Djemila la candidate. Djemila la Québécoise.

- 26 juillet 2012

Je ne m’attarderai pas sur les commentaires malheureux qui ont accueilli la candidature de Djemila Benhabib à Trois-Rivières. Ils sont marginaux et le fruit d’un reportage probablement maladroit qui n’a capté qu’un fragment marginal de la réalité trifluvienne. Les Québécois ont bien des défauts. Mais dans leur ensemble, ils ont historiquement fait preuve d’une grande ouverture culturelle. Ils n’aiment pas qu’on se moque de leur identité, évidemment. Mais ceux qui font le pari de s’y intégrer voient devant eux des bras grands ouverts. Nous sommes ici au pays de Vigneault.

D’autant plus, faut-il le dire, que Djemila Benhabib s’est profondément investie dans la lutte contre l’idéologie multiculturaliste qui met justement en péril l’identité québécoise. Bien plus que plusieurs Québécois «de souche» qui ont longtemps eu la pétoche à l’idée de la critiquer, parce qu’ils craignaient la mauvaise réputation que cela leur ferait dans les milieux bienpensants. On ne transgresse pas le politiquement correct sans en payer socialement le prix. Djemila ne s’est pas seulement intégrée au Québec : elle a embrassé son destin. Ceux qui ont lu ses livres le savent. Ceux qui les liront le sauront.

Je ne m’attarderai pas non plus sur ceux qui ont hurlé à l’arrivée en politique de «l’islamophobe» en chef du Québec médiatique. L’accusation d’islamophobie est grossière. Elle relève de la rectitude politique, encore une fois. Sa cible, ce n’est pas l’islam en soi (même s’il devrait être permis de critiquer cette religion comme on critique le catholicisme, ou le protestantisme, ou toutes les religions. Aucune religion ne devrait être à l’abri de la critique, n’est-ce pas?), c’est l’islamisme, une idéologie qui entraîne partout la congélation totalitaire des sociétés dont elle s’empare. Ceux qui ont lu ses livres le savent. Ceux qui les liront le sauront.

Je ne dirai qu’une chose: il s’agit d’une femme exceptionnelle. Je ne la connais pas assez pour dire que c’est une amie proche. Je la connais assez pour savoir qu’elle a des convictions profondes et qu’elles sont intellectuellement appuyées. Ses livres ne sont pas seulement ceux d’une militante, comme on dit : ce sont ceux d’une intellectuelle qui croit à la vertu émancipatrice de la laïcité. Ce sont ceux d’une femme inquiète de la progression de l’idéologie multiculturaliste. Une idéologie qui croit souvent inévitable de sacrifier au passage l’émancipation féminine au nom d’un égalitarisme culturel exagéré, qui verse dans le relativisme.

Va-t-elle trop loin avec sa critique? Cela dépend ce qu’on entend par là. Je ne suis pas aussi sévère qu’elle envers le fait religieux, envers les religions. Sur ces questions, le débat est non seulement possible, mais indispensable. Mais ce sont des débats mineurs, finalement, devant une des questions fondamentales posée par notre époque : la fragilisation des fondements existentiels et philosophiques de la démocratie occidentale par l’idéologie multiculturaliste. Car le multiculturalisme pousse à la ghettoïsation de la société et légitime paradoxalement une régression culturelle dramatique au nom d’une compréhension farfelue des droits de l’homme. On le voit quand on justifie la reconnaissance d’un droit fondamental à la burqa au nom des droits de la personne.

Pourquoi je prends la peine de dire cela de Djemila Benhabib? Parce qu’à une époque où tout décourage l’engagement politique, qu’une femme comme elle sacrifie la liberté absolue qui est celle du spectateur pour exercer possiblement la responsabilité du législateur est une bonne nouvelle. Car ne l’oublions jamais : faire le saut en politique, c’est renoncer à beaucoup, en échange d’une seule promesse : recevoir beaucoup de boue. À une époque où la politique semble salissante pour tout le monde, que des gens voient encore de la noblesse et un lieu où promouvoir leurs idéaux a de quoi réjouir.

Je ne peux souhaiter qu’une chose : que tous les partis accueillent des candidats de cette valeur. Il y a des fédéralistes, des autonomistes et des souverainistes de valeur. Il y a des gens de gauche, de centre et de droite de grande valeur. Que certains croient venu le temps de s’investir aujourd’hui en politique nous annonce peut-être un vrai renouveau québécois, après les dernières années, étouffantes. Djemila la Québécoise contribuerait ainsi à la refondation démocratique du Québec.

 

djemila

 

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36 commentaires

  1. Mathieu cette fois-ci tu vises droit au but.

    Les gens de Trois-Rivières sont choyés d’avoir une candidate d’une telle envergure.

    Il y Djemila Benhabib et les autres.

    La nation québécoise est fière de votre implication politique.

    Bonne chance!

  2. R. Lawani dit :

    Je suis d’accord avec vous sur une chose. On ne peut pas traiter les trifluviens de racistes sur la base d’un mini-reportage où quelques citoyens questionnés ont eu des propos assez douteux. Dans mon livre d’immigrant, Trois-Rivières et Sherbrooke sont des villes universitaires parmi les plus accueillantes au Québec, même plus que Montréal. Elles accueillent des milliers d’étudiants étrangers par année qui s’y sentent très bien. TR n’est pas Hérouxville. Mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas dans ces villes des gens qui ont leur limite dans l’acceptation des immigrants, qui ne voient pas une immigrante, surtout qui n’a aucun lien d’appartenance avec leur ville, porter leurs aspirations. Je ne vois pas pourquoi vous mettez la faute sur le reportage de Radio Canada, surtout que dans le même reportage, 2 autres personnes ont démontré une ouverture d’esprit évidente.
    Le PQ a commis une grave erreur stratégique en parachutant Djemila B à Trois-Rivières, au lieu de l’Outaouais ou Montréal. Dans les cas de parachutage, en général, le parti s’arrange pour trouver un lien quelconque entre le candidat parachuté et la région à représenter. Dans le cas de Mme Benhabib, le lien est aussi fort qu’une toile d’araignée. Les Trifluviens ne la connaissent qu’à travers son passage à « Tout le monde en parle » et ses sorties polémiques.
    Pour revenir à la candidature de D. Benhabib, je pense que ca deviendra un boulet pour le PQ. C’est une femme intelligente et engagée mais qui manque cruellement de nuances et de mesures. J’ai acheté ses 2 livres, je n’ai pas fini de lire le deuxième car la rhétorique est la même. Je l’apprécie sur le fond, c’est-à-dire son combat contre l’extrémisme religieux mais la forme est déficiente. Elle combat l’extrémisme par une rhétorique extrémiste. Une fois que tu as écouté Mme Benhabib une fois, tu n’as plus besoin de la re-écouter car les arguments du complot et du péril islamiste, tu les connais par cœur.

  3. R. Lawani dit :

    Récemment, elle s’est présentée à l’émission « Puis qu’il faut se lever » par Guy Simard comme une militante anti-islamique (pas anti-islamiste) sans broncher. Une femme de son intelligence saisit les nuances.
    Elle a certainement sa place dans le débat public mais comme représentante du peuple, je doute de ses capacités à unir les gens, à créer des liens entre les diverses couches de la société. Son leadership n’est pas rassembleur mais « diviseur ». C’est comme si Richard Martineau se lançerait en politique. Hum ! Je lui souhaite quand même bonne chance à Mme Benhabib.

  4. Philippe Roy dit :

    Une grande dame, assurément, et déjà une grande Québécoise. Une candidate de valeur et, je l’espère, bientôt député, voire ministre.

    Entre l’assainissement des moeurs politiques et la possibilité d’une vraie vision de l’avenir du Québec, cette future élection promet beaucoup.

  5. André St-Pierre dit :

    J’admire énormément le courage, la ténacité et le réalisme des propos de Mme Benhabib. Notre compréhension de l’islam, à la lecture de ses oeuvres, s’en trouve grandement améliorée. Elle sera certainement une politicienne “ministrable”. Elle s’engage cependant avec un parti de gauche, de carrés rouges et de casseroles. Je lui souhaite tout le succès possible. Elle condamne, à juste titre, la main mise des isalmistes sur toutes les affaires d’ état dans les pays musulmans, et se lance en politique avec un parti qui promet plus d’État, plus de mesures socialistes, bref, la main mise de l’État sur les responsabilités individuelles, comme en terre musulmane. Paradoxal. Nous avons besoin au Québec de personnalités lucides et réalistes pour qui l’arithmétique compte dans le débat. Djemila, du moins je le croyais, faisiait partie de ces personnalités. Bienvenue en politque Mme Benhabib, il est jsute dommage que vous ayiez choisi le mauvais parti.

  6. Daniel Roy, CPA, CA dit :

    Vous avez raison Mathieu. Et le mieux dans tout cela, c’est qu’elle va travailler à nous donner un pays, le Québec.

  7. Isa Crimonie dit :

    Parachutage de candidat, coup médiatique. Les opinions trifluviennes sont une erreur de montage et un fragment marginal de la réalité trifluvienne? Votre condescendance inspire le mépris. Néanmoins malgré toutes les qualités de Mme Benhabib, a-t-elle déjà seulement mis les pieds dans la région trifluvienne?

  8. Nicole Langlois dit :

    Bravo pour votre article! Ces propos qui vont plus loin que la partisannerie sont pour moi comme des rayons de soleils qui percent des nuages sombres cachant l’horizon.
    Nicole Langlois

  9. Victor H dit :

    Pauline Marois est en train de constituer une équipe du tonnerre…seule capable de refonder le Québec.
    En comparaison de l’équipe du tonnerre des libéraux des années soixante (René Lévesque en faisait partie), et si elle est élue dans quelques semaines, l’équipe péquiste se retrouvera dans la situation formidable mais ingrate de devoir faire un parcours sans faute. L’époque a changé. Le multiculturalisme a encore de beaux jours. Le temps presse désormais.

    S’agira bientôt de savoir si l’électorat québécois désire suffisamment fort un « changement », qui pourrait bien signifier une « refondation », ou si, au contraire, comme le disait G.E.Lapalme il y a très longtemps, le Québec se donnera (encore) « quatre années de vie perdue ».

    La simple candidature de Djemila Benhabib préfigure un grand « changement ».Je souhaite qu’elle soit élue.

  10. Raman dit :

    Et vous, M. Bock-Côté, à quand votre tour ?

  11. Michel Pirro dit :

    Allez, gens des Trois-Rivières, faites au Québec ce cadeau: une femme intègre, brillante et fière de nos…de ses valeurs!

  12. Citoyen ordinaire dit :

    Absoluement d’accord avec vous, très bonne cadidate , le PQ a trouve une perle rare. J,espere qu’elle sera elle meme une fois au gouvernement.

  13. JnYves dit :

    Je suis vraiment heureux de constater qu’il y a pratiquement unanimité, c’est un fait rare depuis quelques années!

    Djemila Benhabib n’est pas seulement une Auteure, elle est/était aussi conférencière étonnante, présentant des allocutions informatives saisissantes.

    Elle n’est pas une “Jeanne D’Arc”, comme certains la qualifieront probablement, mais plutôt une “Olympe de France” (Marie Gouze).

    Non-seulement Madame Benhabib matérialiserait un solide rempart en faveur de la laïcité, mais aussi les femmes et les jeunes filles bénéficieraient d’une oreille attentive, compréhensive, docte, et ainsi d’une représentante dynamique envers leurs intérêts (en matière de législation, conditions sociales).

    Qu’on soit d’un côté ou de l’autre, tous reconnaissent que cette grande dame représente un dynamisme déterminant pour la société Québécoise.

  14. Jippy dit :

    Si on en est rendu là, ça confirme que beaucoup de québécois de souche (j’oserais dire 40%) ne croient plus à la politique politicienne. En clair, ils ne veulent plus rien savoir! C’est devenu du pareil au même dans les principaux partis qui constituent le «consensus québécois» et représentent 85% des suffrages exprimés. Évidemment, j’omets l’idée d’indépendance qui passionne encore et toujours un bloc de «convaincus dans le béton» depuis plus de 50 ans (2 québécois sur 5 grosso modo avec les fameux «fédéralistes mous»)! Dans le contexte 2012, un peu partout en Occident, les citoyens les plus branchés, lassés de faire rire d’eux, s’abstiennent…Ainsi les fondements existentiels et philosophiques de la démocratie sont fragilisés d’élections en élections.

  15. Nelson dit :

    Mathieu

    Je partage tous tes commentaires positifs sur Djemila,

    Effectivement, Djemila partage les valeurs de la modernité, du Québec, et elle n’est pas anti- occidental (malgré tous les torts, les abus, et les responsabilités historiques de nous, les occidentaux meneurs de la Planète, dans les horreurs sur la Planète). Ex. Nous nous approprions et consommons 80% des richesses du monde, en installant des dictatures pour nous aider, et affamons la moitié de la Planète)

    Par contre, il y a un couple des commentaires qu’il faudrait nuancer, Mathieu…..

    ” Djemila Benhabib s’est profondément investie dans la lutte contre l’idéologie multiculturaliste ”

    ” Ce sont ceux d’une femme inquiète de la progression de l’idéologie multiculturaliste.”

    Nuances :

    Les québécois d’origine étranger ne peuvent pas être anti- culturalistes parce qu’ils son ”culturalistes”, ils sont des cultures d’origine différentes à la culture de la société d’accueil.

    Les immigrés n’ont pas à renoncer de leurs cultures pour adopter une autre….ça se ne fait pas….ça n’est pas possible de faire…..les québécois partout dans le monde sont biologiquement, psychologiquement, IDIOSYNCRATIQUEMENT QUÉBÉCOIS……..

    Les ressortissants étrangères qu’immigrent au Québec doivent respecter, composer, s’adapter, aux valeurs de la société d’accueil…..mais ils ne peuvent pas sentir, penser, philosopher comme descendants génétiques biologiques d’Astérix, parce qu’ils ne sont pas descendants génétiques d’Astérix….

    Une culture est avant tout, une identité biologique….et quand on la perd, on devient légume…..nous ne pouvons pas demander aux immigrés de devenir des légumes……les québécois refusent de le faire depuis 5 siècles……Durham voulait ça…

    Mathieu….les expressions ” Gogoche multiculturelle” et ”devoir d’intégration” sont perçus comme des agressions, des insultes, par les immigrés.

  16. André Drouin dit :

    Je suis très fier et satisfait que Madame Benhabib ait été choisie par le PQ pour nous représenter.
    Pour moi la Mauricie est le berceau de la véritable prise de conscience de notre identité. À ce jour encore plus de 85% des “Mauriciens”, sans être racistes ou xénophobes soulignons le, ne veulent rien entendre d’ accommoder les différentes religions.
    Le seul parti politique qui fait la promotion de la laïcité (sans adjectif) est le PQ. Madame Benhabib possède le même discours et saura bien épauler les gens en place qui depuis longtemps se battent pour la cause. Rappelons que le seul parti qui a su débattre intelligemment sur les aliments halal demeure le PQ. La population ne veut pas payer une taxe religieuse obligatoire pour se nourrir.
    Depuis plus de 25 ans à chaque élection les sujets ” économie, hôpitaux, éducations, emplois, environnement, ré ingénierie de l’État”, nous sont balancés à la figure. Admettons que les résultats se font toujours attendre….Le seul parti qui propose une certaine reforme de notre processus d’immigration est le PQ. Madame Benhabib saura certainement ajouter ses idées sur le sujet. Les bénéficiaires en seront nul autres que la population en place, en particulier les nouveaux arrivants. Et ceux à venir…. La nette et claire séparation de l’ État et des religions, les religions étant ce qu’elles sont, est un gage de paix sociale et une assurance supplémentaire du respect des droits des femmes à l’égalité et la liberté.
    Depuis maintenant plus de 5 ans je mène ce combat ayant dit et écrit que la charte canadienne (du moins l’interprétation que nos vénérables juges en font) et le multiculturalisme sont des éléments qui associés à nos politiques débridées d’immigration massive ne peuvent que nous mener au chaos social. Les solutions préconisées relevaient ( et relève toujours) de la politique. À savoir, soit que les modifications viennent d’Ottawa ou soit qu’elles viennent d’une province. Le travail accompli auprès…

  17. Paul dit :

    La n’est pas la question pour Mme.Benhabib … si Mme. se delarerai contre le principale element qui continue de nuire a l’identite du Quebec.voire l’elephant geant de l”avortement ….vous lui ferai une tout autre sceance de bienvenue…n’est-ce pas .

    Un pays qui tue ses enfants na PAS d”avenir…..bye! bye! quebec question de temps….

  18. Hélène Beaulieu dit :

    Djemila Benhabib, la militante, a quitté son pays pour le “Canada”.. Elle a prêté allégeance aux valeurs canadiennes.
    Elle a choisi le Québec.. Elle profite de la liberté d’expression exceptionnelle du Canada, liberté qui lui manquait dans son pays d’origine.. Et elle veut participer en sol canadien à la division de sa nouvelle terre d’accueil..

    Elle choisit le PQ uniquement parce que ce parti prône l’anti-multicuralisme canadien.. la souveraineté n’est pas son cheval de bataille. Elle est opportuniste..

    Patrick Lagacé et même Richard Martineau affichent un scepticisme que je trouve fondé devant le choix que fait Mme Bebhabib de se lancer en politique.. Son militantisme ne pourra jamais autant rayonner sans la liberté dont elle jouissait en dehors de toute ligne de parti…

  19. Damien Biot-Pelletier dit :

    La moisson est bonne au PQ. Il ne reste plus que vous, M. Bock-Côté. Un nationaliste conservateur de votre trempe au PQ aiderait à réunifier la coalition des souverainistes-de-toutes-tendances que plusieurs, dont vous, et dont moi, appellent de leurs voeux. Ce serait un immense sacrifice personnel, et sans doute y a-t-il des gens qui ne veulent pas vous voir au PQ, mais bon dieu que ça complèterait bien la brochette (gagnante ?) que ce parti est en train de former.

  20. Nelson dit :

    Hélène, Damien

    Les décisions se prennent à l’Assemblée Nationale…excellent que Lisée, Duchesne, Bureau-Bluin, Djemila….et peut être Mathieu Bock-Côté …..deviennent députés.

    Rien oblige les députés de devenir des torchons, des guenilles, des tapis…..

    Amir est un bon exemple, non ?

    Et les ”lignes de parti”….bofff….LES DÉPUTÉS SONT ÉLUS PAR NOUS ET PAYÉS PAR NOUS.

    Ils doivent donc écouter, servir et obéir ses électeurs, pas juste leurs Parti.

    Nous sommes en démocratie, NOUS SOMMES LE POUVOIR , les députés doivent être au service de nos intérêts , et pas au service des cliques douteuses.

    Personne à donné le mandat à Harper de nous couper l’assurance chômage et les retraites.

    Personne à donné le mandat à Charest de hausser en 82% les frais de scolarité aux étudiants, nous imposer un tarif santé et nous monter la TVQ.

    Dégueulasse !!!!!!!!

    En plus ils ont été élus juste par 25% des électeurs !!!!

  21. Pierre dit :

    Totalement d’accord avec vous M. Bock-Côté. Une candidate exceptionnelle qui sera une voix forte pour la laïcité et les droits des femmes. Espérons que les trifluviens feront le bon choix en fonction des faits.

  22. Bianca Martineau dit :

    Elle a été accepté par le Canada et maintenant elle veut détruire la nation…..

  23. jason_métivier dit :

    Elle va donc passé de fonctionnaire fédérale à député séparatiste ? Wow

  24. le nationaliste dit :

    “Les Québécois ont bien des défauts. Mais dans leur ensemble, ils ont historiquement fait preuve d’une grande ouverture culturelle. ”

    Oui, j’ai vu cela lors de la commission Bouchard-Taylor.

    “Je ne dirai qu’une chose: il s’agit d’une femme exceptionnelle. ”

    J’adore Djemila et j’ai toujours pensé la voir comme ministre de l’immigration, ou du moins en politique. Tant mieux si elle est souvrainiste. Oui, le PQ a fait de très bonnes acquisitions en ce mois de Juillet.

  25. Sasha dit :

    Merci pour ce beau texte, Mathieu. Madame Benhabib est une femme admirable et un exemple de courage et de détermination.

  26. joel dit :

    Après Yolande James et Kathleen Weil qui furent à genoux devant les communautés culturelles, il est temps qu’elle fasse ce qui doit être fait pour les Québécois.

  27. sylvie lechasseur dit :

    Nous sommes tellement urbaincentristes a Montréal et a Québec… Je suis contente quand je voies des gens nés dans un autre pays s’établir en région.Quelle ouverture d’esprit d’aller au-dela du ghetto confortable que peut offrir une ville! Et non, je ne crois pas que les gens de trois-rivières soient plus racistes que les autres québecois.Les gens qui habitent le Québec ont souvent l’air bourru – un peuple de peu de mots – des siècles a survivre a l’étranger, toujours anglophone, mais la plupart donnerait leur chemise pour aider quelqu’un de mal piris.

  28. Amine H. dit :

    Ce qu’elle propose, c’est la promotion de l’assimilation des immigrants, le reniement de leurs convictions qui ne sont pas nécessairement contre les valeurs démocratiques et la division au sein de la communauté québécoise et néo-québécoise.
    J’ai l’impression que ses supporters ne le sont que parce qu’elle prône le retrait des aspects culturels ou religieux de la sphère publique même si celà relève de leur cercle privé (contradiction vous dites). C’est comme si elle demande à ce que soit interdit de porter le carré rouge ou vert en public car celà relève de son opinion privée.
    Un hijab (non pas un niqab ou une burqa) ne se met pas en privé car ces femmes montrent leur beauté et intimité dans leur sphère privée (conjoint ou amies), et dans la sphère publique elles cachent ce qu’elles considèrent leurs attraits. Tout comme toute québécoise cacherait sa poitrine en publique car se sont ces attraits privées. Le fait qu’elles cachent leurs poitrines alors que les hommes ont le droit de se promener torse nu n’est pas de l’inégalité homme-femme mais plutôt le respect d’un héritage culturel.
    La seule qu’elle permettra en devenant députée c’est de jouer au crachoir anti-immigrant dans une estrade gouvernementale.

  29. Edouard Paux dit :

    Ca vaut la peine!

    Certainement. Les mots sont justes pour le dire. Le saut d’une femme comme Djemilla a tout ce qu’il y a d’extraordinaire pour redonner un sens à l’engagement citoyen. Mais, le saut n’est pas une fin en soi. Parce qu’elle a déjà adhéré aux valeurs vraies ou fausses incarnées par le parti, elle sera vite INITIEE. Ce qui doit se traduire naturellement par le commencement de sa propre personnalité. Chemin faisant, elle sera déformée, transformée et réformée. Suivez mon regard!

    EP

  30. Edouard Paux dit :

    Ca vaut la peine!

    Ca vaut la peine!

    Certainement. Les mots sont justes pour le dire. Le saut d’une femme comme Djemila a tout ce qu’il y a d’extraordinaire pour redonner un sens à l’engagement citoyen. Mais, le saut n’est pas une fin en soi. Parce qu’elle a déjà adhéré aux valeurs vraies ou fausses incarnées par le parti, elle sera vite INITIEE. Ce qui doit se traduire naturellement par le commencement de la fin de sa propre personnalité. Chemin faisant, elle sera déformée, transformée et réformée. Suivez mon regard!

    EP

  31. Jean-Luc Dion dit :

    Rappel…

    28 juillet 2012

    Comme citoyen de Trois-Rivières, je suis très heureux d’apprendre la candidature de Mme Benhabib, une femme remarquable, née ailleurs et bien intégrée au Québec.

    Je n’ai aucun doute que si les Trifluviens la choisissent comme député, elle saura rapidement assumer ses responsabilités auprès de nos concitoyens. Vu sa formation et son expérience, Mme Benhabib a certainement la capacité de bien nous représenter à l’Assemblée nationale comme au gouvernement, au moins autant que la grande inconnue que les citoyens de la circonscription de Maskinongé ont élu -sans aucunement la connaitre- en mai 2011…

    Il importe de lire son c.v. abrégé :

    *******************
    Née en Ukraine en 1972 d’une mère chypriote grecque et d’un père algérien, Djemila Benhabib a grandi à Oran dans une famille de scientifiques engagée dans des luttes politiques et sociales. Très tôt, elle prend conscience de la condition subalterne des femmes de son pays. Condamnée à mort par les islamistes, sa famille se réfugie en France en 1994.
    Djemila Benhabib s’installe au Québec, seule, en 1997, où elle fait des études en physique, en science politique et en droit international. Elle travaille actuellement pour le gouvernement du Canada.
    « Ma vie à contre-Coran Une femme témoigne sur les islamistes » est son premier essai.
    Pour ce livre, l’auteure a remporté en 2009 le prix des Écrivains francophones d’Amérique et a été finaliste aux prix littéraires du Gouverneur générale dans la catégorie études et essais.
    Elle vient de publier « Les Soldats d’Allah à l’assaut de l’Occident » aux éditions VLB.

    – Prix et distinctions

    — Lauréate du Prix Femmes – catégorie communication

    — Finaliste au prix littéraire des Écrivains francophones d’Amérique – catégorie essai

    — Finaliste aux prix littéraires du Gouverneur générale 2009 – catégorie études et essais

    **********************
    Bienvenue à Trois-Rivières Djémila !

    Jean-Luc Dion, ing.

  32. André Cadieux dit :

    Cette femme, Mme Marois, que le parti voulait mettre à la porte il n’y a pas si longtemps, est entrain de constituer une équipe du tonnerre à la René Lévesque. ENFIN. Nous en avions tellement besoin. Je ne sais pas encore si j’accorde toute ma confiance à Pauline en tant que première ministre. Je l’ai aimée comme ministre, partout où elle est passée. J’aime moins les compromis qu’elle a faits avec Péladeau et son futur centre sportif à Québec.
    Pour ceux qui s’inquiètent du fait que des gens comme Djemila n’aura plus la même liberté de parole, une caractéristique du parti quéébécois a toujours été de voir des gens de convictions, exprimés ouvertement leur pensée ou quitter s’ils n’arrivaient pas à se mettre d’accord avec la pensée directrice imposée. On l’a d’ailleurs vu dernièrement, tellement qu’on a cru que le parti et sa chef ne s’en remettrait jamais. Un reproche, cependant, la présidente de la CSDM qui doit annoncer sous peu sa candidature au parti québécois. Elle apportera sans aucun doute beaucoup de votes au parti. Toutefois, c’est une opportuniste, une femme de carrière qui est là uniquement pour le pouvoir et surtout pas pour le bien du Québec et des Québécois. J’espère qu’on ne lui confiera jamais un ministère aussi important que l’éducation où elle n’a rien démontré à la CSDM que de se procurer des bureaux de grande qualité au lieu d’envoyer l’argent vers la bas dans les écoles. Pour ce qui est de Djemila, puisque je suis né immédiatement après la guerre et que j’ai connu les années de grande noirceur, association politico-religieuse, j’adhère absolument à sa façon radicale de vouloir imposer aux nouveaux arrivants de s’intégrer à notre culture et à nos valeurs ou de retourner chez eux. En aucun cas, elle n’exige pas des immigrants qu’ils changent leur personnalité dans son essence. Ce serait impossible. Elle leur demande seulement de ne pas imposer des valeurs arriérées qui détruisent ce que nous avons mis des années à…

  33. phil dit :

    A beau mentir qui vient de loin
    Verifier a qui avez vous a faire….
    si les block cote et les martineau du quebec la soutiennent ..c’est logique en un sens
    elle legitime leurs propos
    Questionner les details de son parcours et vous verrer qu’il ya beaucoup de mensonges
    tiens.. comment elle est arrive au quebec ? les etudes qu’elle pretend avoir fait ?

    bonjour la deception et ses retombes sur les autres etrangers ….

  34. Alain Mallette dit :

    Bonne chance a Mme Benhabib.Si j’étais a Triois-Rivieres,je voterais pour elle.Une grande dame qui fait honneur a tout le Québec.

  35. Michel Vandal dit :

    Je suis la dernière personne interviewée dans ce reportage de Radio-Canada à Trois-Rivières. Je ne vois pas pourquoi on qualifie ce reportage de maladroit. Il est vrai que la personne interviewée qui m’a précédé avait une opinion sans nuance, à la frontière du racisme, mais ce type de personne existe, non seulement à TR, mais partout au Québec. Monsieur Patrice Roy n’a pas raté l’occasion de présenter aux téléspectateurs une opinion qu’on peut qualifier d’extrême quant à la venue de Madame Benabib dans notre comté à titre de candidate du PQ. Il a aussi présenté d’autres opinions tout à fait à l’opposée, telle que la-mienne par exemple afin que le téléspectateur constate qu’il y a des opinions divergentes et que la candidature de Mme Benhabib ne fait pas l’unanimité dans le comté de Trois-Rivières.
    La plupart des gens à qui je parle qui critiquent la candidature de Mme Benhabib, ne sont pas préoccupés par les origines ethniques de Mme Benhabib, mais biens par le fait qu’elle a été parachutée dans la région. Ces gens s’inquiètent de sa connaissances des dossiers locaux et de la réalité des gens de notre circonscription.
    Quant à moi, je salue la candidature de Mme Benhabib dans Trois-Rivières. Et si elle est élue, je suis convaincu qu’elle remplira ses fonctions avec dignité, intégrité, persévérence et compétence!!!

  36. Sarah dit :

    Alors pour vous être intégre à la société québécoise , c insulter sa communauté , et critiquer sa religion et ses origines , et ben Bravo, et vous ditent que se n’est du racisme !!!!!!

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