La pédophilisation de la culture

- 1 mai 2012

D’abord et avant tout, je le précise: je ne connais rien, mais rien, à la mode. Avant d’être civilisé par ma copine, je me trouvais rusé d’acheter mes jeans en paquet de cinq chez Costco. Ma boutique fétiche? Moores! Bon prix, bonne coupe. Vous connaissez? Moi je connaissais. Vous voyez le genre? Mais il n’est pas nécessaire de connaître grand-chose à la mode pour savoir que quelque chose de louche se passe dans cette industrie. J’assistais hier soir à la première représentation du documentaire Girl Model. J’en suis sorti bouleversé. Je jette rapidement sur papier quelques réflexions sur ce documentaire troublant. Rien de tout cela ne sera parole d’expert. J’écris ici comme un homme parmi d’autres qui se fie seulement à ses impressions quotidiennes pour décrire le monde qui l’entoure.

Je résume le tout à ma manière: on suit le parcours d’une jeune fille de 13 ans recrutée en Sibérie par une agence de mannequins mondialisées. Une jeune fille destinée au public japonais. Jeune fille: le mot n’est pas de trop. Elle n’a pas de fesses. Pas de seins. Pas de hanches. Elle a un corps d’enfant. Mais un corps filiforme. On la déracine de son patelin. On lui promet une carrière de top modèle planétaire. Sa famille espère beaucoup de cela. On la jette à Tokyo. Où elle peine à décrocher des contrats. Où elle demeure dans un appartenant minable avec une autre mannequin-enfant. Au terme de cette aventure insensée, elle retournera dans son bled sibérien. Pour le requitter quelques mois plus tard. Et redevenir un mannequin itinérant de seconde zone dans le marché de la beauté asiatique.

Fin du compte-rendu. Je ne suis pas critique de film. Ce qui m’intéresse, c’est la réalité que donne à voir  ce documentaire. Appelons là la pédophilisation de la culture. L’expression n’est pas trop forte. Notre société fonctionne à partir d’une hypocrisie terrible. D’un côté, elle a criminalisé la pédophilie comme jamais on ne l’a fait dans l’histoire. Le pédophile n’est pas loin du meurtrier dans la culture contemporaine. La pédophilie n’est plus une préférence sexuelle mais une pathologie criminalisée. De l’autre côté, l’industrie de la mode travaille à temps plein à redéfinir la beauté féminine selon une image fantasmée de la femme-enfant. Il suffit de se rappeler de la campagne de Prada, il y a quelques mois, qui mettait de l’avant des mannequins de 14 ans.

Cette culture pédophile repose en quelque sorte sur une haine étrange du corps féminin. Le problème principal, c’est évidemment l’idéal de l’extrême minceur. Donc de la maigreur. Il a contaminé toute la société. J’ai connu des très belles femmes qui perdent de leur beauté à force de s’amaigrir maladivement. Elles en venaient à détester leur corps parce qu’il s’agissait d’un corps… de femme. Elles s’auscultent tous les jours et se persuadent qu’elles sont moches. Qu’elles sont grosses. Qu’elles doivent se mettre au régime. Adieu le plaisir des sens. Et bien évidemment, adieu la bouffe. Je plains leur copain.

Je consulte de temps en temps les magazines féminins de ma copine. Elle doit être exaspérée de m’entendre toujours répéter la même chose. Chaque fois, lorsque je jette un œil sur l’univers des mannequins, je répète la même chose: ces femmes ne sont même pas belles. Elles sont décharnées. Je cherche le sein à caresser. La fesse à saisir. La chute de rein devant laquelle me pâmer! Rien. Rien. Rien. On nous propose des grandes perches androgynes comme modèles de beauté. Moi, l’androgynie, je n’aime pas. Ça m’énerve. J’ai comme l’impression qu’on me demande de m’exciter pour mon petit frère. Et je me demande: comment les femmes se sont-elles laissé convaincre qu’on trouvait là des modèles de beauté? Pourquoi veulent-elles leur ressembler?

On dit souvent que les hommes sont responsables du mauvais sort de la femme. Mais ici, il nous faut plaider, messieurs, collectivement non-coupables. Je ne connais personne, personne (sauf les pédophiles, mais ceux-là, ce sont des malades) qui s’excite pour une androgyne de 13 ans. Je ne connais personne qui s’imagine la beauté à partir de tels critères. D’ailleurs, le cinéma populaire confirme mon sentiment. Ici, c’est la loi du marché, il faut plaire aux hommes. Les standards de beauté ne sont d’un coup plus les mêmes. Lorsque nous parlons des belles femmes dans le cinéma américain, nous pensons à Angelina Jolie, à Jennifer Lopez, à Eva Mendes. En France, nous pensons à Sophie Marceau. Ou encore à la télé, à Laurence Ferrari. Avez-vous déjà entendu un de vos copains se pâmer devant Kate Moss? Avez-vous déjà bavés ensemble pour une ado maquillée comme une junkie? On parle de femmes-femmes, pas de femmes décharnées.

Ce qui est absent de ces critères de beauté (qui ne sont quand même pas des critères venus de nulle part), c’est le désir masculin et sa représentation de la beauté. La beauté de la femme ne devait-elle pas au moins un peu se définir dans le regard de l’homme? Plus maintenant. Nous sommes de trop, messieurs. En fait, le désir masculin a été chassé de l’univers mental de la mode, au même moment où on a condamné la vieille idée de la complémentarité des sexes. Proposer une distinction fondamentale, à la fois psychologique et physique entre l’homme et la femme, n’est-ce pas du sexisme grossier? Les sexes ne sont-ils pas des constructions sociales arbitraires, comme nous le répètent les théories radicales en sciences sociales? Et bien non, non et non. Évidemment qu’il y a de la construction sociale dans la féminité et la masculinité. Mais il n’y a pas que ça.  Et à quel moment s’est-on imaginé que l’indispensable égalité entre les sexes devrait passer par leur abolition?

Et disons quelque chose de la beauté. La beauté n’a rien à voir avec la transparence juvénile d’un enfant encore fragile. La beauté n’est pas la pureté dématérialisée. La beauté n’est ni chaste, ni vierge. La beauté s’est mélangée au monde et s’est laissé travailler par l’imaginaire sensuel et sexuel tel qu’il structure la condition humaine depuis toujours. La beauté doit suggérer. Elle doit tenter. Elle doit laisser deviner une part insaisissable que l’on veut conquérir. La beauté vient avec la sensualité, avec la personnalité. Elle n’a rien à voir avec la transparence de l’enfance maquillée par un imaginaire pédophile. La beauté qui n’a pas été sculptée par l’âge adulte n’est pas la beauté désirée. On dit que c’est à trente ans que les femmes sont belles. Il semble bien que notre société n’a toujours pas compris toute la signification de cette affirmation si juste.

Vous serez certainement renversés. Il y a quelque chose de malade dans notre monde. Les modèles esthétiques qui déterminent notre culture et qui sont produits par l’industrie de la mode sont pervers. Je l’ai dit, ils reposent à la fois sur l’esclavage des femmes et la censure du désir masculin. Ils reposent sur une mystification androgyne de la beauté. Sur l’idéal d’une société indifférenciée. Alors qu’on ne vienne pas nous parler de l’offre et de la demande. La femme ne demande pas qu’on la décharne. L’homme ne désire pas une femme décharnée. Ce n’est pas sans raison que l’industrie de la mode fonctionne en rupture avec les exigences élémentaires du sens commun. Cela ne l’empêche pas d’avoir une influence destructrice.

Le succès d’une série comme Mad Men ne suffit-il pas à nous convaincre que la différenciation sexuelle demeure une exigence anthropologique forte logée au cœur de la nature humaine. Évidemment, cette différenciation, dans Mad Men, est surchargée de stéréotypes, de préjugés, dont nous nous sommes heureusement délivrés. Je ne rêve aucunement à un retour aux années 1950. Aucunement. Et l’égalité des sexes ne devra jamais être remise en question. C’est une nouvelle question qui s’ouvre à notre époque : repenser la différenciation sexuelle, contre l’indifférenciation androgyne, dans les paramètres de l’égalité démocratique. Personne ne saura exactement faire. Mais au moins, nous saurons que nous faisons fausse route.

Aucune loi ne peut vraiment transformer en profondeur les préférences esthétiques qui définissent une culture. Ce qu’il faut souhaiter à l’univers de la mode féminine, c’est plutôt une «contre-révolution» culturelle. Il est temps que l’image de la femme se réconcilie avec la féminité et qu’elle celle de chercher à l’éradiquer. Et il est temps aussi que la femme se délivre de l’imaginaire malsain de ceux qui croient l’embellir en la décharnant. Et je suis convaincu d’une chose: le jour où elles auront réintégré le désir masculin dans leur manière d’imaginer la beauté, les femmes cesseront de voir dans une adolescente au seuil de la puberté un modèle de beauté. Elles cesseront de s’imaginer que c’est en se délivrant de leurs corps qu’elles seront belles. Elles cesseront de croire qu’elles doivent suivre les conseils de l’industrie de la minceur pour plaire. Se pourrait-il qu’ici, pour une fois, l’émancipation féminine s’appuie sur le regard masculin dans ce qu’il a de plus .. désirant? Du moins, partiellement? Je le crois bien.

***

La jeune vedette malgré elle de Girl Model.

Girl Model

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16 commentaires

  1. Laurence dit :

    Je pense que si les femmes ont comme modèle de beauté des enfants c’est qu’inconsciemment elles se sentent coupable du pouvoir qu’elles on acquis les dernières décennies, comme si ce pouvoir elles l’avaient “volé” aux hommes.
    Les enfants, après tout, possèdent des qualités qui sont souvent vues comme étant “féminines ”: la pureté, la naïveté, la soumission… C’est donc une façon pour les femmes de gérer leur culpabilité, elles conservent leur pouvoir nouvellement acquis, mais en payent le prix en martyrisant leur corps….

  2. Sylvain Poitras dit :

    Remplacer les mannequins par joueurs de hockey et tout le début du texte semble très normal.

    Pour ce qui est des modèles filiformes de jeunes mannequins de 13 ans, c’est simple, c’est le modèle que peut peuvent atteindre. Mettez comme modèle une femme obèse de 50livres de plus que son poids santé, beaucoup de femme sont comme ça, ce qui fera que il n’y a pas de but a atteindre, plus d’intérêt autre que le vêtement pure et simple. Tandis qu’avec un corps de 13 ans, les femmes rêvent de revenir a ce moment la, lorsqu’elle était svelte. C’est triste mais c’est comme ça. Est-ce sain? bien sur que non, comme ce n’est pas sain du père qui gueule dans l’aréna pour que son gars passe au double lettre, que la mère qui forcent ses enfants a faire des activités non désiré car elle n’a pu en faire plus jeune. Bref, beaucoup de femmes se foutent que les hommes la trouvent bien, elle veulent être a l’image qu’elle veulent d’elle, c’est-à-dire celle qu’elle avait dans leur jeunesse…

  3. Christine dit :

    Un texte qui tombe pile-poil!
    Alors que mon copain et moi nous obstinions hier soir sur la vétusté du combat des féministes, arguant soit que le mouvement devrait changer de nom pour égalitarisme tant nous sommes loin du sort réservé jadis à nos grands-mères, les hommes étant aussi victimes d’inégalités,, soit au contraire que le discours devrait être actualisé, les inégalités ayant simplement muté avec le temps mais étant toujours aussi présentes et stéréotypées, voilà définitivement un domaine qui nous rappelle qu’il reste des luttes à finir…

  4. Paul Verreault dit :

    J’ai bien aimé le commentaire de Laurence et je n’avais jamais anlysé ce problème de cette façon. C’est en effet fort malheureux que ces femmes (filles) croient avoir “volé” des privilèges aux hommes

  5. J,ai une nièce qui souffre d’anorexie depuis bientôt 20ans,lorsqu’elle était jeune (10ans),elle lui payait des séances d’esthéticienne, et vers 13 ans,elle s’est présentée au coucours de manequin Mlle teenage Québec, elle n’a pas gagnée,Alors dans ce temps la,elle était d’une beauté rare,et continua son parcours,mais le danger qui la guêttait est arrivée.Au cégep elle a commencé à moins manger,à faire de la course,de la bicyclette,et de la marche rapide,toujours en pensant à son corps.Sa mère l’encourageait à faire du sport, mais ne se doutait pas que sa fille était anorexique,même si elle est infirmière.Moi je la regardais vivre,et j’étais certaine qu’elle était malade soit de boulimie où d’anorexie,mais je savais que ça n’allais pas,j’en ai parlée à sa mère,elle m’a répondue <bien non elle fait attention à tout,c'est tout,tu t'imagines des choses.Aujourd'hui ele est enseignante dans une école d'immersion française,je me demande comment elle fait pour rester debout,et travailler.Elle pèse 75 lbs et mesure 5pi,et 10 pces, maigre ses cuisse sont la grosseur de mes avant bras,elle n'a plus de mentruations,ses gencives ne tiennent plus ses dents, elle avait une très belle chelure brune au milieu du dos, mais là elle les perds à vitesse folle.je lui vois le fond de la tête.C'est inimaginable qu'une personne soit rendu là,juste pour avoir voulue faire une carrière de manequin.Ses parents l'ont fait hospitalisée dans un hopital spécialisée pour cette maladie,et croyez le où pas elle s'est fait jeter dehors,parce qu'elle ne respectait pas les consignes,souvent elle se faisait prendre à monter et descendre les escaliers à pleine course,et ce pendant une heure sans arrêter.Elle disait que ce n'était pas sa place parce que tout le monde qui était là, ne souffrsit pas de sa maladie,elle disait c’est vrai que c’est une maladie mentale,qui se soigne, mais il faut juste vouloir,et elle ne veut rien savoir.Elle travaille toujours et fait encore la même vie après un peu plus de 20 ans maintenant,je ne sais pas quand elle va mourrir,mais pour le moment rien à changer.Une annecdote elle a une chienne caniche royale,bien imaginez-vous que le vétérinaire l’a oubligée à la remettre à ses parents,parce que sa chienne était en train de mourrir de fatigue,à force de la faire courrir et marcher.L’être humain est fait fort,mais il ne faut pas en abusé.Depuis quelques temps souvent elle se retrouve sans connaissance par terre, elle a été hospitalisée 2 fois ,elle avait appelée le 911,mais elle se relève, et elle continue sa routine.Je pense bien que bientôt nous assisterons à sa fin,même à 36 ans,elle est rendue laide, je lui vois seulement les os et un peu de peau que recouvre son corps.Quel dommage de gaspiller une vie de cette façon j’ai beaucoup de peine.Alors faites attention les jeunes avec les concours de manequins,c’est peut-être ce qui vous attends,et une fois…

  6. jnboisvert dit :

    Revenons au sujet.
    La libération sexuelle des 50 dernières années est passée par des comportements sexuels douteux qu’on tente de faire tolérer, par une longue et subtile insensibilisation. Pendant que certains se démênent pour obtenir notre tolérance à la bestialité à l’horizon prévisible, ça passe présentement par une déviance un peu plus soft, la pédophilie (groupe NAMBLA),.

    C’étaient surtout des jeunes femmes majeures et vaccinées qui étaient jusqu’alors “chosifiées”. Mais le prix à payer est souvent débilitant: anorexie, drogues, problèmes de santé,etc.

    Puisqu’il s’agit maintenant de vouloir “normaliser” et de préparer le terrain à la tolérance à la pédophilie, un des outils de promotion par excellence est le domaine de la mode. Ce sera la mode pédo plein écran (la mode du g-string pour des fillettes de 8 ans en fut l’annonciatrice).

    Assurément, ce sera un autre coup de butoir assiégant notre dignité humaine et l’innocence de nos enfants. Mais, malheureusement, plus une société tolère de mauvais choix en route vers sa dégénerescence, plus il est difficile qu’elle en fasse un bon ensuite.

  7. Sarah Lemieux dit :

    Je n’aime pas les modèles androgynes, et je crois qu’ils sont le reflet d’une industrie dominée par les homosexuels qui ont le dégoût des formes féminines.

  8. Olivia Pelka dit :

    À ceux qui disent que la différenciation sexuelle n’est qu’une affaire de culture, et que donc, comme le disait à une autre époque Simone de Beauvoir, “on ne nait pas femme, on le devient”, à ceux qui prétendent donc que si les petites filles préfèrent habituellement les poupées et les garçons les camions, c’est uniquement parce que les parents et la société les y ont poussés, à ceux-là je pose un question: expliquez-moi alors le phénomène des transexuels?

    Prenons un cas hypothétique: imaginons que Pierre, né garçon, a grandi dans une famille où on l’a toujours présenté comme “le fils”, où on l’a toujours appelé Pierre et que pour tout le monde, cela a toujours signifié qu’il s’agissait d’un garçon. Pierre, donc, a toujours été traité en garçon, par sa mère, son père, sa fraterie, la parenté, et les amis. On lui a acheté des camions, on l’a habillé en garçon. À sa fête, il recevait une carte “Joyeux anniversaire cher fils” ou “cher cousin”. Durant toute son enfance, il a été traité en garçon. Un jour, il est devenu Pierrette.

    Alors malgré une machine sociale puissante qui a tout fait pour que Pierre s’identifie à son sexe masculin, malgré ça, il a voulu être femme.

    Si cela est possible dans les cas où la “nature” s’est trompée, c’est donc dire que la culture n’a pas eu de poids dans l’histoire de Pierre. Car la culture a TOUT fait, TOUT mis en place pour qu’il soit garçon, et il a été fille.

    Expliquez-moi ça.

    Moi, j’aime la différenciation. J’aime la féminité et j’aime encore plus la masculinité. Simone de Beauvoir s’est tellement trompée!

  9. Une femme dit :

    Je ne crois pas que les femmes aient l’impression d’avoir ” volée ” le pouvoir aux hommes. Je crois plutôt que le corps de la femme a depuis longtemps été un outil de pouvoir, qu’il l’est encore et le sera toujours. Seulement, aujourd’hui nous avons le pouvoir de l’utiliser de la manière que nous voulons. Je crois également que le discours que tu tiens, chaque petite fille devrait l’entendre et avoir envie de devenir une femme et non essayer de rester jeune indéfiniment. Cependant, beaucoup trop de personnes encouragent se genre de comportement et l’acceptent. Une chance qu’il reste encore des gens censés pour dénoncer ce genre de problème et essayer de sensibiliser les jeunes filles et les femmes qui tentent d’en rester.

  10. Guillaume Poirier dit :

    Pour une fois, je suis d’accord avec Mathieu Bock-Côté. L’idéal féminin véhiculer par la société est assez malsain. Il encourage une hypersexualisation et ce parfois même avant la puberté.

    Bien sur, je ne suis pas un puritains qui exige que les femmes soient couvertes, loin de là; mais il est triste que l’on fasse de moins en moins la distinction entre le fait d’être jolie et le fait d’être sexy, surtout quand il s’agit des bas-âges.

  11. line dit :

    Un autre domaine dont on ne relève pas la saveur pédophilique est la nouvelle mode des voix de fillette pour les chanteuses. On cherche à plaire aux hommes en étant douces, inoffensives, des femmes-enfants soumises qui le sécurisent. On cherche aussi à plaire aux tendances pédophiliques et incestueuses de pas mal de monde. On est loin des Pauline Julien, Fabienne Thibault et toutes les autres qui avaient des voix de femmes.

  12. Joannie dit :

    J’aime bien votre article car il est vrai que l’industrie de la mode apporte de plus en plus de femmes filiformes et un modèle de jeunesse éternelle. Cependant, ce qui m’agace, c’est que la limite entre une femme “qui a des formes” et une femme “qui n’a pas de formes” est assez ambiguë dans ce texte. C’Est quoi une femme qui a des formes? Il faut faire attention avec cela. Je suis considérée par plusieurs comme très mince. Pourtant, je n’ai pas choisi ça. Je fais 5’1″, 90 lbs, je porte du 32-34 B et des vêtement taille 2 ou 4. Je n’ai pas une grosse appétit, les os de mes poignets font à peu près 2 pouces de large. Est-ce que ça fait de moi une femme enfant? Non. Je mange à ma faim et ce dont j’ai envie, et je ne suis pas complexée de mon corps… quoi que là j’ai des doutes à lire ce texte…ai-je une maigreur dégueulasse? Je ne crois pas. Je suis juste un format miniature.
    Des femmes, y’en a pour tous les gouts… la mode, on s’en fiche. L’important c’est que les conjoints de ces femmes leur DISENT qu’ils les trouvent belles comme elles sont, quitte à répéter. Et les femmes, S’IL VOUS PLAIT votre santé en premier. Si vous êtes grosse, que ça vous choque parce que vous n’êtes pas en santé, pas parce que c’est “laid”.

  13. Genevieve Comtois dit :

    J’ai une grande théorie sur la beauté:

    Elle suit la richesse et le pouvoir.

    Quand il y avait la famine, les grosses femmes étaient canons.
    Quand les femmes sont allées travailler dans les champs, les peaux blanches étaient canons.
    Quand les femmes sont allées travailler dans les bureaux, les athlétiques bronzés sont devenues canons.
    Maintenant les femmes vieillissent, sauf celles qui ont les moyens de ne pas vieillir.
    Et les petites filles sont maintenant LE canons.

    Faudrait que la famine revienne…

  14. Lys dit :

    Pour les gens qui ne connaissent rien à rien à la mode ne vont regarder que les mannequins anorexique et s’insurger…

    L’intérêt premier n’est pas nécessairement le mannequin dans l’industrie du textile mais bien le vêtement.

    Dans la haute couture, nous regardons la coupe du vêtement, sa texture, sa controverse. Le visage des mannequins doivent être de glace. On mise tout sur l’habit et le designer.

    Pour l’industrie de la vente aux détails, le mannequin a sa raison d’être. Elles doivent représentés l’acheteurs potentiels: Ado, jeune adulte, maman, sportive, âge mur… Elles doivent avoir l’air en santé donc en chair avec des formes mais évidemment sans embonpoint (bien qu’il y a des mannequins pour les tailles fortes).

    Pour l’industrie des dessous, on recherche la femme fatale. Les femmes du défilé de victoria secret ont des formes à couper le souffle et utilise leurs expressions faciales comme atout.

    Bref, il y a des mannequins différents pour chaque section du marché. Ceci étant dit, cela n’excuse en rien Prada pour sa campagne douteuse, et encore moins les agences qui exploitent les jeunes ados et qui exigent un contrôle du poids totalement abominable. Laissons-les grandir au moins!!

  15. Michel Boutet dit :

    On dirait que la mode féminine est devenue sous contrôle d’une bande d’homosexuelles convaincants qui savent s’entendre parfaitement avec les femmes mais qui n’ont aucune idée de la sensualité féminine qui plait aux hétéros. Alors les courbes, les seins, les rondeurs, ils n’en ont rien à foutre. Dommage!

  16. Louise dit :

    J’ai lu à ce sujet un terrible petit livre.
    Si le coeur vous en dit : Sexualisation précoce et pornographie / Richard Poulin.
    Paris : La Dispute, 2009.

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