C’est presque un rituel: dès que le Parti Québécois s’engage sur la question linguistique, ou qu’il met de l’avant la souveraineté, on trouve un commentateur, ou deux, ou trois, pour dire qu’il a cédé à sa base «pure et dure» – ou encore, pour ceux qui ont un peu de mémoire politique, on parlera de l’hégémonie idéologique exercée par Montréal-Centre et quelques autres régions militantes plus turbulentes de la base militante péquiste. C’était le cas encore récemment lorsque le PQ s’est prononcé en faveur de l’extension de la loi 101 au niveau collégial. On s’est imaginé Pauline Marois prise en otage par ses radicaux, auxquels elle aurait dû concéder un gros morceau de programme pour maintenir son leadership. Il y a des modérés. Et des radicaux. Le deuxième groupe a gagné. L’explication était trouvée.
Je me demande une chose: qui sont-ils ? Qui sont ces «purs et durs» qui peuvent toujours surgir des marges du parti pour poser un pistolet idéologique sur la tempe du chef du moment? Qui sont ces radicaux invisibles mais surpuissants? Car si tout le monde en parle, personne ne revendique vraiment cette étiquette qui, de fait, sert moins à qualifier qu’à disqualifier. Je ne prétends pas faire l’histoire complète de cette mouvance idéologique, ici, mais vérifier si ce terme a une quelconque valeur pour analyser la politique québécoise actuelle.
Je connais l’explication historique qui n’est pas complètement fausse. On parle ici de la frange riniste (la frange venue du RIN) du Parti Québécois, qui pratique le maximalisme indépendantiste et qui croit que le Québec sans l’indépendance ne vaut pas vraiment la peine d’être aimé. On parle de cette frange qui réduisait la politique à la seule question de l’indépendance et qui adhérait à une version particulièrement radicale de l’unilinguisme. On ne parle pas seulement de ceux qui préféraient Bourgault à Lévesque et qui continuent de faire des cauchemars à propos de Lucien Bouchard. On parle de ceux qui vénéraient le premier et vomissaient le second et qui croient que le Parti Québécois entretient une complaisance secrète envers le régime fédéral. On parle de ceux qui préféreraient en finir avec la stratégie référendaire adoptée en 1974 et qui croient qu’une majorité électorale devrait suffire pour réaliser l’indépendance (pour ceux qui aiment l’histoire, la dernière fois qu’ils ont imposé -pour quelques semaines- leur agenda au PQ, c’était en 1981),
Comment se seraient-ils (ou se sont-ils) manifestés au PQ depuis le dernier référendum? Car il faut avoir un très bon détecteur à radicaux pour les repérer autrement qu’à la marge du parti. La dernière manifestation organisée des purs et durs, c’était au Congrès de 1996, qui a mis Lucien Bouchard en mauvaise situation lors de son vote de confiance. Le lendemain, il cassait l’insurrection et prenait le contrôle de son parti, ce qui allait culminer, quelques années plus tard, avec l’Affaire Michaud. On peut à la rigueur retrouver leur trace lors du Congrès de 2005, lorsque leurs derniers représentants se rassemblèrent autour de ce qu’on a appelé la proposition «Parizeau-Laplante», qui proposait de tenir un référendum non plus sur la seule souveraineté, mais sur la constitution d’un État souverain. Ils ont subi une défaite écrasante à ce moment.
Depuis, on a pu associer un seul député péquiste à cette mouvance: Jean-Claude Saint-André. Vous vous souvenez de lui ? Non? Candidat malheureux à la chefferie du PQ en 2005 (il obtiendra 0,9 pourcent du vote) il est disparu de la carte politique depuis près de 5 ans. En 2007, il s’est fait battre dans L’Assomption. En 2008, au moment où il voulait regagner son siège, le PQ a refusé de lui concéder une investiture pour parachuter dans le comté Scott Mackay, l’ancien chef du Parti vert. Entre un ultra de l’indépendance et une ultra de l’écologie, le PQ avait choisi le deuxième. Le dernier leader des «purs et durs», dans la mesure où c’en était vraiment un, venait de quitter la politique pour les limbes.
Le problème est le suivant : ces gens-là n’existent plus au PQ. Depuis des années. Ils ont été évacués du Parti Québécois. Ou l’ont quitté. Ou ils ont vieilli. Ils n’ont plus de vrais leaders. L’indépendantisme orthodoxe tel qu’ils l’incarnaient n’existe plus qu’à la manière caricaturale dans les rangs du PQ. On peut bien en retrouver un ici et là de temps en temps, dans une circonscription de l’Ouest de Montréal. Il erre alors dans une association de comté où son indépendantisme pressé et monomaniaque est celui d’un charmant (ou plus honnêtement, d’un exaspérant) «mononcle» séparatiste passant d’une personne à l’autre dans un party de Noël pour postillonner à sa victime du moment ses convictions politiques et ses souvenirs de vétéran des vieilles guerres nationalistes. Mais nous sommes ici devant un cas de folklore militant, qui a le charme désuet des dinosaures, mais pas devant un courant politique organisé. Mais j’arrête ici les moqueries.
Évidemment, il y a toujours des radicaux de l’indépendance (je reviens dans quelques instants sur cette expression). Aujourd’hui, ceux qu’on pourrait appeler les nouveaux purs et durs ont cela d’original qu’ils ne militent plus au PQ. Ils se retrouvent à Option nationale où Jean-Martin Aussant joue le rôle de leader charismatique. Ils ont trouvé là un véhicule politique pour exprimer leur vision du monde, étrange mixture de progressisme et de nationalisme qui aboutit à une forme d’indépendantisme incandescent. Ils sont tellement indépendantistes qu’ils préfèrent cultiver le purisme idéologique dans l’opposition perpétuelle que s’allier avec les autres branches du mouvement souverainiste pour mener une politique nationaliste. Ils préfèrent un gouvernement fédéraliste à Québec qu’un gouvernement nationaliste incapable de faire l’indépendance. Mais je le redis : ils ne sont plus au PQ. On les retrouve aussi au Réseau de résistance du Québécois. On peut penser ce qu’on veut de cette organisation: ce n’est pas peu dire qu’elle se situe à l’extérieur du mouvement souverainiste officiel, et que sa capacité d’influence sur la direction du PQ est à peu près nulle. Nous sommes loin, pourtant, du «mainstream» souverainiste.
Et pourtant, on continue, dans la médiasphère, d’utiliser systématique cette expression. Dès qu’on parle du PQ, on parle de l’influence des purs et durs sur sa direction. Je formule alors une hypothèse : se pourrait-il finalement que par «pur et dur», on ne désigne qu’un indépendantiste qui milite pour que l’indépendance du Québec advienne et qui croit la chose suffisamment importante pour s’y consacrer? Se pourrait-il que par «pur et dur», on parle d’un indépendantiste qui croit sa cause suffisamment importante pour s’y consacrer, et qui ne consent pas à la réduire au statut de simple conviction morale sans conséquences politiques. Autrement dit, par pur et dur, peut-être désigne-t-on simplement le genre de souverainiste qui croit que la souveraineté est assez importante pour en parler et pour agir en conséquence? Un pur et dur, n’est-ce pas finalement un souverainiste qui cherche d’abord à agir en souverainiste plutôt qu’à avoir l’air respectable aux yeux des fédéralistes? Et lorsqu’on présente comme «pur et dur» quiconque prend au sérieux le caractère contraignant de l’ordre constitutionnel canadien sur le Québec, n’est-ce pas implicitement une manière de critiquer le premier et d’endosser le second?
Peut-être que par «purs et durs», on désigne seulement les nationalistes suffisamment attachés à l’identité québécoise pour vouloir en faire une préoccupation constante du débat public (je pense à la langue, à l’identité, à l’histoire, et à ces autres questions pas secondaires du tout)? Peut-être désigne-t-on par «purs et durs», on désigne les nationalistes qui refusent l’idéologie multiculturaliste et qui ne consentent pas à ce que le Québec devienne une société où le français n’est qu’une langue sur deux ? Peut-être désigne-t-on par purs et durs ceux qui croient suffisamment que le français doit être la langue «normative» au Québec qu’ils sont prêts à agir politiquement en conséquence, par exemple en renouvelant la loi 101, en lui redonnant l’efficacité que la Cour suprême lui a peu à peu enlevé, depuis plus de 20 ans? Lorsqu’on présente comme «purs et durs» les partisans du cégep français, ou les partisans d’un renforcement de la loi 101, n’est-ce pas une manière simple de discréditer ces positions, comme si elles étaient symptomatiques d’une psychologie identitaire paranoïaque et de ne pas prendre au sérieux la régression du français à Montréal et au Québec? N’est-ce pas une manière de dire que ceux qui soulèvent la question identitaire ont un rapport trouble à la démocratie et qu’on doit moins répondre à leurs arguments que les refouler à la marge du débat public? Je me méfie de ces catégories «politiques» qui servent à diaboliser ceux à qui elles s’appliquent, comme si elles servaient de mises en garde avant de parler à quelqu’un. Quand j’entends le mot pur et dur, j’entends : «attention : militant méchant».
Conclusion provisoire? L’explication par les «purs et durs» est une facilité journalistique qui a perdu sa pertinence depuis une quinzaine d’années. Le vieil indépendantiste riniste n’est visible qu’au musée des idées politiques. Ceux qui mobilisent la thèse des «purs et durs» le font pour expliquer avec une cause imaginaire tout ce qui relève du militantisme souverainiste au Parti Québécois. On s’imagine une force fantomatique capable d’intimider sans qu’on s’en aperçoive la direction du Parti Québécois et d’un coup, l’obliger à agir au service exclusif d’une base militante fanatisée et contre l’intérêt plus général de la population. C’est très facile. Mais cela ne nous dit rien de sérieux. Il s’agit peut-être, en fait, d’une manière de discréditer toute politique en faveur de l’indépendance et de discréditer à l’avance, en l’étiquetant, sans même avoir à la prendre au sérieux, la position de ceux qui croient que la lutte pour la souveraineté est suffisamment importante pour qu’on ne la reporte pas au 23ème siècle.
Peu importe qu’on endosse ou non le projet indépendantiste, il serait peut-être bien de ne plus abuser de l’explication par les «purs et durs» pour analyser les controverses péquistes. Elle déforme le débat public et rend inintelligible des choix politiques et stratégiques qui ne relèvent pas seulement de la basse politique interne mêlant la direction péquiste et des courants politiques marginaux. On peut parfaitement s’opposer au cégep français ou à la souveraineté sans toujours voir les «purs et durs» derrière leur promotion. On en revient à cette vieille évidence : certains mots sont à ce point chargés de sens qu’ils déforment la réalité qu’ils prétendent éclairer. Dans ce cas, mieux veut ne plus en abuser. Et chercher à comprendre la complexité que ce mot ne permettait plus de percevoir.
Je suis parfaitement d’accord avec votre analyse monsieur Côté. Mais le fait que le parti lui même les appelle pur et dur démontre assez bien que le PQ n’est plus le véhicule pour mener à bien leurs aspirations.
Patrick R.Bourgeois et Pierre Falardeau au RRQ ont espéré jusqu’au bout pouvoir influencer la direction que prendrais le P.Q et ce n’est que tout récemment que Patrick R. Bourgeois a renoncé à attendre un changement d’attitude de ce parti et s’est tourné vers ON
Pour ma part, je me demande à quoi carbure le mécanisme de déni peut exister chez ceux qui restent pour croire encore que ce parti veut faire la souveraineté (puisqu’il est parait-il de mauvais ton d’utiliser le mot indépendance ce qui en dit long)
Auguste Comte aurait dit : « il faut savoir afin de prévoir et de pourvoir ». Il faut donc, pour bien saisir les enjeux actuels au Québec, avoir à sa disposition une information exacte, complète, précise et à jour. Il faut donc avoir les moyens de cerner objectivement la situation du peuple québécois en Amérique du Nord, du français en Amérique du Nord, etc.
De la même façon, il est essentiel pour ceux qui s’opposent à l’émancipation du Québec, pour quelque raison que ce soit (affairisme, ambition politique, rêve d’une citoyenneté universelle, etc.), de répandre des idées fausses, déformées, exagérées, etc. Bref de mélanger les esprits et de faire peur en même temps. C’est comme ça que ça marche. On l’a vu en 1980, on l’a revu en 1995, on le reverra si le PQ gagne les élections et tente ne serait-ce que de parler de la situation du français dans les cégeps.
On va entendre parler de purs et durs, de xénophobes (de racistes même), de rêveurs, de tout ce que vous voulez qui fasse peur et sème la confusion. C’est à cela qu’il faut encore une fois se préparer. Nous verrons bien si notre peuple est capable d’apprendre, de se rappeler, de résister, de combattre tous ceux qui ont intérêt à ce qu’il la ferme une fois pour toute.
Merci Monsieur Bock-Côté pour votre texte éclairant.
Je pense que les militants et les candidats du Parti Québécois n’ont pas à s’en faire avec l’opinion des bien-pensants. Qu’ils fassent leur chemin et qu’ils continuent de prôner leurs opinions. C’est en s’affirmant qu’ils finiront par convaincre une majorité de québécois de se dire : «OUI».
“J’ai peur que l’anti-nationalisme de Trudeau ne soit devenu un dogmatisme”
“L’impatience de Trudeau confine à l’intolérance” (confidences d’André Laurendeau à Gérard Pelletier)..
Version 2012
“J’ai peur que l’anti-fédéralisme de Lisée et Duchesne ne soit devenu un dogmatisme”.
“L’impatience des Lisée et Duchesne confine à l’intolérance……
Lisée et Duchesne semblent prêts à tout.. “Just watch them”….
Le porte-à-porte de Lisée… Comment on crée des séparatistes, se vante-t-il.. Son porte-à-porte digne d’un colporteur de produits domestiques.. “A une vieiille dame: “on va vous redonner les $200 que les Libéraux vous ont enlevés…Pourquoi je devrais vous croire? Je viendrai moi-même vous les remettre si le PQ ne tient pas sa promesse.”….
Les carrés rouges ont versé dans la désobéissance civile.. Ils acceptent une trève… mais reprendront de plus belle aux lendemains des élections.. Faudrait pas se surprendre de les voir à nouveau défier les injonctions..
Je regrette, mais quand j’entends Lisée déclarer qu’il va défier la Cour Suprême, c’est ni plus ni moins qu’une menace de désobéissance envers une institution dont les souverainistes nient déjà la légitimité…
Duchesne, qui se préparait depuis Octobre à joindre les rangs péquistes, qui utilisait sa tribune à Radio-Canada pour ses fins partisanes et qui s’est enfargé dans ses mensonges, il a travesti sa sortie de Radio-Canada sous de faux prétextes et Pauline a joué le jeu pour l’accueillir dans les rangs péquistes..
Lisée et Duchesne sont déjà atteints du syndrome de Pinocchio avant même leur entrée à l’Assemblée Nationale..
Le pouvoir souverainiste se fonde sur les votes de la plèbe qu’ils méprisent.. Entendu hier une journaliste de Radio-Cane étiqueter le Saguenay francophone de “Québec profond”.. Tiens! donc, ces comtés votent souverainistes. C’est pourquoi faut les garder captifs.. CEGEP en anglais? Pas question!
La démocratie à la…
Autre classification qu’on entend jamais: Fédéraliste «pur et dur», Stéphane Dion et cie. J’oserais penser que ceux qui n’ont point de rupture envers le Canada pourrait être étiqueter de ce terme. Les «compromissioneurs» par excellence.
Je me bidonne quand un Fédé pur jus comme le Maire Tremblay du Saguenay joue du «Xénophone». (jeu de mots, Mathieu tu peux me voler cette joke aussi) La les fédé vont avoir une passe gratuite. Si un séparatiste aurait dit la moitier de ce que ce crétin aurait dit, on aurait été bombardé dans tous les journaux anglo coast-to-coast. Tous les blogueurs, l’écume à la bouche, aurait accuser de nazisme se lamantant qu’on peut pas pendre les séparatiste pour trahison (autrement dit comme dans n’importe quel section commentaire des article parlant du Québec sur Yahoo hehe), Mais la, oops Un ministre libéral supporte officiellement le bonhomme Tremblay, Charest refuse de le condamner? Pas grave. Il fait parti de la famille vite vite sous le tapis!
…La démocratie à la sauce péquiste? Très peu pour moi…
Ce qui me plait en Toi Mathieu tes ni de gauche ni de droite tes intelligent j aime ton jugement je suis fatiguer des étiquettes des perroquets des singe sans identité a eux reste toi même j aime te lire Gaétan Motard 76 ans 51 ans comme coiffeur
«Pur et dur» signifie peut-être tout simplement la clarté, la limpidité et la simplicité. Ce qui se conçoit bien s’énonce bien.
Le programme du PQ est de réaliser la souveraineté à la suite d’une consultation par référendum tenu au moment jugé approprié par le gouvernement OH! YES!.
C’est quand le moment opportun? Un moment d’hystérie collective, un bref espace-temps conjoncturel festif et euphorique. Un agenda ouvert! Des conditions gagnantes! Une stratégie référendaire! Une gouvernance souverainiste! Mettre le cap sur l’indépendance! L’heure du réveil a sonné! Un comité d’étude sur la souveraineté! «On change de gouvernement avant, un référendum ensuite»! On aimerait le faire dans un premier mandat mais pas d’engagement formel! OUF!
Dans le fonds, on sait bien que l’indépendance n’est absolument pas un enjeu fondamental pour la population. À part les purs et durs, qui veut remettre ce débat sur le tapis? On le voit bien, c’est presque un sujet tabou pour le PQ, pour qui moins on en parle dans cette campagne, mieux c’est. On reste vague comme des promesses ou des rêves .
Donc, comme vous le dites si bien, certains mots sont à ce point chargés de sens qu’ils déforment la réalité qu’ils prétendent éclairer.
Ces mots comprennent ausi la souveraineté, l’indépendance, le référendum, le moment jugé opportun et le lénifiant programme du PQ.
Je perçois plutôt des sables mouvants, le guet-apens, les cachettes, les entourloupettes, les sournoiseries,
l’obscurantisme.
Que j’en ai marre de cette approche pour la lutte pour l’indépendance du Québec.
Pourquoi ne pas que citer :
« Pierre Duchesne @duchp
Nous sommes une nation d’exception. Notre combat est exceptionnel de par sa grandeur. Je m’engage sous le drapeau du Québec. #Qc2012 »
Tu pourrais commenter à ta guise, mon cher Mathieu!
Mathieu
Je crois que ”pur et dur”, gauche, droite, sont des insultes au Québec qui visent à ”tuer socialement” à des gens perçus comme adversaires.
Les québécois moyens ont des mentalités moyennes, des pensés et émotions moyennes, mitigés, les québécois son ”bonnasses”, pacifiques, polis, et même s’énerver un peu est mal perçu…les québécois n’aiment pas la façon de parler en criant et s’énervant pas après prêt…souvent avec des propos assez dur….inacceptables pour les québécois moyens.
Les québécois sont donc ni de droite ni de gauche, ni purs ni durs…..et tout ça énerve la majorité…parce que la majorité des gens est nuancée, de compromis, de consensus…ils savent très bien que la vérité n’est pas dans les extrêmes.
Peut être ils sons réflexes de peuple en survie….en tutelle…réflexes du perdant (de la guerre) que doit se tenir tranquille pour survivre….attendre les opportunités….et retirer le mieux de chaque coyunture…..ce qu’expliquerait que le peuple québécois vote majoritairement par Trudeau, Levesque, Parizeau, Mulroney, Duceppe, vague orange, etc……….sagesse politique de peuple qui essaie de survivre….et que ne peut pas se permettre des rigidités idéologiques….à part que en étant le meilleur pays au monde, les problèmes ne sont jamais dramatiques.
Le retour en classe de tous les étudiants confirme mes impressions plus haut,…et le grand nombre des gens dans la rue lors du ”printemps” sont juste une partie du 70% que hait Charest.
L’insulte ”pur et dur” à été utilisé par Légaux lors du débat, en disant que 15% des ”purs et durs” du PQ vont décider s’il y aura référendum ou pas.
Important donc pour le PQ clarifier ce sujet crucial pour le Québec tout entier…en élargissant à 50% de la population du Québec la responsabilité de demander de faire un référendum.
Il ne serait plus donc une question à régler juste pour une poignée des ”purs et durs”, mais pour la majorité de la population.
Des vrais conditions ”gagnantes”, tel que souhaité pour une bonne partie des souverainistes eux mêmes, d’ailleurs….(pour éviter la possibilité de perdre encore un référendum) et qui ferait porter la responsabilité de la Question Nationale à qui le appartienne, la population du Québec, tout en l’enlevant des épaules du PQ exclusivement.
L’étiquette « Purs et Durs » signifie pour moi, vu de l’extérieur évidemment, des gens fermés à toute forme de compromis. Que ce soit en matière de relations Canada-Québec, que ce soit en matière de révision du rôle de l’Értat, que ce soit cette peur entretenue depuis un demi-siècle sur la disparition du français, les purs et durs visent le jusqu’au boutisme. Je pourrais ajouter peur de la Loi et l’Ordre bien compris, certaines sentences méritant de toute évidence d’être renforcées. Donc Monsieur Harper qu’ils appellent affectueusement « HarPEUR » leur donne de l’urticaire! En d’autres mots et pour résumer, ils sont en possession tranquille de la Vérité. Mme Marois nous a dit ce soir qu’un Québec indépendant ne contribuerait pas à l’achat des F-35. Tout de même incroyable! Je pense qu’elle ignore ce que signifie NORAD et OTAN…Si le Québec devient indépendant et qu’elle en est le Chef (la Cheffe) de l’Exécutif, soyez sans crainte, il y aura une dépense pour la contribution aux F-35, nonobstant les hauts cris des purs et durs regroupés dans le SPQ Libre. En fait, ce soir, les Purs et Durs au PQ, selon moi, ce sont ceux et celles qui forment le cartel des syndicalistes de gauche majoritairement membres CSN et CSQ pour une bonne part.
Souveraineté-Association…
Les Purs et Durs parlent Souveraineté exclusivement. Ce qui me préoccupe essentiellement, c’est l’indispensable Association intégrative avec le Canada! Association principalement économique, politique (Affaires étrangères), stratégique (Défense, OTAN).
M. Jippy
Je suis 100% avec vous, il faut parler plus d’association avec le Canada….l’idée original à toujours été avec association au Canada, (Jacques Parizeau parle abondement dans son dernier livre) pour des raisons très nombreuses et très puissantes :
Le Québec est en plein milieu du Canada, avec 5 provinces canadiennes d’un côté et 4 de l’autre.
Le canada aurait donc intérêt à négocier la LIBRE CIRCULATION à travers le Québec.
Le Canada et les États Unis profitent grandement du FLEUVE SAINT LAURENT QUI PASSE À TRAVERS LE QUÉBEC.
Une grand partie des échanges économiques du Québec et l’Ontario est ENTRE EUX, et ils ont intérêts à le préserver, parce que très bénéfiques et profitables…à part de la distance minime entre eux, qui économise frais transport.
La défense vais de soit que soit conjointe, dans le cadre de la NORAD et la Otam, avec les États Unis.
La double nationalité, ou le passeport commun vont de soi, pour ne pas priver la nationalité canadienne au 40-48 % des québécois qui voterais pour rester au Canada.
Donc, le Québec aurait pleins pouvoirs sur ses priorités pour survivre comme Peuple–langue, culture, religion, immigration— et garderais toutes les avantages d’être associé au Canada.
lequel de ces chefs de parti vont retirer le $200 dollars d impot chaque annee dont que tous dois payes meme les pauvres les personnes demunies je trouve cela tres injuste surtout pour les pauvres
M. gilles.f
Le Parti Québécois, le Québec solidaire et la Coallision Avenir Québec (Marois, David Légaux) dissent qu’ils vont retirer la tarif santé de 200 dollars par année.
Mais la CAQ de Légaux veut privatiser au moins en partie la Santé…ils sont des gens d’affaires comme les libéraux, donc, ils veulent faire du fric avec nous tous.
En plus Légaux et Charest vont monter l’électricité de 350 dollars par année par personne.
Pauline gèle les frais de scolarité, la tarif santé et l’électricité, ET ELLE DOIT AUSSI INDEXER AU COÛT DE LA VIE LES RETRAITES DES QUÉBÉCOIS EX-EMPLOYÉS DE L’ÉTAT.