Elles sont, je crois, fondamentales. Notre peuple, sans État indépendant, demeure une nation inachevée. Notre peuple doit avoir son propre pays. L’indépendance passe avant la droite. Ou comme l’aurait dit Bernard Landry, la patrie passe avant les idéologies. Pour cela, je suis prêt à faire cause commune avec des gens avec qui je ne partage à peu près rien idéologiquement, mais qui désirent aussi que notre pays soit souverain. Après l’indépendance, on se divisera en paix.

Alors, chers amis qui vous dites de gauche,  accepteriez-vous, vous aussi, de mettre de côté vos idées sociales pour faire l’indépendance de votre pays? Accepteriez-vous l’indépendance même si elle ne venait pas avec un «projet de société progressiste?» Accepteriez-vous de vous rallier à une droite «décomplexée» si c’est elle qui avait le plus de chance de faire l’indépendance?

Vos réponses m’intéressent.

***

Lucien Bouchard.

Bouchard

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39 commentaires

  1. Hanine dit :

    Je n’accepterais jamais de soutenir un parti souverainiste avec l’aile dite “lucide”, car celle-ci vend notre Québec au plus offrant. Nous asservisant de plus en plus à l’oligarchie. Ou est l’indépendance du Québec si nous ne pouvons posséder ce Québec à cause du 1% bien pensant?

    Bouchard a eu l’occasion de la faire l’indépendance, il ne l’a pas fait et au contraire, il vend le Québec, morceau par morceau et nous, les Québécois seront obligé de nettoyer après le départ de ces compagnies étrangères.

    Nous les 99%, nous en avons assez de ces cadres traditionnels dans lequel nous sommes imbriqués. Finit! De toute façon, un parti progressiste ferait la souveraineté. Non, je ne considère pas le PQ comme progressif!

  2. Jean Piché dit :

    Comme fédéraliste centre-gauche, je suis nonobstant très intéressé par les réponses que vous recevrez. On aura sans doute droit à beaucoup de déchirage de chemise considérant la nature parfois trop outrée et sensible de notre gauche nationaliste. Toutefois, la question inverse est tout aussi intéressante: accepteriez-vous, gens de gauche, de vous rallier à une sociale-démocratie contemporaine et humaniste si elle se (re)développait dans le cadre fédéral canadien?

  3. Dominique Dupire dit :

    @Hanine 18h50

    “nous les 99%”

    Vous n’êtes pas 99%. Je crois même que vous n’êtes qu’une minorité bruyante. Cessez de m’inclure dans vos statistiques et de prétendre parler au nom de la classe moyenne.

  4. Renaud dit :

    Oui à la question, en autant que ce soit une démocracie et qu’on puisse mettre dehors le gouvernement de droite éventuellement.

    Mais j’ajouterais de quelle droite on parle? La droite anglo saxonne est différente de la droite française, le centre en France est beaucoup plus à gauche que le centre aux USA.

    Quand on parle de Duhaime et autres ”individus” du genre (je veux pas me faire censurer), ce sont des Québecois qui ont une vision de droite anglo saxonne, et qui font du copier/coller des arguments qui proviennent de l’Ouest canadien.

    Ce qu’on appelle ”la droite” au Québec devrait se créer une réthorique pragmatique et nationaliste, au lieu de fouiller dans les poubelles américaines en crachant sur la patrie.. (Je pense à Duhaime et compagnie)

  5. Félix LD dit :

    Comme sympathisant du discours de Québec solidaire, je me sens concerné par ces questions. J’estime que le projet d’indépendance serait plus porteur s’il était couplé à un projet de société. Ce projet, je l’espère progressiste et ancré dans les préoccupations écologistes, féministes et égalitaristes. Néanmoins, ce ne serait pas à moi ou à QS de le définir. C’est là où la démarche d’assemblée constituante mise de l’avant par les solidaires devient intéressante. Ce projet de société que j’espère progressiste, ce sera aux Québécois d’en définir les contours dans la constitution qu’ils se donneront. Il s’agit, pour faire une métaphore un peu grossière, de dessiner ensemble les plans de la future maison et d’en devenir formellement les propriétaires ensuite. La démarche serait parfaitement démocratique. Le projet de société qui en émanerait serait celui que les Québécois voudraient bien se bâtir.

    Maintenant, accepterais-je de former une coalition ponctuelle avec des gens ne partageant pas ma vision sociale et mes valeurs de gauche si c’était pour réaliser l’indépendance? La réponse est oui, mais si et seulement si c’était pour faire advenir le pays du Québec dans un délai défini d’avance et relativement court. Or, ce n’est pas ce que propose actuellement le PQ. Le programme péquiste actuel est celui de la «gouvernance souverainiste» et du référendum tenu «au moment jugé opportun». Voilà pourquoi un rassemblement de la gauche et de la droite voué à mettre «la patrie avant l’idéologie» est, pour le moment, impossible. L’actuel projet péquiste implique la gouvernance d’un Québec-province jusqu’à ce qu’un momentum référendaire se crée de lui-même. Dans ces conditions, il faudra faire des choix qui seront plus marqués à gauche ou plus marqués à droite. Cela va de soi. QS propose de mettre en place une assemblée constituante pour définir collectivement un projet de société pour le pays du Québec. Cette démarche serait couronnée par un référendum sur la constitution et sur l’indépendance dans les 18 mois suivant l’élection. Le PQ propose quant à lui un gouvernement social-libéral pour la province et un référendum on ne sait trop quand. Une fois le débat posé en ces termes, je vous revoie une question: laquelle de ces deux démarches, indépendamment de quel parti la soutient, trace le chemin le plus rassembleur vers la souveraineté?

  6. Martin Guralnik dit :

    Partie 1

    Monsieur Bock-Côté, à titre de militant solidaire, je crois me conformer au profil de l’individu que vous interpelez. Bien que j’apprécie que vous poussiez la réflexion sur les issues de l’indépendance du Québec, je trouve que vous posez une question qui présuppose une prémisse qui n’est jamais vérifiée, soit celle stipulant que l’indépendance et la gauche soient interdépendantes (ou, encore, la même chose pour l’indépendance et la droite). Or, vous semblez vous-même reconnaître que l’indépendance et une position sur un spectre politique sont deux concepts distincts. L’indépendance pourrait nous rapprocher de la social-démocratie (ou du socialisme) ou nous ancrer plus solidement dans le néolibéralisme (ou dans le néoconservatisme), ou encore, nous laisser dans un statu quo d’idéologie gouvernante.

    Comme vous l’avez si bien souligné, même si Québec solidaire venait à réaliser l’indépendance du Québec, des élections s’en suivraient, ce qui pourrait faire pencher le nouveau gouvernement de l’État québécois vers une option beaucoup plus à droite que celle offerte par QS (de telles options sont nombreuses au Québec). C’est une réalité que nous reconnaissons et nous ne la voyons pas comme un obstacle à la réalisation de notre programme. Après tout, si l’indépendance est essentielle pour atteindre nos objectifs, de s’y opposer revient fondamentalement à nous mettre des bâtons dans les roues par nous-mêmes, ce que nous ne voulons pas.

    Est-ce que ça veut dire que nous devons mettre de côté nos ambitions sociales pour réaliser l’indépendance? Non, c’est un faux dilemme que vous présentez. À moins, bien sûr, d’accepter l’idée que la souveraineté est, avant tout, un enjeu partisan. Je n’adhère certainement pas à cette ligne de pensée et j’ai l’impression que si nous en sommes à poser le type de question que vous adressez à l’ensemble des souverainistes de la gauche, au lendemain d’un appel citoyen à une collaboration électorale de la part du Parti québécois, de l’Option nationale et de QS, c’est parce que l’on tombe dans le piège de penser que l’indépendance est un enjeu partisan et que seul un parti fort et uni, travaillant ensemble dans l’intérêt de la libération du Québec, peut mener à terme.

  7. Jean-Sébastien Ouellet dit :

    Comme souverainiste socialiste/progressiste/de gauche/social-démocrate, donnez moi le nom que vous voulez, j’appuyerais n’importe quelle formation politique donnant au Québec les moyens de ses idéaux, la citation de Landry prend tout son sens quand on voit la posture actuelle du Parti Québécois et ses déboires électoraux. Le Parti Québécois, fort de ses amis dans les milieux syndicaux et de son appui chez les sociaux-démocrates se complaît dans l’idée de l’indépendance pour les idéaux, que l’indépendance doit et peut passer par l’idée qu’une nation si vaste et si pluri-pensante que la nôtre puisse avoir consensus social sur sa façon de se gouverner. L’ancien moteur de la souveraineté québécoise, une coalition d’idées et de gens de toutes les sphères et origines se voit maintenant réduite au centre-gauche et à la gauche, renvoyant ainsi chez les Caquistes et les anciens Adéquistes toute droite qui ne se reconnaît pas dans ce projet de pays qu’on leur présente. J’espère que le Parti Québécois reprendra ses devoirs de parti de coalition, reprendra son cap vers l’indépendance et nous donnera enfin les moyens de nous unir, de la gauche la plus “radicale” à la droite la plus “idéologique” pour se donner un pays et ensuite, collectivement, nous nous donnerons un projet de pays qui se verra forgé dans les valeurs desquels découleront une élection, sur une base proportionnelle-mixte, voilà comme j’espère voir mon indépendance.

    Jean-Sébastien

  8. Daniel Lauzon dit :

    Tout simplement, Oui.

    Merci pour cette réflexion.

  9. Véronique dit :

    Progressiste de centre-gauche ici, enfin selon mon analyse personnelle je
    précise.

    Personnellement j’accepterais également de mettre certaines valeurs de côtés pour
    accéder à l’indépendance, qui selon moi est nécessaire autant pour des raisons
    financières, culturelles que pour préserver ma langue.

    Avec des vendus comme Lucien Bouchard ou Facal, non ils se sont trop discrédités.

    Vous aucun problème Mr Côté, parce que vous parlez avec intelligence, mais Duhaime
    lui n’est plus crédible à mes yeux.

    Sinon toute personne qui véhicule des valeurs honnêtes et dans l’intérêt du Québec
    pourrait me représenter, droite ou gauche.

    Mais de grâce des nouveaux visages, pas des girouettes, des vendus ou des têtes brûlées.

    Pourquoi croyez vous que malgré la terrible crise qui sévie Pauline ne passe
    toujours pas bien.

    Moi je crois que l’indépendance se fera la jour où nous aurons, droite ou gauche, un leader
    charismatique, honnête et qui nous expliqueras les faits, réels et sans embages.

    Personnellement je crois que Jean-Martin Aussant a un discours très intelligent, et je
    crois qu’il ferait un bon candidat.

    Plus à droite, actuellement je n’ai confiance en personne, ce qui ne veut pas dire que
    je ne serais pas ouvertes à des nouvelles idées/personnes…

    Je joue de la casserole, je porte le carré rouge, je suis tellement dégoûtée du comportement
    de Jean Charest que j’en ai la nausée, mais je suis quelqu’un de raisonnable, posée,respectueuse,
    pacifique, qui aide beacoup autour d’elle…

    J’ai 35 ans, 2 enfants, professionnelle et je prends également des cours à l’université.

    Plusieurs personnes toutes idéologies confondues sont capable de débattrent de leurs
    idées avec calme et intelligence vous savez.

    Simplement, ça ne fait pas de la bonne TIVI !

    Il y a un gros problème avec l’atitude de notre PM présentemment, on peut fermer
    les yeux si on veut, mais les faits sont là, il attise la crise à des fins politiques.

    En plus des scandales, ne citons qu’Anticosti !!!

    Et je ne dis pas ça à cause de son idéologie, mais bien de ses actions.

    Ce que je trouve déplorable c’est les gens qui le défedent encore, avec tous
    les scandales qui s’accumulent, son attitude disgracieuse indigne d’un PM.

    Ils faudraient qu’on comprenne enfin qu’il ne sert à rien de nous diviser.

    Pour nous dans la rue le débat n’est pas droite/gauche, c’est peuple floué
    versus Charest, on a jamais rien eu contre vous, mais pour le défendre
    on dirait que vous êtes prêts à nous mordre.

    Vous croyez qu’on attaquent vos valeurs, mais ce n’est pas le cas, le problème
    est que le PLQ ne les véhiculent plus ses valeurs, VOS valeurs !

    Enfin je parle en mon nom, mais moi ce que je revendique c’est le départ de Charest/PLQ

    Ensuite proposez moi les idées que vous voulez, droite/gauche, je suis prête à écouter
    et débattre démocratiquement et dans le calme.

    Il faudrait quand même qu’on s’ouvre les yeux et…

  10. Martin Guralnik dit :

    Partie 2

    Or, d’une perspective démocrate, je crois que l’on s’attaque à la mauvaise cible. Je crois qu’il est prudent d’affirmer qu’une des sources de la relative instabilité dans les rangs du PQ découle du fait qu’il est constitué d’une coalition de personnes au positionnement politique varié, partageant le désir de souveraineté. Ainsi, il veut se présenter comme la seule option permettant d’atteindre l’indépendance. Dans ce genre de contexte, la présence de partis comme QS et ON ne fait que témoigner de l’échec de l’approche péquiste. Le PQ demande que nous laissions de côté tous nos rêves à l’exception de celui d’un Québec souverain et peine à se positionner de manière claire et cohérente sur le spectre. Ceci est on ne peut plus évident lorsqu’on constate le temps qu’il a fallu pour Mme Marois de prendre position sur la question de la hausse des droits de scolarité. Le projet péquiste se veut donc une dilution du pouvoir démocratique des individus et force un conflit de valeurs pour les individus, le tout au nom de la sacro-sainte indépendance (le terme ici est choisi délibérément pour illustrer ce dogmatisme presque religieux).

    La bonne cible, ici, devrait être le mode de scrutin. L’indépendance n’est pas incompatible avec les autres projets de société et la souveraineté ne devrait pas être perçue comme un obstacle à ces derniers, si nous voulons qu’elle soit reçue positivement par la population. Nous devons nous doter des moyens d’accomplir bien plus que l’indépendance. Autrement, nous resterons dans le néant jusqu’à temps qu’elle soit réalisée.

    Avec un mode de scrutin proportionnel, nous ne tomberons plus dans le piège de penser qu’un seul parti peut atteindre l’indépendance et nous pourrons plus facilement travailler de concert à cet effet, même si nous ne partageons pas le reste de nos rêves.

    P.S.: pour répondre à la question de Jean Piché, à savoir si des gens comme moi seraient prêts à soutenir le développement d’une social-démocratie meilleure dans le cadre fédéral canadien, la réponse est oui, bien qu’ultimement ce cadre fédéral doive être abandonné. L’indépendance et la justice sociale sont des préoccupations différentes et il n’y a pas de raison de croire que les deux ne puissent pas être recherchées en parallèle.

  11. Gilles Champagne dit :

    D’entrée de jeu, je précise que j’ai voté Oui aux 2 référendums. Toutefois, je ne voterais jamais Oui pour une indépendance portant à gauche. Les changements nécessaires au modèle québécois sont quasi impossibles actuellement et ce malgré qu’il y ait une “certaine pression” du reste du pays qui vit un peu plus selon ses moyens. Je n’ose même pas imaginer ce que ce serait ensuite. Par contre, je dirais probablement Oui de nouveau si cela signifiait l’avénement d’un État efficace et efficient qui cesserait de s’immiscer dans toutes les sphères de la vie.

    @Hanine: veuillez svp ne pas vous réclamer des 99%. Je ne suis pas dans le 1% de bien-pensant que vous décriez mais je ne partage pas du tout vos valeurs tout comme la majorité des gens que je connais qui ne font pas partie des 1% non plus. Vous pouvez peut-être vous réclamer des 50% dans le meilleur des cas. Ce n’est pas parce que la gauche occupe 99% de l’espace public qu’elle représente 99% de la population.

  12. Jérôme M dit :

    Mon coeur est situé au centre-gauche de mon corps alors que mon porte-feuille est dans ma poche droite.

    Pour s’émanciper, un corps social doit être apte à faire des sacrifices. Je crois que beaucoup de gens seront d’accord pour passer l’indépendance avant leur idée du meilleur monde, car ce n’est seulement qu’en ayant le contrôle de notre avenir que nous pourons civilement faire tendre la société vers notre absolu.

    Là où j’ai des réticences, c’est si l’indépendance est menée par un groupe minoritaire extremiste (qu’il soit à gauche, à droite, en haut ou en bas :) Car à ce moment, notre volonté d’indépendance “pour avoir le contrôle” ne serait qu’illusion bureaucratique. Et Dieu sait que ça prend du temps faire tomber des illusions.

  13. Guy E. Trépanier dit :

    “Notre peuple, sans État indépendant, demeure une nation inachevée.” M. Bock-Côté

    Il manque présentement un parti “séparatiste” de droite.
    Il manque le PLIQ: Parti Libertarien Indépendantiste du Québec…
    avec Régis Labeaume comme chef et une équipe respectable
    de droitistes tels, vous, Facal, Duhaime, Barrette, Duchesneau,
    Dufour, Marcotte et autres…

    Il ne reste qu’un parti fédéraliste, le PLQ.
    Les autres sont nationalistes, autonomistes,
    souverainistes ou indépendantistes.

    L’indépendance doit se faire au centre, extrême-centre.
    Après, les différentes tendances pourront se faire la lutte…

    - – - pensée profonde – - -
    L’avenir nous dira ce que le futur nous réserve. (Norman Rochefort)

  14. Michel Émery dit :

    Je suis un inconditionnel de la souveraineté du Québec. Je ne vote qu’en fonction des gens qui sont souverainistes depuis 1970. Qu’ils soient de gauche ou de droite ou de centre comme semble se plaire le parti libéral ou le parti québécois, c’est m’importe peu aussi longtemps que nous serons dans le système fédéral.
    La principal problématique des québécois francophone, c’est qu’ils votent pour l’image ou ils s’écrasent et ne vont pas voter.
    Aussi longtemps que le peuple ne regardera pas les actions et les pensées politiques du PARTI POLITIQUE, nous tournerons alentours de questions, est-il trop vieux? est-elle trop riche? il a l’air de çi! elle a l’air de ça!
    Je suis gauchiste, je favorise les valeurs sociales et humaines avant les valeurs économiques. Oui à Québec solidaire lorsque nous serons indépendant…mais lorsqu’un être humain saigne de tout part, il faut arrêter l’hémoragie au plus vite avant de penser à le remettre en course. Nous en sommes là au Québec, qui se fait voler de tous les côtés, le gouvernement, les compagnies, la mafia. Il perd de sa nature le Québec, il perd son authenticité, sa langue, sa religion….alors il faut passer le garrot alentours du cou de Charest et c’est avec le PQ qui le fera…pas Québec solidaire.

  15. Nelson dit :

    Salut mathieu

    Les québécois de toutes les classes sociales et idéologies ont voté presque à 50% pour la souveraineté lors du dernier référendum, en 1995.

    Les leaders souverainistes étaient Mario Dumont, Lucien Bouchard et Jacques Parizeau, aucun de ”gauche”…deux de centre et un de droite.

    Fort probablement et pour des raisons stratégiques le prochain référendum sera encore une fois, mené par un ou plus de un leaders plutôt de centre…pour éviter justement de rester des appuis en se branchant à gauche ou droite…en faite, personne veut vraiment être identifié clairement comme en étant de gauche gauche, ou de droite droite…surtout dans une société de consensus comme la notre…la grand majorité semble être confortable au centre, je crois.

    En faite, personne se dit clairement de droite, et très, très peu des gens peu se disent de gauche…entre autres raisons parce que personne aime se faire traiter de ”faciste, exploiteur, voleur, profiteur” d’un côté, et de ”gogoche, anarquiste, communiste, révolutionnaire ”, de l’autre.

    Ce que montre le bon sens de la population en général, beaucoup plus forte, équilibré et instruite que ce qu’on pense parfois.

    La majorité est équilibré, n’aime pas les extrêmes, est capable de faire la part des choses, capable de valoriser les bons arguments et points, soient de droite ou gauche…et je crois que la majorité est plutôt de centre.

    Donc, aucun chance ou possibilité que les prochains leaders d’une campagne référendaire soient de gauche gauche, ou de droite droite.

    Ils seront de centre…

  16. Stephanie dit :

    Pour un pays, je voterais oui tant à un parti de gauche que de droite. Je suis aussi prête à vivre quelques années d’austérité sous une droite s’il le faut, en autant qu’il y ait des élections prévues dans les cinq premières années. La quête d’un pays tient d’un ordre supérieur auxidéologies de gauche et de droite. Je dois admettre cependant que j’aurais un problème de conscience s’il s’agissait d’une droite sociale et non seulement économique.

    Maintenant, pourriez-vous poser la même question aux gens de centre-droite et de droite? Seraient-ils prêts à voter pour l’indépendance s’ils devaient vivre quelques années de gauche?

  17. Simon dit :

    Oui, absolument. Je crois que c’est une chance qu’il ne faut absolument pas laisser passer, peu importe son caractère de gauche ou de droite. Le principal mérite que je perçois dans l’indépendance, c’est la possibilité de rapprocher les pouvoirs politiques du peuple québécois. Et ce que ce peuple décidera, il faudra le respecter. Choisir enfin l’autonomie et rejeter l’hétéronomie actuelle qui fait que des gens parfaitement étrangers à notre culture et à nos traditions (pour parler des conservateurs à la Harper issus d’un monde totalement aux antipodes du nôtre, pour moi incompréhensible, sans vouloir préjuger de sa valeur) puissent dessiner notre paysage politique. Le Canada est un pays beaucoup trop grand, il comporte trop de forces centrifuges qui l’écartèlent. Nous avons cette chance d’avoir un facteur commun de rapprochement, qui n’est pas le seul certes, mais qui est néanmoins au coeur de l’identité de chaque homme: la langue. Et aussi un territoire relativement continu et bien délimité, et non pas fragmenté, résultat d’une contingence historique bénie… Le cadre idéal pour former un projet politique à hauteur humaine. Après la souveraineté, l’aire sera ouverte à toute lutte démocratique pour définir ce projet. Je suis de gauche, et il me reviendra de défendre ma vision de la société face à d’autres visions tout aussi légitimes… Alors qu’aujourd’hui, nous dépendons de décisions prises dans des officines de Calgary ou de Winnipeg par des gens qui me sont aussi proches que des Aztèques ou des Iraniens…

  18. Simon dit :

    Et vous, je peux vous comprendre. Pour ce qui est de Vic Toews….

  19. Olivier Séguin dit :

    Oui.

  20. Alexandre Lacoursière dit :

    Je crois que la droite ”lucide”, ou la droite tout simplement, vit dans unrêve qui occulte, voir nie de manière malhonnète l’Influence qu’ont les entreprises privées sur le collectif et l’individuel. Un monde de droite ou le bien être collectif n’est pas le but premier, livré aux r<egles pures du marché, équivaut à une victoire de la raison instrumentale sur ce qu'on appelle la ''raison des lumières''. Autrement, dit, le destin collectif de l'homme est soumis à l'infliuence des masses monéttaires et des corporations, qui par définition, disont des machines à accumuler et à distribeuer du capital sans tenir compte d'une quelconque forme d'éthique ou de projet collectif. Il n'y a que dans unmonde de droite ou les ressources naturelles peuvwent êtres vendues au privé. La pire droite, c'est celle ou le gouvernement est utilisé, par influence, comme instrument de cohésion du monde entrepreuneuriale, de la grande entreprise à la multinationale, au détriment de l'indivudu, sur tout ce qui est collectif (environnement social, urbain, naturel etc…)

    Dans une sociale-démocratie participariv avec un financement publique des partis, une représentation proportionnelle, des référendums populaires, une population fortement éduquée (et un pouvoir accru du vérifiateur général), il n'y aurait jamais eu la possibilité de scandales comme la vente sectête de l'île d'Anticosti, qui aurait pu financer trente fois nos soins de santé, universités et routes. IL n'y aurait jamais eu de collusion, corruption car jamais le pouvoir jn'aurait pu être autant infliencé par les oligarches qui instaurent une ploutocratie, et qui par les médias, nous forcent à l'accepter.

    L'inégalité des forces est flagrant lorsque le peuple, dépossédé de son droit de regard sur les enjeux complexes, donne sa souverainet à un état qui lui, donne sa souveraineté aux grandes entreprises et aux forces financières qui le soutiennenet et peuvent l'influencer.

    Or il n'y a que dans la sociale démocratie ou la démocratie est vraiment cew qu'ell epeut être: le pouvoir au peuple, dans un monde ou chaque l'émancipation individuelle et collective est maximalement favorisée.

    Je n'ai rien contre les riches, je n'ai rien contre les entreprises, mais j'en ai contre le fait que le pouvoir nous a échappé et qu'on nous fait croire qu'on manque de moyens pour construire un le QUébec alors que l'argent nous est simplement ''légalement'' volé par l'élite politico-économique, sans aucune réelle conception de peojet collectif, de richesse collective, sans aucun projet point. IL ne sagit que de faire de l,argent. Et de l'argent seulement pour ceux qui en ont déjà. Individus aisés ou entreprises. Acoquiéns avec le pouvoir, ceux-ci sont en mesure de ''ne pas faire leur juste part'' et, comme on le voit, c'est le citoyen et la classe moyenne qui sont la vache à lait dont on s'abreuve dans les investissements publics/profits privés….

  21. Alexandre Lacoursière dit :

    Bref, la sociale démocratie, c’est utiliser les forces et la souplesse des marchés et du capitalisme (initiative individuelle ou collective) tout en permettant de régulariser, réglementer, équilibrer et démocratiser ces forces qui dans une état à droite, par le pouvoir de l’argent et de l’influence, érigeun systeme qui se maintient en vie au détriment du plus grand nombre. Les forces du marché, ne l’oubliions pas, ne sont aucunement humaines ni rationelles, elles sont l’économie-machine (raison instrumentale sans orientation, livrés bêtement au contrôle d’hommes, d’entreprises dont la fonction est limitée au profit.

    La sociale démocratie idéale, c’est l’équilibre parfait entre l’individu et le collectif, entre la liberté et le pouvoir, bref, ou l’individu a le plus grand contrôle sur ce qui le concerne.

    JE termine: systémiquement, ce n’est pas la gauche et les programmes sociaux qui ont vidés les coffres de l’état mais l’économie néo-libérale qui a libéré l’entreprise de son devoir citoyen de participer à la richesse collective et donc, l’asservissement de l’individu à un système financier et économique qui a comme modus operendi de déposséder le simple citoyen en le laissant seul avec le fardeau social, tantis’que l’entreprise privée (surtout la grande entreprise et les multinationales, accumulent des masses monétaires immenses qui jamais ne deviendront une richesse collective.

  22. Alexandre Lacoursière dit :

    Il est ou cet argent que les gens et les états n’ont plus? -Philomène

  23. Justin CAsavant dit :

    je suis de gauche, mais pour moi l’indépendance de ma nation n’est pas liée de façon nécessaire à mon positionnement politique. à la limite, ces deux position sont, chez moi, unies d’une façon presque fortuite. Alors oui, je voterais Oui, sans hésitation aucune pour les interets superieurs du Québec.

  24. Patrick Diotte dit :

    De part et d’autre « Acceptez-vous le Québec tel qu’il est ? » L’acceptez ainsi et bâtir à partir de ça.. Ma réponse est « Absolument ! ». Il a adopté des attitudes très à droite notre peuple, c’est son petit côté émotif je trouve, ça le rend encore plus charmant ! :D Ben oui, on est charmant même si on est parfois inconscient :D

    Sérieusement, ce sont des questions qui ne devraient pas se poser, on n’est pas des idéologies en premier lieu, on est un peuple.

    Mélanger les débats, c’est perdre. On subdivise pour éviter la division salutaire, celle des deux nations dont l’une se voit soumise à l’autre par la constitution même qu’il n’a jamais accepté.

    Quand on parle de libération nationale, il n’y a pas beaucoup de gens en faveur qui puissent être nos ennemis.. à part ceux qui luttent avez les outils de la terreur, mais on n’a pas ça au Québec.

    L’indépendance, ce n’est pas changer un peuple, c’est l’accepter tel qu’il est. On dit que notre peuple est authentique, à partir de là, il y a un travail à faire.. ce n’est pas de changer à gauche et à droite des aménagements, on change de maison, on change de démocratie, ça vient avec le plus important de tous les contrats, celui qu’on fait avec le peuple. On ne fait pas l’indépendance sans ce contrat. Ça, ça signifie d’assurer une démocratie plus grande, c’est essentiel. Quand on propose quelque chose d’aussi gros et majeur au peuple, il faut lui offrir la garantie absolue qu’il est gagnant et que la démocratie est gagnante. C’est la dimension qui traditionnellement appartient plus à la gauche.

    Mais le peuple redimensionne, reconfigure, tout ça, la démocratie, en devenant indépendant.. il y a des mesures que l’on considérait de droite qui peuvent devenir de centre ou de gauche.. enfin, l’indépendance, c’est aussi se sortir en partie de la droite et la gauche telle qu’on la connait.. c’est apporter nos valeurs à ce clivage.. il ne sera plus le même quand nous serons un pays. Quand on comprend à quel point on est important, notre rôle est important, dans ce clivage gauche-droite, dans la démocratie dans le monde, on n’hésite pas à accorder à notre libération nationale toute l’importance qu’elle a.

  25. Eric dit :

    Lucien…

    Je t’ai déjà serré la main.

    Et tu n’as pas porté la tienne à mon cou.

    Dans cette optique… la réponse est évidente… et peut-être même que j’ai beaucoups de suggestions…

    Si la droite est une scie, la gauche est une pince…

    Et présentement… on scie avec un marteau et on coupe avec une pince…

    Cela vous aidera peut-être… mes vrais mots… je les retiens pour demain…

  26. Dominic Laflèche dit :

    Oui, j’accepterai.

  27. l gagne dit :

    Ma réponse a votre question est NON. Pour réaliser le projet d’indépendance que vous décrivez, cela prend un peuple discipliné, engagé, mature, cultivé, capable de dialoguer et de mettre de coté ses intérets personnels. Vous parlez avec raison d’une cure d’austérité de 10 ou 15 ans. Le québecois ne peut pas vivre tout ce temps sans ses filets sociaux qu’il c’est donné depuis quanrante ans. Les indépendantistes se sont créés un modele ‘rose’ d’un pays sans jamais s’attarder sur la dure réalité de cette période d’austérité. Votre propos sur l’engagement international est un autre exemple du non-dit. Ce sont toutes ces questions et d’autres, qu’on doit se poser avant de faire l’indépendance et non apres. On ne fait pas un pays juste parce qu’on déteste Jean Charest ou Stephen Harper ou meme les américains. En tant que pays, nous devrons négocier avec eux. Serons-nous a la hauteur? Sans parler de ce qui se passe dans le reste du monde.

  28. Rick dit :

    L`indépendance du Québec naitra sous un nouveau parti. On parti qui sera unifié la gauche et la droite pour un projet commun. Un parti sans partisannerie, qui sera mettre les prioritées du peuple avant celles des syndicats ou des grandes entreprises. Un parti qui saura nous présenter un projet viable avec ses risques, un parti qui dira; oui il vas y avoir des restrictions budgétaires, oui le modèle vas être ébranlé, oui nous allons perdre des emploies. L`indépendance est un projet à long terme et non à cout terme.
    Tant et aussi longtemps que des Larose, Charbonneau et les artistes comme Piché et autres veulent nous mettre dans la gorge leurs seules visions du Québec indépendant, ça ne fonctionnera pas. Qu`on soit de gauche ou droite.

    Votre question Mr Bock-Coté est légitime en théorie, mais en pratique, absolument non viable.

    Très intéressant votre texte, mais ce n`est que de la fiction. Merci

  29. Hélène Beaulieu dit :

    M. Côté, la souveraineté, en ce qui me concerne, portée par le groupe des lucides regagnerait nettement en crédibilité. Mais justement les Facal, Brassard, Eric Bédard , Christian Dufour surtout Lucien Bouchard qui persistent dans leur réserve ne fait que conforter les mous dans leur scepticisme face au PQ.

    Vous vous apprêtez à voter PQ malgré sa radicalisation vers la gauche. Des lendemains qui pleurent pour le Québec je suis convaincue que pourtant ce n’est pas le but que vous visez.

    Se permettre d’envisager ce risque dans le contexte actuel de crise d’endettement mondial c’est pourtant faire preuve de lucidité.. Le Québec pourrait se retrouver vite plongé sous ce gouvernement tout à gauche dans une crise analogue à la crise grecque… Un Québec mis sous tutelle ne signifierait-il pas l’arrêt de mort du projet souverainiste?

    Le passé est garant de l’avenir.. Une leçon devrait pourtant être tirée de la tragédie grecque dans laquelle l’urgence d’agir a conduit le PQ en mai 2011..

    Je suis d’accord avec Rick, votre analyse repose sur de la fiction. Votre rêve de souveraineté vous obnubile.

    Bonjour la réalité… ce matin un sondage Léger Marketing confirme que 56% des citoyens sont derrière le gouvernement dans la crise étudiante, le port du carré rouge et la participation de Pauline à une manifestation de casseroles a déplu à une large majorité, Jean Charest remonte en tant que meilleur chef, des élections aujourd’hui mettraient Libéraux 36% et Péquistes 35% nez-à-nez.

    Comment un tissu social aussi divisé peut-il être considéré comme une condition gagnante au “rêve” d’indépendance? Ça ressemble davantage à un cul-de-sac

    Les Canadiens une nation étrangère? Notre histoire est interreliée. L’architecture anglo-saxone et la préservation des grands espaces verts (Plaines d’Abraham) entre autres seront toujours là pour nous rappeler notre passé commun.

  30. S. Angers dit :

    Personnellement, je pense que le fait de considérer comme étant “lucide” l’aile droitiste du camp souverainiste avec les noms que vous présentez, est subjectif.

    Aussi je douterais des réelles intentions de ces gens que vous nommez s’il étaient dans un gouvernement de droite qui ferait du Québec un état souverain.

    Quand on pense à ce que Lucien Bouchard fait du Québec actuellement et quand on le voit fêter dans le château des Desmarais, je me demande sérieusement si ses intentions envers le Québec sont bonnes et s’il travaillerait réellement pour le peuple québécois.

    L’important ce n’est pas la souveraineté à n’importe quel prix, mais ce qui est urgent, c’est de mettre le Québec entre de bonnes mains et je doute que ceux que vous avancez en soient un exemple.

  31. audrey dépault dit :

    Un pays, j’en ai déjà un, il s’appelle le Canada. L’indépendance du Québec est une utopie. Tant au point de vue logistique que financier.

    Le Québec est sans-dessus, sans-dessous pour une minime augmentation de frais de scolarité. Qu’est-ce qui se produirait dans ce pays du Québec, s’il fallait couper la majorité des programmes sociaux, faute de moyens. Et qu’aurait l’air ce pays du Québec encastré au milieu du Canada avec une monnaie qui aurait, peut-être, la valeur de la monnaie cubaine.

    Nous avons un coin de pays magnifique, un pays magnifique, et on ne l’apprécie pas. On ne fait que chercher des “bébittes”. La province québécoise est la province la plus socialiste du Canada et on voudrait la convertir au communisme. Pourtant ce modèle de société est pratiquement bannie de la planète, On voudrait encore plus de gouvernemaman. On veut faire une lutte au capitalisme. Déjà qu’on a très peu de riches au Québec. Vous croyez qu’on aurait des chances de faire un pays viable avec tous ces illuminés.

  32. xavier dit :

    Wow… au moins les choses sont claires et nettes. “La patrie avant les idéologies.”

    C’est peut-être le seul aspect de cette réflexion que j’apprécie: la franchise et la clarté du propos. Pour le reste, surtout le contenu, je réponds facilement et sans hésitation: NON.

    Entre la patrie et l’idéologie, mon idole est toute choisie: c’est l’idéologie. Mais cette polarisation reste trop caricaturale: opposer si vite ces deux mots bien obèses n’éclaire pas grand-chose. Alors pour le dire autrement: non à l’ethnocentrisme, et oui à un vivre-ensemble qui fait le pari de l’ouverture, de l’égalité, de la justice et de la diversité. Je ne suis pas d’abord québécois – ce n’est qu’une particularité, une appartenance – mais un bipède, avec une dignité que je revendique et souhaite pour tou.te.s – d’où mon penchant pour une idéologie humaniste… inclusive, voire féministe.

    Maintenant, j’avoue que ce type de discours de droite décomplexée me fait froid dans le dos, parce qu’il porte en germe l’intolérance: celle contre le “non-patriote”, et partant, de l’étranger, du différent… et donc, en fin de course, d’une pensée totalitaire récusant toute différence au nom d’une unité commune à défendre *à tout prix*…

    Je suis sans doute minoritaire dans cette option du NON, mais j’avoue que lire des oui poindre dans les commentaires ci-dessous sur cette question me donne encore moins envie à l’indépendance, et plutôt de me solidariser à des Canadiens qui eux, veulent garder comme ligne d’horizon cette sociale-démocratie, alors même que le gouvernement conservateur actuel nous désole et nous inquiète par tant de néo-libéralisme à outrance… Mais voilà: bâtir un Québec avec un gouvernement à l’image des conservateurs actuels, c’est clairement non, non, et non.

  33. Victor H dit :

    Si la réalité a autant d’importance que l’idéologie, la réponse est oui : l’indépendance n’est pas à faire pour augmenter les barêmes d’Aide Sooociale, c’est pour permettre à la force du travail du Québec de pouvoir s’exprimer en toute liberté, entravée qu’elle est par son assujettissement à l’ordre économique d’une autre nation.Les solidaires n’y comprennent rien. Absolument rien.C’est la raison pour laquelle le N.P.D. puise abondamment ici dans la clientèle de Québec Solidaire.

    Québec Solidaire a le patriotisme des patriotards.

  34. Batiste Foisy dit :

    Oui, j’accepterais.

    Par contre, je pense que la rédaction de la constitution ne devrait pas être laissée entre les mains de la clique qui réalisera l’indépendance – quelle soit de gauche ou de droite – mais plutôt réalisée dans le cadre d’un processus démocratique participatif et ouvert, comme ça se produit en Islande.

  35. Steph dit :

    Oui à mon pays, oui à la survie de ma nation, oui à la protection du français langue vivant en Amérique, oui à la liberté, toujours OUI. Ensuite, nous déciderons démocratiquement de nos projets d’avenir. L’histoire des pays n’est pas toujours rose, nous ferons des bons coups et des moins bons, mais nos choix nous appartiendront enfin. Je dirai oui à mon pays sans aucune hésitation, dans n’importe quel contexte, parce que je veux vivre fière et libre. Notre nation a beaucoup à apporter au monde, cessons d’avoir peur d’être nous-mêmes, levons nous à la hauteur de nos ambitions. J’ai confiance en nous. Et vous, avez-vous peur de ce nous? Pensez-vous que la liberté est une valeur en soi? Avez-vous le courage de prendre les rênes de votre, notre avenir?

  36. Mathieu Dé-Côté dit :

    Supposons, pour le plaisir de la supposition, qu’Éric Duhaime (Ou une autre figure emblématique de la droite) est à la tête d’un parti souverainiste de droite.

    Supposons, toujours, qu’il ne manquerait qu’une voix à ce parti, lors d’élections législatives pour accéder au pouvoir.

    Supposons encore qu’une fois au pouvoir, ce parti serait absolument certain de gagner un référendum sur la souveraineté du Québec.

    En tenant compte de toutes ces suppositions, vous pouvez être absolument certains que je ne voterais pas pour ce parti lors d’élections législatives.

    Supposons maintenant, que ce parti soit déjà au pouvoir et qu’il soumette à la population un référendum sur la souveraineté (indépendance) du Québec…

    Alors, vous pouvez être certains, encore une fois, que je voterai en faveur de l’indépendance…

  37. David Chamberland dit :

    Oui, certainement.
    Aux lendemains de la deuxième guerre mondiale, l’Allemagne de l’ouest et le Japon était pratiquement du tier monde. Moins de vingt années plus tard, c’est devenu des puissances économique mondiale.

    Donc c’est un pari. Voir les choses se détériorer pendant le reste de ma vie contre un “quitte ou double” d’avoir une période très difficile mais remplis d’espoir.

  38. Daniel dit :

    J’aime mon Pays d’un Océan à l’autre! Merci!

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