Gouverner pour quoi faire? Sur l’avenir du PQ (2/5)

- 11 juillet 2012

 Le Parti Québécois revient de loin. En dix ans, il a souvent risqué la disparition. L’ADQ (en 2003 et 2007) et la CAQ (en 2011) ont failli le remplacer comme expression politique du nationalisme québécois. Il n’était pas inimaginable de le voir subir le même sort que l’Union nationale au début des années 1970. Fin de cycle. Fin d’époque. Il restait à écrire l’épitaphe. Avec elle, celle de la Révolution tranquille et du nationalisme progressiste qui l’a caractérisée. Il y avait dans l’air un parfum crépusculaire.

Pourtant, le PQ a survécu. Essentiellement grâce à la faiblesse de ses adversaires (l’amateurisme de l’ADQ, la vision strictement gestionnaire de la CAQ). Il ne devrait pourtant pas se croire définitivement installé dans le jeu politique. Malgré la faiblesse du gouvernement Charest, il parvient à peine à rassembler le tiers de l’électorat. Faiblesse de leadership? Erreurs stratégiques répétées? Déclin historique? Probablement un peu de tout cela. Il suffit d’un bon vent électoral pour qu’il remporte les élections. Il suffit d’une défaite crève-cœur ou majeure pour qu’il retombe en crise existentielle.

Situons la chose à bonne échelle. Le Parti Québécois propose une réponse majeure à la question nationale. Encore les Québécois doivent-ils se la poser. S’ils se lassent d’elle, ils se lassent de lui. Faut-il préciser qu’en ce moment, les Québécois, surtout les plus jeunes, y sont indifférents? Après un demi-siècle de querelles constitutionnelles, les Québécois semblent tentés par une redéfinition du jeu politique sur de nouvelles bases, à partir de nouveaux termes. Ils ne renoncent pas nécessairement à leur singularité nationale. Ils sont tentés de l’appréhender à partir de nouvelles bases.

Portrait d’une société fragmentée : les catégories sociales se braquent sur la défense de leurs avantages respectifs. Les classes moyennes qui évoluent dans le secteur public se rangent derrière les syndicats. Celles qui évoluent dans le secteur privé s’exaspèrent d’une fiscalité exagérée qui ne correspond pas aux services publics auxquels elles s’attendent. Les générations entrent de plus en plus ouvertement en conflit. L’échec de l’intégration des immigrants vient aussi fragiliser l’identité québécoise dans la région métropolitaine. Le bien commun est de plus en plus difficilement discernable.

Cela n’est pas sans conséquence pour le PQ. Le clivage «gauche-droite» qui émerge joue contre lui à long terme. La sociologie avec laquelle il doit composer sa majorité électorale n’est plus celle de la Révolution tranquille. D’autant plus que le Québec actuel se sent moins conquérant qu’occupé à gérer le moins mal possible son déclin tranquille. C’est le paradoxe politique québécois contemporain: le Québec à la fois paralysé politiquement et emporté par une tentation utopiste. Le PQ devra réinventer sa coalition, redéfinir sa lecture des intérêts du Québec, reconstruire son offre politique. Il devra, tôt ou tard, se refonder.

De nouveaux partis naissent à gauche du PQ. Pour l’instant, ils aspirent des militants hyperactifs mais marginaux. Ils n’attirent pas, toutefois, les figures publiques connues. L’arrivée successive de Pierre Duchesne et de Jean-François Lisée confirme l’attractivité du PQ auprès de son électorat naturel. Deux questions fondamentales s’imposent alors dans l’élaboration de sa stratégie électorale: où ira-t-il chercher les votes qui lui manquent? Et qu’entend-il faire avec le pouvoir s’il le conquiert?

La première question est certainement la moins complexe. Répondons simplement: ses votes, le PQ devra les chercher chez les nationalistes de «centre-droit», même si la tentation d’une partie de la gauche souverainiste est contraire. Dans la dynamique de la crise sociale du printemps 2012, qui a vu une partie du Québec descendre dans la rue, ils s’imaginent alors une coalition de gauche rassemblant le PQ, Québec solidaire et Option nationale. Une coalition qui sauverait le modèle québécois en l’investissant d’une utopie sociale en plus de faire la souveraineté demain matin.

L’erreur serait double. D’abord parce que les électeurs ne se trouvent pas là. On l’a vu au moment de l’élection partielle d’Argenteuil. Et les sondages confirment les uns après les autres qu’un certain Québec tranquille en a soupé de la crise sociale. Il n’en est pas moins Québécois pour autant. Pour un électeur gagné à Québec solidaire, le PQ en perdra dix à la CAQ. Par ailleurs, ce sont les souverainistes plus conservateurs qui ont quitté le PQ depuis une dizaine d’années pour l’ADQ et la CAQ. Schématisons: ce ne sont pas les fidèles d’Amir Khadir que le PQ doit séduire. Il doit rapatrier plutôt les orphelins de Lucien Bouchard et les lecteurs de Joseph Facal.

La deuxième question n’est pas sans lien avec la première: pourquoi gouverner l’État québécois quand on est souverainiste et qu’on ne peut faire l’indépendance rapidement? Jean-Martin Aussant a donné sa réponse: mieux vaut ne pas gouverner du tout et se camper dans l’opposition perpétuelle jusqu’au grand soir. Il a tort. Le fantasme de l’indépendance à court terme est un piège. Elle est aussi souhaitable qu’improbable. Le PQ n’a pas préparé le référendum ni l’accession à la souveraineté. Elle est loin l’époque de Jacques Parizeau. Et rien ne serait plus ruineux pour le Québec que de perdre un troisième référendum. 1980 nous a donné le rapatriement de 1982. 1995 nous a donné le Plan B et la culpabilisation massive de l’identité nationale par l’État fédéral. Imaginons une troisième défaite avec Stephen Harper à Ottawa. Tenir un référendum et le perdre, c’est rendre le Québec plus faible.

Mais ne pas faire la souveraineté immédiatement ne veut pas dire qu’on ne peut rien faire. Il faut cesser de croire que le Québec n’a le choix qu’entre un aventurisme référendaire potentiellement suicidaire et la régression provinciale. L’exigence première est la restauration de la confiance dans les institutions. Pour l’instant, le lien démocratique est rongé par un cynisme épidémique. Le bien commun est pillé. On s’y gave. Un gouvernement du Parti Québécois devrait ici revendiquer l’héritage de René Lévesque et entreprendre un grand ménage, restaurer l’honneur de l’État, la dignité de la politique.

Mais aussi indispensable soit-elle, la lutte contre la corruption n’est pas un projet de société. On peut multiplier les slogans contre Jean Charest. Cela ne fait pas un programme de gouvernement. La réponse se trouve-t-elle alors dans un programme social-démocrate? Si le PQ est au centre-gauche et le demeurera, il n’a pourtant aucune marge de manoeuvre sérieuse pour étendre l’État social. Tout comme François Hollande vient de découvrir les impératifs de la rigueur malgré une campagne socialisante aux accents mitterrandiens, le PQ découvrira que les réformes nécessaires au désendettement massif de l’État s’imposent au-delà des préférences idéologiques de chacun.

À moins qu’il ne limite son mandat à une défense d’un modèle québécois paralysé par les corporatismes, comme s’il était prisonnier de ses alliés syndicaux, technocratiques, communautaires et d’une aile gauche encombrante qui voit dans le respect du principe de réalité une soumission grossière au néolibéralisme. Le PQ n’est jamais aussi mal servi que par ses alliés. L’aventure du carré rouge laisse croire que le PQ n’est jamais très loin d’une erreur stratégique majeure. Car si Pauline Marois devait relayer la gronde populaire au moment de la crise du printemps 2012, elle ne devait pas s’y fondre et jouer de la casserole à la manière d’une révoltée parmi d’autres. D’autant plus que la frange radicale de la rue est aussi hostile au PQ qu’au PLQ. Mais n’est-ce pas la tentation récurrente du PQ de mélanger la défense de la social-démocratie et celle de l’identité nationale? Ce sont deux causes honorables qui peuvent se recouper à l’occasion. Elles ne se confondent pas.

Après une décennie libérale, il s’agit donc de mener un programme de redressement collectif. C’est ce que la direction péquiste a nommé la gouvernance souverainiste. Les indépendantistes radicaux l’ont injustement tournée en ridicule, comme si cette formule ne voulait rien dire et masquait un renoncement idéologique. C’est faux. Elle nous délivre plutôt de ce que j’ai appelé la «souveraineté-alibi». Trop souvent, les péquistes se sont contentés de promettre un référendum en croyant par-là satisfaire leur base et satisfaire le nationalisme de leurs électeurs. Ils se contentaient ensuite de gouverner tranquillement la province, comme si le nationalisme n’était qu’une rhétorique visant à donner un vernis idéologique bleu Québec à une politique comme les autres. On promet l’indépendance pour un jour, et d’ici là, on ne fait rien, car la tutelle fédérale sur le Québec serait absolue. Le mythe paralysant du grand soir doit être brisé.

L’objectif de la gouvernance souverainiste est le suivant: utiliser le pouvoir québécois pour faire avancer la nation. Faire du nationalisme un principe de gouvernement. On pense au nationalisme économique, évidemment. Il est incontournable. Et plus particulièrement à la question des ressources naturelles. Leur exploitation au Québec a une allure coloniale. Il n’y a que les adorateurs du marché mondialisé pour croire que le marché est impersonnel, que les États n’ont plus de rôle stratégique. Cela implique évidemment de redéfinir le rôle de l’État : il devra être beaucoup moins tatillon, et beaucoup plus stratège. Il faut conserver le meilleur de l’esprit de la Révolution tranquille.

Mais on pense surtout à la question identitaire qui représente l’avenir de la question nationale. Car si les électeurs sont las de la souveraineté, ils ne le sont pas de l’identité. La récurrence du thème des accommodements raisonnables dans l’actualité le confirme. Le PQ y est étonnamment ferme. Il a marqué une rupture avec le souverainisme aseptisé, pénitent et vidé de tout contenu identitaire qui avait caractérisé les années post-référendaires. On se souvient de la crise des accommodements raisonnables quand le PQ avait cédé la défense identitaire de la majorité francophone à l’ADQ. Le programme du PQ véhicule des idées assez porteuses: restauration de l’enseignement de l’histoire nationale ; refonte de la Charte de la langue française et application de la loi 101 au collégial; charte de la laïcité respectueuse du patrimoine historique québécois; création d’une citoyenneté québécoise. Par ailleurs, si ces mesures étaient appliquées, elles pourraient vite révéler les tensions entre le Québec et le Canada, tant elles entrent en contradiction avec le multiculturalisme d’État hérité de 1982. L’idée d’indépendance pourrait alors renaître.

Évidemment, le PQ a souvent peur de faire peur en brandissant le drapeau du nationalisme décomplexé. La question est de savoir s’il osera jouer l’élection en partie sur ces thèmes. Il en ressortirait avec un mandat nationaliste fort, voué à la réaffirmation identitaire de la majorité francophone, à une époque où l’idéologie multiculturaliste entre en crise partout en Occident. Cela lui permettrait aussi de se sortir du piège où veulent l’enfermer les libéraux, qui souhaiteraient bien transformer l’élection en référendum sur la loi, l’ordre et la crise étudiante. Le PQ n’a pas intérêt à brandir le carré rouge mais le drapeau du Québec, le seul qui lui permette de redevenir, à moyen terme, une coalition nationaliste. Il lui reste peu de temps pour cela. Il lui faudra manœuvrer intelligemment.

***

Pauline Marois, la cheffe du PQ.

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15 commentaires

  1. l gagne dit :

    Gouvernance souverainiste – utiliser le pouvoir québecois pour faire avancer la nation. En théorie, c’est bien beau. En pratique, ce que je veux savoir du PQ et de facon claire et transparente, se sont les conséquences économiques d’une séparation. L’identité et la fierté c’est tres louable mais dans le pratico-pratique est-ce une option viable dans les turbulences mondiales actuelles?

  2. Paul-W Parent dit :

    Très bonne analyse. Merci

    Je vous cite` “Il en ressortirait avec un mandat nationaliste fort, voué à la réaffirmation identitaire de la majorité francophone …” et c’est justement des phrases et des mots comme ceux-ci que le mot “exclusion” nous arrivent en pleine face. Jamais le PQ n’a voulu “l’inclusion”. Jamais le PQ n’a réussis à prouver cette intention.

    C’est encore une lutte de pouvoir, alors qu’en 2012 et suivante c’est “l’éthique” que la “province” (inclusif) veut.
    Les termes sont bien beaux , mais “province” veut dire “territoire”, Indépendance ou pas il doit y avoir un territoire et nous l’avons déjà, sauf que le PQ ne le sait pas, ou a “peur” de le dire.

    ps: Toujours accuser les autres n’est pas éthique. Ceci est aussi un message pour le PQ. Même Pierre Duchesne a chaussé (mais très très rapidement) ces mauvaises bottes. Je m’attendais à plus que cela de la part de Pierre. Le présent-futur et le futur c’est mieux que de vivre dans le passé. (autre message pour le PQ).

    Que voulez-vous, le PQ n’a pas de résilience, alors que la résilience c’est la vie.

  3. Jeffrey Monger dit :

    Pour moi le but premier du PQ est de crédibiliser la crise du printemps car en y ayant participé ils n’ont d’autre choix le fait de vouloir s’en disocier serait un suicide… Il faut expliquer aux gens la diférence entre des citoyens mécontent qui jouent de la casserole et des anarchiste débile qui ne veulent que tout péter… si vous attribuer la crise 2012 a ces putin d’imbécile.. vous ne valez pas mieux qu’eux…. Et pour pour le programme de gérance comme vous dites vous avez raison… et dites vous une choses…. ceux qui tourne la réalité en ridicule…. en réalité sont ridicule…

  4. Hélène Beaulieu dit :

    J’ai beaucoup apprécié votre analyse. Pauline Marois aurait intérêt à s’en servir comme outil de réflexion avant de trancher sur la stratégie à suivre lors de la prochaine campagne électorale.. Je ne crois pas qu’elle aura la latitude nécessaire. Elle s’est trop collée à la gauche syndicale (Gérald Larose)..

    Maintenant: Le PQ a survécu.. Essentiellement peut-être à une presse partisane? Entendu Jean Nick Gagné raconter la job de bras menée envers l’ADQ par les journalistes Michel C. Auger, Michel Vastel et Pierre Duchesne (couvrant la campagne à bord de l’autobus ADQ)..

    Le PQ doit rapatrier les orphelins de Lucien Bouchard et les lecteurs de Joseph Facal? C’est mal parti quand Jean François Lisée veut mettre la droite KO.. Joseph Facal se réfère aux analyses moins jovialistes de Martin Coiteux.

    Le fantasme de l’indépendance à court terme est un piège. Les citoyens le ressentent en effet comme tel. L’urgence d’agir du clan Parizeau éloigne les fédéralistes mous.

    Entendu Mario Dumont sur une éventuelle victoire péquiste et une guerre pour l’indépendance. Avec Harper mis KO au Québec qui pourrait mieux défendre le camp du “Non”?…. Philippe Couillard, Thomas Mulcair et Justin Trudeau..

    Le PQ devrait entreprendre un grand ménage et revendiquer l’héritage de René Levesque.. Ils promettent l’indépendance un jour et ensuite ne font rien car la tutelle fédérale sur le Québec serait absolue. (N’existe-il pas là la peur d’avoir peur qu’une meilleure gestion du gouvernement réconforterait les Québécois dans leurs convictions que le Canada fonctionne?)

    Dans le programme du PQ devrait s’inscrire un refondement de l’histoire nationale.. Oui mais basé sur une rigueur intellectuelle souvent absente chez nos historiens nationalistes partisans.

  5. Hélène Beaulieu dit :

    Il ne faudrait pas que les cours d’histoire soient utilisés comme outil de propagande nationaliste.

    Les applications de la loi 101 au Collégial dans le programme du PQ pénaliseraient nos jeunes francophones de souche. Si l’intention d’appliquer cette loi faisait partie de leur programme, ils devrontse faire un devoir de l’afficher malgré l’impopularité de cette mesure chez les jeunes..

    Cette loi forcée peu après l’élection du PQ lui ferait perdre toute crédibilité.. La “calamiteuse” loi 78 contre laquelle ils se sont prononcée reviendrait les hanter..

    L’idéologie multiculturaliste entre en crise partout en Occident et le Canada en prend acte également. Il est faux de prétendre que la gestion du multiculturalisme au Canada demeurera statique..

    Ce dossier est délicat et il doit être traité avec extrêmement de prudence. L’Angleterre présentement instaure des mesures pour contrer les tensions de plus en plus nombreuses conséquences d’un laxisme dans le traitement du multiculturalisme.

    Harper garde les yeux rivés sur l’Angleterre.. Sa décision d’instaurer des exigences plus sévères sur les critères d’acceptation des immigrants au Canada a soulevé tout un tollé au Québec..

    A entendre le discours démagogiqueau tenu ce matin contre la méchante droite (réseau Liberté, les radios poubelles) et leur xénophobie , voilà une raison de plus en faveur du Canada en ce moment.

    Vous dites que les souverainistes ont souvent peur de faire peur en brandissant le drapeau québécois. M. Côté on ne vit vraiment pas dans le même Québec..

  6. Yann dit :

    Qu’il fait bon vous lire, Monsieur Bock-Côté, car vous stimulez la réflexion.

    Dans la sphère politique québécoise, le PQ demeure un parti singulier : il lui faut nécessairement un chef charismatique qui puisse rassembler l’ensemble des indépendantistes (de gauche ou de droite), faute de quoi il risque de perdre sa raison d’être et de s’effriter à plus ou moins long terme.

    S’il tient à sa pérennité, le PQ devra se révéler centriste, étant donné les autres partis politiques qui font désormais parti du décor. N’oublions pas, d’une part, que la naissance de Québec Solidaire résulte entre autres d’une désaffectation d’indépendantistes de gauche au cours de l’ère Lucien Bouchard (jugé alors trop à droite) et, d’autre part, que bien des indépendantistes de droite ne souscrivent pas actuellement à l’idéologie du « carré rouge » (que Mme Marois a longtemps porté).

    Bref, il sera intéressant de voir les résultats des prochaines élections. Au plaisir!

  7. Nelson dit :

    Mathieu, tu écris ;

    ” Le Parti Québécois propose une réponse majeure à la question nationale ”.

    Je crois que le PQ doit reprendre la ” Souveraité Association ”, pour avoir des chances de l’emporter…

    Garder passeport canadien, monaie, économie, livre écahnge, droit de circulation et de travailler à travers Canada (tout comme en Europe, quoi)….pays independants mais associées sur tous les plans mentionnés.

    CONCERNANT LA CAMPAGNE ÉLECTORAL QUE S’EN VIENNE, LE PQ DOIT L’AXER SUR :

    Langue
    Éthique
    Programmes sociaux
    Ressources naturels et agricoles
    Plus des pouvoirs pour le Québec

    Si les gens ne perdent rien et en plus ils gagnent des pouvoirs accrus pour le Québec, notammet sur des questions sensibles comme la Langue, l’Immigration, etc….ils seraient fous de réfuser, non.

    Jacques Parizeau en entrevue à posé quelques questions de façon très pédagogique :

    Est-ce que le Canada ne peut pas non négocier le lendemain d’un référendum gagné sur la question Souverainété Association avec le reste du Canada la LIBRE CIRCULATION à travers des territoires du Québec, considérant que BC, SASK, ALB, MAN, ONT sont du côté Ouest du Québec, et les 4 provinces maritimes sont du côté Est ?

    Et que le fleuve St Laurent passe à travers de Québec pour aller vers l’Ontario…et transporter des biens des provinces canadiennes du ouest, vers l’Atlantique ?.

    Est-ce que le comerce profitable entre Québec et le reste du Canada arrêtarait d’être profitable aprês un réferendum sur la Souveraité Association…ou continuera à se faire comme d’habitude, si c,est profitable pour les deux partenaires ?.

    J’ajoute aussi que par des raisons géo-politiques, militaires et de sécurité. le Québe, le ROC et USA n’ont pas le choix que se défendre ENSEMBLES concernant toute menace extérieure.

    Évidement le ROC réagirait très, très fort, avant et pendant un référendum…mais il serait doux comme un agneau le lendemain…pour leurs propres…

  8. Victor Beauchesne dit :

    Excellente analyse, d’une limpidité exemplaire.

    Vos recommandations, aussi louables soient-elles, n’aboutiront pas dû à l’influence indue au sein du PQ des syndicats et corporations publiques qui vont lutter pour conserver le statu quo .

  9. Hélène Beaulieu dit :

    Nelson, tout ce chambardement pour réinstaurer ce qui existe déjà?

    La Planète Québec… Le monde traverse présentement une crise financière majeure…

    Vous ne calculez pas les coûts qui seraient encourus par toutes ces années de chicanes en devenir.

    Cela relève de l’exploit pour un couple de réussir sa séparation..

    Une souveraineté-association et les années d’instabilité économique qui suivraient.

    Et le Canada serait doux comme un agneau? Une déchirure ça fait mal.. et ça ne prédispose pas à des négociations baignant dans l’eau de rose..

    Ce serait tellement plus simple de réintégrer la Chambre des Communes et d’aller chercher le peu qui nous reste pour acquérir une pleine autonomie.. On parle en Europe d’une Europe fédéral.

    Cherchez l’erreur.. Nous sommes déjà bien installés dans un système fédéral. Non! Non! rien de moins qu’un pays……

  10. claude dit :

    Bien bon texte, si le Pq pend le drapeau a la place du carton rouge ce sera gagné si non il pourrait ne pas prendre le pouvoir.

  11. Jippy dit :

    « …le Québec à la fois paralysé politiquement et emporté par une tentation utopiste. »
    Paralysé politiquement? Je dirais sociologiquement (à confirmer: les descendants des familles québécoises sur le Bs en 1968 > 64 % y sont encore en 2012! Faut le faire!!!
    Emporté par une tentation utopiste? Je dirais à 95% l’Est de l’Île de Montréal!
    « L’exigence première est la restauration de la confiance dans les institutions. Pour l’instant, le lien démocratique est rongé par un cynisme épidémique. Le bien commun est pillé. On s’y gave. » Le gouvernement QUEL QUE SOIT LE PARTI qui le formera n’a aucune autre alternative que de s’y attaquer subito presto!
    « …le PQ découvrira que les réformes nécessaires au désendettement massif de l’État s’imposent au-delà des préférences idéologiques de chacun. »
    Pour un Parti qui se dit transparent et promeut l’Éthique à la Duchesne-Drainville, pourquoi ne le découvre-t-il pas IMMÉDIATEMENT à la lecture de votre excellent texte?
    « … des idées assez porteuses: restauration de l’enseignement de l’histoire nationale… »
    Là, j’ai un gros problème: Comment des immigrants âgés de 14 ans ou plus, en provenance d’à peu près tous les pays du monde, peuvent-ils s’intéresser un tant soit peu à Cartier, Champlain, Papineau, Mercier, Duplessis et autres nationaleux tutti quanti?
    « …application de la loi 101 au collégial… » Comment concilier cette idée avec la nécessité d’une excellente maîtrise de l’anglais? Ça m’a toujours intrigué que les ténors du Parti étaient parfaitement bilingues (jusqu’à Bernard Landry) mais qu’il était interdit au populo prisonnier du secteur public d’enseignement contrôlé par la CSN d’apprendre convenablement l’anglais…Bain drôle de gang! Bonne chance quand même à Mme Charabi Charabia; après 2 semaines de campagne, plus personne ne saura exactement à quoi elle s’engage. Je parierais un vieux 10$ (canadien) là-dessus.

  12. Alain L dit :

    Pour «l’amateurisme de l’ADQ»..je suis un peu en désaccord avec vous.

    Rappelons-nous les scandales et avants-premières dévoilés par Sylvie Roy. Pour le reste, les phrases-chocs de jean Charrest contre Mario Dumont et la presse en générale qui laissait peu de place à L’ADQ dans ses manchettes (puisqu’ils étaient pro-PQ) ou répétait les inepties de Jean Charrest., qui vomissait sans CESSE l’ADQ . Comme un mauvais mensonges à force de le répéter..une certaine classe de la population y a crû et a même revoter pour le PLQ!

  13. Nic Payne dit :

    Et si votre prémisse était fausse ? Et si c’était le fait de renoncer à la souveraineté, pour un parti dont elle fut le ciment et qui s’en dit toujours le porteur, qui transformait chaque instant de son existence en cette épopée complexe et presque cornélienne que vous décrivez, au fil de laquelle il est perpétuellement sur le bord de la disparition ?

    Pour vous, il semble que la question ne se pose pas puisque la cause est entendue, et il ne saurait y avoir place au moindre doute : non seulement l’indépendance est-elle improbable, mais en plus, le simple fait d’essayer de l’atteindre, c’est appeler de tous ses voeux d’innomables catastrophes.

    Ne serait-il pas de mise de vous expliquer minimalement sur cette assertion qui est au coeur de votre raisonnement ? Le fait qu’elle soit partagée par de nombreux péquistes et ex-péquistes, qui n’en font pas davantage la démonstration, vous en dispense-t-il ?

    NP

  14. Mathieu Bock-Côté dit :

    Nic Payne : j’ai développé cette idée dans mon dernier livre, Fin de cycle : aux origines du malaise politique québécois.

  15. Nic Payne dit :

    Je n’ai pas lu votre livre, mais je vous lis et entends avec attention sur diverses tribunes, et vous amenez toujours cette idée de l’indépendance ( pratiquement ) impossible comme une chose entendue, alors que vous n’êtes habituellement pas à court d’explications sur une foule d’autres questions.

    Cette proposition ne peut-elle pas s’étayer par quelques arguments essentiels, sans qu’on ait à traverser un livre pour en voir les fondements ?

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