Grande entrevue avec Jean-Martin Aussant, chef fondateur d’Option nationale.

- 13 juillet 2012

Je l’ai déjà annoncé, je mènerai, sur ce blogue, quelques grandes entrevues avec des personnalités politiques ou intellectuelles que j’admire, ou dont je crois la contribution utile au débat public, ou encore, tout simplement, avec des gens dont le point de vue me semble absent du débat public et qui mériteraient qu’on les entende.

Une grande entrevue permet d’aller un peu plus en profondeur que la culture du clip ou du communiqué. Du moins, je l’espère. Voilà pourquoi après ma grande entrevue avec le directeur de la revue L’Action nationale Robert Laplante, je vous en propose une deuxième avec Jean-Martin Aussant, le chef fondateur d’Option nationale, le nouveau parti souverainiste. Tour d’horizon de sa vision du Québec, de la souveraineté, de la gauche et de la droite, de notre histoire, et de quelques autres questions.

Une chose est certaine : on peut être d’accord ou non, mais nous sommes devant un homme qui situe son action politique dans une vision d’ensemble du Québec.

***

AUSSANT 

 

Mathieu Bock-Côté : Cher Jean-Martin Aussant. Commençons avec l’essentiel. Je ne me cacherai pas derrière une fausse neutralité. Si j’admire votre intelligence, votre détermination, et l’idéalisme militant que vous parvenez à canaliser à Option nationale, je crois que vous divisez le vote souverainiste. Et que votre purisme idéologique est contre-productif politiquement. D’autant plus que plusieurs de vos militants semblent d’abord occupés à faire le procès du PQ, comme s’ils avaient à son endroit une hostilité radicale. Que répondez-vous à ceux qui vous reprochent de diviser le vote souverainiste et d’ainsi favoriser la réélection du PLQ?

Jean-Martin Aussant : Mathieu Bock-Côté. Merci pour vos bons mots.

La fameuse division du vote. Quel concept intéressant pour des vieux partis qui veulent enfermer les électeurs dans un cadre de bipartisme. Mais qui donc a décrété un jour que le vote souverainiste « appartenait » à un parti donné? De quel droit ce parti peut-il prétendre que toute nouvelle initiative viendra lui enlever « ses » votes? Si une nouvelle plateforme arrive à attirer des appuis parmi la population, c’est que cette dernière n’est pas satisfaite des autres plateformes existantes.

En démocratie, on ne devrait jamais voter utile ou stratégique. On devrait toujours voter pour ce qu’on aime, pas pour ce qu’on déteste un peu moins que ce qui est en place. J’entends des gens dire que la réalité actuelle fait que le vote stratégique sera nécessaire. Je fais partie de ceux qui préfèrent trouver la source du problème plutôt que de se contenter d’y appliquer un pansement. Sinon on se retrouvera exactement dans la même situation à chaque élection. Basta.

Cette source du problème est le manque de proportionnalité dans l’allocation des sièges au Parlement par rapport aux votes obtenus. S’il y avait davantage de proportionnalité, les gens n’auraient plus à voter stratégique. Et comme par hasard, les deux partis qui alternent confortablement au pouvoir depuis 42 ans s’opposent à la proportionnelle, bien entendu.

Quand à cette affirmation qui est vôtre à l’effet que les militants d’Option nationaleferaient le procès du Parti québécois, je puis vous affirmer que la réciproque est tout aussi vraie. Il y aura toujours des militants plus émotifs et expressifs qui se prononceront en leur nom personnel et qui pourront froisser certaines oreilles, quel que soit le parti observé, bien que ça ne soit ni souhaitable, ni productif. Cependant le message fondamental d’Option national en’est pas orienté contre un parti, mais bien vers un projet précis.

Finalement, l’argument que notre existence pourrait aider le Parti libéral à être réélu est profondément antidémocratique. Le Parti québécois ne possède pas de monopole du vote dit souverainiste, ni de droit divin d’alterner avec le Parti libéral. Cette « menace » envers l’électorat est irrespectueuse. Le Parti québécois utilisera certes l’argument qu’il est le seul à pouvoir remplacer le Parti libéral. Et si le Parti québécois l’emporte, le Parti libéral prétendra dans 4 ans être le seul à pouvoir remplacer le Parti québécois. Et rebelote. Cette alternance mène ultimement à une paresse intellectuelle et politique puisque le pouvoir est pratiquement garanti au bout d’un petit séjour dans l’opposition. Il faut compter sur l’évolution, et elle passe par la fin de cette alternance que ses principaux bénéficiaires nourrissent depuis trop longtemps.

Mathieu Bock-Côté - Vous dites : le pouvoir ne sert à rien pour un souverainiste s’il ne permet pas de faire l’indépendance. Ne craignez-vous pas la logique du tout ou rien ? J’entends Robespierre ici : Que meure la France plutôt qu’un principe. Entre l’indépendance et le statu quo, il n’y a vraiment aucune marge pour une politique centrée sur les intérêts nationaux québécois? Pour une nouvelle loi 101? Pour une meilleure intégration des immigrants? Pour une redéfinition du rôle de la Caisse de dépôt? Pour une nouvelle politique minière? Et même pour votre gratuité scolaire, que vous souhaitez?

 Jean-Martin Aussant :  Ah ce cher Robespierre, toujours le mot pour rire.

Tous les éléments de plateforme que vous mentionnez se retrouvent systématiquement dans celle d’Option nationale. Ils ne sont en rien mutuellement exclusifs avec un message honnête et courageux sur le plan de l’indépendance (marcher et mâcher de la gomme en même temps, comme disait Monsieur).

Je ne demande au fond que de la transparence dans les intentions. Si un parti jadis clairement souverainiste propose maintenant de ne s’en tenir qu’à mieux gérer la province que les libéraux, qu’il le dise. Il a tout à fait le droit d’avoir un tel objectif, mais qu’il le dise et qu’il cesse de faire croire à des millions de Québécois souverainistes qu’il est encore leur vaisseau amiral et qu’il est la « seule » option pour ces électeurs nombreux qui veulent un pays.

On ne peut prétendre que l’indépendance est urgente et nécessaire et dire du même souffle qu’on la fera « si le moment est opportun » (article 1 du PQ). Ce qui est urgent et nécessaire doit être abordé maintenant. Cela demande du courage, puisqu’il est plus facile de gagner une élection en évitant les thèmes complexes, et cela demande de la patience, puisqu’il est fort possible qu’il soit plus long d’arriver au but si on ne prend pas la voie facile. La politique québécoise, comme partout ailleurs, est malheureusement trop peuplée de carriéristes qui choisiront cette facilité. Je m’en tiendrai donc au difficile. C’est plus gratifiant et surtout plus constructif pour notre société.

Mathieu Bock-Côté : Option nationale semble étrangement silencieuse sur les questions identitaires. Peut-être est-ce une déformation professionnelle, à cause de votre formation économique! Pourtant, il semble bien que la question nationale, depuis quelques années, se soit recomposée, justement, à travers la critique du multiculturalisme et la défense de la majorité historique francophone. Que pensez-vous du multiculturalisme et de son pendant québécois, l’interculturalisme?

Jean-Marin Aussant : Oubliez tous vos préjugés reliés aux économistes, je suis d’abord musicien et compositeur. Mes réflexes sont donc aussi souvent ceux d’un artiste que ceux d’un pragmatique, même si mes arguments sont souvent orientés vers le pragmatisme pour des raisons fort simples : je crois que les gens à convaincre des bienfaits de la souveraineté se retrouvent en bonne partie dans ce camp.

Ceci dit, je ne partage pas votre prémisse que le débat est maintenant davantage identitaire qu’économique, par exemple. Mais si nous faisons tout de même l’hypothèse que vous avez raison, votre question est étonnante, même venant d’un « über-identitaire » comme vous. En lisant attentivement la plateforme d’Option nationale, on remarque au contraire de très nombreux éléments clairement reliés à la défense et à la promotion de l’identité québécoise : voter nous-mêmes toutes nos lois, signer nous-mêmes tous nos traités, se doter enfin d’une Constitution qui sera nôtre et qui établira nos valeurs fondamentales, renforcer l’enseignement de l’Histoire nationale, réaffirmer le français comme seule langue officielle et commune, exiger la connaissance du français pour l’immigration régulière, interdire toutes formes d’écoles passerelles, étendre la loi 101 au collégial, favoriser l’intégration de l’immigration en région, instaurer une épreuve annuelle obligatoire de français dans les établissements collégiaux (mêmes anglophones), étendre la loi 101 à toutes les entreprises sises au Québec, développer l’offre culturelle québécoise, initier davantage les jeunes étudiants à la scène culturelle québécoise, assurer la pérennité des institutions muséales québécoises, etc. Need I say more?

Quant aux communautés culturelles autres que la majorité francophone indigène, je fais partie de ceux qui pensent qu’il faut les inclure au projet souverainiste plutôt que de considérer leur appui comme perdu d’avance. Il faut dire à tous ces Québécois qu’ils bénéficieront comme les autres d’un Québec souverain qui possède tous ses outils et qui se développe enfin à son plein potentiel. Si j’étais issu de l’immigration récente, je trouverais plutôt intéressant de troquer le statut de nouvel arrivant pour celui de cofondateur d’un pays.

Sur le plan du multiculturalisme Canadian vs l’interculturalisme québécois, je considère que la majorité francophone du Québec doit être respectée comme telle, avec tout ce que cela implique. On devrait logiquement s’intégrer au pays qu’on choisit d’adopter.

Mathieu Bock-Côté : À quelle(s) condition(s) pourriez-vous revenir au PQ? Pourriez-vous imaginez d’y retourner même s’il ne promet pas de référendum (non pas parce qu’il ne veut pas en tenir, mais parce qu’il craint de le perdre)? À moins que vous ne considériez ce parti historiquement épuisé? Sinon, si le PQ perd la prochaine élection, à quelle recomposition de l’espace politique québécois vous attendez-vous?

Jean-Martin Aussant : Un retour individuel de ma part au Parti québécois est pratiquement impensable. L’institution elle-même (à distinguer des personnes qui l’occupent) est selon moi irrémédiablement atteinte par l’usure du temps et de l’alternance au pouvoir. Je rappellerai au passage que René Lévesque lui-même disait qu’un parti politique ne devrait pas durer plus d’une génération. Selon lui, les partis appelés à durer vieillissent mal et perdent leur idéaux de départ pour faire place à l’opportunisme politicien. Je pense malheureusement que le Parti québécois n’y a pas échappé et qu’il est devenu une machine politique professionnelle. Je me vois très mal retravailler dans un tel cadre malgré le respect que j’ai envers ses militants.

Et si, comme vous y faites allusion, un parti qui se prétend souverainiste a peur de faire la promotion de son idée par manque de confiance en la victoire, c’est peut-être un signe éloquent que la caducité dudit parti approche.

En réponse à votre question concernant les suites d’une possible défaite du Parti québécois aux prochaines élections, je ne puis que supposer qu’une course à la chefferie serait rapidement en branle. En ce qui concerne la redéfinition de l’espace politique général résultant d’un tel événement, trop de variables sont en jeu par ailleurs pour pouvoir établir un scénario dominant (résultats des autres partis, nombre de députés souverainistes élus, développements sur la scène fédérale, etc.). Chose certaine,Option nationalecontinuerait, quoi qu’il arrive, à représenter l’option souverainiste la plus claire. Si d’autres partis en venaient à être aussi clairs sur ce plan, nos statuts prévoient une collaboration pour l’avancement de la cause (Option nationaleest d’ailleurs le seul parti à affirmer dans ses statuts la supériorité de la cause sur ses intérêts partisans).

Mathieu Bock-Côté : Que pensez-vous de la proposition de «Front uni» à laquelle on cherche à vous associer ces temps-ci ? J’ajoute une question complémentaire : puisque ce Front uni se constituerait à gauche, que faire avec les souverainistes plus à droite, qui ont été tenté ces dernières années par l’ADQ et la CAQ ? Comment iriez-vous les rejoindre ? Et que pensez-vous, plus largement, de l’apparition du clivage gauche-droite au Québec? Comme les souverainistes peuvent-ils y répondre en conservant leur unité?

Jean-Martin Aussant : Outre nos statuts qui prévoient que l’on collabore avec les formations qui auront sensiblement le même message que nous, nous avons affiché une ouverture aux discussions entourant le Front uni évoqué avec le Parti québécois et Québec solidaire, ne serait-ce que par bonne foi. Il est juvénile de fermer la porte à des discussions pour des raisons partisanes ou de relations publiques. J’aime à penser que la population s’attend à mieux de ses élus.

Toutefois, il est clair pour Option nationale qu’un Front uni, quel qu’il soit, aurait des obligations notamment sur le plan de la modernisation des institutions démocratiques (proportionnelle) afin que l’on ne se retrouve pas à nouveau dans la même situation lors du prochain scrutin, obligés de reparler d’un Front uni. La vraie solution à cet égard est de faire en sorte que le vote stratégique n’ait plus à être invoqué, ce qui élimine la nécessité d’un Front uni. Ça s’appelle la proportionnalité dans l’allocation des sièges au Parlement, comme le dicte le respect de la démocratie la plus élémentaire.

Aux souverainistes qui votent ADQ/CAQ, j’ai le regret d’annoncer qu’ils ne travaillent pas pour leurs intérêts. On ne peut pas faire avancer la souveraineté en votant pour un parti qui propose de l’ignorer, comme si c’était possible d’en faire abstraction. La CAQ incarne une abdication de leadership totale. On préfère négliger un débat crucial plutôt que de faire l’effort de convaincre la population de ce qu’on croit être la meilleure voie pour le Québec.

C’est ici le moment de parler de ma fable du caillou dans le soulier. Pour le Québec, l’appartenance au Canada est comme un caillou dans notre soulier qui fait mal quand on marche. Le PLQ prétend qu’il n’y a pas de caillou. La CAQ refuse de parler du caillou même s’il fait mal. Le PQ admet que le caillou fait mal mais ajoute qu’on l’enlèvera peut-être, un jour, si le moment est opportun. Québec solidaire propose qu’on discute dudit caillou, avec le risque qu’on reste pris avec en bout de ligne.Option nationalepropose tout simplement d’enlever le caillou et de marcher droit.

Je sais, je suis un poète.

En ce qui concerne le débat gauche-droite au Québec, certains prétendent qu’il faudrait le « régler » avant de faire la souveraineté. D’abord, rien ne permet de croire qu’il s’agisse d’un débat « soluble » puisque la plupart des pays comparables au Québec alternent entre le centre-gauche et le centre-droite d’une élection à l’autre. Mais surtout, le Québec ne pourra véritablement choisir son positionnement que le jour où il sera souverain. En attendant, 50 milliards de nos impôts sont envoyés à un autre gouvernement, hors Québec, qui peut interférer dans ce qu’on choisit de faire chez nous, rendant notre positionnement provincial bien futile.

En d’autres termes, avant d’être à gauche ou d’être à droite, il faut être.

Mathieu Bock-Côté : On sait qu’à votre avis, la crise étudiante a du bon. Beaucoup de bon, même. Vous portez fièrement le carré rouge. C’est votre choix. A-t-elle aussi généré à votre avis des effets pervers? Craignez-vous la radicalisation du conflit et autres incivilités?

Jean-Martin Aussant :  Il va sans dire, le conflit entre le gouvernement et le mouvement étudiant est le symptôme d’un malaise plus profond que les simples frais de scolarité. Je partage le ras-le-bol exprimé par des centaines de milliers de personnes ces derniers mois. La classe politique doit cesser de considérer la population comme de la marchandise électorale. En ce sens, j’ose espérer que les résultats du prochain scrutin marqueront une rupture claire avec les 42 années de domination des deux partis qui ont créé les conditions menant au « printemps québécois ».

Je fais confiance au peuple québécois et son pacifisme. Les Québécois sauront se faire entendre et obtenir collectivement ce qu’ils veulent sans que nous ayons à craindre de véritables débordements excessifs (le mot véritable est bien voulu).

Mathieu Bock-Côté : Quelle lecture de l’histoire québécoise faite vous? Que pensez-vous du passé canadien-français? N’est-ce qu’une grande noirceur pour vous? Et inversement, que pensez-vous de la Révolution tranquille? Quels sont ses plus grands succès, à votre avis? Et s’est-elle rendue coupable de quelques erreurs? Que pensez-vous du rapport que les Québécois entretiennent avec leur passé?

Jean-Martin Aussant : Je pense en général que les Canadiens-Français ont traversé de multiples épreuves qui auraient laissé des séquelles similaires à tout autre peuple. Je déteste viscéralement les discours à saveur défaitiste ou « cancriste » à l’égard des Québécois. Nous ne sommes pas plus faibles, mous ou hésitants que tout autre peuple qui aurait subi les mêmes fardeaux historiques (la Conquête, la prépondérance prolongée du clergé, le déséquilibre économique entre le capital anglais et la main-d’œuvre francophone, etc.). Je suis, au contraire, extrêmement fier de ce que nos ancêtres ont accompli pour que le Québec devienne ce qu’il est aujourd’hui. Quand les Québécois s’y mettent, quel que soit le domaine, ils n’aspirent plus à rejoindre les autres, ils inspirent les autres à les rejoindre.

La Révolution tranquille aura permis certaines évolutions sociologiques incontournables, incluant entre autres l’émancipation face au clergé, la création d’un véritable système d’éducation et une plus grande équité homme-femme. Comme plusieurs le disent, le grand changement qui aurait aussi dû en découler à l’instar de tellement d’autres pays dans le monde, c’est l’accession de la « colonie » du Québec au statut d’État souverain.

Quant au rapport que nous entretenons avec notre passé, il est teinté par une trop grande méconnaissance de celui-ci. D’où l’importance de redonner à l’enseignement de l’Histoire nationale la place qui lui revient, tel que le souhaiteOption nationale.

Mathieu Bock-Côté : Quelques questions pour un prochain portrait de vous. Quelles figures historiques, intellectuelles ou culturelles vous inspirent dans le passé? Quels événements historiques vous inspirent? Si vous deviez vivre à une autre époque que la nôtre, ce serait laquelle ? Quel grand discours historique auriez-vous aimé prononcer? Si vous deviez vous trouver une inspiration parmi les chefs d’État du passé à l’extérieur du Québec, ce serait qui ? Non, vous ne pouvez pas vous sauver ! Ces questions sont fondamentales. Car elles en disent beaucoup sur votre vision de la politique, de la société.

Jean-Martin Aussant : En rafale, et pour développement ultérieur…

Figures historiques inspirantes : Je ne ressens pas en général ce fort besoin qu’ont certains de s’appuyer sur des références historiques pour savoir quoi penser, bien que j’aime beaucoup l’Histoire elle-même et que je respecte les grands penseurs qui l’ont jalonnée. Disons que j’ai une certaine autonomie cérébrale et que cela me va. Et puis faire une liste de ceux qu’on admire est un exercice condamné d’avance à être truffé d’oublis. Mais devant votre insistance, je vous en mentionnerai quelques-uns qui me viennent à l’esprit : John Nash, mathématicien, pour son travail de pionnier de la théorie des jeux (l’analyse du comportement stratégique); Kenneth Arrow, grand économiste; John Rawls, pour ses réflexions sur le bien-être collectif; Condorcet, mathématicien et politologue; Jean-Sébastien Bach, l’esprit le plus génialement créatif qui fut; Billy Hicks, philosophe et humoriste; Trent Reznor, compositeur; Stan Lee, oui, Stan Lee, auteur d’une mythologie moderne très imposante; Léonard de Vinci, pour l’étendue de son génie; Garry Kasparov, pour ses prouesses inouïes sur l’échiquier.

Événements historiques inspirants : La chute de l’Empire romain. Parce que les Italiens trichent au football.

Autre époque à laquelle j’aimerais vivre : très sincèrement, si je devais absolument choisir une autre époque, ce serait la prochaine. Je serais très curieux d’observer les us et coutumes des époques qui nous ont précédés mais je n’aurais aucune envie d’y vivre. Nos ancêtres ont furieusement innové pour fuir les plaies de chacune de ces époques!

Grand discours que j’aurais aimé prononcer : Je dois choisir près de chez nous pour cette question. Le discours de victoire de Lévesque en 1976 est un bijou en soi, mais il faisait surtout suite à l’expression claire par un peuple que le courage peut bouffer la peur et faire l’Histoire. Nous y sommes à nouveau, je l’espère.

 

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40 commentaires

  1. Daniel dit :

    Je pense que y’a une faute:

    Une chose est certaine : on peut être d’accord ou non, mais nous sommes devant un homme qui qui situe son

  2. Martin Turgeon dit :

    Un homme intéressant que ce M. Aussant. Merci de nous avoir offert cette entrevue!

  3. Mathieu Gravel dit :

    Excellente entrevue. Étant admis au deuxième cycle en science politique et étant un lecteur passionné du monde des idées, je trouve que cette initiative d’effectuer des entrevues qui suscitent le débat public est plus que louable. J’ai déjà hâte à la prochaine.

  4. Marianne Garnier dit :

    Jean-Martin Aussant, de par tout ses propos, dégage intelligence, pertinence et crédibilité. Ce qui m’amène inévitablement à le trouver inspirant, et par conséquent, à croire au projet qu’il incarne.

    Excellente entrevue. Merci.

  5. l gagne dit :

    Entrevue intéressante mais j’ai besoin d’en savoir plus pour me faire une idée. C’est a suivre.

  6. Jeff Desrosiers dit :

    Il faut tout faire pour élire monsieur Aussant! Merci pour l’entrevue!

  7. Hélène Beaulieu dit :

    M. Côté bravo! pour la pertinence de vos questions.

    On peut maintenant se faire une idée plus juste de J. Martin Aussant.. Il dit:

    a) “La source du problème: le manque de proportionnalité dans l’allocation des sièges au Parlement par rapport aux votes obtenus.”

    Les résultats de l’élection de 1994 n’auraient-ils pas alors été différents?… Et le référendum 1995?

    b) “L’appartenance au Canada est comme un caillou dans le soulier qui fait mal”.

    C’est tellement réducteur. Les Québécois seraient masochistes? Voyons! donc.

    c) Je ne ressens pas ce besoin qu’ont certains de s’appuyer sur des références historiques. J’ai une certaine autonomie cérébrale et cela me va… Whow!

    “Oubliez tous vos préjugés économistes… venant d’un über identitaire comme vous…. il est juvénile de fermer la porte aux discussions… Ah! ce cher Robespierre, toujours le mot pour rire..”.

    “La politique québécoise comme partout ailleurs est malheureusement trop peuplée de carriéristes. Je m’en tiendrai donc au plus difficile..”

    Mais quelle prétention il affiche ce Martin Aussant! Un discours pour rejoindre le Québécois moyen? Pas sûre…

    Nous le savons maintenant J.Martin Aussant est un poète. On est très loin de Félix Leclerc….

  8. mastoc dit :

    D’accord pour élire ce jeune et brillant souverainiste. Ailleurs, il faut voter stratégique. Je doute d’ailleurs de sa sincérité à cet égard; son esprit lucide et cartésien lui impose un pragmatisme.dont il a du tordre le cou en répondant à votre première question.

  9. Hélène Beaulieu dit :

    Je précise ma pensée… On est très loin de Félix Leclerc et de Gilles Vigneault plus proche du peuple…

    J. Martin Aussant ne fera que renforcer une majorité de Québécois dans l’opinion que la cause souverainste est élitiste..

  10. Yvon Fédérici dit :

    Le personnage a du “piquant” et les propos inspirants.

    Merci pour cette entrevue.

    Et maintenant allons voir cette plateforme politique …

  11. le nationaliste dit :

    Vive Option Nationale !

  12. tremblay dit :

    Bravo d’avoir pris l’initiative de faire de telles entrevues!

  13. Nelson dit :

    M. Aussant dit :

    ”En démocratie, on ne devrait jamais voter utile ou stratégique.”

    Est-ce que M. Aussant est politicien ou romantique angelique utopique ?

    Comment gagner si des gens ne se rassamblent pas lors des élections ?

    Est-ce que la politique n’est pas l’art de conquerir le Pouvoir, pour servir le Peuple ?
    Démocratie = gouvernement du Peuple.

    Comment ça fait qu’ailleurs il y a des alliances stratégiques et utiles lors des élections, et même entre athées et croyants, si les intérêts superieures des citoyens sont en jeu ?

    Les souverainistes Option Nationale, PQ, QS et l’ex-pequiste Légaux divisent le vote, et Charest risque de rentrer minoritaire……ce que créara UNE CRISE INSTITUTIONELLE MAJEURE …et prolongera la crise social et l’impasse actuel.

    Si le Parti Nouveau démocratique avait fait une alliance électoral avec le Parti Libéral Canada, nous n’aurions pas l’horreur actuel à Ottawa.

    Il faut absolument des alliances électoral lors des .lections, comme dans tous les pays du Monde !!!

    Ne soit que par des ententes de retirer des candidats dans certains comptés, pour avoir des compensations ailleurs….RASSAMBLENT LE VOTE À LA PLACE DE LE DIVISER.

    Si nous ne faissons pas ça, ça montre que nous ne voulons pas servir les citoyens, et que nous sommes là juste pour notre ego personnel.

  14. Body dit :

    Mme Beaulieu,
    C’est bien correct de tenter de souligner ce qu’on n’aime pas chez quelqu’un, mais est-ce tout ce que vous avez à dire sur l’ensemble de l’entrevue? Il s’en dit des choses dans cette entrevue, pourquoi sortir 3 ou 4 phrases en particulier? Votre désaccord se limite-t-il à cela?

    C’est drôle, de la prétention, j’en vois de votre côté alors que vous considérez que le Québécois moyen est tellement moyen qu’il ne serait pas capable de se mettre au niveau d’un discours qui n’a tellement rien d’élitiste. Au contraire, je trouve qu’il a un discours accessible et que ça fait du bien dans l’univers politique québécois. Ça en prendrait davantage, des Jean-Martin Aussant.

  15. Victor H dit :

    La carrière politique de J.M.A. ne débute pas, elle se termine.
    Il n’y a rien de plus élitiste et prétentieux que l’idée de la proportionnelle. Rien de plus inefficace aussi.
    J.M.A. reprend le péquisme fondamentale qui a toujours consisté à proposer que la souveraineté soit quelque chose d’achetable par les nouveaux arrivants. À cet égard, il entretient un savant bla-bla-bla sur le devoir qu’il incomberait aux indépendantistes de travailler plus fort. Fait 40 ans que les indépendantistes travaillent plus fort. Pour rien. Cela n’a jamais marché. Même René Lévesque s’y est épuisé, qui était par ailleurs d’un tout autre calibre que J.M.A.

    Intéressante votre entrevue Bock Côté, mais je n’ai pas la même admiration que vous à l’égard d’un personnage aussi déconnecté de l’Histoire.

  16. Jean-Michel Fortier dit :

    @Hélène Beaulieu…

    Pourquoi « élitiste »?
    N’est-il pas plutôt réducteur de votre part de prétendre que le « Québécois moyen » ne peut comprendre l’humour ironique ou apprécier la franchise, même dure?
    Assez de ce discours qui pousse les politiciens à niveler leur discours vers le bas. Le Québécois moyen peut comprendre les mots de plus de trois syllabes, les sous-entendus et les références historiques et culturelles datant d’avant 2005. Et s’il ne le peut pas, qu’il sorte son dictionnaire.

  17. Marc Tremblay dit :

    J’ai beaucoup d’admiration pour Aussant.

    Je voterais pour lui si j’habitais dans son comté.

    Toutefois, je trouve qu’il frise la malhonnêteté lorsqu’il affirme que le PQ fera un référendum sur la souveraineté si le moment est opportun. Il dit même que cela est écrit à l’article un du Programme du PQ.

    Or, dans l’article 1 du Programme, il est écrit: « Lorsque le moment sera .opportun».

    Fais-je de la sémantique outrancière en affirmant que «si» et «lorsque» ne signifient pas la même chose?

  18. Yvon dit :

    Hélène Beaulieu :
    13 juillet 2012 à 21 h 28 min

    Hélène, que fais-tu encore à déféquer sur les francophones du Québec qui veulent leurs pays !

    Tu pourrais au-moins écouter !

  19. Félix dit :

    Vive option national!

    @Tout ceux qui n’aime pas M.Aussant, je me contente juste de faire remarquer qu’en ce moment, de tous les politiciens chefs de parti, de Marois à Charest en passant par Khadir et Legault, il est de loin le moins pire et le plus réaliste.

  20. MAx T. dit :

    À Victor H:

    «Il n’y a rien de plus élitiste et prétentieux que l’idée de la proportionnelle. Rien de plus inefficace aussi.»

    À vous voir défendre le mode actuel de scrutin, j’aimerais beaucoup vous voir développer sur ces propos.

    Selon moi, le système de vote actuel est des plus inefficaces…. Le résultat d’un vote stratégique au Québec donne malheureusement une fausse représentation des valeurs de l’électorat québécois.

    Vivement Monsieur Aussant dans votre lutte pour instaurer la proportionnalité du vote au Québec.

  21. Simon Lévesque dit :

    Ça fait tellement du bien de lire ça.

  22. Jippy dit :

    Le système dit proportionnel est un affreux carcan qui condamne le gouvernement à l’inefficacité. C’est le Gouvernement minoritaire perpétuel. Dans la crise étudiante, ça aurait signifié la victoire de GND puisque la Loi 78 ne serait pas encore adoptée en ce 14 juillet. Affreux cauchemar qu’a vécu l’Italie pendant 45 ans et que vit Israël. Il n’y pas de majorité claire et, dans les faits, les extrémistes minoritaires imposent une partie de leurs exigences, ce qui résulte inévitablement en une inapplicabilité pratique des lois et règlements adoptés dans ce contexte. La cause: de multiples contradictions engendrées par des exigences non négociables…En bout de ligne, le vrai pouvoir est entre les mains de 2 ou 3 groupuscules…Là, c’est vrai que la majorité dégagée par une élection (2008=> 42% avec 58% de participation) est paralysée et concrètement ne signifie plus rien. La proportionnelle, c’est le vieux truc des communistes recyclés pour nous faire croire qu’ils croient à la démocratie!

  23. Badoux dit :

    Marc Tremblay dit :
    Toutefois, je trouve qu’il frise la malhonnêteté lorsqu’il affirme que le PQ fera un référendum sur la souveraineté si le moment est opportun. Il dit même que cela est écrit à l’article un du Programme du PQ.

    Or, dans l’article 1 du Programme, il est écrit: « Lorsque le moment sera .opportun».

    Fais-je de la sémantique outrancière en affirmant que «si» et «lorsque» ne signifient pas la même chose?

    - Bon si je m’abuse on pourrais dire que SI ou LORSQUE pourrais signifier en d’autre terme QUAND ca adonneras…Donc S.V.P. peu importe ca veux dire presque pareil l’idé premier voulais justement dire QUAND ca adonneras nous ferons le Québec un pays….

  24. Gabriel dit :

    Treès bonne idée la proportionnelle. Personellement j’ai souvent voté de façon stratégique, je m’en confesse. C’est absurde parce qu’il s’agit d’un vote influencé par les média et les maisons de sondages plutôt que par mes convictions. Au lieu de voter pour le meilleur on vote contre le pire.
    Vivement la proportionnelle!

  25. Pierre Vincent dit :

    Très intéressante entrevue qui nous permet de mieux connaître Jean-Martin Aussant. Je me demande bien pourquoi il était aussi silencieux lorsqu’il était député du PQ. On ne l’entendait jamais débattre d’idées sur la place publique, comme ses collègues Pierre Curzi ou Bernard Drainville, par exemple. Comment se fait-il qu’il ait pris tout ce temps avant de s’exprimer et seulement après avoir quitté le caucus du PQ ? J’en déduis qu’il est un artiste, comme il le dit lui-même, un créateur, et qu’il ne peut tolérer aucune forme d’autorité ni ligne de parti, avec raison.

    Mais son action, bien que stimulante intellectuellement, divise le mouvement souverainiste. Et l’idée de la proportionnelle, bien qu’excellente, ne fonctionnerait pas au Québec pour la simple raison que lorsqu’on a essayé de l’implanter (Jean-Pierre Charbonneau en a eu le mandat, jadis), on a échoué. Faut-il faire la souveraineté d’abord et discuter de la proportionnelle ensuite ? Oui, selon moi. Tout comme il est illusoire de parler de régler le débat gauche-droite avant de faire la souveraineté. Le débat gauche-droite ne se règle pas, c’est un débat perpétuel qui alimente l’action politique. Si on le réglait, on n’aurait plus besoin de partis politiques, seulement d’administrateurs (donc de la fonction publique), plus d’élus ni de parlement, inutiles.

    Enfin, je pense que si M. Aussant n’est pas réélu dans son comté aux prochaines élections, on n’entendra plus du tout parler de lui d’ici environ un an ou deux. Comme ce sera le cas pour Pierre Curzi également.
    Reste Bernard Drainville, qui présente un espoir de renouvellement du PQ, qui en a bien besoin. Mais y arrivera-t-il alors qu’il doit lutter contre un establisment très carriériste et opportuniste ? Difficile de prédire l’avenir, mais je pense que tant que Pauline Marois sera aux commandes, la souveraineté n’ira nulle part et le PQ non plus. On tourne en rond depuis plus de quinze ans au Québec et on…

  26. Réjean Porlier dit :

    Il y a une belle intelligence dans cet exercice et Jean-Martin Aussant me semble un homme brillant et sûr de lui. Certains vont lui reprocher sa prétention, mais les leaders en général affichent une assurance bien sentie. Au risque de passer pour un indépendantiste mou, je préfère prendre acte de la réception qu’a le projet souverainiste dans la population et prendre la chose par l’autre bout. Prendre le pouvoir, travailler à l’indépendance énergétique qui est entièrement à notre portée même à l’intérieur du Canada, reprendre le contrôle de la gestion de nos ressources naturelles etc. Devant le constat de notre capacité à gérer notre destinée, la population sera peut-être mieux disposée à poser le geste lorsque sur une question fondamentale le fédéral imposera son véto. Je pense qu’il y a présentement un recentrage au PQ avec l’arrivée de Daniel Breton et le départ de M.Simard. Je vais tout faire en mes moyens pour que les Libéraux ne rentre pas une troisième fois au pouvoir et si cela implique de voter stratégique, je le ferai, moi qui ai voté QS au deux dernières élections.

  27. Pierre dit :

    Il aura mon vote car je partage entièrement sa vision politique. Ça prend du neuf. Les vieux partis sont pourris à l’os.On est dû pour un grand ménage à l’eau de javel. Il faut avancer.

  28. Flavie D dit :

    Je trouve très intéressant. Y’a de l’espoir. Deux questions:
    -N’y aurait-il pas moyen de lancer un mouvement de vote populaire pour le vote proportionnel au lieu d’attendre qu’un partie soit élu en sa faveur?
    Quelque chose comme Sur le srutin, au lieu d’annuler son vote, ajouter une case pour le vote propotionnel?
    -Il me semble que Monsieur aussant parlant beaucoup de notre Histoire nationnale, de nous nommé de peuple indigène oublie de mentionner l’existance d’un au peuple qu’il était là bien avant nous et qui mérite d’être considéré dans sa plateforme. Les vrais autochtones.

  29. Jippy dit :

    Qu’est-ce qu’un « Vote Stratégique »?
    C’est un vote mou qui ne veut rien dire! Monsieur Aussant dit: « On devrait toujours voter pour ce qu’on aime…»
    Il n’a pas tort mais encore faut-il que les votants soient en mesure d’évaluer les enjeux et les solutions proposées.
    À mon avis, avec la façon dont on vote depuis toujours au Qc et sans doute ailleurs aussi, je ne pense pas que 50% (j’oserais dire 70%) des votants soient suffisamment articulés pour expliquer la raison de leur choix. On vote comme le « Camarade Syndiqué » ou le « Partenaire de Golf » (follow the leader)! En bout de ligne, si on examinait chaque comportement individuel lors du dépôt du bulletin dans l’urne, je pense que la Personne rationnelle ragerait au moins 7 fois sur 10.
    Dans un contexte de manipulation des esprits, la Démocratie (je devrais dire l’exercice démocratique de voter) n’est qu’une illusion…mais c’est la moins pire des formes de Gouvernement (Churchill). Au moins, à l’occasion, certains élus retrouvent leur liberté d’expression! Les démocraties populaires de l’Est fonctionnaient avec des Listes émises sous l’autorité du Parti Unique. C’est donc 1 + pour l’Occident. Est-il utile de dire que je ne favorise pas le Vote Obligatoire? Le taux de participation aux élections est faible un peu partout dans le monde mais, en bout de ligne, je ne m’en scandalise pas puisque ça surpasse n’importe quel sondage.

  30. Jippy dit :

    Des élus à la proportionnelle au Québec? Je pourrais l’envisager dans le contexte suivant:
    90 comtés représentés comme actuellement. L’ajout de 35 députés «proportionnels» ne peut cependant avoir pour conséquence de faire basculer une majorité en minorité.Illustration:
    PQ 47 PLQ 39 CAQ 2 QS 2 = 90 députés. L’ajout de députés proportionnels ne peut jamais faire en sorte que le majoritaire devienne minoritaire et inversement (la proportionnelle ne peut avoir pour effet de faire passer de minoritaire à majoritaire). Le problème, c’est la représentativité des 35 proportionnels. Qui représentent-ils précisément, hormis les intérêts étroits de leurs partis? Il y a risque qu’ils deviennent en pratique des sénateurs siégeant dans la même Chambre que les députés représentant une superficie territoriale (avec bureaux de comtés).
    Voilà pourquoi je souscris à la réticence des opposants à un tel mode de scrutin.

  31. Karl Mousseau dit :

    “Élitiste, proportionnelle non-fonctionnelle, prétentieux…..”

    Je ne vois que la peur du changement dans ces critiques.
    C’est à souhaiter que ces reproches ne représentent pas une majorité. Rien de plus désolant que de constater qu’il existe toujours des tenants de la “philosophie” du “né pour un p’tit pain”.

  32. Guillaume dit :

    J’imagine bien un vote semi-proportionnel de cette façon:

    Séparation du territoire québécois en à peu près 62 circonscriptions. Chaque circonscription est représenté par 2 députés. Le vote ce fait en deux parties. Premièrement, on choisi parmi les candidats celui que l’on désir avoir comme député dans notre comté de la même façon que le système actuel. Deuxièmement, ont vote pour le partit que nous souhaitons voir au pouvoir (sachant que ces votes sont comptabilisé à l’échelle de la province). Il est donc possible de voté pour un député qui nous semble bon pour notre région et voter pour un autre partit. qui nous semble bon pour le Québec.

    La moitié des députés sont alors choisi directement comme le mode de scrutin actuel. La deuxième moitié et choisi en fonction du vote des partits dans le but de rendre proportionnel la représentation. Chaque deuxième député est associé à un comté de la façon suivante. Les comtés ayant eu la plus forte majorité pour un partit accueuillera en premier un député de ce partit. Lorsque nous arrivons au stade où il faut placé des députés de partits non majoritaire dans un comté, on utilise le partit au deuxième rang… puis au troisième rang.

    De cette façon on a une proportionnalité et l’on peut choisir qui l’on veut pour notre comté et quel partit l’on veut au pouvoir de façon indépendante.

    Pour que le nombre soit impair. Le premier ministre nedevrait pas être lié à aucun comté qui pourte le total de député à 125.

  33. Félix Pinel dit :

    Jean-Martin Aussant prétend avoir tenter de «changer le Parti Québécois de l’intérieur» mais c’était impossible selon ses dires, il est donc parti pour créer un autre parti avec le même alignement, mais plus radical.
    Le hic, c’est que PERSONNE n’a de trace de ses tentatives d’améliorer le parti, en tout cas je ne trouve personne pour me le prouver. J’ai personnellement défendu des positions plus radicales que celles du Parti Québécois au deux derniers congrès nationaux, je n’y ai JAMAIS entendu Jean-Martin Aussant défendre les positions que son parti défend présentement.
    Je vais le dire comme je le pense, si j’étais un oligarque canadian, je ferais tout pour aider Option Nationale, car comme le dit M. Bock-Côté, ce parti divise le vote du Parti Québécois.
    ET LE PARTI QUÉBÉCOIS EST LE SEUL PARTI À POUVOIR BATTRE LE PLQ DANS MOIS.

  34. Carole dit :

    Il aura mon vote.
    Lorsque le PQ est né, on ne donnait pas cher de sa peau. Il est pourtant passé à un tit poil de faire du Québec un pays. Je veux du neuf et il m’en propose. Bravo Monsieur Aussant! Je suis maintenant Option Nationale. Vive le Québec libre(Charles de Gaulle)!!!

  35. Marion Lachapelle dit :

    Monsieur Bock-Côté

    Je désire vous féliciter pour votre implication au débat politique du Québec. En fait, je crois que vous êtes la seule voix d’une amorce de débat politique. Quel désert actuellement !

    Personnellement, je pense que le Québec ne pourra jamais, jamais s’épanouir avec des voeux pieux et des phrases creuses.

    Le Québec doit devenir fort économiquement, le peuple doit devenir fier d’être québécois.

    Riche et fier….. voilà le chemin de l’indépendance! Au lieu de demander, il faut imposer, par le force de la confiance en nos moyens et par le niveau de nos réalisations!

    Quand nous seront respectable, nous seront respecté. Et lorsque nous seront respecté, nous seront craint et nous seron écouté.

    Je ne pense pas qu’une province, avec notre potentiel, qui bénéficie de la charité des autres provinces, par le biais de la péréquation, mérite le respect.

    Je ne pense pas qu’un gouverment qui n ‘Écoute pas sa jeunesse, mérite de conserver le pouvoir.

    Pour devenir fort économiquement, il y a des solutions , de même que pour retrouver la fierté d’être.

    Merci!

    Bonne soirée!

  36. Danièle Fortin dit :

    Merci pour cette entrevue qui nous a permis de connaître un peu mieux le chef d’O.N. Je me désole toutefois de constater qu’aucun grand québécois n’a su insuffler une quelconque inspiration à M. Aussant qui prétend pourtant à devenir notre chef d’État. Puis-je lui en suggérer quelques-uns parmi les plus illustres : Champlain, D’Iberville, les Patriotes, Léo Major, Hubert Aquin, Pierre Perreault, Borduas, Gaston Miron, J.-P.Riopelle, Réjean Ducharme, François-Albert Angers, G.-A. Desjardins, J.-A. Bombardier, et combien d’autres ? Une seule personnalité québécoise dans la liste des plus inspirantes personnalités relevées par M. Aussant m’aurait rassurée sur son intérêt pour notre histoire nationale.
    Cela viendra peut-être…

  37. Georges Le Gal dit :

    Excellente entrevue! Excellentes questions! Aussant très inspirant! Ses réponses me troublent puisque je pensais voter stratégique!

  38. Stephan Herby dit :

    Bravo pour cette reflexion :
    ” En démocratie, on ne devrait jamais voter utile ou stratégique. On devrait toujours voter pour ce qu’on aime, pas pour ce qu’on déteste un peu moins que ce qui est en place. ”
    Le vote stratégique est en train de tuer la démocratie, c’est un véritable cancer qui ne profite finalement qu’au conservatisme…

  39. Marie dit :

    À Marion Lachapelle : avez vous écouté ou visionné d’autres entrevues de JMA? Peut-être que cela démentira certaines fausses croyances au niveau de notre ”compétence” et ”valeur” en tant que Québécois ainsi que dans l’explication de la péréquation. Je suis daccord avec vous tout de même sur le fait que ce que vous dites représente en majorité la pensée des québéquois et que tant que ce sera le cas, il sera difficile de se donner un pays.

    À Danièle Fortin: Je crois que la question mentionnait de prendre des exemples venant d’ailleurs que du Québec, et malgré cela, il à choisi René Lévesque pour le discourt. Non moi je n’en doute pas, il connait très bien son histoire et d’ailleurs veut promouvoir l’éducation plus poussé de l’Histoire nationnale car il sait que c’est comme ça que les gens comprendrons mieux ce qui se passe par ce qui s’est passé, afin de ne pas refaire toujours les mêmes erreurs et de pouvoir avancer enfin.

    Enfin, pour ceux qui le trouve prétentieux et cherche les bibites (qui ne sont pas nombreuses et qui pourraient facilement être discutées) je serait curieuse de voir une même analyse auprès des discourts des autres politiciens…JMA est tout de même humain et on a pas le choix un jour ou l’autre de faire des références, tant que ce n’est pas que ça. Pour ce qui est du vote proportionnel, j’avoue que je ne connais pas cela assez pour me prononcer mais je crois que ce que JMA voulais dire par ” voter pour ce qu’on aime” reste tout de même juste le fondement de ce que devrait être la démocratie et quoi qu’on en dise, je crois qu’il fait bien de lementionner car beaucoup semble l’avoir oublié. Par contre, je ne sais pas si sa solution au problème est réaliste et sera si productive dans les conditions actuelles…
    Dans l’ensemble, j’admire JMA pour sa franchise et son courage dans ce qu’il fait. C’est facile de le critiquer mais je pense qu’il est et de loin le plus réaliste et fidèle à lui même et à ses…

  40. Oncle Mitch dit :

    J’aurais beaucoup aimé que vous soyez encore plus complaisant, M. Bock-Côté… Juste pour repousser encore une fois les limites du possible!

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