Confession matinale. Je suis assez fasciné par ceux qui sont pris de convulsions rageuses devant les indépendantistes et qui les insultent dès qu’ils en trouvent un, sans être capables de s’arrêter. Le phénomène est visible sur les réseaux sociaux. Ils lisent un indépendantiste? Tout de suite viennent les insultes. Parmi celles-là, «pelleteux de nuages» et «socialistes»!
On leur demande alors: certes, mais pourquoi dites-vous cela? Avez-vous quelques raisons pour justifier votre aversion? On peut ne pas aimer un projet politique. Normalement, on essaie de savoir pourquoi et on prend la peine de l’expliquer au moment de cracher publiquement son venin.
Hélas, la réponse est souvent autre. «Pas de temps à perdre avec ces «épais là». D’accord. L’autre réponse ? «Ils veulent nous mettre dans le trou». Certes. Les indépendantistes veulent le mal du Québec. Je n’y avais pas pensé. Pour eux, le péquiste est un être malfaisant.
Une autre réponse: les indépendantistes sont des spécialistes du blablabla. L’anti-intellectualisme primaire hérité des pages les moins belles de notre histoire a laissé des traces sur notre culture (ni la droite, ni la gauche, n’en ont le monopole). On le voit aussi à l’oeuvre lorsqu’on se méfie de ceux qui maîtrisent bien la langue française. On les soupçonne alors d’être Français. Comme si le fait de bien parler révélait une désaffiliation de la condition québécoise.
Surtout, on a souvent tendance à voir comme du blablabla les discours que nous ne comprenons pas, peut-être par manque d’outillage culturel, peut-être aussi parce qu’un discours articulé vient heurter une sensibilité politique reformaté par les médias sociaux, où le simplisme militant est devenu la norme. Ce qui ne se laisse pas lire en trois minutes devient un insupportable bavardage théoricien.
Sincèrement, je peux comprendre qu’on s’oppose à la souveraineté. Claude Ryan était un intellectuel tout à fait honorable. Il n’était pas souverainiste. Robert Bourassa, malgré tout ce qu’on peut lui reprocher, a cherché à bien servir le Québec. Il n’était pas souverainiste. Le fédéralisme peut être raisonnable et l’est souvent.
On peut croire que le Québec n’a pas les moyens d’une indépendance par ailleurs souhaitable. On peut croire que l’indépendance n’est pas souhaitable et que le fédéralisme sert mieux le Québec. On peut être indifférent à la question nationale et croire que le Québec devrait s’occuper d’autre chose.
Mais l’antisouverainisme viscéral (je ne parle pas du fédéralisme mais bien de l’antinationalisme primaire) relève d’une autre logique. Il prend la forme d’une aversion devant tout ce qui ressemble à un discours indépendantiste articulé. L’idée que le souverainisme n’est en lui-même pas respectable me laisse croire que nous sommes devant une passion culturelle négative qui touche à une zone d’ombre de notre histoire.
Car à ce que j’en sais, l’aspiration à l’indépendance a irrigué l’histoire du Québec depuis très longtemps. On peut ne pas l’endosser. Est-il nécessaire pour autant de la vomir? Ne révèle-t-elle pas au moins partiellement le désir d’une grandeur québécoise? Un désir d’épanouissement collectif, d’affranchissement national? Une volonté de donner aux Québécois un pays qui leur appartienne vraiment, où ils ne seraient plus une minorité soumise à des institutions qu’ils se sont fait imposer. L’idée que le Québec devienne maître de son destin mérite-t-elle vraiment les crachats?
J’ai tendance à voir dans cet antinationalisme viscéral l’expression d’un vieux complexe culturel canadien-français, une forme de mépris de soi. Longtemps, il a pris la forme d’un loyalisme exagéré envers tous les signes de notre subordination politique. Il n’a pas manqué, pendant longtemps, au Québec, d’admirateurs inconditionnels de la couronne anglaise. Ils étaient nombreux à faire de leur antinationalisme une marque de fierté et parlaient de la Conquête providentielle qui nous aurait amené la démocratie. Aujourd’hui, on veut ainsi bilinguiser le Québec de force. Le français est une coquetterie pour les «de souche». L’avenir sera anglophone. Aussi bien s’y convertir pour en finir avec notre situation périphérique en Amérique, non ?
Cette haine de soi se retourne souvent aujourd’hui en admiration inconditionnelle pour le Canada anglais conservateur ou pour l’Amérique. Nous serions les perdants de l’Amérique, les anglophones seraient les gagnants. Il y a peut-être aussi là une forme d’admiration pour le plus fort, un désir de se sentir comme lui. On admire l’autre d’autant plus qu’on ne s’aime pas vraiment.
Il est possible aussi que la crise actuelle de l’idée d’indépendance (le projet souverainiste ne va pas très bien, manifestement) fasse ressortir de vieux complexes identitaires, d’autant plus violemment qu’ils avaient été refoulés à la périphérie de l’espace public pendant un demi-siècle. On ne veut plus seulement empêcher l’indépendance. On veut empêcher les souverainistes de se relever un jour. On veut en finir avec eux. Pour de bon. On ne veut plus de la carte de l’indépendance dans notre jeu politique. Les grands fédéralistes ont pourtant toujours tenu à conserver cette carte. Ils savaient que peut-être un jour, nous en aurions besoin.
De cette manière, ne cherche-t-on pas à en finir aussi avec le Québec ? N’est-ce pas avec une appartenance québécoise vécue comme un fardeau qu’on veut en finir lorsqu’on veut liquider pour de bon le vieux rêve de l’indépendance. Dans tous les cas, ce n’est pas édifiant.
C’est peut être seulement le retour de l’ascenseur?
A ceux qui pensent que les autres ne sont pas des vrais Québécois.
Ceux qui comme Mathieu Bock-Coté écrivent que les autres ont le “mépris de soi”, “haine de soi”.
Relisez-vous avant de lancer la pierre aux autres.
N’y a-t-il pas également la haine des positions plus à gauche, bien que je fasse appel aux étiquettes dont la perception varie d’autant qu’il y a d’individus qui les utilisent, disons les idées plus progressistes, socialistes voire humanistes. En fait, tout ceux qui ne se voient pas dans ce monde tel qu’il est, gouverné par la cupidité, l’égoïsme et la compétition. Il est vrai que les valeurs humanistes ne sont pas l’exclusivité des gens de “gauche”. Qu’est ce qu’il y a à dire sur ce qui caractérise ce groupe restreint…pas si restreint tout comptes faits vs la minorité du pouvoir.
Il est intéressant que vous écriviez au sujet de Finkielkraut…
De tout ce qui se passe actuellement dans l’actualité, qu’elle soit locale, pronvinciale ou internationale, est une histoire en marche; n’est il pas important de se préoccuper des choses globalement, n’avons nous pas devant nos yeux ces “lunettes roses” qui déforment trop souvent la réalité ?
Il y a plusieurs états de fait qui méritent notre attention et desquels nous nous détournons.
Nous vivons dans un ensemble de systèmes complexes interreliés dont nous comprenons très mal l’équilibre; je cite ces 2 pensées:
“Notre monde est menacé par une crise dont l’ampleur semble échapper à ceux qui ont le pouvoir de prendre de grandes décisions pour le bien ou pour le mal. La puissance déchaînée de l’homme a tout changé, sauf nos modes de pensées et nous glissons vers une catastrophe sans précédent. Une nouvelle façon de penser est essentielle si l’humanité veut vivre. Détourner cette menace est le problème le plus urgent de notre temps.” Einstein, 1949
“It is no measure of health to be well adjusted to a profoundly sick society.” Krishnamurti
je ne suis pas un indépendantiste à tout prix. Un jour nous serons indépendants lorsque nous aurons le courage de travailler fort, d’être plus riche et sans compter sur la péréquation pour vivre. Mais ce qui me désole est l’autre haine des indépendantites celle qu’ils portent contre ceux qui ne pensent pas comme eux.
Vous ne souffez pas mot de cette haine. Malgré mon préambule, pour beaucoup je suis un %&%$#$ de libéral de capitaliste à marde. Je veux la plus grande richesse possible pour se payer de bons programmes sociaux et pourtant, pour eux, je ne suis pas un bon québécois …
Une bonne proportion des indépendantistes agissent de cette façon. C’est pourquoi je ne peux être avec eux pour construire le Québec car ma façon de le faire n’est pas la leur. Pourtant je serais le candidat idéal à convaincre de voter “oui”. Dommage…
M. Bock-Côté,
Vous omettez de parler de la haine des fédéralistes de la part de plusieurs souverainistes. De la même façon que certaines personnes dépassent les bornes en attaquant les indépendantistes, certains “trolls” indépendantistes ne se gênent pas pour faire pareil. Des termes de “fédérâleux”, “dépendantistes” et autres sont monnaie courante sur le net. Les fédéralistes se font dire que, s’ils ne sont pas souverainistes, c’est qu’ils sont de parfaits épais et qu’ils ne comprennent rien à rien.
Des deux côtés il y a des “purzédurs”. Ce sont ces personnes qui enveniment le débat.
Même certains députés du PQ en viennent à bloquer de leurs comptes ceux qui ne pensent pas comme eux. Assez difficile de converser dans ces cas. Le 140 caractères n’aide en rien la conversation édifiante non plus.
Avec l’avènement de Twitter et Facebook ainsi que l’opportunité de commenter dans les différents blogues, l’anonymat que procure ces plateformes invitent les utilisateurs à oublier le savoir-vivre élémentaire auquel ils devraient s’astreindre (je l’espère) lors d’une discussion en face-à-face. Et vous avez raison: peut importe l’origine des insultes, ce n’est pas édifiant du tout.
Note au modérateur:
Mon commentaire respecte la nétiquette, Prière de publier. Cela fait plusieurs fois que je commente des articles et que je ne suis pas publiée malgré le fait que je respecte la nétiquette. Merci.
M. Bock-Côté, vous faites vraiment une excellente analyse du phénomène. Merci ! Malheureusement ce genre d’individus dont vous parlez ne vous liront pas jusqu’à la fin. Je soupçonne aussi qu’ils préfèrent s’abreuver de propos simplistes et haineux des radios poubelle.
Je peux comprendre votre réticence mais vous devriez, pour compléter votre analyse, vous pencher sur tout le mal que certains médias parlés causent à la volonté de notre peuple d’assumer son plein épanouissement politique.
Adorable comme texte! Franchement cela exprime beaucoup se que je vis a l’occasion! Arretons de regarder uniquement le cote emotif et identitaire de la souverainte, informons-nous egalement et surtout du cote economique du magnifique projet! Le federalisme nous tappe sur la tete depuis des lustres avec sa propagante contre l’economie en situation d’independance! Informons-nous avant de tout prendre pour du cash,sans faire nos propre enquete sur la question independentiste! Mes freres et soeurs ensemble nous pouvons et devons realiser ce beau pays qu’est le quebec! Informons-nous tout simplement pour que la peur laisse entrer l’estime de soi et l’exaltation d’un grand projet commun reussi!
Et si c’était que les anti souverainistes, ou anti séparatistes, sont des québécois fiers d’etre canadiens? Rien de plus. Et qu’ils ne peuvent plus blairer les séparatistes qui crachent sans retenue sur leur pays depuis si longtemps. Je ne crois pas que ce soit une haine des indépendantistes, mais de ce que représente leur projet, la fin du Canada. Peut être que les québécois pro-Canada en ont marre de voir leur pays denigré et démonisé par les leaders séparatistes, artistes, journalistes, politiciens et autres leaders d’opinion. L’inverse n’est pas vrai. Les québécois pro-Canada sont en sandwich entre les séparatistes qui les traitent de colonisés et les anglos du ROC qui traitent les québécois de tous les noms sans se soucier de spécifier qu’ils s’adressent aux séparatistes.
Y en a marre des crises existentielles… Le Québec a fait des pas de géant depuis 4o ans au sein du Canada et est maintenant une société moderne et fière. Nous avons le cul dans la ouate si nous comparons à la grande majorité des sociétés modernes. Les séparatistes entretiennent la vision que nous sommes mal traités au sein du Canada et que tout serait mieux en en sortant. Toute cette vision reste floue et du domaine imaginaire. On parle ici de préserver une excellente qualité de vie. Normalement les peuples font leur indépendance pour se sortir du joug d’un oppresseur, ou pour améliorer leur sort. Ce n’est pas le cas pour NOUS. Il reste aux séparatiste la lourde tâche de prouver qu’il serait réellement bénéfique de sortir du Canada. Preuves concrètes et vérifiables à l’appui. Pas de faux arguments basés sur une volonté de venger nos ancêtres. Nos ancêtres sont aussi canadiens et ont été des développeurs et leaders important de ce pays qu’est devenu le Canada.
Je n”hais pas les indépendantistes. Je déteste profondément leur projet de détruire mon pays.
Je ne crois pas qu’il y a une haine des personnes indépendantistes simplement pour le fait d’être souverainistes mais une fatigue généralisée des chicanes interminables au Québec. Le sujet de la souveraineté ravive ces chicanes qui ont laissé de profondes cicatrices dans les familles Québécoise et la société en général. Je vous dirai aussi que vous pourriez avoir écris votre article mais du point de vue des souverainistes qui haïssent les fédéralistes et le résultat serait le même. Pierre Falardeau crachait son venin sur les Qc fédéralistes.
Personnellement, je suis fédéraliste et fier de l’être… Mais bon j’évite de me montrer méprisante envers les souverainiste, quand on me demande pourquoi je suis opposée a l’indépendence je demande a se que l’on me prouve d’abord que le Québec sois capable de se gérer financièrement dans le cadre du Canada et sans la péréquation après je pourrais l’envisager. Et j’ajouterais je suis aussi fière d’être canadienne que je le suis d’être Québecoise, parfois même plus (quand le people québécois se referme sur lui même, se complet dans sa médiocrité et prétend se qu’il y’a de mieux au monde au lieu de chercher a devenir meilleur)
En tant quel tel, il n’y a pas de mal véritable à l’assimilation pour une population, en autant que la transition se fasse sous l’approbation générale et non sous la contrainte économique et militaire.
Le hic, c’est la disparition des éléments uniques de la population ciblée. De même que la disparition d’une espèce animale ou végétale entraîne des conséquences incommensurables, il en va de même pour les civilisations.
L’assimilation robuste et unidirectionnel des peuples amérindiens ont conduits à la perte de savoirs médicinaux et de dialectes, chacun renfermant certainement son lot de termes n’ayant aucune équivalence dans les autres langages encore existants.
On ne s’épanouie pas en se retirant dans un coin seul on est en 2012
et on a besoin des autres pour s’épanouir et évoluer
Je remarque plutôt le contraire. La majorité des fédéralistes ne sont pas fédéralistes au sens propres mais bien des gens qui n’adhèrent pas au discours souverainistes. Faisant partie de cette catégorie, je me fais traiter de nom si j’ose exprimer mon opinion. Je suis un traître, un colonisé, un inculte, et même un fasciste. Les seuls qui parlent de souveraineté de façon émotive sont les souverainistes.
Très bon article mais vous auriez dû également parler des réactions des péquistes ou séparatistes si sur tweeter vous avez le malheur de dire que vous êtes en faveur du PLQ. Je vous jure les mots utilisés sont encore pire. Si vous ne me croyez pas, faites en l’expérience. De toute façon, Tweeter n’est pas un endroit pour engager une “dicussion” sérieuse. Facebook pas tellement mieux sur les qualificatifs utilisés pour répondre à quelqu’un qui n’est pas du même avis et ce même si on peut développer beaucoup mieux un point de vue.
Et ce language abusif est utilisé par tous les partis en cause PQ, PLQ, CAQ, QS, ON et même par certains qui ne sont pas encore branché.
Comme il est bon de vous lire… quand je suis en accord avec vous! Je suis une drôle de bibite, car je n’ai jamais été indépendantiste (voir Krishnamurti – que j’adore -sur le nationalisme) et dans mon cas Harper et la crise étudiante m’ont totalement converti. Pour la première fois de ma vie je voterai “oui” au prochain référendum et je viens d’une famille libérale anglophone immigrante (Juste à voir mon nom!). Parfois je me surprends de rêver que je ne suis pas la seule… Bonnes élections… à tous!
Cette haine n’est-elle pas miroitée par les souverainistes? Termes comme “colonisé”, “lèche-cul” “maudit anglo” “Cacanada” (merci Falardeau) et j’en passe s’ont souvent utilisés bien avant q’un argument solide puise commencer. Loin d’être souverainiste j’ai BEAUCOUP apprécié l’entrevue qu’accorder Jean-Marie Aussant a CJAD; respectueux, jovial, parle très bien l’anglais et a été capable de me faire sentir que peut-être oui, le Quebec se dotera d’un pays.
Intéressant.
Je me considère fédéraliste. Non pas parce que j’ai honte de moi ou que j’ai le besoin de rejoindre la majorité forte, mais parce que les idées et les valeurs me rejoingnent davantage que celles des indépendantistes.
Je trouve ce blogue intéressant, car je pense que le mépris est dans les deux sens tout dépendamment des gens que l’on côtoie. Vous ciblez l’antisouverainisme viscéral, mais n’existe-t-il pas un souverainisme viscéral également qui peut être déplaisant?
Je n’ai aucun mépris envers vous, comme vous ne devriez en avoir envers moi. Nous avons deux visions différentes pour l’avenir du Québec, mais le but commun que l’avenir soit meilleur pour lui et surtout nous connaissons tous deux, la notion de respect.
Cela pour dire, je ne reçois pas des «Pas de temps à perdre avec ces épais là» lorsque je discute de mes opinions, mais je reçois des «Tu n’as pas l’avenir du Québec à coeur», «Tu ne connais pas ton historie» et, ma préférée avec la crise du printemps, «Tu n’es pas humaine».
Est-ce que vraiment l’inhumanité se résume à désapprouver la gratuité scolaire?
Est-ce que je suis inhumaine si je trouve inapproprié que des milliers d’enfants au Québec ne puissent manger trois repas par jour et qu’on investisse dans la gratuité pour la classe moyenne?
Le débat étudiant n’est pas en lien avec votre blogue mais tout est une question de respect.
Et il est vrai, il en manque terriblement au Québec.
Selon moi, tout problème du Québec, avec lui-même et avec le reste du pays, se résume au fait que le respect est rare.
Je l’aime mon Québec, je l’adore même, mais je l’aime dans le Canada.
Je suis une québécoise francophone et je représente une partie de ce Québec d’aujourd’hui.
Un Québec souverain ? Hiiiiiii…
Quand je serre la main molle et moite de mon Député, je n’ai pas envie du tout qu’il gouverne mon pays.
Comme le disait feu Gil Courtemanche: “les imams de l’indépendance ne ratent pas une occasion de discréditer ceux qui ne pensent pas comme eux”.
“Le message indépendantiste date du milieu des années ’60…, avant la Caisse de dépôt , la loi 101… la nationalisation de l’électricité, avant la SGF, avant Bombardier et Jean Coutu.”
” La place d’un Québec indépendant… c’était avant l’ALÉNA, la mondialisation puis la globalisation, avant l’Union Eurépéenne, avant l’Organisation Mondiale du Commerce, avant les changements climatiques..”
Ouep… les indépendantistes n’ont pas changé depuis 50 ans. Mais le monde à changé. Le Québec aussi.
Bonne chance
Jean-Luc Bilodeau :
14 juillet 2012 à 12 h 07 min
Jean-Luc, ta blessure est profonde , bon rétablissement !
Je suis tout à fait en accord avec guy peterson: je déteste le projet souverainiste car je suis canadienne j’AI UN PAYS! je n’en veux pas d’autre je suis fière d’être canadienne bien que mon pays ne soit pas toujours parfait, il demeure un de ceux les plus libres, riches et magnifique.
Je suis de celle qui veut continuer la route en construisant sur les acquis, en paufinant, en améliorant ce que j’ai et non pas en détruisant pour construire un inconnu… je suis fière de me présenter comme canadienne à l’étranger. Je sais que mon pays est respecté, ses valeurs reconnues. Ça boite plus depuis l’avènement du gouvernement Harper, mais là encore un gouvernement dans l’histoire d’un pays c’est un grain de sable sur la plage…
Annie Lefebvre dit:
14 juillet 2012 à 12 h 32 min
” Je l’aime mon Québec, je l’adore même, mais je l’aime dans le Canada.”
Annie, peux-tu expliquer un peu plus ?
Merci !
Tout a fait d’accord avec Guy Peterson – Fiere d’etre canadienne avant tout. Ca fait cinquante ans qu’on discute de devenir maitre chez soi. Mais les péquistes continuent, en 2012, a nous servir une vision émotive et imaginaire d’un pays. Quand tu veux accomplir quelque chose, tu prends les moyens pour le faire. Mais non, ils tergiversent, promettent, attendent le temps idéal, les conditions gagnantes. Le pire ennemi de l’indépendance c’est le PQ pas les fédéralistes, pas les anglophones, pas les autres provinces, pas les Etats-unis. Me faire dire qu’on va etre mieux, prospere, heureux ce n’est pas suffisant. Je veux du concret, entendre les vraies affaires – les bonnes comme les moins bonnes. Apres on décidera en toute connaissance de cause. Je ne crois pas qu’on soit a l’aube d’une telle franchise. En passant, ne comptez pas sur les réseaux sociaux pour vous renseigner. L’anonymat ne fait pas nécessairement ressortir le meilleur de l’etre humain.
Yvon dit :
14 juillet 2012 à 13 h 05 min
Yvon: je t’emmerde.
Je ne hais pas les indépendandistes, seulement leur cause. On ne peut cutionner une cause tel que l’indépendance juste pour protéger une langue. Selon moi le point principal demeure l’éconmie, que l’on me démontre clairement qu’économiquement nous serons avantager à ce chapitre si l’on se sépare et je vais y réf;échir. mais personne n’as pu me convaincre à ce chapitre. De plus, la chef du partis québécoie ne m’inspire aucunement confiance, car cette femme a été la pire ministre que le Québec a connu, alors je ne veux pas de cette incompétante à la tête du Québec.
C’est bien plus simple que ce que vous pensez:
L’église a tué dans l’oeuf tout germe d’indépendance depuis 1759.
250 ans de répression religieuse, quand on pense qu’à cette époque l’enfer était EXTRÊMEMENT craint, laisse des trace dans le psyché des Québécois.
C’est pour cette raison d’ailleurs que Ryan était fédéraliste: pas par objectivité, mais par tradition religieuse. Et c’est aussi pour cette raison que bien des fédéralistes ne peuvent s’expliquer pourquoi ils sont fédéralistes.
Un jour, lorsque le détachement avec le clergé sera complet, même dans l’inconscience collectif, alors le fédéralisme sera mort.
J’ai pas de haine envers les indépendantistes mais j’aimerais qu’ils m’expliquent pourquoi après 50 ans de militantisme/discours nationaliste et 2 référendums; ils ne parviennent toujours pas à voir une certaine réalité en face. Cette réalité est la suivant: est-ce possible que la souveraineté du Québec ne soit pas fondamentale et peu réalisable de nos jours ?
Denis Vallières :
14 juillet 2012 à 15 h 16 min
Denis, combien aimerais-tu gagner pour que je puisse t’aider à devenir indépendant de fortune?
Les fédéralistes n’ont que ce problème, mais cette objectif ne dépend que de vous pas de vos compatriotes!
Ils y a des riches même en Grèce !
Je ne crois pas que cette haine des souverainistes existent réellement, comme je ne crois pas qu’il existe une haine des fédéralistes.
Je crois surtout qu’il y a beaucoup de petit comique qui sont trop excités par l’anonymat que leur procure internet et qui en profitent pour cracher sur tout.
Par contre, j’ai remarqué que c’est foutu troll qui polluent les blogues sont plus souvent qu’autre chose des fédéralistes de droite. Des trolls de gauche, très rare. Des trolls souverainistes, très rare. Des trolls seulement fédéraliste, très rare. Des trolls seulement de droite, très rare.
Mais des trolls fédéralistes de droite, il y en a à la tonne et ils sont souvent haineux.
Pourquoi? J’adhère à votre théorie du mépris de soi. En général, depuis 50 ans, le peuple québécois est à la recherche d’une sociale-démocratie de plus en plus indépendante du Canada. Seul le PLQ actuel déroge à cette tendance. Ces gens qui méprisent la gauche et les souverainistes à la fois, selon moi, tentent de se définir comme antagoniste du Québécois moyen. Ils cherchent à être à part du Québécois typique qui est de centre et moyennement nationaliste.
Être Québécois équivaut à avoir une maladie vénérienne pour ce genre de gens et la moindre ressemblance avec leur peuple leur font hérissé le poil sur le dos.
Excellent article!
Ce qui est vraiment marrant c’est de lire les commentaires des gens qui essayent de justifier leur haine.
Les anglos ont un terme pour expliquer ça : «Haters gonna hate.»
Je crois que la cause est beaucoup plus simple, il y a des idiots dans la société et ils sont plus nombreux que vous le croyez. Tellement de monde qui sont incapable de suivre un débat ou d’en faire un civilisé.
Personnellement, je suis très sympathique à la cause indépendantiste.
Cependant, j’estime fondamental de respecter les opinions qui divergent de la mienne ainsi que celles et ceux qui les défendent. Or, comme un bon nombre de fédéralistes l’ont souligné avant moi, la « haine » que vous décrivez n’est pas unidirectionnelle. À mon sens, celle-ci s’est amplifiée depuis l’essor des blogues et réseaux sociaux. Sans vouloir être passéiste, il me semble qu’à l’époque où l’expression des opinions passait, entre autres, par le courriel (postal) des lecteurs, les gens devaient non seulement s’identifier, mais étoffer leur argumentation, faute de quoi ils étaient évincés du débat. On arrivait ainsi à réfléchir et à rehausser sa propre pensée.
Actuellement, c’est plutôt la cacophonie des insultes qui prévaut. C’est dommage.
Au Québec, nous sommes tous cocu. Mais, 40% ne sont pas content.
Le fin mot de l’Histoire qui explique le problème non résolu: Les Fédéralistes MOUS. Je n’ai pas de mots assez durs pour les décrier. Ce 10% à 15% qui passe d’un bord à l’autre au moindre coup de vent fait perdurer un bobo qui, selon moi, devrait être guéri depuis déjà longtemps (1980). Que voulez-vous, Faut faire avec…Misère!!!
Je suis indépendantiste, et signe mon véritable nom, si jamais on veut nuire à ma carrière ou d’autres causes personnelles. Je n’en veut pas aux «haisseurs» des indépendantistes québécois parce qu’au fond, je désir profondément «détruire» le Canada, c’est mon seul but. Bien sûr, j’espère que le peuple québécois survive à un futur multiculturaliste mondialisé, qu’on prospère et n’hésita jamais à sacrifier quoi que ce soit pour le pays Canada qui inclut le destin Québécois. Mais c’est tout-à-fait normal de nuire tacitement et subtilement aux intérêts personnels des indépendantistes puisqu’ils constituent une menace à la sécurité nationale canadienne et veulent faire perdre une part importante du territoire et des ressources canadiennes. En fait, n’importe quel pays ne reculerait devant rien pour attaquer, détruire ou faire souffrire un peuple ou faction désirant «voler» une part du territoire, n’imaginant que de rares guerres dérogeant à cette leçon historique.
Personnellement, je ne suis pas insulté de voir les méthodes puissantes que mènent l’argent, le pouvoir et les réseaux de contact, lorsqu’il s’agit de prévenir une sécession. Que la Loi, la constitution, la morale ou la gentillesse ne peuvent remplacer le caractère suprême de l’intérêt national. Respectant l’honneur que me fait l’intention juste et candide que l’entité canadienne fait d’intégrer la culture québécoise comme définissant celle canadienne, se souçiant souvent même de nous donner grâce d’y enlever et minimiser l’origine centenaire canadienne-française de celle-ci. L’immigration rapide et de formation fédérale est une bénédiction indescriptible pour l’identité québécoise, nous permettant d’assister quotidiennement à des «ghettoîsations» culturelles, multiculturelles, linguistiques et de classes sociales de façon débridée et libre. J’en remercie le Dieu tout puissant, d’effectuer une transition si rapide vers l’éclatement des cultures locales.
Que c’est facile d’accuser et de juger les autres surtout ceux qui ne pensent pas comme nous. J’aimerais vous rappeler que la haine du Canada, notre pays, un des meilleurs au monde n’est pas acceptable pour les fédéralistes. Le chialage de tout ce qui est canadien nous tombe sur les rognons. Les insultes lancés aux fédéralistes tels que vendu, traite, assimilé, malade, ça va pas bien dans la tête, maudits anglais courent depuis des décénies. Ce n’est que depuis quelques temps que la majorité silencieuse peut exprimer sa grogne de l’insolence, l’effronterie des séparatistes qui crachent sur le Canada tout en acceptant les Milliards que les provinces riches nous donnent ($8.6 Milliards en 2011-12) pour que nous ne tombions pas en faillite. Et vous voulez l’indépendence…. eh ben là, je pense que ça va pas bien et nous en avons marre. BTW, ,notre estime de soi va très bien.
Un différentiel entre pequistes et souverainistes devrait être fait . L’un est forcement l’autre mais pas a l’inverse , je suis souverainiste et ciboirement non péquiste . Se demander pourquoi des jeunes font partis des jeunesses libérales et ensuite parler des hantises souverainistes de certains….cela n’aide pas aux échanges entre les deux parties…Matthieu …svp
Salut Mathieu,
Je t’adore, j’adore tout ce que tu écris, tu est un grand analyste et lorsque je te lit je suis toujours d’accord avec ce que tu dis. J’ai moi même vécu certain commentaire de personne qui n’aime pas les indépendantistes. Ont dirais que le monde sont devenus amèrent depuis la défaite de 1995, ils ne veulent plus en parler ou ne semble ne plus aimer cette option national qui est pourtant quelque chose de bien pour nous, une grande idée. Je suis souverainiste, oui, et je suis triste en pensant au pays que nous aurions pus avoir. de notre destiné et de notre rendez-vous avec le monde que nous avons manqué. Je suis aussi triste de voir comment notre belle nation est en train de se faire littéralement volé par les Libéreaux qui vendent a qui mieux mieux nos ressources, notre pays. Il sont en train de tout détruire ce que pour quoi nos parents ce sont battus. Il es évident que Charest est en mission commandé par Ottawa depuis longtemps afin de faire sur que nous ne pourrons un jour nous relever de notre défaite, faire de nous une minorité chez nous, en terminer avec nous un bonne fois pour toute.
Nous avions les moyens a l’époque de Parizeau, nous avons seulement eu peur de l’inconnu. Ils avaient emmener toutes les conditions favorables a l’indépendance les Péquiste de l’époque, maintenant ils n’ont plus les appuis et les grand hommes afin d’accomplir ce vieux rêve adéquatement, ce qui est bien dommage. Il n’est pas trop tard, ce que sa nous prendraient c’est un grand leader et un réveil des Québécois . N’ayez pas peur de l’inconnu mes frères!!! Prenons notre futur en main, fesont NOTRE PAYS!!! ….mais cela est-t-ils encore possible ??
Le commentaire de Guy Peterson me rejoint complètement.
Les anti-fédéralistes viscéraux, ils lisent fédéralistes? Tout de suite viennent les insultes. Parmi celles-là: larbins, colonisés, cocus contents, traîtres à la Nation à la solde des Desmarais.. une opinion bien articulée et on nous accuse de déféquer sur les francophones..
On peut pour autant de ne pas l’endosser. Est-il nécessaire de vomir le fédéralisme?
On veut bilinguiser “de force” le Québec alors que 62% des parents désirent l’anglais comme outil pour leurs enfants?
On voudrait faire l’indépendance “de force” en suivant cette même logique.. avec un faible 40% de souverainstes!
Le dernier sondage ne dénombre plus que 13% pour les conservateurs au Québec… Pourtant une majorité de Québécois (60%) demeurent fédéralistes.. par la voie du NPD… L’admiration pour le Canada anglais conservateur est pratiquement inexistante au Québec..
L’idée d’indépendance en crise? Non elle est fait du surplace..
Qui veut empêcher les souverainstes de se relever un jour? C’est accorder un pouvoir qu’ils n’ont pas aux fédéralistes.
Au contraire, les souverainistes ont toujours pu compter sur l’appui des forces médiatiques, artistiques. Il serait faux de prétendre que le message souverainiste a pu échapper à un quelconque québécois..
Ce sont les souverainstes qui méprisent l’intelligence citoyenne en mettant sur le compte de l’ignorance l’échec de leur adhésion au projet souverainste.. Faut les instruire, leur parler de souveraineté encore et encore.
Aucun souverainiste n’ose s’avouer l’invraisemblable pour eux..Une majorité de Québécois tiennent à leur alliance canadienne et au rayonnement non négligeable de la langue française sur cette immense territoire.
La haine de soi? Non c’est davantage perpétuer l’héritage de nos ancêtres que de ne pas céder nos droits ancestraux d’un océan à l’autre…
Et bien moi, je trouve ça normal qu’on déteste les indépendantistes (dont je fais parti) Et jusqu’à maintenant, il n’y a pas eu trop de sang qui a coulé donc, c’est une bonne nouvelle. Car voyez vous, c’est tout un projet que de faire un pays. Et ça ne peut se faire sans vague.
Le seul désire qui devrait motivé toute personne à faire un pays est la soif d’autonomie. J’aime bien le Canada. C’est un beau pays mais ce n’est pas le mien. C’est tout. Quand je le visite, je ne me sens pas chez moi. Du tout. On me reçoit très bien…en tant que touriste. Et c’est ce que je suis à leurs yeux au même titre qu’un Japonais. Et c’est bien ainsi.
Mais c’est une guerre. Il y a des imbéciles des deux côtés. Et on y peut rien. Je pense simplement que le peuple Québécois ne va pas survivre dans le Canada. Il va disparaître. Mais l’assimilation est un choix aussi. Ce n’est ni bon ni mauvais. Je pense que cette menace constante d’indépendance nous a permis d’avancer comme peuple à l’intérieur du Canada dans les dernières décennies. Mais bon, j’espère juste que les fédéralistes vont avoir raison et qu’on va continuer de survivre…mais j’ai des gros doutes là dessus.
Moi je dis aux fédérastes; Allez vivre au Canada pendant quelques mois,restez-y assez longtemps pour vous mettre a penser en anglais dans votre tête…Si cela ne vous défais pas en dedans, vous etes vraiment Canadiens…Le canada c’est beau, mais nous n’avons aucun trait commun entre nos deux nations.Je suis billingue et j’ai habité au Canada pendant plusieurs années…Je suis revenu au Québec parce que ici je suis chez-moi…Oui j,ai une ceinture fléchée(une vraie) et j’ai des amis canadiens qui comprennent mon point de vu car je leurs ai expliqué…Je n’ai pas chié sur eux ou la conquête mais affirmé nos différences…Ma famille est ici depuis 1690 et nous avons combattus aux cotés de Frontenac,Pierre-Lemoyne-D’Iberville…sur les plaine et aussi avec les Patriotes à Longueuil…Je suis de souche,mais ouvert …Ma femme est Indienne, pas Huronne pas Hindou,elle vient de l’Inde…en plus d’être billligue et souverainiste je ne suis pas raciste…Je ne peux pas en dire autant de plusieurs fédéralistes unilingues francophones qui n’ont jamais vécu au Canada mais qui tueraient leur voisin immédiat pour sauver “leur” pays dont ils ne connaissent ni l’histoire ni la langue…Apprenez votre histoire(faites votre arbre généalogique) et apprennez la fierté…Ouvrez-vous au monde et vous allez comprendre ce que s’est que d’etre souverainiste…
Merci, I AM NOT CANADIAN!
@Serge Lavigueur
Pourquoi devrais-je aller vivre au Canada ? J’y vis déjà et depuis fort longtemps. Je suis totalement québécois, mes ancêtres se sont battus aux côtés de Louis Riel. J’ai aussi habité en Europe pendant 4 ans, je suis revenu . Je ne perçois aucune contradiction entre ma nationalité québécoise et mon passeport canadien, Personne ne peut vous obliger à aller vivre en Alberta , pas plus qu’au Danemark. Ce n’est pas une raison de vouloir se proclamer une république.
Nous n’avons pas besoin d’avoir les atomes crochus avec les Canadiens des autres provinces pour cohabiter dans un ensemble politique. Si c’était vraiment dans notre intérêt il y aura longtemps qu’on serait indépendant. Mais non, deux fois en l’espace de 15 ans nous avons voté pour garder le lien canadien. Mais les souverainistes continuent de crier au vol du référendum, à la tricherie des fédéralistes. Allez donc en faire un troisième si vous voulez, il ne passera pas plus. Mais de grâce rendez-vous compte qu’à chaque référendum perdu, le Québec s’affaiblit.
Pour tous ceux qui aiment le Canada, les « Canadians » ne parlent pas le français; ils parlent seulement l’anglais ailleurs dans ce pays au nord du 49e parallèle. Ils n’ont rien à faire avec votre culture et vos idéaux sociaux-démocrates. Le bilinguisme n’est qu’une façade.
Et il existe encore cette impression des Québécois où le ROC les perçoit, injustement et à tort, comme des fils de quarante ans et plus, vivant encore au crochet de leurs parents, voulant garder toute autonomie et indépendance tout en se sécurisant par la présence économique et politique du Canada en demeurant dans leur maison. Cette impression ne réjouit pas tous les anglo-canadiens. Ils les entrevoient comme des enfants gâtés qui veulent leur gâteau et le manger tout en arborant de temps à autre, le spectre de l’indépendance pour faire valoir leur point de vue.
Mais en même temps, on ne peut comprendre ceux qui se disent fédéralistes et francophones et qui méprisent ceux (indépendantistes et souverainistes) qui luttent pour leur langue et leur culture. Ces mêmes gens, en prenant le fruit du travail des autres, leur font la morale au sujet des accommodements raisonnables et autres pacotilles du multiculturalisme. Les termes fédéraliste et francophone sont un oxymore.
En passant, c’est justement le combat de gens comme les patriotes de 1837, des partis indépendantistes, de nos ancêtres et de tous ceux qui parlent le français par « cœur » qui permet à la gent fédéraliste de pouvoir parler et de vivre en français dans leur patelin au Québec. Si ce n’était que d’eux, il y a longtemps que l’assimilation culturelle et linguistique anglophone serait complète.
Les francophones du Québec (et ailleurs au pays) demeurent toujours la mariée d’un mariage exogame forcé de deux nations, vivant dans une situation patriarcale précaire, où ils doivent continuellement soumettre leur façon de gérer leurs affaires personnelles à l’approbation de leurs conjoints fédéraux que ce soit au niveau judiciaire, législatif, linguistique, social ou économique.
Merci Pierre pour cette merveilleuse leçon d’histoire. Grand merci aux souverainistes qui à eux seuls nous ont permis de conserver notre langue. C’est vrai, le Canada est un goulag qui nous retient de force, contre notre volonté, qui nous écrase constamment. Sans le Canada nous serions la région la plus prospère en Amérique, un paradis quoi. Merci de nous le rappeler. Je ne comprends pas encore pourquoi le projet souverainiste tourne en rond depuis 40 ans, c’est tellement évident comme ce serait meilleur.
Vous avez raison, on ne peut être un vrai francophone qu’en étant souverainiste. Votre discours ressemble à celui des ” bons Allemands” déjà entendu….
La reponse à M. Bock coté est simple: les indipendentistes sont fortement antipathiques! je suis une importée ( par mon mari québécois de souche) au Québéc et cette question de la langue, du racisme envers les anglophones est vraiment détéstable! Les indipendantistes se comportent comme les WASP..Ils se sentent fiers de quoi? Ils ne sont pas differents des autres, il n’y a rien de particulier ici, sauf que le soidisant modèle québécois est une imitation des gauches les plus extrèmes européens. Elle n’est pas une social-démocratie, mais bien une démocratie socialiste, pleine de limitations à la liberté individuelle et avec une taxaction trop élévée. Les personnages independantistes qu’on voit à la télé sont extremement odieux. ils se pensent meilleurs sans aucune raison et le victimisme sur le passé est injustifiable, étant donné que tous les peuple ont eu dans leur passé des choses bien pires..Ils se plaignent de quoi au juste, quand ils profitent bien de la péréquation? Oui, M. Bock Coté, les indipendantistes sont fort antipathiques, et ça suffit voir les personnages politiques du PQ…
Si les fédéralistes passent aux insultes immédiatement sans argumenter, c’est qu’il n’y plus d’arguments ni avantage au Québec à demeurer dans le carcan canadien et il le savent inconsciemment. Si le Canada à gagné le dernier référendum c’est grâce à la tricherie et les fausses promesses, ces fausses promesses ne passeraient plus aujourd’hui et ça aussi ils le savent. Le Canada va continuer à exister après l’indépendance du Québec, s’il le veut et ils se feront un pays à leur goût, même que la majorité des Canadiens pensent que leur Canada fonctionnerait mieux sans le Québec, alors pourquoi s’entêter à se faire souffrir.
Nous vivons actuellement dans une campagne de dévalorisation de tout ce qui est Québécois, et ce n’est pas fortuit. Les fédéralistes et le Canada savent que plus le Québec et les Québécois seront insécures, petits et sans confiance, mieux c’est pour le Canada, il y a quelque chose de morbide là-dedans, c’est carrément de l’auto-mutilation.
Michel,
Si ce que vous dites est vrai, qu’attendez-vous pour passer à un autre référendum ? Non, il vous faut sortir le dinosaure Gérald Larose des boulesà mites pour revoir les 200 ++ études sur la souveraineté afin de nous convaincre de quelque chose que toutes ces études, deux campagnes référendaires, trois gouvernements souverainistes ont été incapables de faire depuis 40 ans. Et vous vous consolez avec votre soi-disante victoire morale des tricheries de vos ennemis. Votre cassette est usée à force de jouer et de re-jouer. Ce serait peut-être le temps de changer de discours, non ?
Un peu de psychologie pour essayer de comprendre.
Peut-être que vouloir à tout prix l’indépendance est l’un des signes de notre dépendance? À l’inverse, peut-être que d’avoir peur de l’indépendance est l’un des signes que certains auraient peur de perdre cette dépendance?
C’est comme pour l’amour, on se sent toujours plus en harmonie si on a la chance d’être avec quelqu’un dont on aime les qualités, plutôt que d’être avec quelqu’un dont on dépend, malgré tous ses défauts.
Merci M. Beauchesne, d’exprimer votre frustation et démontrer l’absence d’argument effectif des fédéralistes. C’est effectivement le cas, le Québec à perdu les référendums par la malhonnêteté et les fausses promesses, c’est bien de vous en rendre compte. Effectivement, les études sont nombreuses et démontrent que le Québec serait mieux libre que dans la position paralysante actuelle. Même la très canadienne Institut Fraser à due l’avouer le Québec serait économiquement mieux indépendant. Vous ne semblez pas aimer Gérald Larose, consolez-vous il est à la retraite. Le Québec semble reprendre goût à la vie, malgré le dénigrement systèmatique et continuel de tout ce qui est Québécois par les fédéralistes, c’est fort encourageant et ça redonne confiance dans l’avenir.
Ce dont vous parlez ici dans votre chronique, vous le décrivez bien mais vous n’osez pas dire son nom.
Colonisé Oui, c’est de cela dont vous parlez du syndrome du colonisé! Ce n’est pas un phénomène unique au Québec mais bien à toute les sociétés où a eu lieux une colonisation.
Cette attitude du mépris de son propre peuple, du refus de même penser que son propre peuple mérite mieux et est capable de faire mieux en restant lui même est le propre de l’être colonisé.
Ils faut expliquer à nos compatriote qu’il y a des conséquences à rester dans la fédération Canadienne pour notre peuple parce que les adversaires du projets indépendantistes eux ne le ferons pas.
Il faut oser dire les choses comme elles sont et les colonisés qui empoisonnent l’avenir du Québec par leur mépris mérite de ce le faire dire!
@Michel,
Mais ce sont ceux qui prônent un changement constitutionnel majeur qui ont le fardeau de la preuve, surtout quand le peuple s’est déjà exprimé deux fois pour conserver le lien canadien. Prouvez-nous que ce serait meilleur en déclarant notre indépendance et arrêtez de nous demander des arguments pour rester. À ce que je sache il y a une longue file d’attente pour rentrer au Québec tel qu’il est..
Et surtout arrêtez de qualifier ceux qui sont contre le projet du PQ comme des traîtres ou des colonisés. Si c’est votre meilleur argument vous serez condamné à ne jamais franchir le cap de la majorité. Vous mépriser ceux qui ne sont pas de votre opinion et en même temps vous les accusez de mépris envers vous.
Gérald Larose est le président en titre du Conseil de la souveraineté. Il a aussi été nommé responsable des États Généraux de la Souveraineté par Mme Marois en mars 2012, vous appelez cela une retraite ?
BTW qui dit que le Québec ne serait pas viable, certainement pas moi
Ben moi je suis indépendantiste et j’en suis fier, a chaque fois que je le mentionne personne m’insulte en face mais dans des blogues ils le font car ils ont pas le courage .Je pense de mon coté que les fédéralistes ont pas de couilles et pas de vrais convictions politique. En 95 ils ont gagné par la tricherie et apparemment les canadiens nous aimaient, foutaise. Les Quebecois doivent vouloir travailler davantage et faire des sacrifices pour la souveraineté je m,en cache pas mais ils ne perdront pas grand chose a part de ca mais ils gagneront la fierté d’un peuple libre. Allez les fédéraleux commenter maintenant…..
@M. Beauchesne
«Mais ce sont ceux qui prônent un changement constitutionnel majeur qui ont le fardeau de la preuve»
Le Québec a été annexé au Canada-Uni en 1840, et nous n’avons pas été consultés. Pour l’Acte de l’Amérique du Nord britannique de 1867, nous n’avons pas été consultés non plus…Pour le coup de force de Trudeau de 1982, notre «non» voulait dire un «oui», Trudeau avait promis des changements dans le sens des revendications du Québec la «tête sur le billot»,
Notre aéroport principal porte aujourd’hui le nom de notre soumission. Un peu comme si, au lieu d’aterrir à Paris Charles-de-Gaulle, vous attérissiez à Paris-Laval ou Paris-Pétain..
Méchant complexe M. Marier. Les Gaulois n’ont pas été consultés par les Romains non plus, mais c’est pourquoi nous parlons une langue latine.
Nous avons été consultés en 1980 et encore en 1995 et peut-être encore dans le futur. Ça fait 40 ans que vous sortez les mêmes arguments avec le même ton de pauvre victime martyrisée. Votre comparaison totalement exagérée entre les collaborateurs nazis et le régime Trudeau le démontre amplement. La diabolisation de ceux qui ne mangent pas de votre pain ne contribue aucunement à l’avancement de votre cause et ne fait qu’affaiblir vos arguments légitimes.
J’aime beaucoup votre article M. Bock-Côté. Vous mettez en mots une analyse que je n’arrivais pas à exprimer. J’ajouterais une petite remarque qui découle d’une lecture des échanges sur le sujet de la souveraineté. En fait, je trouve que les gens commentent beaucoup de façon émotive et rapportent des phrases répétées par les différents partis pour véhiculer leur option. Ce que je déplore, c’est que les gens en général sont prompts à faire des affirmations non vérifiées. J’y voie un grand danger dans ce genres d’échanges, car beaucoup sont vulnérables aux campagnes de peur et n’iront pas vérifier la validité des affirmations. Mais bon, ceci dit, je prône une bonne éducation sur les enjeux dans le dossier sur l’indépendance du Québec. C’est la seule et unique façon d’avoir une opinion éclairée et ainsi en débattre.
O. Lessard
Une bonne analyse de MBC !
Pourtant !
Au moins 194 nations actuellement membres de l’Organisation des Nations-Unies (ONU) ont affirmé haut et fort à divers moments de l’Histoire (une quarantaine sont devenues indépendantes depuis 1980), que :
« L’indépendance est le plus grand de tout les biens.»
Ignacy Jan Paderewski, grand compositeur de musique
et Premier ministre la Pologne libre (1919)
« Aucune colonie ayant conquis son indépendance
ne s’est jamais replacée volontairement
sous le joug d’un autre peuple.
Mohandas Karamchand Gandhi
« Tant que l’indépendance n’est pas faite, elle reste à faire.»
Gaston Miron, poète Québécois
L’indépendance politique du Québec, c’est la maîtrise des leviers politiques et économiques essentiels à une nation moderne.
Ce qui permet d’établir des relations normales d’égal à égal avec toutes les autres.
Peut-on s’en priver sans sombrer dans l’insignifiance et disparaitre plus ou moins vite ?
« Notre lutte pour l’indépendance nationale n’aurait aucun sens,
si nous étions collectivement disposés à abandonner notre langue
pour devenir anglophones.
Nous pourrions parfaitement nous fondre dans le Canada,
pays foncièrement anglais où il fait bon vivre
pour ceux qui ont perdu leurs racines et leur âme.» – Un Québécois
Finalement,
CE QUE LES ANGLAIS PENSENT DE LA LUTTE POUR L’INDÉPENDANCE ET LA LIBERTÉ…
« Pourquoi un homme aimerait-il ses chaînes, fussent-elles en or ? »
o – Francis BACON, écrivain anglais (1561-1626)
« Tout esclave a en main le pouvoir de briser sa servitude »
o – William SHAKESPEARE, auteur anglais (1564-1616)
« Les peuples corrompus préfèrent le bien-être de l’esclavage
aux rudes efforts de la liberté. »
o – John MILTON, poète anglais (1608-1674)
Très sincèrement,
Jean-Luc Dion