Ce printemps, on entendait les gauchistes et ultragauchistes dénoncer (dans un parfait délire) la dérive «fasciste» du gouvernement Charest. Oui, le gouvernement Charest a mal géré la crise étudiante. Non, il n’était pas fasciste. Ni nazi. Jean Charest ne portait pas la chemise brune. D’aucune manière. Je me souviens même de ces étudiants tendant le bras droit devant la police de Montréal, comme si le SPVM avait quelque chose à voir avec la SS. C’était exaspérant, stupide, bête et idiot. Que de jeunes collégiens ou universitaires se soient livrés à cela m’avait convaincu d’une chose : ces jeunes gens, plutôt que de parader dans la rue, auraient dû courir à la bibliothèque lire un livre d’histoire consacré à la deuxième guerre mondiale.
Ces jours-ci, on entend les «droitistes» paniquer devant l’élection du Parti Québécois en hurlant (dans un parfait délire) à «l’anglophobie», à la «xénophobie» et souvent, au «racisme». Ils ne se contentent pas d’être hostiles au PQ ou de le critiquer (ce qui est normal, nécessaire et indispensable en démocratie). Ils le diabolisent. Ils présentent son élection possible comme l’apocalypse. Ils s’imaginent l’élection du 4 septembre comme un référendum sur l’ouverture ou la fermeture du Québec. Sur son épanouissement diversitaire ou son enfermement identitaire. Les gauchistes de ce printemps avaient le monopole du cœur? Les droitistes de ces jours-ci ont apparemment le monopole de la liberté.
Je me demande ce qui pousse des gens à systématiquement ramener tout désaccord politique à une lutte à finir entre le bien et le mal. D’où vient ce besoin de transformer son adversaire en diable? Du plaisir qu’on en retire à se présenter d’un coup comme un croisé démocratique? De l’excitation qu’on a à jouer au maquisard bien assis devant son ordinateur, à pianoter sur son portable? De la simple inculture qui fait en sorte qu’aujourd’hui, même les gens les plus éduqués ont une culture historique relative, ce qui les amène à ne pas connaître le sens des mots qu’ils utilisent? De l’expansion des réseaux sociaux, qui permettent à chacun d’étaler ses passions idéologiques en public, sans prendre la peine de réfléchir suffisamment avant d’écrire? Toutes ces réponses? Peut-être.
Ou encore de l’effet qu’ont les passions politiques chez ceux qui n’en ont jamais eu l’habitude? On le voit souvent chez certaines personnes arrivées sur le tard à la politique. Elles arrivent dans l’espace public. Elles prennent leur camp. Elles ne veulent pas d’une demi-doctrine, d’un quart d’idéologie. Car alors à quoi bon s’engager? Elles veulent la totale. Elles ne veulent pas s’engager dans l’espace public et y mettre autant de temps sans avoir l’impression que l’avenir de l’humanité dépend de l’expression virulente de leurs convictions sur leur blogue ou sur Twitter, où ils gazouilleront frénétiquement. Elles ne combattent pas pour le bien commun. Mais pour le salut de l’humanité. Étrange mélange de naïveté et de fanatisme.
Se donner des sueurs froides idéologiques, c’est un plaisir qu’on s’offre en regardant un film d’horreur. La politique permet de le décupler. On s’agite, on craint le pire, on s’imagine l’adversaire comme un monstre. Un peu plus et on y met la musique d’ambiance. On tweet. On tweet. Et on retweet. On lance des appels au peuple, et on rêve de lancer un appel aux armes. On se croit au bord du gouffre. On a le vertige. Et on aime ça. On parle à ceux qui ont peur comme nous. On se donne la frousse. Ne manque que le popcorn. Et parce qu’on ne peut pas toujours vivre sur un high idéologique, on finit par retomber dans le monde réel. On aura vécu une belle peur : celle de la fin du monde. On retournera chez soi. Heureux et fier d’avoir résisté à l’empire du mal.
Ou alors on s’enfermera dans un monde parallèle, celui des idéologies qui nous coupent du réel. L’avantage d’être coupé du réel, c’est qu’il ne nous menace plus. On peut alors délirer en paix. Sans se faire contrarier dans ses fantasmes. L’élection arrivera, on ne digérera pas son résultat et on se radicalisera. Tout, tout, tout, deviendra alors prétexte à parler de politique et d’idéologie avec ceux qui nous entourent. Ces gens sont malheureux. On leur parle du goût des betteraves ? Ils nous apprennent que ces betteraves sont socialistes ! On leur parle du ciel bleu ? Ils y voient une propagande péquiste au service du référendum à venir! On se dit que c’est un beau mois de septembre qui commence? Ils nous disent que rien n’est beau dans un monde où la «libârté» est compromise.
Cela arrive souvent à gauche. Cela arrive à droite aussi. Cela arrive même à des gens intelligents. C’est ce qui est malheureux.
Ce n’est pas une lutte à finir entre le bien et le mal, mais plutôt une lutte à ne surtout pas finir entre la gauche et la droite.
Merci, M. Bock-Côté. Effectivement, qu’on soit de gauche ou de droite, diaboliser l’autre est un signe de faiblesse, de mépris et d’immaturité.
J’espère juste que ces allusions à la guerre, au début de votre chronique, ne soit pas un mauvais présage. Je n’aime pas du tout ce radicalisme, cet extrémisme qui se dessine un peu partout dans le monde occidental.
Quand un pequiste notoire crie au delire…c’est souvent dans le but de s’avouer vicitime.
Vicitime de sa manier de pensée…
Vicitime de ses propres racourrcis intellectuels.
Dans la vie tout peut se regarder dans tout les sens…aussi bien s’avouer…tout le mond ensemble,que ce decrire comme victime fait parti d’une auto-justification a peine voilée…
Il faut etre mature pour savoir prendre ses tords.
Souvent aussi…on confond des idées,des positions…pour soi meme…
Or nous ne sommes pas nos positions…et on peut en changer.
Quand on temoigne du delire…en fait…on temoigne de l’emotivité qui n’est pas controlée…de part et d’autre.
Le PQ est un parti professionnel…composé d’improvisateurs…voila tout le respect qu’on accorde aux contribuables…On va les occuper pendant qu’on demeure en poste…
De simples fumistes…
Quand on desire faire un pays du Québec…il faut avoir sa santé a coeur…
Pas question de faire passer le parti avant le pays.
Désolé pour tout les tordeurs de réalité…
Ces «droitistes» ne sont que la caisse de résonnance de tout ce qui se dit sur le Québec dans le ROC, beau temps, mauvais temps.
Merci M Bock Côté pour cet énième billet intelligent, bien écrit et nécessaire dans le contexte.
J’ajouterais ceci: La dérive idéologique est une maladie qui s’attrape avec le militantisme. En s’identifiant à un camp plutôt qu’à des valeurs qui transcendent la partisanerie, M Pignon qui tweete dans son salon en sous-vêtements tente d’accrocher des poissons en démonisant l’adversaire.
Or, les gens qui ne sont pas déjà acquis à une cause sont fort probablement réfractaires à ce genre de discours ultra partisans idiots, et Pignon aura l’effet contraire de ce qu’il désirait.
Si on gratte un peu derrière la surface, on se rend compte que c’est par manque de respect pour l’intelligence de ceux qu’il tente d’appâter que notre idéologue de fin de semaine évite de dire les véritables raisons qui le poussent à voter pour son parti qui sont probablement bien plus terre-à-terre. Peut-être ignore-t-il lui-même ces raisons, qui sait.
S’il respectait vraiment l’Autre, il dirait “les vraies affaires”, au risque d’avoir à se remettre en question quand un interlocuteur lui ferait valoir un point de vue contraire et bien argumenté.
Finalement, s’il était vraiment intelligent, M Pignon s’en rendrait bien compte que tout ce stratagème ne lui rapporte absolument rien d’autre que de se flatter l’ego avec d’autres “champions du monde” comme lui.
Alors je vais finir en contredisant votre avant-dernière phrase avec cette citation de Thomas Sowell:
“It doesn’t matter how smart you are unless you stop and think.”
Dommage que personne dit rien quand on a, et on continue à demoniser Stephen Harper. Quand on demonise le Vatican ou George Bush..Votre discours est trop biasé M.Coté, parce-que vous aussi, bien installé dans votre bureau, vous vous permettiez de critiquer le monde qui n’est pas payé pour écrire et qui des fois est beaucoup moins ignorant que vous pouvez imaginer.
Il ne faut pas oublier que la plupart de nos politiciens sont dans le délire idéologique…pas seulement monsieur et madame tout le monde qui “gazouillent” sur internet.
À trop regarder Star Wars, le gens sont tombés dans le manichéisme. Un mon sens, ceux qui accuse la sociale-démocratie d’être utopique ne réalisent pas que l’utopie est de croire que nous pouvons continuer de vivre dans une logique néo-libérale qui ne fait que démontrer sa capacité à générer des crises et son incapacité à les résoudre. Un petit regard du côté de l’Union Européenne devrait nous aider à mieux saisir la situation.
Parlant de livres d’histoires… j’en ai lu beaucoup.
Conclusion :
L’humain est tolérant et intelligent quand ça va bien.
L’humain est intolérant, diabolise tout et passe son temps a détester et à blâmer quand ça va mal, ou que le sentiment dominant est que ça va mal.
Mondialement parlant, il y a un sentiment qui grandit que “ça va mal”.
On est pas sur le bord de changer la nature humain est ce n’est pas sur le bord d’allez mieux, mondialement parlant.
C’est peut-être taboo de parler de cela mais c’est quand même ça que je vois monter. Sexisme (des deux cotés), racismes (bien que basée sur la culture) et autres préjugés risquent de ne faire que continuer a augmenter pour le reste de nos vies, j’en ai bien peur. La tolérence est un luxe. Je ne dis pas que j’en suis content, mais j’ai appris à connaitre l’humain en lisant l’histoire de l’humanité au lieu de me basée sur de l’idéalisme.
Entièrement d’accord avec vous Mathieu Bock-Côté quoique je me raccroche au PQ plus à partir de sa gauche que de sa droite comme vous. Je vous respecte encore plus parce que votre chronique s’attarde plus aux délires de la droite que de la gauche face au PQ. Les dérapages de la gauche m’indisposent plus parce que ses adhérents sont supposés être plus justes et honnêtes que les gens de la droite qu’on accuse de chercher le pouvoir pour le pouvoir.
Remarquez bien, je ne vise pas les ténors de QS et de ON qui ont mené une campagne très digne. Mes remarques portent sur l’attitude de leurs partisans (surtout en ligne) qui ont mis le PQ et le PLQ dans le même sac parce que tous deux des vieux partis à leurs yeux alors que le premier a 100 ans de moins que le second. J’ai même lu quelque part que le PQ était néo-libéral. Je trouve ça aussi déconnecté (autant vis-à-vis du sens du néo-libéralisme que de la façon dont le PQ a gouverné, assurance-automobile, programme des garderies et nationalisation de l’amiante, dans le premier mandat de Lévesque, qui a été une énorme gaffe) que d’accuser les libéraux d’être des nazis.
Que fait-on face à toutes ces attaques venant des deux côtés à la fois. Le PQ est le parti sur lesquels ses 4 opposants se sont le plus acharnés. La peur «viscérable» d’un référendum a été attisée le plus par Legault. Encore là son jupon d’ex-souverainiste a dépassé énormément. « Qui aime bien, châtie bien » comme on le sait.
Mme Marois a toute mon admiration parce qu’elle est demeurée sereine jusqu’à la fin. Moi, je n’ai pas été capable tout le temps en n’ayant aucunement à protéger mes arrières en quoi que ce soit. Et me situant parmi les «gens intelligents» sans fausse modestie, je suis tombé dans le panneau au moins une fois en attaquant le premier pour admonester une personne que je trouve démagogique. En le faisant de cette façon, j’en ai pris pour mon rhume parce que les insultes m’ont été retournées dans le temps de le dire.
Apres 60 ans de télévision et de media a-sociaux, la faculté de réfléchir est passé dans le tordeur, la mode est au spectaculaire, l’irréfléchi est roi, le kit prêt-à-penser est disponible partout, c’est pas grave chose, plus personne ne corrige l’examen, tout le monde va passer, le vire-capot va gagner ses élections, le bandit à cravate va repartir d’autres entreprises, le bête va remporter Star Epidémie en ne sachant que chanter gagi et gaga avec émotions et de bons conseils, les pseudos révolutionnaires vont éclore au printemps comme du popcorn Occupy Whatever, les vedettes trans-genres (ex: un ancien policier devenu juge bénévole et frivole et qui là oup! veut faire de la politique sinon on va lui offrir une job pour commenter les navelles du jour). Le cancre, pourvu qu’li soit capable de faire le beau ou la belle devant les cameras, peut conquérir le monde du savoir, du ploitique en ne fournissant que quelques grimaces et quelques slogans clinquants à l’audition devant public, un public inculte assoiffé de gros mots, de grosses vedettes instantannées, de chars qui vont vite, de scandales financiers-humanitaire-budgétaire dans la même nouvelle. Tout est laissé à la Va-comme-je-te-pousse, à grand renfort de publicité et un nombre élevé de Twits pour donner de l’intérêt ou de la crédibilité, l’un ou l’autre peut faire l’affaire…. Le plus étonnant, ce n’est pas d’en être arriver là, si vite et si nombreux, c’est d’avoir perdu le dernier rempart contre la folie sur lequel pouvait s’appuyer la raison, réfléchir, est devenu orphelin et sera le prochain candidat à se faire éléminer lors de la Grande Télé-Raté planétaire live sur tous nos écrans. Place à l’intolérance, à l’ignorance crasse, des gros gros vendeurs ces temps-ci. Par chance le silence est dehors, out of the crowd, à l’abri, temporaire, de la bêtise humaine en forme de nous, de plus en plus familière.
Encore un article qui parle de tout et de rien. Car vraiment: de QUOI parle cet article? On ne le sait trop. La verbo-motricité a, une fois encore, eut le dernier mot. Les étudiants, les flics, signes nazis, Twitter, SS, gauchistes, ultragauchistes, droitistes, ultradroitistes. Rien n’échappe à MBC. Le moindre sujet en main, et… c’est parti! La machine infernale est mise en marche à toute allure: des mots, des mots, encore des mots, toujours des mots, à en perdre la tête. Tout ce qui lui passe sous la main, sous le pied, sous la table ne peut échapper à cette chevauchée complètement folle et débridée de mots jetés à tout hasard. Ce monstre avale tout rond et recrache tout cru. Pas de réflexion – surtout pas! Un moment d’arrêt, une pause quelconque, et la machine ne saurait quoi en faire! Pas de citations non plus, pas de références livresques! Surtout pas! Tel un enfant qui découvrirait cette mystérieuse faculté de combiner des lettres et des mots pour la première fois, MBC se vautre dans ce meme plaisir jubilatoire de la verbo-motricité à tout cran. Parler, écrire, toujours et encore, à jamais. Se croire indispensable, aussi. Une vraie course contre le temps, contre la mort. Car ce qui compte, c’est écrire pour se faire lire, pour montrer qu’on existe. Peu importe le sujet. Peu importe le contenu. Peu importe où on va. Ce qui compte, c’est entretenir cette relation intime, amicale, avec le lecteur. Que le lecteur sente qu’il n’est pas seul. L’horreur de l’abime, de la solitude, des ténèbres… de la réflexion.
Comment initier nos lecteurs au charme extraordinaire, libérateur de la réflexion, la vraie, celle que pronent et pratiquent de vrais intellectuels comme les Glucksman, Finkielkraut et compagnie? A quand, donc, de vrais penseurs au JdM?
@ David Boudreau
Vous commenciez bien…mais vous sombrez vous aussi en identifiant le neo-liberalisme…
qui n’est dans le fond..qu’une idée…qui cherche a definir la «mauvaise» position.
Un peu comme on accuse nos adversaire d’opportunisme…comme si on en etait pas coupable nous meme.
La fameuse paille dans l’oeil du voisin….
On peut-tu s’entendre que tout le monde font leur possible…?
Et…demoniser nos adversaires…sert en premier a se convaincre soi-meme que nos propres choix sont judicieux…
Moi quand je regarde la gauche (qui se targue de penser aux autres…alors que chaque participant de gauche pense a lui en premier…) je trouve qu’il y a des limites a trop vouloir «aider» les autres…en effet…aider ca commence par ne pas nuire…et souvent la gauche nuit,en voulant se substituer a l’effort personnelle qui doit etre developpé.
Les gens au Québec mise sur une solidarité etatique…et n’ont pas le gout de trop aller aider eux memes…
On a affaire a une deresponsabilisation tout azimnut…qui finit par faire mal a la nation…au lieu de l’aider.
Le juste milieu demeure la seule solution.
Un ti peu a droite…un ti peu a gauche…et on recommence…
Il y a un chemin honnête par contre qui mène à la diabolisation…
L’éxaspération du bien.
Donc…
Dans un combat entre l’exaspération du bien et la virulence du mal…
Je donne peu cher de la peau du mal…
“Mon idéologie est moins utopiste que la tienne” c’est ça?
Une utopie est un monde idéal, ça devrait être une cible à viser. Ça devrait avoir une connotation positive. Dommage que le terme a trop été détourné au point d’être perçu comme un synonyme d’irréalisme, un jugement péjoratif`a éviter à tout prix…
Votre billet me fait penser à cet épisode de South Park intitulé «About Last Night» qui traite de la présidentielle américaine de 2008. Les partisans républicains, alarmés par l’élection d’Obama, se réfugient dans une caverne pour échapper à l’apocalypse. Quelques jours plus tard, ils en sortent par accident et constatent, stupéfaits, que le monde n’a pas tellement changé.
Il est intéressant de constater que la radicalisme dont vous parlez concerne autant la gauche que la droite. Entre la campagne de peur contre une majorité conservatrice lors des dernières fédérales et contre une majorité péquiste aujourd’hui, la structure de l’argumentation démagogique demeure semblable. À en croire certains, Harper était un fou-furieux de la droite religieuse voulant nous amener dans une théocratie. Aujourd’hui, de l’autre côté du spectre, les autres associent Marois à une folle-furieuse de la gauche staliniste voulant nous amener dans une dictature fasciste. Ces campagnes de peur partagent le même trait essentiel: elles sont déconnectées de la réalité.
La diabolisation de l’ennemi n’est pas un phénomène nouveau.
Vous êtes trop jeune pour avoir vécu sous la férule du clergé ou sous le régime Duplessis. C’était une époque terrible : il y avait des communistes partout !
Aujourd’hui, c’est pire. Parlez-en à George W. Bush, à Vic Toews ou à Joe Oliver. Le peuple est en bonne compagnie.
Quand on interdit toute manifestation spontanée dans notre société, je ne dispose pas de beaucoup d’éléments de comparaison sauf la Loi des mesures de guerre.
Dans les journaux du ROC et leurs tribunes publiques, on ne se gêne guère pour traiter les Québécois de «fascistes» et de «nazis». Pourtant, les commentaires ne sont pas limités à 140 caractères.
Naguère à la taverne, un serveur a menacé d’expulser notre tablée d’étudiants si on parlait du PQ…
Du PQ, cher ami, du PQ !
L’outrance et la bêtise humaine ne sont pas l’apanage de l’époque actuelle.
Mais quand une société néglige d’enseigner l’histoire à sa jeunesse, on ne doit pas se surprendre.
Les écoles ont de beaux tableaux blancs interactifs.
Et les téléphones sont intelligents.
On se console comme on peut.
Ah la peur d’avoir peur… Afin de voter en toute connaissance de cause, voilà des événements qui porteront à réfléchir JEAN CHAREST annonce que l’élection du Parti Québécois pourrait nuire au retour des Nordiques…. BILL GATES le confirme: La possible élection du PQ rend mon déménagement au Québec impossible. Marois s’attaque aux riches…. DON MEEHAN, agent de PK SUBBAN avoue: Mon client ne signera rien avant le 5 septembre…. Si le PQ est porté au pouvoir, il demandera à être échangé….. GREENPEACE dévoile que la disparition de l’ours polaire coïncide avec la montée du PQ dans les sondages. Son élection serait dramatique pour la survie de l’ours blanc… SCOTT GOMEZ est ravagé. La possibilité d’un éventuel référendum au Québec annule toutes les chances du CH de gagner la Coupe Stanley lors du mandat du PQ. Dépité, Gomez a lancé ses bâtons de golf par terre….. La NASA confirme qu’elle avait identifié une forme de vie supérieure et intelligente qui se dirigeait vers la Terre, avec les solutions pour toutes les maladies, comment vivre en Paix et régler tous nos problèmes de pollution. Mais en apprenant que le PQ était en bonne voie de gagner les élections et d’imposer un référendum, cette forme de vie a rebroussé chemin… Les tensions se ravivent au Moyen-Orient entre les Palestiniens et les Israéliens. Les expert pointent un doigt accusateur vers l’élection potentielle du PQ…. Le Président Français, Hollande clame: Il n’y a qu’un doute d’un éventuel référendum au Québec et la France se retrouve avec 3 millions de chômeurs…. l’instabilité est mauvaise pour nous…. MADONNA avoue: J’ai fait mes spectacles au Québec avant le 4 septembre. C’était une condition essentielle. Je ne voulais pas donner des spectacles dans l’instabilité. Je ne reviendrai pas au Québec avec le Parti Québécois au pouvoir…. Un Haut commandant des Forces Armées USA est ravagé. L’élection du PQ met fin au programme d’envoyer d’une autre sonde vers Mars. Un éventuel…
suite
Un éventuel référendum bouleverse l’échiquier mondial….
Le DALAÏ-LAMA lève le voile sur les raisons de sa retraite. La montée du Parti Québécois dans les sondages et la tenue possible d’un référendum rend le monde instable. Je ne pouvais plus supporter…
Dans le nord du Québec, les hordes de caribous se précipitent dans l’océan arctique depuis que le PQ est en avance dans les sondages….
Un groupe de scientifiques américains lancent un cri d’alerte. Si le PQ est porté au pouvoir, il y aura des ouragans, des tornades et des feux de forêts aux USA. Même que certains états pourraient vivre une sécheresse et d’autres se retrouver sous des pluies diluviennes….
BARACK OBAMA et le Président de la FED exhortent les Québécois à ne pas voter PQ. L’instabilité politique apportera une récession aux États-Unis et le dollar canadien pourrait chuter à 0,60 cents alors que le prix du baril de pétrole exploserait….
Le PDG de Cadbury menace de fermer ses usines au Québec si le PQ prend le pouvoir. Oups, ça été fait en 1976 devant la menace du premier référendum. Cadbury annonce que le secret de la Caramilk ne sera pas divulgué advenant une victoire du PQ….
DIEU annonce, par la voix de Ben16, qu’il ne viendra pas sur Terre advenant une victoire du PQ et la tenue possible d’un éventuel référendum.
Ah la politique. calvaire que c’est mauvais!!!
La folie des grandeurs des partis politiques dépasse la décence…. En cette fin malheureuse de cette pénible fin de campagne électorale, tous les partis confondus se lancent dans une triste recherche racoleuse des votes.
Brandir le spectre du référendum est d’un ennui pénible!!!
Personne ne croit à cet épouvantail et chacun sait que cette option est ridicule mais tout à coup, la voilà devenue le choix central alors que la corruption et la dette devraient occuper une large part d’interrogations avec le Plan Nord et surtout l’Éducation…..
misère….
Le Québec fait du surplace. Marois qui bafouille à chaque trois mots, Legault qui radote n’importe quoi , se gonflant d’orgueil et Charest qui attise le feu, déconnecté et pas à peu près, sans jamais rien dire tout en promettant tout…. voilà nos prétendants au trône… triste triumvirat….
Charest, Legault et Marois sont de tristes sires…. de vieilles choses qui répètent les anciens gestes par habitude, qui parlent sans croire et qui ne feront rien de nouveau.
Il fallait changer le système par la proportionnelle, ajuster les comtés par 100 000 habitants, réduire les ministres, couper les pensions aux députés anciens et futurs, couper les subventions aux entreprises, imposer les profits des banques et chasser les abris fiscaux…..
lâcher du lest pour la classe moyenne…..
Mais bon, la classe politique ne se préoccupe jamais du Peuple…. ça crée les révolutions pourtant cette attitude…. l’Histoire est là, mais le Québec ne se souviens pas…. par manque d’éducation. Par couardise.
Le Québec est amnésique, peu instruit et un peu épais… ou plutôt disons naïf….
il oublie rapidement face à une série éliminatoire inattendue ou un loft story torride ou un banquier insipide….
Non les élections de 2012 sont sur un hypothétique référendum pas rapport qui fait l’affaire des CAQ et les Libéraux…. une connerie sans nom…
suite
une connerie sans nom mais qui marque des points…..
Est-ce possible, qu’en 2012, le Québécois moyen ne soit pas plus futé que la moyenne des ours??? La peur du référendum agit encore sur le Québécois moyen???? C’est triste à mourir….
Cette élection devrait viser un autre but. Le Plan Nord se fera comment? L’île d’Anticosti est-elle au Peuple ou aux exploitants? L’amiante, c’est sérieux? Pourquoi l’éolien est un concept de lobbying?? L’éducation gratuite, on peut le faire….Qui dirige au Québec, les amis du système ou le droit?? Une pension nationale pour tous, selon le salaire, avec un plafond… c’est un minimum… finis les REER pour les riches et les pensions subventionnées…. tout serait si simple…..
Cette élection sera légendaire par son absence de contenu… Les Legault, Charest et Marois se seront battus, faiblement, pour de mauvaises raisons…
un vide d’idées pour le Peuple…. une déconnexion fulgurante de la base et ce truc qui se nomme, pompeusement, l’élite….
Voter pour ça? Sérieusement!!?? ça sert à quoi???
entretenir le vice est aussi coupable que le faire…
Mais votons. Massivement. Pour vrai.
quand les gens descendent dans la rue c’est qu’ils se sentent menacés, quand une personne se sent menacé c’est pas nécessairement la partie la plus logique de son cerveau qui va prendre les commandes
Le Québec est comme un char qui s’est enlisée dans un banc de neige, le PQ dit
n va continuer a reculer un peu/avancer un peu, faire spinner les tires dans neige, la CAQ dit: sortons les Tractions aids calvaire qu’on s’en sorte. Avec le PQ on va être pogner pour appeler le CAA pour se sortir du banc de neige, alors que la CAQ sait qu’on peut s’en sortir tout seul, si on veut.
Je ne saurais dire quelle est la bonne ou la mauvaise position et je n’ai pas cette prétention. Ce que j’observe, c’est que la logique néo-libérale inhérente au capitalisme n’arrive manifestement pas à ses fins. La croissance absolue commande une exploitation illimitée des ressources dans un monde où les ressources sont limitées. Le juste milieu serait probablement possible si l’économie financière s’arrimait à l’économie sociale ainsi qu’à l’économie des ressources et aux impératifs écologiques. Rappelez-moi à l’ordre si je me trompe, mais il me semble que ce n’est pas le cas depuis plusieurs décennies. En ce moment, l’État est non seulement responsable de l’économie sociale, mais également responsable des bulles financières de spéculation. Quand le marché crash, quand des emplois se perdent à cause de la délocalisation, qui est-ce qui intervient? La responsabilité devrait pouvoir s’appliquer à toutes les instances. La pensée politique étasunienne a toujours privilégié la responsabilité individuelle à la responsabilité collective, et pourtant, les étasuniens ne sont pas à l’abri des crises sociales et économiques. La prémisse de l’idéologie néo-libérale veut que nous soyons tous égaux en moyens pour participer à l’économie de marché. Malheureusement cette prémisse est fausse car nous ne sommes pas tous égaux, n’avons pas tous les mêmes talents, les mêmes ressources, la même santé physique et mentale, les mêmes intérêts. Nous sommes donc devant ce choix de réduire le sens de notre existence à l’asservissement d’une économie de marché darwiniste ( au plus fort la poche et que les autres crèvent) et dont la seule fin est le profit, ou bien de s’ouvrir à la diversité à travers le partage, la recherche de l’équilibre, du juste milieu. Est-ce juste milieu est possible via la logique néo-libérale? Vous saurez bien me répondre.
@ Alain Bellemare…
Au contraire…
Et il est là le moment à éviter…
@Mimi Benoit
Je suis d’accord avec vous. Et je dirais même à quand de vrais penseurs dans les medias. Contrairement à la France, les intellectuels quebecois (il doit en exister) n’ont pas de tribune. Et c’est vrai que les textes de MBC sont lourds et pesants pour le peu de consistance qu’on en retire.
Par contre, Finkielkraut n’est pas pour moi un grand penseur. Mais il est quand même mieux que nos chroniqueurs du jdm.
Tout à fait d’accord avec votre article, quoique le début m’ai inquiété.
Normand Baillargeon parlerait tout simplement “d’attaque ad nominem” , technique de manipulation qui consiste à discréditer l’émetteur afin de détourner l’attention de son message. C’est le but des invectives: le propos d’origine passe au second plan, on fait un buzz , on raccourci la pensée. Facile, fugace, cette manipulation peut être dévastatrice.car elle ne permet pas une réponse de même niveau à moins de se fourvoyer soi-même.
M. Coté , la prise de pouvoir du PQ ne représentera certes pas l’apocalypse mais avouez que ce sera tout un virage idéologique par rapport au gouvernement sortant ou à de précédents gouvernements péquistes . Nous sommes très loin de l’ouverture à tous que personnifiait à la fois René Lévesque et Lucien Bouchard . Pauline veut faire un pays mais elle boude les anglais ( renforcissement à outrance de la loi 101 ) et a pour stratégie de provoquer le gouvernement fêdéral pour favoriser son option sécessionniste . Comment peut-on sincèrement former un pays par la division ??? J’ai voté oui aux deux précédents référendums mais pour le prochain ce sera non . Désolé mais je ne me reconnais pas avec Marc Laviolette , Gérald Larose , Monique Richard , Gilles Duceppe , Jacques Parizeau , JF Lisée , Bernard Drainville et Pierre Duchêne . Ils sont ou des syndicalistes de type dinosaure ou des intellectuels ( révolutionnaires de salon ) pour qui la souveraineté n’affectera pas le revenu .
Fidel Castro a fait une révolution pour libérer le peuple et regardez ce qu’il en est advenu . Les intentions étaient bonnes mais les résultats médiocres . J’en ai assez d’écouter des grands discours , quand le Quebec se lèvera -t-il pour vraiment changer ????
Bonjour, M. Bock Coté,
La réponse à votre question n’est pas difficile à comprendre, c’est un effet de foule virtuel.
Sur les forum la gauche et la droite fréquente leur site distinct, n’étant pas exposé aux coté adverse,
la surenchère pour des positions radical commence.
Le meilleur exemple de ce genre de site est Antagoniste.net ou on peut lire les propos de la droite libertarienne
PS. Je ne recommande à personne de fréquenté ce site tant que les propos que j’ai lu sont délirants.
Je crois que des journalistes en devoir d’écrire un papier tous les jours recherche toujours le faux pas ou la fausse parole. Exemple cette semaine, des Mexicains distribue des tracts de la Caq, la vraie nouvelle un Mexicain pendant une heure aidait gratuitement une canditate pour qui il travaillait depuis 10 ans, je pourrais en trouver des dizaines par semaine de ces fausses nouvelles, il serait peût être temps que journaliste et blogueur fassent preuve d’un peu plus de rigueur sinon présenter vous au PQ.
Je suis une centriste fédéraliste..
Je dois admettre mon chers Bock, qu’en frais de délire vous vous y connaissez
Il est tout à fait normale que la souveraineté apporte des appréhensions. Rien de concert n’a jamais été sur la table si un jour elle serait acceptée par les Québecois. Les rêveurs comme les artistes ,les étudiants, certains journalistes l’espèrent car ils n’ont jamais connu la stabilité financière, ils vivent au jour le jour. La majorité des gens ont un plan financier, des emplois réguliers et des acquis qu’ils veulent garder. M. Levesques, M. Bouchard et d’autres leaders du PQ ont compris lors de leur mandat qu’il était plus facile de faire rêver que de réaliser, leurs discours ont changé au fil du temps. Les purs et durs leur ont vite montrer la sortie. Certes notre système est loin d’être parfait mais les gens le préfèrent à un inconnu encore inexpliqué.Il appartient aux vendeurs de cette option de nous présenter un plan de match précis et complet plutôt que de traiter les pro fédéralistes de peureux.
La campagne électorale n’a fait que jeter la lumière sur la division irréconciliable entre Québécois.
La pluie d’injures qui s’abat sur les camps fédéralistes et souverainistes a percé le parapluie de mon indifférence.
J’ai mal à l’âme de voir le gâchis causé sur notre société québécoise par le nationalisme poussé à l’extrême.
Tant qu’à jouer à la police des comparaisons et des termes galvaudés, êtiez-vous obligé de faire allusion aux croisades en parlant des “croisés”?
C’est plutot le début de la politique gauche-droite au Québec…immaturité? ignorance? un peu des deux?
Ceux qui ont déclenché le mouvement de contestation du printemps 2012, étudiiants logistisés par les syndicats et parti politique de l’opposition séparatistes, n’avaient jamais pensé eux non plus a cette finalité gauche-droite.
Cela va prendre encore une ou 2 élections avant d’avoir une lecture plus claire de cette vision québécoise plus personnalisé de la gauche-droite, mais elle sera incontournable.
Si le prochain gouvernement est minoritaire, donc la lecture viendra encore plus rapidement, car la prochaine élection se fera en moins de 2 ans.
Bon ou mauvais, la gauche-droite, le noir et blanc, ultime position ou peuvent s’insérer les nuances avec difficultés, mais avec des positionnements radicaux.
Ici au Québec, le noir et le blanc de la France parfois semblent s’inverser, ainsi les STATUS QUO des uns deviennent les acquis des autres et vice-versa, autant que les progres sociaux et économiques.
Avec le temps, ici comme ailleurs avant nous, les gens sauront d’avantage de quoi ils parlent, apres tout, souvenons-nous qu’en 1960, plus de la moitié des enfants d’ages scolaires, ne terminaient pas leur primaire, aujourd’hui 50 ans plus tard, c’est leur secondaire que 45% ne terminent pas, du moins dans les délais.
@ David Boudreau
Je vais commencer par donner l’exemple…
Personne ne se trompe…car on peut voir ca comme un parcours…
Donc il n’existe pas de mauvaise facon…
Chaque chemin fait progresser son marcheur…
On pourrait se dire qu’a chaque medaille,il y a un revers…
Je te partage qq chose qui recherche un equilibre avec ce qui se passe…et ca passe par maitriser les peurs…les notres en premier…et celles des autres par la suite…
Ce n’est pas de tout repos…acceuillir les peurs des autres…mais c a ce prix qu’on atteint au bonheur.
Le communisme a echoué…le capitalisme aussi…et pourtant…les prochaines generations voudront les re-essayer…je l’accepte immediatement.
On apprend des choses en cheminant…peu importe le chemin.
Que de naivete dans cet editorial. Ce n’est pas le citoyen qui fait cet equation mais bien les politiciens.Mais ils ne font que s’ajuster au niveau de l’intelligence politique des électeurs, intelligence qui dans la majorité des cas ne pourraient meme pas allumer une veilleuse de dortoir.
Le coût de l’ignorance…
Un texte qui soulève une certaine réflexion !!!
La pensée du jour. Le coût de l’ignorance.
Les Québécois s’apprêtent à élire un gouvernement séparatiste et gauchiste, mené de l’intérieur par son aile socialiste radicale alias les purs et durs du PQ, infiltré de toutes parts par les Centrales syndicales et stimulé de l’extérieur par son satellite encore plus radical, Québec Solidaire.
Tout ça sous les hourras euphoriques des médias et des artistes qui ont joué un rôle majeur dans ce désastreux et très imminent résultat.
Nous savons tous qu’une très grande proportion de Québécois, unilinguisme oblige, n’ont jamais écouté, regardé ou lu, autre chose que les reportages locaux et ne sont jamais sortis de leur patelin, sauf pour aller dans des parcs de maisons mobiles unilingues francophones, en Floride. Ils n’ont jamais voyagé, ignorent ce qui se passe à l’étranger et se fient à des envolées patriotiques d’artistes qui ne connaissent rien à l’économie et dont la plupart ne pourraient survivre sans la charité publique, aussi appelée subventions.
Plutôt que de regarder les programmes et l’orientation des partis politiques, ils préfèrent les chasses aux sorcières et aux scandales et ne sont pas capables d’identifier ceux qui, depuis 40 ans, cherchent à «les embarquer dans la cage à homards», pour emprunter l’expression littérale du plus ardent des séparatistes, Jacques Parizeau, lui-même !
Ils ignorent totalement ce qui se passe en Grèce et en France, entre autres, et ne peuvent évidemment donc pas apprendre de ces exemples catastrophiques.
Aujourd’hui même, j’ai eu une longue conversation avec un grand ami qui possède une propriété en France et qui est très bien branché sur l’économie mondiale; ce qu’il me disait était sidérant:
Il y a un peu plus de trois mois, à peine, le socialiste François Hollande était élu comme Président de la France, porté par le même blitz médiatique et artistique…
Pour faire triompher leur cause les souverainistes devront convaincre un certain nombre de fédéralistes de se joindre à eux. L’inverse est également vrai. Les insultes adressées au camp adverse ne sont pas de nature à convertir qui que ce soit. Si le fait d’être fédéraliste fait de moi un imbécile, je demeurerai un imbécile même si je change de camp. Sur l’axe gauche-droite, la situation est la même. Et en dehors des extrêmes, qui de toute façon se rejoignent, qui a intérêt à diaboliser l’adversaire ? Personne ! Et ceux qui se livrent au petit jeu des condamnations hyperboliques nuisent à leur propre cause. Mathieu Bock-Côté a raison, mais il ne parviendra jamais à convaincre les bornés, de quelque bord qu’ils soient. Trop subtil pour eux. «Des mots, des mots», disent-ils. Le message est trop intelligent pour leur esprit balourd. N’est pas Finkielkraut qui veut, mais il n’y a pas au Québec, beaucoup d’esprits aussi alertes que MBC. Pour ma part je suis loin d’être toujours d’accord avec lui, mais il m’éclaire même quand il tient des propos qui contredisent mes propres convictions.
Votre article n’est-il pas une critique à partir d’une caricature médiatique de la situation au printemps et de celle présente? C’est certain qu’en comparant les clichés on en arrive à de telles conclusions! Pour ma part, le Québec est beaucoup plus pantoufflard et passif que ce que vous le décrivez! Je parle du 95% de Québécois passif à la maison, peu informé et désaspéré du climat politique au Québec!
Bernard Ouellet, vous êtes l’exemple parfait de la haine de soi.. L’image réductrice et méprisante que vous vous faites des Québécois est très présente chez ceux qui “se prétendent” de l’intelligentsia..
Je n’arrive pas à m’expliquer comment un projet de société distincte ait pu germer dans l’esprit de la bien-pensance québécoise qui renie l’intelligence citoyenne.
Une province d’Elvis Gratton ne pourra qu’accoucher d’un pays d’Elvis Gratton….
Votre prétention que les Québécois soient peu informés ne tient pas la route. Avec les moyens de communication moderne l’accès à l’information est devenu incontournable.. Les propagandistes de la pensée unique se retrouvent confondus. De là la panique..
Juste à regarder ce que plusieurs au Québec font de Stephen Harper!
3 septembre 2012 à 13 h 12 min
@ David Boudreau
Vous commenciez bien…mais vous sombrez vous aussi en identifiant le neo-liberalisme…
qui n’est dans le fond..qu’une idée…qui cherche a definir la «mauvaise» position.
Un peu comme on accuse nos adversaire d’opportunisme…comme si on en etait pas coupable nous meme.
La fameuse paille dans l’oeil du voisin….
On peut-tu s’entendre que tout le monde font leur possible…?
Et…demoniser nos adversaires…sert en premier a se convaincre soi-meme que nos propres choix sont judicieux…
Moi quand je regarde la gauche (qui se targue de penser aux autres…alors que chaque participant de gauche pense a lui en premier…) je trouve qu’il y a des limites a trop vouloir «aider» les autres…en effet…aider ca commence par ne pas nuire…et souvent la gauche nuit,en voulant se substituer a l’effort personnelle qui doit etre developpé.
Les gens au Québec mise sur une solidarité etatique…et n’ont pas le gout de trop aller aider eux memes…
On a affaire a une deresponsabilisation tout azimnut…qui finit par faire mal a la nation…au lieu de l’aider.
Le juste milieu demeure la seule solution.
Un ti peu a droite…un ti peu a gauche…et on recommence…
C’est simple et tres bien dit …vous avez raison……;o)
alain dallaire
Mr Dallaire peut de gens pensent comme vous ….malheureusement*
“Notre métier n’est pas de donner aux gens ce qu’ils veulent, mais décider ce que nous décidons qu’ils doivent avoir” R. Salant ancien président de CBS News.
Ce sont les médias qui fomentent l’action néfaste de diaboliser la diférence. Cesser de l’entretenir mais surtout d’en être l’initiateur. Mais….ça doit bien servir les velléités de quelqu’un ? De qui s’agit-il au Journal de Québec et de Montréal ?????
À ce que je vois, monsieur Bock-Côté n’a pas encore pris la peine de descendre de sa tour d’ivoire.
Claude G. dit :
Ces «droitistes» ne sont que la caisse de résonnance de tout ce qui se dit sur le Québec dans le ROC, beau temps, mauvais temps.
OUI M CLAUDE G….. la droite et les fédéralistes sont du même côté
Reynald Du Berger dit :
mais plutôt une lutte à ne surtout pas finir entre la gauche et la droite.
OUI M. DU BERGER……l’histoire de l’humanité est celle de la lutte de classes….lutte droite- gauche ne finiront jamais
Hélène Beaulieu dit :
La campagne électorale n’a fait que jeter la lumière sur la division irréconciliable entre Québécois.
OUI HÉLÈNE….les races anglaises et françaises sont irréconciliables….la lutte pour la survie de la langue, la culture, la religion ET LA RACE, s’ajoute à la lutte des classes au Québec.
autre chose…mais en lien avec les délirants…..
L’ATTENTAT À PAULINE au risque de la psy vulgaire :
Le fou à dit qu’il était frustré face ” à la femme souveirainiste ”
femme =MÈRE ……souverainiste ABANDONIQUE, séparatiste
L’examen psy du malade nous dira le type de liens HORRIBLES qu’il a eu vis-à-vis sa mère……..comme Magnota, Marc Lépine, caporal Lortie, le fou batman, etc….
Attention, il ne s’agit pas de mettre la faute aux femmes, les mères…..mais juste que les mères et notre relation avec elles son ben importants…
Mathieu
Tu sembles très sensible, hypersensible, face à ” l’intensité” des débats politiques et idéologiques GAUCHE-DROITE ET FÉDÉRALISTES-SOUVERAINISTES.
Regarde ailleurs et tu verra que au Québec se passe de la façon la plus doux et pacifique au monde….
Regarde les relations gauche-droite en:
Russie Zariste, révolution d’Octobre
républicains – démocrates en USA
tous les pays de l’Amérique du Sud dans les années 70, tous avec des dictatures militaires de droite…
regarde comme se passe dans les pays africains
et LA CHOSE SOUVERAINISTE-FÉDÉRALISTE
regarde du côté de Ski Lanca……..ancienne Yougoslavie…..Chechenie….
les enjeux gauche- droite et séparation de Québec du Canada sont fortes……TRÈS IMPORTANTS…..et malgré ça ils se passent de façon calme, je trouve….avec quelques moments d’émotivité …
Ceci-dit, Charest et Légaux sont AUTORITAIRES, MÉPRISANTS ET TRÈS MAL ÉLEVÉS !!!! ET la campagne électoral à été contaminé avec leur violence verbale….
Donc, pas plus que ça……
Mais les québécois sont sages politiquement…
Charest dehors…
La CAQ dehors….
la crise social et la grève étudiante réglés,
la souveraineté sur la glace………
(personne ne sait qu’est que c’est la souveraineté au juste , et l’inconnu fait peur)…travail à faire, quoi….