L’argument «Duplessis» et le crucifix

- 6 septembre 2013

Étrange débat que celui entourant la place du crucifix à l’Assemblée nationale. La grande majorité, dont je suis, entend l’y maintenir pour des raisons qui relèvent bien davantage du patrimoine que de la foi. J’en expliquerai les raisons dans quelques instants. Mais je note d’abord que ceux qui veulent le décrocher y voient un scandale absolu, comme s’il représentait une tache odieuse au cœur de nos institutions démocratiques. Pour plusieurs d’entre eux, sa présence est absolument illégitime.

Généralement, on croit avoir tout dit en rappelant qu’on le doit au régime duplessiste. La simple mention du nom de Duplessis devrait suffire à nous terrifier. Duplessis, c’est encore le grand méchant dans l’histoire québécoise. On le nomme et les enfants devraient avoir peur. Dans la mythologie québécoise, on le traite un peu comme notre dictateur local contre lequel la modernité québécoise aurait dû se révolter pour enfin se déployer. Nous aussi avons subi la tyrannie! Nous aussi l’avons vaincu! Comme si une certaine génération avait magnifié son ascension en diabolisant ce qu’elle avait combattu.

C’est évidemment une sottise. Duplessis n’était pas un saint et personne n’a la nostalgie de son gouvernement. Mais ce n’était pas le diable non plus. C’était un homme politique de son temps, qui a rendu des services à son peuple et qui l’a bien mal servi dans d’autres domaines. Le comparer aux dictateurs européens, comme l’ont fait trop souvent ses détracteurs, et comme le font encore ceux qui ont hérité de cette mémoire tordue, qui cherche à tout prix à diaboliser la part de notre passé dont il est devenu le symbole, relève de la falsification historique.

Les meilleures recherches historiques ont pourtant prouvé à plus d’une reprise que le régime duplessiste était contrasté. Il y a dans son bilan du meilleur et du pire. On lui doit des progrès et des régressions. Plus de cinquante ans après sa mort, il serait peut-être temps d’analyser son bilan avec des nuances. Qu’on me comprenne bien Il ne s’agit pas de la réhabiliter ou d’en refaire le procès, mais de rappeler, simplement, qu’il ne suffit pas d’associer quelque chose à la mémoire de Duplessis pour d’un coup la disqualifier. Ce que je soutiens, c’est qu’il ne suffit pas de dire Duplessis pour clore un débat.

Il faudrait un jour s’affranchir du mythe de la Grande noirceur, qui sépare l’histoire du Québec en deux, entre une part lumineuse et une part honteuse. Ce mythe bouche une des sources pourtant bien réelles de l’identité québécoise. Il faudrait cesser, finalement, de croire que le Québec n’est intéressant qu’à partir du point zéro que représenterait 1960, comme s’il fallait aussi s’imperméabiliser contre ce qui pourrait remonter à la surface de ce passé. Un peuple systématiquement occupé à ternir une part importante de son héritage n’est pas loin de pratiquer l’automutilation identitaire. Faut-il ajouter que la part catholique de l’histoire du Québec n’est pas honteuse?

Quelle est alors la signification de ce crucifix au cœur de l’Assemblée nationale? D’aucune manière, il ne représente la tutelle de l’Église sur l’État. Y en-t-il vraiment qui s’imaginent que le premier ministre du Québec va prendre ses ordres chez je ne sais quel Monseigneur? Y en a-t-il vraiment qui s’imaginent que la souveraineté démocratique québécoise est soumise aux consignes romaines? L’État québécois s’est libéré de ce qu’on appelait tutelle du clergé et a aidé la société québécoise à en faire autant. Il ne sert de s’enfermer dans le passé en se croyant toujours condamné à le revivre.

On nous dira que le crucifix est d’installation relativement récente. Mais faut-il qu’un symbole remonte  aux premiers moments de la colonie pour avoir valeur patrimoniale? Le crucifix est le symbole d’une partie importante de notre passé, dont nous ne savons plus trop quoi faire, mais qu’il marque au cœur de nos institutions. Il laisse la trace de ce passé catholique au cœur de l’Assemblée nationale sans pour autant les commander. Il nous ouvre vers ce passé catholique qui nous a fait, que nous avons étouffé puis oublié, pour des raisons compréhensibles, évidemment, mais avec lequel il faut aujourd’hui faire la paix. C’est pour cela que les Québécois, massivement, s’y attachent. Dans ce crucifix, ils repèrent moins la présence de Rome qu’une certaine partie d’eux-mêmes qu’ils ne veulent pas définitivement sacrifier.

Le crucifix représente un irritant, en fait, pour ceux qui voudraient rejeter complètement le vieux passé traditionnel, conservateur et catholique. Mais c’est justement pour cela qu’il ne doit pas être décroché. Pour éviter que l’identité collective ne se définisse exclusivement dans les paramètres d’une modernité qui a toujours la tendance de remettre les cadrans historiques à zéro et qui se montre exagérément sévère envers tout ce qui ne relève pas de sa propre philosophie. Le crucifix à l’Assemblée nationale est là pour nous rappeler que si l’identité québécoise doit énormément à la Révolution tranquille, elle ne lui doit pas tout.

Certains disent que le crucifix brise la logique parfaite de la laïcité. Mais une société n’est pas coulée dans une seule logique et la laïcité n’a pas à se penser comme une entreprise de déracinement ou d’assèchement de l’espace public. Plus encore, il s’agit aujourd’hui de développer une mémoire de réconciliation parvenant à faire la synthèse entre notre vieux passé canadien-français et la modernité québécoise, le premier s’articulant autour d’une logique d’enracinement, la seconde s’articulant autour d’une logique d’émancipation. Ces deux logiques doivent se conjuguer. Il s’agit de montrer que c’est une même histoire qui se joue au-delà de la grande rupture officielle de 1960 et que l’identité collective devra un jour transcender cette fracture historique pour assumer une part légitime et nécessaire de continuité.

L’analyse doit se déplacer sur le terrain politique. En fait, la chose doit être rappelée: ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un symbole religieux que plusieurs veulent le décrocher. Mais parce qu’il s’agit d’un symbole identitaire majoritaire. Il représente la prédominance symbolique de la majorité historique francophone dans l’espace public. Il rappelle qu’elle représente la culture de convergence. Il rappelle que son héritage et ses symboles pèsent plus lourd que ceux des nouveaux arrivants et que l’héritage catholique n’en est pas un parmi d’autres au Québec. Il rappelle que la société d’accueil ne se laisse par définir exclusivement par sa charte des droits, mais par une mémoire collective particulière. Je l’ai souvent écrit : le Québec n’est pas qu’une page blanche.

Dans une société où le multiculturalisme espère nous obliger à traiter la nation d’accueil à la manière d’une communauté parmi d’autres, il s’agit presque d’une transgression. Comment oser rappeler que la société n’est pas seulement une addition d’individus mais aussi une expérience historique avec son épaisseur ? Comment oser rappeler qu’une société est aussi un patrimoine, et qu’il faut se l’approprier d’une manière ou de l’autre pour s’intégrer pleinement à la vie sociale? Comment oser rappeler que l’intégration d’un immigrant veut dire qu’il accepte aussi d’assumer les symboles de la société qu’il rejoint? Cela ne remet aucunement en question sa liberté religieuse et celle d’entretenir les croyances qu’il veut, cela va de soi. 

Chose certaine, l’aseptisation de l’espace public contribue à l’appauvrissement de la démocratie, et la citoyenneté démocratique est d’autant plus vivante qu’elle noue des liens intimes avec l’identité nationale. Il est légitime que la substance de notre identité nationale teinte les institutions et les imbibe. Il est légitime et normal, autrement dit, que nos institutions assument notre histoire. Le Québec aujourd’hui a bien moins besoin de rompre les derniers liens qu’il a avec elle, que de les assumer positivement.

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79 commentaires

  1. Houde Caroline dit :

    Texte profond et très juste. Félicitations et merci.

  2. Damien Biot-Pelletier dit :

    M. Bock-Cöté,

    Que ce soit Duplessis où quelqu’un d’autre qui ait accroché ce crucifix à l’Assemblée Nationale importe peu. Cependant, le fait est que le crucifix en question a été accroché là précisément pour affirmer une alliance avec l’Église catholique, et pour nier le principe de séparation entre religion et État. Il s’agit donc d’un symbole ouvertement anti-laïcité. En le décrochant, il ne s’agit pas de faire table rase du passé, mais de reléguer au musée un élément incompatible avec une institution (l’Assemblée Nationale) d’un État qui se prétend moderne et laïc.

    Du reste, ce crucifix n’est qu’un reliquat d’une époque révolue, et en cela il m’est bien plus tolérable que, par exemple, un agent de la paix réclamant le droit d’afficher ses convictions religieuse alors qu’il est en fonction.

  3. Kevin dit :

    Comme un catholique je ri comme le diable d’avoir tous ces gens en train de defendre une symbole religieux en disant que c’est la patrimoine québécoise.

    Soyons honnete. C’est Jesus Christ.
    Un vrai laïc n’hésiterait pas de l’arracher du mur, mais vous êtes encore peur

  4. F.Benoit dit :

    Avant 1936, il n’y avait pas de crucifix…

    Est-ce que le Québec avait renoncé à son passé, à cette époque d’avant 1936 ?

    Vous faites dans l’illogisme. Ce crucifix ne représente rien du tout. Il n’était pas là avant 1936 et on savait quand même que l’histoire du peuple canadien français reposait en partie sur un héritage catholique et judéo-chrétien.

    Les politiciens d’avant 1936 étaient sûrement tous contre l’héritage catholique des canadiens-français puisqu’ils n’ont pas mis de crucifix dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. C’est de même que vous pensez et je trouve ça drôle.

  5. Yannick landry dit :

    Comment peut-on admettre en 2013, que la représentation d’un être humain avec des clous dans les mains et les pieds, cloué sur deux planches de bois, le corps striés par les marques de fouet et dégoulinant de sang, portant un trou visible dans la poitrine causé par une arme tranchante, une couronne d’épine renfoncée dans la tête puisse être admise dans un lieu public ? Au moins, qu’au lieu d’inscrire  » INRI » au-dessus de la croix, qu’on indique la mention: « attention, image choquante pour les enfants de moins de 16 ans ».

  6. Hal dit :

    Si on n’était pas en plein débat sur la laïcité, je ne ferais pas grand cas de ce crucifix qui, on est bien d’accord, ne menace pas de ramener une influence d’un monseigneur dans les débats de l’assemblée nationale. Cependant, comme le gouvernement semble précisément sur le point de demander à toutes les confessions religieuses de faire des compromis, d’accepter une certaine retenu dans l’exposition de leurs symboles, il me semble que le gouvernement devrait s’assurer de donner l’exemple en en faisant plus que moins. Enlever le crucifix montre sa bonne foi et le fait qu’il n’y aura pas de traitement de faveur, que les politiques de l’État sont universalistes, pas particularistes.

  7. lison dit :

    @Damien Biot-Pelletier @Kevin
    Je ne suis pas d’accord avec vous, car ce crucifix n’est pas utilisé par nos élus pour faire des lois. Il représente un symbole de notre histoire nationale, de la même manière que la croix du Mont-Royal, notre nation fut construite par nos ancêtres et leurs symboles, de la même manière qu’ils ont nommé les noms des rues, de nos villes, nos rivières, nos lacs avec des noms chrétiens.

    Si vous commencez a céder nos symboles appartenant a notre nation et a son histoire a des gens venu d’ailleurs, vous n’avez pas fini, car tout est progressif avec certains d’entre eux. Ils vont éventuellement vous demander d’enlever la croix du Mont-Royal, de changer les noms de nos rues, nos villes, nos lacs, nos rivières, parce que cela les offensent.
    Regardez, simplement ce que nous avons perdus depuis a peine 10 ans. Faire un sapin de Noel dans nos écoles pour nos enfants ou un lieu public, souhaiter Joyeux Noel, faire des chants de Noel a nos enfants offensent des gens venu d’ailleurs.

    Si nous changeons de pays et que nous allons vivre au Moyen-Orient par exemple, nous voyez vous demander aux Moyen-Orientaux d’enlever leurs mosquées, leurs minarets, leurs croissants de lune qu’ils arborent dans leurs villes et leurs rues?

  8. lison dit :

    Pour ce qui est de M. Duplessis, qui est mentionné dans notre histoire nationale.
    Quand on regarde notre histoire Québécoise avec du recul, a mon avis
    M. P. E. Trudeau fut pire totalitaire pour les Québécois que M. Duplessis, mais dans la perception des Québécois M. Trudeau est perçu comme un héros.

  9. J-F. Couture dit :

    Ce crucifix n’est-il pas accroché juste au dessus du fauteuil du Président de l’Assemblée Nationale? Si on ne voit là qu’une affaire de patrimoine, j’avoue ma perplexité. Personnellement, je trouve la symbolique plus qu’évidente. Et quand on connait la relation politico-religieuse que Duplessis entretenait avec la hiérarchie catholique, la symbolique n’en est encore que plus évidente.

    Cela dit sans vouloir diaboliser Duplessis ni occulter les aspects positifs de sa gouverne, entre autres sa volonté de vivre selon nos moyens et se défaire de la tutelle parfois étouffante d’Ottawa.

    Il faudrait cesser de faire exprès pour donner aux contradicteurs du projet de «Charte» et autres Charles Taylor des munitions pour alimenter leurs sophismes,

  10. G. Fecteau dit :

    J’aime beaucoup cet article M. Bock-Côté. Y a pas à dire: votre qualité de français est plus que parfaite.

  11. Au risque de m’avancer dans une interprétation historique qui me dépasse, il me semble que l’apposition dans le salon bleu du crucifix par M. Duplessis s’est faite pour marquer une rupture avec quarante ans de règne libéral largement anticlérical (surtout du côté des partisans de F. G. Marchand) et afficher une bonne volonté envers l’Église catholique.

    Duplessis n’était pas un ultramontain, ni même un catholique au zèle débridé, cependant, il faut reconnaître que le crucifix était bien à l’époque un symbole identitaire, celui du caractère catholique de la nation québécoise, une mention sur laquelle l’Union nationale tablait pour obtenir la bienveillance du clergé et Dieu sait (c’est le cas de le dire !) qu’elle fut obtenue.

    Je suis un catholique en faveur de la laïcité de nos institutions. Jusqu’à maintenant, je suis largement d’accord avec les propositions qu’on prétend contenue dans l’éventuelle Charte des valeurs. C’est pour moi un non-sens qu’une personne incarnant l’État dans ses services puisse arborer un symbole religieux. Sauf que, si nous consacrons ce principe sous forme de loi tout en cautionnant qu’un symbole religieux drôlement ostentatoire surplombe les législateurs durant leurs travaux, on atteint des sommets grotesques d’hypocrisie.

  12. François Leduc dit :

    Du sens et de la disposition des symboles dans l’espace

    Monsieur Bock-Côté,

    Votre texte, comme d’habitude est fort intéressant, mais je dois m’inscrire en faux sur ce point (du maintien du crucifix à l’AN). Toute la démarche de laïcité du Gouvernement actuel est souhaitable, nécessaire et sera, j’en suis convaincu, bénéfique pour tous les Québécois, quelle que soit leur confession. Cependant, l’idée de garder le crucifix au dessus de la tête du Président de l’Assemblée Nationale du Québec (État laïc) ne fait pas très sérieux. En fait, c’est assez représentatif de nos plus détestables marottes, du genre Affirmons-nous oui, mais de grâce restons provinciaux et de cassures au grand jamais. Je comprends que ce n’est pas par piété qu’ils ( les responsables de la réforme) veulent faire cela (garder le crucifix) mais parce que c’est politiquement infaisable de l’enlever, sans doute. Et je dis cela en tout respect pour les croyants.

    Votre volonté de ne pas trahir l’Histoire et notre Patrimoine vous honore, mais ce moyen me semble en désaccord avec la démarche du Gouvernement. En fait le Gouvernement me semble maladroitement en désaccord avec lui-même. Vous rallieriez-vous à ce compromis que je propose?

    Le crucifix doit être enlevé d’au dessus du siège du Président de l’Assemblée. Qu’on le garde quelque part d’autre, par exemple sur un mur de côté. Il serait ainsi à l’intérieur de l’enceinte, mais il ne dominerait pas le Président de l’Assemblée. Il deviendrait UNIQUEMENT élément patrimonial et serait délesté de sa charge symbolique, nuisible à mon avis à la démarche plus que positive du Gouvernement. C’est pour moi, LE détail important concernant cette affaire.

    Cordialement,

    François Leduc

  13. ALAIN LEGAULT dit :

    @LISON « Trudeau percu par le Quebecois comme un heros«  A votre avis est ce que c est pour ca que 63% des francophones ont votes oui au derniers referendum…………49.5% de tout ceux qui avaient droit de vote ont vote contre la pensee Trudeauiste du Canada,comme heros j ai vu mieux……………

  14. Yvon Yvon dit :

    Si on parle de crucifix, de langue française, de culture québécoise, d’histoire du Québec, de charte des valeurs Québécoises, de protéger nos richesses etc,
    nous créons au sein du peuple québécois, des sentiments d’appartenance , de la fierté et un effet rassembleur. Ça ça dérange beaucoup au pays des canadians .Juste à lire certains journalistes collabos on voit que le mode panique est activé. On nous accuse alors d’intolérance, de racisme, de xénophobie, de peuple tribal , de voir petit, d’être contre le développement économique etc . Nos « amis  » connaissent le vrai symbole qu’est le crucifix de l’assemblée et ils exigeront donc son retrait .

  15. Denis Mercier dit :

    « L’état est une chose froide qui ne peut pas être aimée mais il tue et abolit tout ce qui pourrait l’être ; ainsi on est forcé de l’aimer, parce qu’il n’y a que lui. Tel est le supplice moral de nos contemporains »

    Simone Weil

    Les gens désirent toujours quelque chose mais il faut faire attention à ce que désire dit une sagesse populaire parce qu’on pourrait bien un jour l’obtenir.

    Ainsi des gens au Québec souhaitent ce qu’ils appellent la souveraineté. C’est bien mais il n’y a pas plus de souveraineté à obtenir au Québec que de réponses à attendre en questionnant un animal quelconque.

    Ce que vous risquez d’obtenir en insistant c’est un état du Québec insensible qui va vous menacer car vous n’aurez plus de protecteur et cet état ne connaitra plus ses limites. Regardez avec quelle facilité, ils vous dépossèdent de votre plus grande espérance. Car s’il est vrai que je n’ai pas la foi, je peux avoir une espérance de quelque chose comme une vie après la vie actuelle et comme je me sens plus généreux qu’un péquiste et moins matérialiste, je vous l’accorde aussi cette espérance.

    Qui va venir vous défendre si vous signez le pacte avec Marois, son frère le diable et sa suite, lorsqu’elle, ou le prochain leader en béton, en fer ou en marde du Québec va décider quelque chose après dans un Québec indépendant, ça va être toujours naturellement « pour la grandeur et la gloire de l’état » comme en ce moment mettons… ;) , Pi j’te connais Baptiste, tu vas dire « Ben si c’est pour la grandeur de l’état… » pi tu vas te faire avoir comme ce sera toujours le cas avec 1 gouvernement, tandis qu’avec 2 c’est différent.

    Ils ont déjà établi si facilement un pipeline entre tes poches citoyennes et les poches de leurs amis que j’ai bien peur pour toi.

    Sérieux je peux-tu passer le prendre ton frigidaire, je te laisse la photo de tes enfants. C’est une aubaine ! dépêches-toi à accepter là.

  16. Goldorak dit :

    Le crucifix de l’Assemblée nationale est un artéfact. Point final.

    Il n’a rien de patrimonial et rien d’historique. Ce crucifix a servi allégrement l’Église et l’État d’une façon à laisser dans l’ignorance tout un peuple afin de mieux le manipuler par les pouvoirs politico-religieux.

    Aujourd’hui, les politiciens s’en servent de la même manière qu’autrefois. Pour amadouer les sentiments du « nous » et exacerber les ressentiments sur les « autres ». Pour moi, ce crucifix est le symbole de la faiblesse d’un peuple qui demeura toujours incapable de s’affranchir complètement de quoi que ce soit, ni même des traces de sa soumission passée à ce régime religieux totalitaire.

  17. François Leduc dit :

    à Lison

    Madame, en tout respect, ce ne sont pas des gens venus d’ailleurs qui demandent le retrait du Crucifix. Ce sont des laics québécois dit de souche qui ne veulent aucun symboles religieux dans un Parlement parce que ce n’est PAS une institution religieuse et elle n’a pas à l’être. De voir une pression de gens issus de l’immigration récente en ce sens est fortement inexact, voire doûteux. Le crucifix du Salon bleu n’est pas du patrimoine bâti, et il n’était pas là avant 1936. Le Québec était très Catholique avant cette date et le sera d’une certaine façon encore après son éventuel retrait.

    François Leduc, né à Longueil, en 1971

  18. Marie-Josée dit :

    J’aimerais que la situation soit aussi simple, monsieur Bock-Côté. Si la question était: est-ce que nous devons, au nom de la laïcité, nier notre histoire et effacer les traces de notre passé, ma réponse serait la même que la vôtre: non. Nous sommes le produit d’un parcours et il ne saurait être question de le camoufler pour ne pas offenser les croyances de communautés qui ne les partagent pas. Le problème que j’ai avec la présence du crucifix à l’Assemblée Nationale n’est donc pas conditionné par un faux besoin de m’effacer devant le nouvel arrivant et les nouvelles croyances. Non. Ce que je crains, c’est que face aux débats actuels, de plus en plus de québécois reviennent vers la religion qu’ils avaient délaissée et brandissent leur croyance catholique comme un facteur identitaire. Comme femme, je ne peux que craindre cette tendance. Toutes les religions ont toujours cherché à contrôler les femmes. L’Église catholique continue à se référer à Thomas d’Aquin pour justifier son refus d’ordonner des femmes. Son discours, qui ne tente même pas de camoufler la condescendance, est rempli de formules creuses sur l’égalité. L’Église reconnait la pleine égalité entre les hommes et les femmes, mais décrète qu’ils ont des responsabilités différentes. Celles de la femme sont dictées par sa nature de mère. Celles de l’homme sont… toutes les autres. Quant aux bienfaits de l’église au cours de notre histoire… Ils sont le fait d’individus courageux et exceptionnels qui auraient été courageux et exceptionnels en dehors de l’institution autant qu’en son sein. Parce que l’institution, elle, n’a reculé devant rien pour conserver la main mise non pas sur les âmes mais sur le pouvoir. Les noms de rue et de villes qui nous rappellent des saints et des saintes? La croix du Mont-Royal? C’est de l’histoire et les changer reviendrait à nier notre histoire. Mais le crucifix à l’assemblée nationale? La prière publique du maire Tremblay? …

  19. Marie-Josée dit :

    … Permettez-moi de souhaiter, comme femme, qu’on cesse de m’imposer cette idée qu’il est sage que le législateur s’en remette à dieu pour prendre des décisions. Permettez-moi d’exprimer, comme femme, qu’il serait temps que les textes sur lesquels nos conceptions de ce dieu ont été fondées soient reconnus pour ce qu’ils sont: les aspirations politiques, sociologiques et économiques de communautés du proche orient ancien. 2500, 2000 ou 1400 ans plus tard, il serait temps qu’on cesse de les célébrer.

  20. tendresse dit :

    c’es-tu juste la religion catholique qu’ont veux illiminé pour faire place a la religion musulman c’est quaziment eux qui nous ronne depuis qu.ils sont au Québec, je suis contre le voile et burka dans les école et partout hôpital et place gouvernement…. et si le gouvernement veux juste garder le Crusifix eh bien ont est chez nous apres tout et si ont veux plus de voile et de burka ont est chez nous ont as des droits …la mascarade c’est assez la…attendons pas qu’ont soit oubligé de se promener avec notre tapis pour prier ici au quebec ont est libre et enlevez nous pas cette liberté qui as été si dur a gagné ,,,peuple il est temps de se mettre les pieds a terre et laissons nous pas faire … y as d’autres immigrants qui sont venu au Québec et ont as jamais eu de trouble avec eux,

  21. Jippy dit :

    En écho à votre excellent commentaire, la chronique de Lysiane Gagnon de la Presse d’hier 5 septembre, intitulée: La Fille aînée de l’Église ou, si vous préférez, De la Pratique de la laïcité en France. Nos athées québécois vont faire le saut!

  22. Louis Francoeur dit :

    Le gouvernement de Pauline Marois finira bien par comprendre que la religion est un marqueur identitaire plus puissant que la langue. Elle fait ce projet pour l’infime minorité d’athés du Québec et pour tous ceux qui ont peur de la montée de la religion musulmane.

    Ceux qui ont peur de la montée de la religion musulmane finiront par comprendre que l’élimination du voile dans la fonction publique ne pourra se faire qu’avec la déchristianisation du paysage québécois. Une charte qui ne le ferait pas ne résisterait pas à une contestation judiciaire.

    Déchristianiser le Québec tout en augmentant l’immigration musulmane comme le fait le PQ est totalement inconscient.

  23. G. Fecteau dit :

    votre qualité de français est plus que parfaite.

    Pardon, la qualité de votre français…..

  24. Denis Mercier dit :

    Et moi je souhaite que les 100 intellectuels réunis contre la charte des valeurs réussissent à convaincre le peuple d’une grande manifestation contre la charte. Cette charte n’est qu’un prétexte pour une chicane avec Ottawa comme chacun sait, nous avions comme Québécois une belle démarche avec Gérard Bouchard et Taylor et pour s’en informer les gens n’ont qu’à lire le livre de Bouchard l’interculturalisme. Ça vaut la peine de garder notre Québec dans la paix qu’il a toujours vécue.

  25. Simon-Pierre L dit :

    « Le crucifix est le symbole d’une partie importante de notre passé, dont nous ne savons plus trop quoi faire, mais qu’il marque au cœur de nos institutions. »

    Faux, le crucifix est le symbole d’une partie de notre identité passée, non pas de notre identité actuelle. Si le crucifix doit rappeler aux gens ce que le Canada-français a été, alors sa place est dans un musée.

  26. Trop facile de parler réconciliation avec un passé qu’on a lu mais pas vécu.

    Le retour du refoulé? Vraiment la solution pour ceux qui n’arrivent pas à guérir du passé?

    Le Québec a mis tellement de temps à s’émanciper du Clergé et de ses dogmes. Je comprends ceux qui n’ont plus envie de s’y attarder.

    La vigilance est de mise envers « le radicalisme religieux » mais il faut éviter de céder à la tentation des généralisations outrancières.

    Je trouve irresponsable de vouloir amener « délibérément » une société « reconnue pour sa tolérance » dans un climat de paranoïa collective..

    L’ironie dans tout cela c’est que « l’Élite » se divise..

    Il y a quelques années un « Manifeste pour un Québec pluraliste » avait été endossé par de très nombreux signataires. La réplique de Jacques Beauchemin et Louise Beaudoin n’avait pas tardé.

    Un autre manifeste répondait au premier: « Déclaration des intellectuels pour la laïcité »…

    L’Histoire se répète…. Une « centaine » d’intellectuels signent aujourd’hui une lettre ouverte s’opposant à la Charte des valeurs. La réaction de Beauchemin ne devrait pas tarder.

    Bouchard/Taylor refont surface et se rangeront probablement du côté de Philippe Couillard. Lucien et Gérard Bouchard donneront une conférence le 20 novembre prochain, au Palais Montcalm, traitant du Québec moderne.

    Finalement « le débat » est ouvert. au grand dam la bien-pensance.. Enfin!

    Mon rapport avec le crucifix relève de la superstition. J’en garde deux à la maison… au cas où.. Mais quand mes petits-enfants me demandent qu’est-ce que c’est, je leur réponds, que c’est une « légende » qui accompagnait Grand’maman quand elle était jeune.

    A Noël, je perpétue le rituel du sapin, de la crèche et des chants de Noël.. et je leur raconte cette autre « légende » du passé sans insister.

    Rien de plus ennuyeux pour un jeune que ces personnes âgées qui radotent le même discours. Je le leur ai raconté et je réponds à leurs…

  27. Denis Mercier dit :

    Pour les péquistes, ce n’est pas important le crucifix de l’Assemblée Nationale au cas ou quelqu’un ne l’aurait pas encore deviné. Il le laisse là juste pour mêler les gens, ils passent leur charte puis ils l’enlèvent c’est très facile de dire après puisque le Québec est laic enlevons le crucifix…

    Même la charte ce n’est pas important pour eux, c’est pour se chicaner avec Ottawa et avoir l’appui des plus racistes des Québécois. Croyez bien qu’ils savent très bien qu’il n’y aucun problème avec un morceau de tissu sur la tête d’une employée de l’état. Ce n’est pas ça la question.

  28. Nelson dit :

    MATHIEU

    Vous êtes athée….pour vous dieu n’existe pas….mais vous voulez que soit préservé une symbole sur quelque chose que selon vous, n’existe pas.

    L’église catholique est myosine et homophobe comme toutes les autres….ce qu’est contraire à nos lois qu’interdisent clairement toute forme de discrimination basé sur le sexe et les orientations sexuels.

    Les catholiques québécois ont réussi à peinturer dans le coin la hiérarchie catholique d’ici, en adoptant des lois qui permettent les méthodes anticonceptionnelles, la pilule du lendemain, la dépénalisation des interruptions de grossesse, le mariage gay, TOUTES DES CHOSSES ABSOLUMENT INACEPTABLES pour la hiérarchie catholique d’ici et le Vatican.

    Nous nous sommes rendu non aux débats identitaires, ou des valeurs, ou des religions…..nous nous sommes rendu au point de respecter ou pas nos lois…..que sont consensuelles…transversales…..et représentent des valeurs universelles…..et que doivent encadrer la société.

    70 mille femmes meurent chaque année dans le monde parce que les églises empêchent aide médicale pour celles qu’interrompent leurs grossesses (50 millions interrompent leurs grossesses dans le monde chaque année, la moitié sans aide médicale, des millions des femmes traumatisés, et 70.000 décès) (OMS).

    Millions des femmes et des hommes manquent des morceaux de clitoris et de pénis à cause des religions…..millions meurent en guerres religieuses, millions des femmes n’ont pas le droit d’étudier, travailler, sortir des maisons, à cause des religions…..des filles de 8 ans obligés à marier des vieillards…etc…etc…etc

    Pourquoi nous devrions accepter à l’Assemblée Nationale de tous des symboles des organisations responsables de tous ces horreurs, et bien d’autres ???????????

    Il est temps de laisser en arrière autant de folie meurtrière, et passer à autre chose, non ???

  29. Athéna dit :

    À peu près tous les arguments en faveur du retrait du crucifix ont déjà été expliqués. Je ne rajouterai donc qu’une chose : pourquoi avoir si peur de l’enlever? Craignez-vous le vide? La trace qu’il va laisser sur la tapisserie bleue en arrière? Parce que dans ce cas, on peut très bien le remplacer par :

    1) une belle grosse fleur de lys en bronze ou en laiton;
    2) un iris versicolore, l’emblème floral du Québec;
    3) les armoiries du Québec;
    4) un harfang des neiges empaillé, ce qui aurait l’avantage de supplanter le débat sur le crucifix par une belle polémique auprès des défenseurs des droits des animaux;
    5) autre (précisez).

    Votre choix?

  30. 182Panas dit :

    La croix n’est pas le symbole qu’il devrait etre.Christ est mort,bien plus il est ressuscite’ ! La croix represente le Fils de Dieu et son sacrifice parfait afin de pouvoir a nouveau reconcilier l’homme avec Dieu par le moyen de la Foi.La croix est devenu le symbole d’une fausse religion enferme’ dans la tradition religieuse .Le catholicisme a toujours ete’ une religion legaliste ,s’appuyant sur la tradition humaine plutot que sur Jesus Christ et dont les ministres doivent maintenant de mettre la tete dans le sable a cause de leur immoralites inexcusable ,mise a jour et qui existait depuis des decennies et des decennies.Je deplore l’atheisme gangrenique ,immoral et totalitariste qui a remplace’ une religion qui n’a pas su etre digne de s’appeller chretienne mais qui as succombe’ a la tentation!
    Le christianisme n’est pas mort,loin de la! Les portes de l’enfer ne peuvent rien contre l’Eglise Veritable .

  31. P.A. Richard dit :

    C’est quoi le problème avec le tasser de mur, le crucifix? Franchement. Une belle p’tite vitre par-dessus avec une jolie plaque dorée pour expliquer pourquoi c’est un modèle si important… On pourrait mettre votre texte dessus.

  32. Cyril Dionne dit :

    Ridicule. Pourquoi est-ce que l’Assemblée nationale continuerait à passer des projets de lois sous les yeux d’un instrument de torture ? Les raisons évoquées dans ce blogue sont latentes d’une pensée conservatrice et n’a rien à faire avec l’identité collective. Dans une société laïque, on ne combat des symboles ostentatoires des autres qui ne font pas notre affaire avec d’autres qui sont issus de la religion catholique.

    Le multiculturalisme réducteur, envahissant, colonisant et imposé doit être combattu en l’exposant pour ce qu’il est vraiment; un communautariste auto-ostracisant qui ghettoïse les différentes populations dans le pays d’accueil et qui est un échec social observé dans tous les pays occidentaux qui ont adopté cette politique. Cette philosophie est l’extension de la doctrine du colonialiste anglo-saxon; le déni de la population majoritaire aux outils sociopolitiques pour le bon fonctionnement de l’État de droit pour le supposé bénéfice des minorités.

    Cet héritage catholique non voulu et imposé pourrait disparaître demain de la sphère étatique et la Terre continuerait de tourner autour du soleil au Québec. Les défenseurs du patrimoine judéo-chrétien tiennent tant à un artefact (crucifix) qu’ils en oublient sa raison d’être; un symbole spirituel. Les raisons apportées par ces mécènes religieux ne sont que des chimères nostalgiques héritées d’une autre ère qui nous rappelle bien plus un double asservissement imposé de l’empire colonialiste anglo-saxon et de l’Église catholique.

  33. Arsene66 dit :

    Vous avez raison de A à Z, M. Bock-Côté, sauf pour une chose: il faut déplacer ce crucifix OSTENTATOIRE car placé au-dessus de la tête du président de l’Assemblée Nationale.

    L’État doit donner l’exemple.

    « Ce qu’on nomme l’Histoire n’est qu’un roman inlassablement réécrit. »
    Jacques Attali

    Déplacer ce crucifix pourrait être un grand moment de l’histoire du Québec

    Arsène
    Ex-servant de messe d’un petit village gaspésien (il y a des siècles..) :-)

  34. Denis Mercier dit :

    « Je trouve irresponsable de vouloir amener “délibérément” une société “reconnue pour sa tolérance” dans un climat de paranoïa collective.. »

    Oui moi aussi et sur ce plan, il faut bien noter que Legault serait celui qui devrait prendre ses responsabilités et dénoncer les péquistes mais il a renoncé à penser par lui-même la vie québécoise pour viser mécaniquement et constamment une position mitoyenne entre les péquistes et le parti Libéral.

    Quand quelqu’un propose une quelque chose de fou et une autre personne une proposition sage, celui qui fait la proposition entre les deux a une proposition à moitié-folle ce qui n’est pas très glorieux.

    Legault sert d’idiot utile au PQ mais il ne sera pas très utile longtemps. Ses propositions de bon petit comptable ne compteront pas longtemps car on se dirige comme au ralenti dans un film vers des troubles identitaires comme en France.

    Il faudra se souvenir de ces gens qui ont contribué à remuer la vase du fond de l’étang lorsque il sera le temps de compter les bons coups et les mauvais coups.

    Tous les péquistes et crypto péquistes se lancent dans ce débat et enterrent la voix de ceux qui ont étudié la chose sérieusement.

  35. Mathieu Jacques dit :

    « Duplessis n’était pas un saint et personne n’a la nostalgie de son gouvernement »

    Niaise pas le monde, on t’a tous entendu à la radio évoquer cette époque de nationalisme identitaire avec une pointe de nostalgie.

  36. Nelson dit :

    Il semble dans le blogue que la plupart des gens voudrais que la croix qui représente un extraterrestre pas humain ne devrait pas être dans notre Assemblée Nationale de nous tous, de toutes sortes des croyances et des athées.

    La science répond à presque toutes les questions et nous n’avons pas besoin d’inventer des explications…..

    Les églises ont fait des bons choses sur le plan social, mais beaucoup, beaucoup de mal, et continuent à le faire……….il suffit regarder la tele et voir les journaux.

    La toute puissance de l’extraterrestre en question donne aux fous tout puissantes le droit de tuer ses frères et sœurs humains……..ça va faire !!!!!!

  37. Denis Mercier dit :

    D’ailleurs si on commence à légiférer sur les vêtements, pourquoi ne pas légiférer aussi sur le maquilage.

    En tant qu’homme (quelqu’un écrivait en tant que femme aussi je me permets…) je n’ai jamais rien compris à cette habitude des femmes de se peinturlurer la frimousse.

    La dernière fois ou j’ai pensé à ça c’était à la faveur d’un article de la presse qui parlait de Madame de Courcy et ou il y avait une photo d’elle. Elle s’était mis un rouge à lèvre tellement couleur pompier, qu’on était porté à se demander, dans une seconde d’inattention, ou était le feu au juste ?!

    Madame de Courcy ça me faisait penser à la périphrase que les étatsuniens aiment à dire devant une femme politique : « un cochon avec du rouge à lèvres » Qu’est-ce que ça lui donnait objectivement de se mettre un rouge à lèvres si ostentatoire et je pèse mes mots ici.

    Il faut s’accepter dans la vie, t’es laid ou laide ben accepte-là, ne te peintures pas comme un indien pour te cacher, ça attire encore plus le regard.

    En plus d’être un signe ostentatoire, ça ne correspond pas à l’égalité homme/femme, c’est donc contre les valeurs québécoises et à mon avis c’est une pratique humiliante imposée par l’homme, soit les hommes qui tiennent des magazines sur les modes ou les hommes de manière générale qui seraient tellement dominants dans l’esprit de la femme qu’elles se sentent obligées de changer physiquement pour les attirer.

    Si on est tellement désireux que les femmes soient égales aux hommes, ce qui est une mauvaise piste à mon avis, on devrait s’intéresser à ce phénomène du maquillage. Est-ce que les femmes étaient autorisées à se maquiller dans l’ancien empire communiste de U.S.S.R. ? -Je ne sais pas, peut-être que les produits dits de luxe n’étaient pas disponibles ou coutaient très cher. Ce régime qui semble la référence des péquistes a-t-il fait des politiques d’égalité homme/femme ? oui je crois, il faudrait que je lise là-dessus.

  38. J-F. Couture dit :

    @Hélène Beaulieu «Bouchard/Taylor refont surface et se rangeront probablement du côté de Philippe Couillard.»

    Comme disait un de mes anciens profs de Français et de Latin: «C’est en plein ça sauf que c’est exactement le contraire.» En effet, Philippe Couillard aurait consulté Charles Taylor avant de faire sa déclaration plutôt laborieuse sur son «interculturalisme» et la différence avec le «multiculturalisme». Décidément, ces deux-là (Bouchard et Taylor) n’ont pas fini de semer des sophismes et d’entretenir la confusion.

  39. Pierre K. Malouf dit :

    Rarement suis-je en désaccord total avec MBC, mais cette fois ça y est ! Un texte à lire et à relire comme exemple moderne de casuistique hyper-raffinée. Dommage.

  40. Denis Mercier dit :

    Une rapide recherche sur google m’apprend que toutes les sphères de la vie quotidienne était réglementées dans l’urss y compris le maquillage et les pratiques vestimentaires.:

    « La mode ? Une dérive « bourgeoise », « baroque », « inutile », « qui passe d’un extrême à l’autre ». Le maquillage? Un « enfantillage occidental », un « travers ridicule et antisocial » opposé aux vrais principes du marxisme-léninisme. Tout comme le port de la cravate, « invention délétère de l’impérialisme capitaliste », « monstruosité malséante ». Ainsi vont les sentences du Politburo à l’heure du stalinisme triomphant,(…) L’Etat-parti tient à contrôler et à réglementer toutes les sphères de la vie quotidienne, y compris les pratiques vestimentaires. »

    Les plus islamistes ne sont pas toujours ceux qu’on pense. N’oubliez dans vos prières journalières de vous
    tourner en direction de Charlevoix, la nouvelle Mecque de la mode.

  41. nadion dit :

    On voit bien que B.Coté n,a pas vécu cette période qu,était grande noirceur pour parler ainsi,ses arguments
    tiennent de ce qu,on appelle le RÉVISIONNISME. Désolé.

  42. marc dit :

    Nelson,

    Je suis content pour toi que tu ais tant d’assurance. Comme ça, pas besoin de religion parce que la science explique presque tout?

    La science n’explique presque rien, mon vieux. La science explique des phénomènes qui nous entourent mais est très loin de tout expliquer.

    Un exemple : quelle est l’origine du monde? Le Big Bang? Ah oui? Donc tu crois qu’au début, il n’y avait rien du tout et qu’un électron est sorti de rien du tout, qu’il a fait une grosse boule d’énergie et de je ne sais pas quoi qui a finit par exploser et créer l’univers? Et tu pense qu’ensuite, deux électrons se sont mis ensemble et que le hasard (car c’est la base de la théorie de l’évolution) a fait un homme à partir d’une bactérie, en passant bien sûr par un paquet de stades allant du poisson au le tétard, à l’amphibien, etc?

    Je pense que soit que tu ne te pose jamais les vraies questions, soit que tu es encore plus religieux que la majorité des gens car la croyance au Saint Électron venu de nul part des athées est la plus grande profession de foi que je connaisse…

    On est un peu hors sujet mais je ne pouvais pas m’empêcher… En passant, Einstein qui était probablement plus brillant que toi et moi réunis et un scientifique, a dit peu avant sa mort « je ne peux réfuter l’existence de Dieu ». Quand même assez frappant, venant d’un homme comme lui.

  43. Claude dit :

    Permettez-moi quelques remarques prenant la question de biais, des remarque très plates mais incontournables si on ne veut pas que la réalité dont il s’agit nous saute dans la face après qu’un gouvernement mené par la majorité pure-laine de cette province (dont je suis solidaire) aura décidé une orientation sans avoir pris en compte la réalité des autres citoyens, réalité différente que la plupart des membres de cette majorité ignorent ou oublient commodément.

    1- Le pluralisme religieux n’est pas une découverte du Québec moderne après la révolution tranquille. Il y a toujours eu au Québec des protestants (de dénominations fort diverses) depuis la Conquête. Plus encore: la première synagogue québécoise remonte à 1768; le premier député juif dans un parlement de l’Empire britannique a été élu à Trois-Rivières en 1807. La manière dont notre histoire est enseignée (quand elle l’est) nous laisse inconscients de ces choses.

    2- Donc le pluralisme religieux au Québec ne date pas d’hier. Historiquement, il s’est organisé de manière communautariste. C’est-à-dire: des villages homogènes, des quartiers homogènes dans les plus grandes villes (Montréal et même Québec à une époque), des hôpitaux confessionnels, des écoles confessionnelles; ce n’était pas l’apanage des seuls catholiques, même si les protestants, de par leur propre diversité et leur statut minoritaire, étaient déjà plus accueillants des différences. Quand pour la première fois le Québec a commencé à recevoir en plus grand nombre des immigrants non-chrétiens dans les années 20 (juifs en l’occurrence), qu’est-ce qu’on a trouvé pour arriver à les intégrer dans le système scolaire public, eux dont ni les catholiques ni les protestants ne voulaient dans leurs structures respectives? Eh bien, le gouvernement provincial a imaginé une commission scolaire juive pour l’île de Montréal, et fait adopter une loi en ce sens. En 1930! Qui le sait aujourd’hui? Cette idée ne s’est pas concrétisée en fin de…

  44. Réjean dit :

    La protection du patrimoine culturel c’est bien beau, mais quand il s’agit de faire du cash alors là c’est différent. L’île d’Anticosti est un joyau du patrimoine naturel, si je puis dire, mais on n’hésitera pas à n’en faire une horreur puant le gaz et le pétrole… car y a du cash à faire là. Ou pour le dire dans les mots de la rectitude politique « y a de la création de richesse à faire.

    Rien n’empêche de déplacer ce crucifix dans un petit musée et de permettre au nostalgique de s’agenouiller devant…

  45. Claude dit :

    (suite)… Cette idée ne s’est pas concrétisée en fin de compte, mais cela montre qu’on était dans une perspective bien différente de celle d’aujourd’hui, où l’appréhension de la diversité religieuse (encore plus grande) ne s’organise plus autour d’institutions mais s’articule sur les droits individuels.

    3- Tout le monde sait que le réseau de la santé et des services sociaux a été laicisé dès les années 60, et que la déconfessionnalisation scolaire s’est achevée avec l’abolition des commissions scolaires catholiques et protestantes en 1997 et le remplacement des cours de religion par le programme « ECR » en 2008, tout cela au nom d’une modernisation longtemps retardée, de la prise en compte de la diversité des croyances, du respect des nouvelles chartes canadienne et québécoise des droits de la personne, et pour en finir une fois pour toutes avec le vieux communautarisme religieux afin de pouvoir instaurer un patriotisme civique ouvert. Dans ce contexte, le maintien du crucifix à l’Assemblée nationale ne peut faire autrement qu’avoir l’air complètement anachronique, à moins de le justifier comme une de ces particularités historiques qu’un régime politique d’inspiration après tout britannique laisse subsister indéfiniment après la disparition de sa fonction opérante (comme l’institution du lieutenant-gouverneur dépourvu de tout pouvoir et représentant la reine d’Angleterre au parlement québécois, qui doit pourtant apposer sa signature au bas des lois pour qu’elles entrent en vigueur; un avis à cet effet continue d’être publié chaque saison dans la Gazette officielle).

  46. Minona dit :

    @lison

     » Ils vont éventuellement vous demander d’enlever la croix du Mont-Royal, de changer les noms de nos rues, nos villes, nos lacs, nos rivières, parce que cela les offensent. »

    Nous n’avons qu’à dire non, ils ne peuvent pas nous y obliger. Quel argument pourraient-ils utiliser? Une montagne, une rue ou une ville n’est pas une entité gouvernementale.

    C’est plutôt le maintient du crucifix à l’Assemblée nationale qui leur donne un argument pour s’opposer à l’interdiction des symboles religieux dans le secteur public.

  47. Yves dit :

    « Mais parce qu’il s’agit d’un symbole identitaire majoritaire. Il représente la prédominance symbolique de la majorité historique francophone dans l’espace public. Il rappelle qu’elle représente la culture de convergence. Il rappelle que son héritage et ses symboles pèsent plus lourd que ceux des nouveaux arrivants et que l’héritage catholique n’en est pas un parmi d’autres au Québec. Il rappelle que la société d’accueil ne se laisse par définir exclusivement par sa charte des droits, mais par une mémoire collective particulière. Je l’ai souvent écrit : le Québec n’est pas qu’une page blanche. »

    Parfaitement d’accord avec ça. Jacques Cartier arrive en 1534, première chose qu’il fait en descendant du bateau ? Il plante une croix. Lors des inondations a MTL. DeMaisonneuve promet de remercier Dieu si les inondations se terminent en plantant une croix sur le mont Royal, ce qui fut fait, oublions pas toutes ces croix de chemins qui sillonnent villes et villages de la province, ceux qui sont pas capables de comprendre que l’Histoire du Canada français est intimement lié a l’Église catholique, allez relire votre Histoire, il s’est passé des choses avant 1960 au Québec. Ste Marguerite de Youville, première sainte québécoise,fondatrice des sœurs grises, savez ce gros bâtiment coin Guy et René Lévesque; le frère André un autre saint qui nous a laisser l’oratoire St-Joseph l’attraction touristique la plus populaire a MTL avec le stade olympique, plus de deux millions de visiteurs chaque année. Émilie Gamelin, pas le parc des carrés rouges, nenon, la fondatrice des sœurs de la providence avec leur magnifiq

  48. Yves dit :

    magnifique bâtisse au coin de grenet et salaberry a Cartierville qui sont partout dans le monde au Canada, aux États-Unis, au El Salvador, en Argentine, au Chili, en Haïti, au Cameroun, en Égypte et aux Philippines. Le curé Labelle responsable de la colonisation des Laurentides, qui fondait les écoles, les collèges qui formait les élites avant 1960 ?Collège St-Laurent, collège Notre Dame, collège Brébeuf, le Séminaire de Québec, les Parizeau, Johnson,Lévesque, Trudeau,etc ont tous passer par ces écoles tenus par des frères. Va falloir en revenir du mythe de la grande noirceur avant 1960, si avant 1960 c’était la grande noirceur, en 2013 on est dans les ténèbres.

  49. Denis Mercier dit :

    « Nous n’avons qu’à dire non, ils ne peuvent pas nous y obliger.  »

    Ce qui est épeurant, c’est que les gens ne se rendre pas compte du haut degré de mensonges qui peut sortir de cette femme. Je la crois absolument toxique pour le peuple. C’est évident que pour cette personne dont la tête peut faire un tour de 360 degrés et qui fait de la vapeur en ouvrant la bouche même à 30 degrés à l’ombre, là vue d’un crucifix a de quoi lui bruler la peau. Après le mensonge présent qui consiste à laisser le crucifix en place, elle va être pressée de s’en débarasser et ce ne fera même pas l’objet d,un débat ou d’une loi.

    Elle a de grandes choses à faire avec son Québec et tout signe rappelant une morale quelconque sera de trop parce que pour faire ce qu’elle veut faire, il faut ne pas se rappeler la morale catholique.

    Vous pensez que vous pouvez dire non mais sans doute que les hutus ont pensé cela aussi avant d’être embrigadé dans une folie meurtrière par leurs leaders et de massacrer les Tutsis (à moins que ce soit l’inverse…). Sans doute que les allemands pensaient pouvoir élire hitler sans qu’il y ait de problèmes.
    Mais celui qui a écrit avoir serré la main du diable était en dépression et des gens nient les chambres à gaz.

    Ce dont notre société aurait vraiment besoin c’est d’une enquête sur les liens du pouvoir avec les medias. Vous pensez pouvoir dire non mais s’ils vous disent à la télé d’acheter tel produit, c’est prouvé que vous aller l’acheter en tout cas plus que celui qui n’est pas annoncé.

    Dans le futur parti-état, tous les medias vont être contrôlés par le parti, et pour les récalcitrants, ils trouveront bien la méthode approprié.

    Les besoins politiques de marois ne sont pas de vrais besoins ce sont des créations de besoins comme pepsi ou coke est une création de besoin à partir de rien, qui a vraiment besoin de boire des bulles ou qui a vraiment besoin de fumer telle marque de cigarette.

  50. Denis Mercier dit :

    D’ailleurs le pape François a prié instamment les Québécois de renoncer à Marois, à ses oeuvres et à ses pompes ce matin même :

    « Quand l’homme pense seulement à lui-même, à ses propres intérêts, quand il se laisse séduire par les idoles de la domination et du pouvoir, quand il se met à la place de Dieu, alors il abîme toutes les relations, il ruine tout. Et il ouvre la porte à la violence »

  51. Francis Prévost dit :

    Très fort votre commentaire Monsieur Mercier. Réellement très fort. Çà, ça rejoint les Beaulieuseries et le Francoeur Show.

  52. Nelson dit :

    marc

    Personne sait ce qu’il avait avant le Big Bang….ce que n’est pas une raison pour inventer des extraterrestres tout puissants qu’auraient inventé ce qu’avait avant le Big Bang….il vaut mieux continuer à chercher empiriquement ce qu’il avait avant, non ?

    Il suffit regarder par les meilleurs télescopes pour revenir quelques fractions de seconde après le Big bang.

    Il suffit voir les pierres plus vieilles sur la terre pour savoir le début de la Terre.

    Et il suffit voir les premiers signes de vie sur la terre pour savoir le début de la Vie sur Terre.

    Et ce que nous ignorons encore, continuons à chercher des explications rationnels…..

    Si nous sortons des terrains rationnels, nous tombons dans le contraire, l’irrationnel…..et toutes les horreurs irrationnels que se commettent entre humains depuis fort longtemps……..nous sommes présentement au bord de l’apocalypses réel au niveau mondial à cause des irrationnels.

  53. Denis Mercier dit :

    « Très fort votre commentaire Monsieur Mercier. Réellement très fort. »

    Je vous remercie mais je vous ferais remarquer que l’idée que développait Mathieu Bock Coté était que lui, comme tout le monde voulait garder le crucifix et que Duplessis n’était pas si méchant que ça. Autrement dit c’est le niveau zéro de la politique et on est au moins à 90% sur l’échelle Prévost des conneries. Alors il fallait que je me surpasse.

    Je ne crois pas que je sois arrivé à le dépasser par contre, mes commentaires sont encore trop réalistes comparés au siens. J’ai beau faire des efforts pour être surréalistes, il me battra toujours s’il dit que Madame Marois est attaché au crucifix de l’assemblée nationale, je peux pas imaginé menterie plus grande que ça quand même.

  54. Pierre Bouchard dit :

    Les croix du Mont Royal et des Monts de plusieurs villes du Québec dont Sherbrooke sont bien suffisantes pour rappeler cette dimension patrimoniale catholique du Québec. Le crucifix au parlement n’est qu’un symbole parmi d’autres puisque ce crucifix n’a pas de valeur particulière en lui même. L’État ses politiciens compris (la charte ferait exemption des signes religieux des élus) doit assumer pleinement sa mission de neutralité autour des religions et ça commence au parlement afin d’encadrer la masse des fonctionnaires dans cette neutralité. La cohérence demande que tous participent à cette entreprise de neutralité. Le crucifix appartient à Duplessis et à son époque et n’est qu’un épiphénomène de la tradition catholique au Québec par contre il symbolise aux immigrants croyants et autres une incohérence gênante quant à cette charte de la laïcité.
    Les clochers des villes et villages du Québec, toutes ces églises à 75% ou 80% devraient être protégées de la démolition mais on sait que contrairement au crucifix du parlement qui n’est pas une cathédrale! On sait que seulement 35 à 45% des églises simples seront sauvées de la destruction au Québec, déjà dans les alentours du Vieux Québec des églises et couvents ont disparues sans qu’on ne réagisse profondément. L’église de style byzantine Sainte Marie de coeur de Jésus sur la Grande Allée à Québec centre ville est abandonnée, fermée et laissée aux mains d’un promoteur qui veut la démolir et construire des condos! Le patrimoine catholique se défait sous nos yeux M.B.Côté et qui réagit? Le patrimoine est vivant et fragile et n’est pas contenu dans un symbole encore moins politisée par un ancien p.m. Détruire des églises et sauver un crucifix c’est absurde!

  55. Luka dit :

    Mais qu’est-ce la vraie liberté, le vrai affranchissement d’un symbole ou d’un dogme passé ? Une stricte et frustre interdiction ou une permissive et ouverte contemplation respectueuse de la pensée de différentes générations et capable selon les contextes historiques, de faire une juste part des choses. De faire une différence entre l’eau du bain, le bain lui-même et le bébé qui s’y trouve dedans…

  56. Abengadon dit :

    Vous semblez tenir vraiment à ce crucifix. J’espère que le jour où il sera retiré ils vous l’enverront directement chez vous.

    Vous devez être plus Québécois que tout les autres Québécois qui ne veulent plus de ce symbole ou je devrais dire qu’il n’en non jamais voulu mais ne s’en sont jamais vraiment préoccupé, d’autre chat à flageller.

    Vous faite une fixation sur ce crucifix.

    Le fait est que si l’état avait toujours été laïque comme cela devrait-être dans tout les pays civilisés, jamais un tel objet n’aurait été installé à l’Assemblée nationale.

    Le retrait de cet objet ne devrait choquer personne sauf les croyants pur et dur. Les invertébrés pour qui le crucifix représente tout leurs idéaux. Si ce crucifix est retiré, ces gens seront démolit, déboussolé. Normal, ils sont faibles.

    Ce genre d’histoire a sa place dans les musés, plus dans l’espace public.

    N’ayez crainte, ce n’est pas demain la veille. À moins d’une très forte pression populaire et d’une unanimité de l’assemblé nationale, aucun partie n’aura le courage de le retirer.

    La preuve que la religion contrôle encore nos dirigeant.

  57. Jippy dit :

    Brillant officier dans un des plus prestigieux régiments de l’Armée française, le 1er REP, Hélie Denoix de Saint Marc n’a pas cru que la discipline et l’obéissance le déliaient des engagements pris vis-à-vis des Français d’Algérie, Musulmans ou Chrétiens. C’est ainsi qu’il rejoignit le putsch des généraux, le 21 avril 1961: le choix de l’Honneur et de la Fidélité!
    L’expression est juste si elle signifie que les Valeurs Traditionnelles (québécoises?): Honneur, Patrie, Discipline, Fidélité, Courage, Respect de la parole donnée… sont aux antipodes de celles de la société de consommation libéralo-socialiste, mélange nauséabond d’hédonisme libertaire, de droit-de-l’hommisme larmoyant et de boboïsme branché.
    Son message qui traverse le temps : par-delà les jugements des hommes, leurs ordres et leurs lois, il y a les lois éternelles dont la synthèse la plus aboutie est contenue dans le Décalogue.
    « Que dire à un jeune de 20 ans?
    Il ne faut pas s’installer dans sa vérité et vouloir l’asséner comme une certitude, mais savoir l’offrir en tremblant comme un mystère. Nous vivons une période difficile où les bases de la Morale (qu’on appelle aujourd’hui Éthique), sont remises constamment en cause, en particulier dans les domaines du Don de la Vie, de sa Manipulation et de son Interruption. Oui, nous voyons chaque jour l’individualisme systématique, le profit à n’importe quel prix, le matérialisme, l’emporter sur les forces de l’esprit. La Responsabilité, qui est l’once de tout destin, tend à être occultée. Tout homme est une exception; il a sa propre dignité qu’il nous faut savoir respecter. Enfin, je lui dirai que de toutes les vertus, la plus importante, parce qu’elle est nécessaire à l’exercice des autres, me paraît être le Courage qui consiste à demeurer fidèle [à soi-même, à ses valeurs même dénigrées par la Bien-Pensance]… Pratiquer ce courage, c’est peut-être cela l’Honneur de Vivre.»

  58. Jippy dit :

    « Ce n’est pas parce qu’on n’a pas de religion qu’il faut refuser aux autres le droit d’en avoir une.

    Or, la liberté religieuse implique que l’on puisse afficher les signes extérieurs de sa religion quand cela ne menace pas l’intégrité d’autrui (c’est pourquoi je fais exception pour le kirpan, un objet potentiellement dangereux).

    Une religion n’est pas une chose honteuse qu’il faut cacher dans le creux du logis, sous peine de polluer l’espace public. [J'ajoute ceci: le Patrimoine doit-il être obligatoirement circonscrit dans l'enceinte d'un Musée?]

    Le gouvernement osera-t-il faire du Québec le seul endroit en Amérique où la liberté religieuse serait subordonnée aux dictats de l’État? Un État qui, par-dessus le marché, se mêle de définir les «valeurs» du peuple, comme si le Québec n’était pas une société complexe et diversifiée où chacun a ses propres valeurs? »

    Lysiane Gagnon (La Presse)

  59. Benoît Gagné dit :

    Dans des questions sociales complexes, telle la laïcité dans le cas présent, des logiques multiples et divergentes sont souvent impliquées, comme vous l’avez bien montré. Toutefois, sur la base des commentaires lus jusqu’ici, votre argument d’une nécessaire articulation entre enracinement et émancipation ne rejoint à peu près personne. La logique qui prédomine est clairement celle-ci : le crucifix est un symbole religieux, pas un objet culturel, sa présence est incohérente avec les exigences de la laïcité et il faut donc le déplacer. Si cette perception s’avère aussi répandue dans la population en général -ce qui reste à déterminer-, le PQ pourra difficilement ne pas en tenir compte.

  60. JCPomerleau dit :

    Le débat sur le crucifix n’en est pas un sur la croyance, mais bien sur le rôle qu’a pu jouer l’Église de Rome dans notre histoire.

    Pour le comprendre il faut considérer l’Église comme une institution politique en relation organique avec l’appareil d’État qui s’est développé depuis l’Habitation de Québec.jusqu’à nos jours.

    Pour l’essentiel, l’Église de Rome et ses institutions ont rempli les missions essentielles de l’État, démantelé suite à la défaite de la France sur notre territoire en 1760. Et cela pendant deux si`cles.

    Ce sont ces institutions qui ont permis le peuplement et la mise en valeur du territoire du Québec; et qui nous a permis de garder notre cohésion nationale de 1760 à 1960 (si non notre nation n’existerait tout simplement pas). La Révolution tranquille n’est que l’aboutissement de ce parcours. Le crucifix à l’Assemblée nationale marque ce passage, « d’un nationalisme culturel à un nationalisme étatique » (G Bergeron)

    L’État du Québec existe dans une continuité organique depuis l’Habitation de Québec, il n’y a pas eu de rupture.

    Il serait temps de faire corps avec notre histoire. Et cela commence par une question simple : Qu.est-ce qui fut nécessaire pour qu’apparaisse se développe et existe encore une nation française en Amérique ?

    La réponse : les assises d’un État. Et c’est exactement à cela qu’à contribué l’Église de Rome et ses institutions.

  61. Marc Tremblay dit :

    Le crucifix à l’Assemblée nationale ne me dérange pas plus que l’allusion à la suprématie de Dieu dans le Préambule de la Constitution canadienne.

  62. Nelson dit :

    Nous parlons d’un symbole super morbide qui frise avec la grossière indécence, un frère humain cloué dans un croix, presque nu, avec des blessures multiples, saignant abondement, avec la tête penché, mourant, agonisant, sans que personne le prête de l’aide, dans la plus terrible impunité, à regarder avec la plus effroyable impuissance…….et que après mourir suite à plusieurs jours de torture monstrueuse, IL AURAIT MONTÉ AU CIEL !!!!!!……….comme un extraterrestre……..à s’assoir avec son père, un autre extraterrestre (que ne vit pas dans la Terre, avec nous) …..et que le mort ressuscité extraterrestre SERAIT DIEU LUI AUSSI……….fils d’une mère humaine VIERGE, que ne fait pas partie de la SAINTE TRINITÉ, 3 HOMMES , le père, le fils, le Saint Esprit……ce dernier serait aussi père de Jésus………
    Le père, dieu, aurait accepté que son fils meurt, et celui-ci aurait mort volontairement !!!!!!

    MATHIEU

    Comment un intellectuel athée comme vous compose avec tout ça ?

  63. Yves dit :

    « Nous parlons d’un symbole super morbide qui frise avec la grossière indécence, un frère humain cloué dans un croix, presque nu, avec des blessures multiples, saignant abondement, avec la tête penché, mourant, agonisant, sans que personne le prête de l’aide, dans la plus terrible impunité, à regarder avec la plus effroyable impuissance…….et que après mourir suite à plusieurs jours de torture monstrueuse, IL AURAIT MONTÉ AU CIEL !!!!!!……….comme un extraterrestre……..à s’assoir avec son père, un autre extraterrestre (que ne vit pas dans la Terre, avec nous) …..et que le mort ressuscité extraterrestre SERAIT DIEU LUI AUSSI……….fils d’une mère humaine VIERGE, que ne fait pas partie de la SAINTE TRINITÉ, 3 HOMMES , le père, le fils, le Saint Esprit……ce dernier serait aussi père de Jésus………
    Le père, dieu, aurait accepté que son fils meurt, et celui-ci aurait mort volontairement !!!!!!

    MATHIEU

    Comment un intellectuel athée comme vous compose avec tout ça ? »

    As-tu pris ta médication a matin Nelson ? Je gage que non.

  64. Nelson dit :

    YVES

    Savez vous penser, donner des opinions, des arguments ?

    Faites -le.

    Les insultes sont interdits aux blogues.

  65. marc dit :

    Nelson,

    Je te souhaite bonne chance dans ta recherche. Mais je pense que l’approche scientifique ne te donnera pas les réponses. Je me souviens d’avoir vu un documentaire qui expliquait comment les 10 plaies d’Égypte avaient pu avoir eu lieu d’un point de vue scientifique (car les historiens des plus grandes universités acceptent ceci comme un fait historique). Le tout débutait par l’éruption du volcan Santorini… je t’épargne les détails, ça se trouve sûrement sur Internet.

    Le documentaire se terminait en concluant : vous voyez, ce n’est pas l’oeuvre de Dieu, c’est juste des phénomènes explicables scientifiquement. Évidemment, rien n’expliquait comment Moise, qui arrivait du désert, aurait pu prédire 10 phénomènes extraordinaires les uns à la suite des autres à une époque où la science ne métrisait pas toutes les informations requises… Je n’ai pas pu m’empêcher de me dire eh bien oui, vous venez probablement d’expliquer comment Dieu s’y est pris. Mais vous ne le voyez pas.

    Je te suggère, sincèrement, de regarder toutes les options avant d’en rejeter une qui semble, selon moi, pas plus incroyable que le Saint Électron venu de nul part. Si tu arrives à la même conclusion, tu auras au moins donné un chance à toutes les options.

    Cela dit, la croix n’est pas un symbole indécent et ne relevant d’aucune logique, même pour des personnes qui sont relativement saines d’esprit. Cet argument ne peut donc pas justifier l’enlèvement ou non de la croix au Parlement. Je pense que le meilleur argument à ce niveau est que cette croix a été mise là pour les mauvaises raisons à une autre époque et que personne n’a besoin que ce symbole soit gardé à cet endroit précisément pour comprendre que le code civile du Québec est basé sur les valeurs chrétiennes.

  66. Yves dit :

    C’est ça je pensais, personne pour y donner son médicament.

  67. Pierre Bouchard dit :

    JCPomerleau. Le rôle ambivalent de l’église catholique dans la maintenance des Canadiens-français est indéniable. Le récit mythique catholique n’a jamais donné les moyens réels aux C.F de connaître l’affirmation collective sinon pour eux de se maintenir en tant que nation. C’est pendant la -souveraineté étatique de remplacement- de l’église que des milliers et des milliers de franco du Québec ont immigrés en Nouvelle Angleterre à la fin de l’avant dernier siècle. Il apparaît malheureusement que l’invention d’injures à partir du vocabulaire des pièces du rituel religieux exprime quelque chose de spécifique au Québec ou presque quant à la religion locale. En plein continent américain d’où émergent les É.U et leur culture de puissance et de laïcité républicaine, le Québec catholique n’a pu que connaître son déclin. Si la culture politique américaine est imprégné d’une sorte de religion civile liée au principe de liberté et que cette notion de liberté dérive du vieux fond protestant religieux, il n’en reste pas moins que cette religion civile républicaine s’est détachée de tout le côté rituel des religions et qu’elle s’est donnée comme mission de créer une prospérité sociale sur la terre pas dans le ciel comme la mystique catholique. Prospérité alimentée par le travail et le développement de la technologie. La cassure au Québec en 1960 vient de ce constat que le -modèle catholique- n’a pas augmenté l’instruction générale du peuple pendant que l’Amérique s’est construite par l’accroissement éducatif de sa population malgré son passif dans la ségrégation raciale et les inégalités économiques. Le rejet religieux au Québec trouve ses explications aussi dures qu’elles soient. Cette désaffection assez rapide exprime un choc qu’il faut voir!

  68. Réal Morissette dit :

    Sauf votre respect M. Bock-Côté , si la question est patrimoniale, alors le crucifix doit être,à sa place, au musée national.Que le crucifix soit apparut sous la gouverne de Duplessis, Godbout,Taschereau; dites- moi, Mathieu, cela a de l’importance?Ne s’agit pas de renier ou gommer notre passé. Cela doit faire partie de nos cours d’histoire.Comme l’époque où la peine de mort était appliquée soit par fusillade, pendaison,etc.Cette période doit aussi faire partie de nos livres d’histoire. Mais il serait tout à fait inapproprié ,dans notre système de droit contemporain, de voir accrocher ,au palais de justice ,sur un mur surplombant le tribunal ,un tableau montrant un condamné sur la potence. Notre passé à façonné notre histoire.Sans la renier, il faudrait pas que ce passé devienne une bouée de sauvetage. Dans ce sens, la présence du crucifix ,dans l’enceinte par excellence de l’Assemblé Nationale , n’a pas sa place.Le lieu qui traduit ,par des lois,nos valeurs,notre culture se doit d’afficher une neutralité toute laïque.

  69. John Doe dit :

    Je trouve les commentaires ici assez comiques. Ici vous avez MBC qui réfute d’avance les arguments des laïques les plus zélés et ces derniers qui persistent néanmoins et nous rabâchent les oreilles avec la même vision étroite obscurantiste moderne qui les caractérisait avant la lecture (supposée) du texte.
    Je ne sais pas quoi dire, c’est comme si, avec eux, toute Histoire et donc toute culture s’arrêtait au dernier centenaire ou aux environs, ou bien était mal interprétée.
    Quoi qu’on en dise, j’aime l’idée d’un homme s’étant sacrifié lui-même pour le Bien Commun, malgré la misère, malgré la souffrance, malgré les difficultés; n’est-ce pas là un exemple de vertu absolument admirable? n’y a-t-il pas là quelque chose à prendre en exemple, plutôt qu’à cacher avec rancune?

  70. Québ-étroit dit :

    Mon cher Mathieu,

    Avec toute l’intelligence, les connaissances et la rigueur que je vous reconnais, permettez-moi de vous signaler que vous perdez votre temps à écrire dans ces pages du Journal de Montréal, dont la majorité des lecteurs a de la difficulté à écrire une phrase avec un sujet, un verbe et un complément!

    Vous vous adressé à un peuple de quand qu’on, de ça va t’être, de si j’aurais, de ça va renforcir, etc…Pathétique mais réel!

    Orientez vos écrits intelligents envers ceux qui sauront non seulement vous lire, mais comprendre vos propos.

    Un autre média peut-être !!!

    Vous n’avez pas idée à quel point vous prêchez dans le désert avec nos ti-counes dont le seul attrait dans leur vie est, entre autres, d’écouter la Poule aux œufs d’or, les Canadiens de Montréal, etc…. Tristounet n’est-ce pas?

    Et on veut se séparer du reste du Canada! Et on ne sait même pas, au niveau collégial, qui est premier ministre du Québec!

  71. Gilles Guibord dit :

    Très bien synthétisé. Je veux bien que le crucifix à l’Assemblée nationale ait une valeur patrimoniale. Ne pourrait-il pas symboliser les droits de la majorité et la justice: un beau duo. La justice; parce que Jésus était un militant laîc (pas un prêtre) qui fut injustement condamné à mort par les autorités politiques.
    On me dit que le projet d’accrocher des crucifix dans les édifices gouvernementaux revenait du Premier ministre libéral Taschereau. Le Premier ministre Duplessis n’aurait fait que terminer le travail. Si c’est exact, ça changerait l’histoire populaire et le symbolisme de ce crucifix.
    Aujourd’hui encore, il est l’expression de la volonté de la majorité de la population et des élus à l’Assemblée. On s’appuie sur une interprétation des droits individuels pour l’enlever; mais où est-il écrit que les droits de la majorité ont été abolis?

    @tendresse (6 à 22h23)
    Vous avez écrit: « C’es-tu juste la religion catholique [chrétienne] qu’on veut éliminer pour faire place à la religion musulmane [...]« ?
    Je pense qu’on veut éliminer la religion majoritaire pour la remplacer par une religion ‘civique’. Il s’agit en fait de nationaliser la religion. Le comble du ridicule est qu’on prétend le faire pour garantir la neutralité de l’État en matière religieuse.
    Les musulmans ne constituent pas une minorité qui « nous ronne ». En démocratie, c’est la majorité qui « ronne ». Mais nous élisons des dirigeants incapables de « ronner » (de nous diriger).

  72. Jippy dit :

    Que je sache, la majorité au Québec est chrétienne (catholiques et dénominations protestantes). Le fait que la pratique dominicale soit le lot d’une infime minorité n’autorise personne à prétendre imposer à tous la Neutralité. La Neutralité n’existe pas. Par contre, entre laïcité et sécularisation à outrance, il y a une marge que l’État (la Province) ne saurait franchir. La culture de la sécularisation, dans son outrecuidance, va jusqu’à affirmer qu’on peut se passer de Dieu. Foi ou incroyance: où est la Sagesse, où est la Folie? « Les réflexions des mortels…sont chancelantes (précaires)…» (cf. le Livre de la Sagesse 9,14). La vérité la plus profonde sur nos relations, c’est que nous sommes tous membres du Corps (mystique) du Christ. Le crucifix doit donc demeurer en place pour rappeler simplement cette conviction, conforme à la philosophie judéo-chrétienne qui imprègne l’esprit (sinon la lettre) de nos lois.

  73. Galactus dit :

    La laicité doit etre appliquée de la meme facon pour tout les religions ou c’est pas de la laicité mais son contraire. C’est pourtant evident, non? Laisser le crucifix à sa place se justifie peut-etre par un autre principe, mais n’appele pas le resultat de ca « laicité », il faut avoir un minimum de coherence et d’honneté intelectuelle.

    Le message envoye aux immigrants est le suivant: la religion catholique a une place privilegie que la votre n’aura jamais dans notre histoire.

    Belle facon d’attirer les immigrants vers le projet souveraniste.

  74. Jippy dit :

    «…attirer les immigrants vers le projet souverainiste.»
    Ça prouve juste une chose: ce projet est obsolète à sa face même! Les immigrants quittent leurs pays parce qu’il y existe toutes sortes de conflits alimentés par des injustices envers les minorités…Et on voudrait repartir le bal ici même! Good Luck!

  75. Gilles Guibord dit :

    @ Jippy (9 à22h22)
    J’appuie.
    Il y en a qui prétende que la religion chrétienne est morte; parce que les croyants ne vont plus à l’église une fois par semaine. Est-ce que les syndicats sont morts; parce que leurs membres ne vont plus à l’assemblée une fois par mois?
    La prétendue Neutralité est l’affaire d’une petite minorité; mais elle est bien implantée au gouvernement.

    @Galactus (10 à 12h10)
    La religion chrétienne comprend les catholiques, les anglicans, les protestants, les orthodoxe et d’autres confessions. Elle n’a pas de privilège; parce qu’elle est la majorité, comme n’importe quelle majorité.

  76. Jean Émard dit :

    Le crucifix de l’Asssemblée Nationale rappele l’apport essentiel de l’Église Catholique dans la conservation de notre langue et le travail des religieux dans nos institutions d’enseignement et de santé.

    Et c’est un athée qui vous dit ça.

    Jean Émard

  77. Jean Émard dit :

    « Vous vous adressé à un peuple de quand qu’on, de ça va t’être, de si j’aurais, de ça va renforcir, etc…Pathétique mais réel! » Québ-étroit

    ===

    Avec un tel pseudonyme, à l’évidence vous venez ici pour cracher votre mépris sur le peuple Québécois.

    Faudrait vous rendre compte que ça vous salit plus que ça ne salit le peuple que vous méprisez.

    Jean Émard

  78. Xenon dit :

    Beaucoup de commentateurs ont souligné, à raison selon moi, que le gouvernement fait preuve d’incohérence en prônant d’une part l’abolition des symboles religieux chez les employés du secteur public ET en voulant garder bien en vue un crucifix dans le Salon bleu de l’assemblée nationale. Après tout, il ne s’agit NI de détruire ce crucifix, NI de nier l’importance historique de la religion catholique au Québec, mais simplement le déplacer de la salle qui symbolise le service au public par l’élite politique. L’état est laique ou non?

  79. Michelle dit :

    L’article publié dans le journal de Québec du 6 septembre où vous dites que sans l’histoire, nous sommes rien… C’est vrai mais je suis dans le domaine de l’enseignement et je peux vous assurer que sans la géographie nous ne sommes pas grand chose non plus ! Les enfants commencent à apprendre des notions d’histoire en 3e année du primaire et ensuite durant les 5 années de leur secondaire. Mais c’est très différent en géographie. Ils n’ont qu’un bref épisode en 1ère et 2e secondaire! Pourquoi négliger la géographie ? Les jeunes ne savent même pas où situer la majorité des pays, des villes et encore moins des fleuves, des mers ou des chaînes de montagnes! Comment peuvent-ils comprendre un bulletin de nouvelles ?? Pourquoi le gouvernement valorise tant les cours d’histoire ? Oui c’est vrai que c’est important de connaître notre passé, mais encore faut-il être capable de se situer dans le présent ! Qu’en pensez-vous ?

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