Le paradoxe du «pastagate»

- 20 février 2013

Quelques mots sur le «Pastagate» dont nous parlait ce matin Sophie Durocher.

On voit d’abord ici ce que peut vouloir dire le contrôle tatillon dans une société où la bureaucratie s’est peu à peu coupée du sens commun, où elle entretient un rapport exclusivement administratif avec le réel. À travers cela, la politique linguistique québécoise se laisse caricaturer par certains esprits bornés qui croient la servir mais la servent bien mal. Évidemment, au Canada anglais, on y verra une autre manifestation du supposé repli identitaire des Québécois. Encore une fois, on s’adonnera au Quebec bashing, qui est là-bas la seule forme de xénophobie autorisée. Et au Québec même, il y en aura pour dire qu’il s’agit là d’un autre exemple de notre supposé autoritarisme linguistique. Alors qu’il s’agit seulement d’une autre manifestation de la bêtise humaine, et plus encore, de la bêtise bureaucratique, qui est transnationale et n’épargne aucune société.

Mais le «pastagate» en dit encore plus sur le délabrement de notre culture politique. On assiste ainsi à une criante révélation des effets pervers de notre impuissance collective lorsque vient le temps d’empêcher le délitement de l’identité nationale. À défaut de pouvoir faire quoi que ce soit pour renverser la tendance lourde à l’anglicisation de Montréal, on se rabat de manière querelleuse sur des bébelles insignifiantes, pour au moins se donner l’impression d’avoir une emprise sur quelque chose. Quand vous ne contrôlez pas l’essentiel de votre vie, vous vous tournez vers certains détails que vous surinvestissez existentiellement. C’est ce qu’on pourrait appeler de l’activisme bureaucratico-linguistique compensatoire.

Je m’explique : vous ne parvenez pas à corriger le déséquilibre structurel du financement universitaire entre les institutions francophones et anglophones? Vous ne parvenez pas à éviter que la moitié des nouveaux arrivants passent dans le système scolaire anglophone dès qu’ils en ont l’occasion? Vous ne parvenez pas à imposer le cégep français? Vous ne parvenez pas non plus à éviter la bilinguisation des services publics au nom de «l’approche client»? Vous ne parvenez pas à endiguer l’idéologie du bilinguisme obligatoire et ses effets déstructurants sur la culture nationale? Vous ne parvenez pas à renverser l’anglicisation du centre-ville de Montréal? Vous ne parvenez pas à franciser véritablement les immigrants? Vous vous en prenez alors au menu d’un restaurant italien, ce qui vous donne du coup l’impression d’avoir œuvré là où la chose était possible pour la langue française. Mais vous avez seulement l’air crétin et vous donnez prise aux accusations de fanatisme bureaucratique.

Il y a un paradoxe dans tout cela. Le «pastagate» révèle bien moins l’autoritarisme linguistique québécois (qui relève du fantasme idéologique entretenu par des gens qui n’ont jamais accepté le principe même de la loi 101)  que l’étendue de notre impuissance collective et la détresse politique qu’elle engendre. Quand une société en vient à croire qu’elle agit pour le français en se lançant dans le contrôle réglementaire du menu d’un restaurant bling bling, cela ne veut pas dire qu’elle est tentée par un excès d’autorité. Cela veut dire à quel point cette société est rendue faible et s’accroche à n’importe quelle niaiserie pour se donner au moins l’impression qu’elle n’a pas complètement capitulé.

Elle pense bomber le torse. Alors qu’elle donne surtout l’impression d’agoniser.

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29 commentaires

  1. Yves Cazelais dit :

    Je comprends, MBC, que tes propos s’appliquent plutôt aux péquistes et autres souverainistes rêveurs, incluant les bureaucrates de cette engeance. Parce que la société québécoise, elle, me semble très bien se porter, je dirais même de mieux en mieux! Moi, les gens que je connais, contrôlent l’essentiel de leur vie et, bien plus, la plupart du temps! J’ai bon espoir que nos gratteux de bobos nationaux — pas ceux qui veulent vraiment changer la société, elle est perfectible comme tant d’autres, mais ceux qui s’acharnent à lui trouver tous les défauts, point — vont finir par s’effacer pour laisser la place à ceux qui s’ancrent dans le réel et travaillent à un véritable avenir pour nos enfants!

  2. Jil Corcoran dit :

    OLQF fait la propagande de la haine

  3. Le principe de Peter.. Les souverainstes ont atteint leur niveau d’incompétence… et c’est irréversible… Pourquoi? le Québec a changé, il faudra qu’ils s’y fassent..

    Le PQ est impuissant, comme le serait Option Nationale.. parce qu’en 2013 rallier une majorité pour la souveraineté s’avèrera de plus en plus être une tâche herculéenne..

    Et cette majorité ne se laissent plus impressionnerer par les menaces d’extinction sur lesquelles doivent se rabattre les souverainstes en désespoir de cause.. Elle n’y croit pas..

    La survie de la langue française à l’intérieur du Canada c’est l’ambition qu’elle se donne..

  4. Yvon dit :

     » Je m’explique : vous ne parvenez pas à corriger le déséquilibre structurel du financement universitaire entre les institutions francophones et anglophones? Vous ne parvenez pas à éviter que la moitié des nouveaux arrivants passent dans le système scolaire anglophone dès qu’ils en ont l’occasion? Vous ne parvenez pas à imposer le cégep français? Vous ne parvenez pas non plus à éviter la bilinguisation des services publics au nom de «l’approche client»? Vous ne parvenez pas à endiguer l’idéologie du bilinguisme obligatoire et ses effets déstructurants sur la culture nationale? Vous ne parvenez pas à renverser l’anglicisation du centre-ville de Montréal? Vous ne parvenez pas à franciser véritablement les immigrants? Vous vous en prenez alors au menu d’un restaurant italien, ce qui vous donne du coup l’impression d’avoir œuvré là où la chose était possible pour la langue française. Mais vous avez seulement l’air crétin et vous donnez prise aux accusations de fanatisme bureaucratique.  » MATHIEU BOCK-CÔTÉ

    Merci de vos écrits !

    p.s. Mais l’assemblée nationale se bidonne à faire une lois sur les armes à feu ! La peur est aux tripes .

  5. Guillaume Girard dit :

    La vision très gaulliste de l’affirmation nationale de monsieur Bock-Côté se fait clairement sentir dans ce texte.

  6. Georges Allaire dit :

    Comment veut-on une affirmation nationale quand on s’est donné une nation vieillissante ? Le vieillissement n’est pas une marque de vitalité et d’affirmation mais d’appauvrissement et de négation. Alors la « nation » émergente tasse simplement la nation évanescente.

  7. john _posen dit :

    Les Juifs et les Anglophones ont gagné l’opinion journalistique du Journal de Montreal !

    Bock-Cote devrait quitter ce petit journal !

  8. Louis Francoeur dit :

    Quel misérabilisme monsieur Bock-Côté!

    Vous venez de nous pondre un vrai misérabilisme à l’africaine qui vient justifier ses pires travers par l’impuissance que lui aurait transmise la colonisation. Pitoyable.

    Redressez-vous bon sang, vous êtes de cette fière race de Canadiens-français qui ont arpenté l’Amérique du nord, pas de cette race de québérâleur qui cherchent toujours à rejeter le blâme de leur impuissance sur les autres…

  9. Charles Marier dit :

    Je ne serais pas du tout surpris que cette comédie soit un coup monté de la part d ‘adversaires du Québec. Et ils sont nombreux, notamment sur le boulevard Saint-Laurent.

    On dépose une plainte auprès de l’OQLF pour un menu en italien. L’OQLF est forcée de réagir. Et le tour est joué; le Québec paraît mal.

  10. Dominique Beaulieu dit :

    Ça paraît que plusieurs ici ne sont pas à l’Université Laval! L’anglicisation est constante et les gens semblent trouver la situation normale.

  11. Bruce dit :

    C’est à cause de votre mentalité où tous ceux qui ne parlent pas le Français sont des adversaires qui fait que le Québec une société impuissante. Les Anglophones ne sont pas nés vos adversaires; c’est vous qui les forcez à devenir des adversaires. Votre seule préoccupation est de faire disparaître l’Anglais (en sachant que c’est une perte de temps) au lieu de poser des actions concrêtes pour préserver la langue française. Ne vous trouvez-vous pas épais? Parce qu’il faut être pas mal épais pour ne pas réagir adéquatement aux résultats de vos actions. Rien ne peut paraître mal à cause des gestes commis par autrui, c’est vos actions qui vous fait mal paraître. Alors, pensez-y cher Québécois! Faut-il vraiment attendre que les Québécois soient assimilés avant que vous compreniez vos erreurs?

  12. Ian_Senechal dit :

    J’aimerais être anglophone

  13. belgix dit :

    [..] Cela veut dire à quel point cette société est rendue faible et s’accroche à n’importe quelle niaiserie pour se donner au moins l’impression qu’elle n’a pas complètement capitulé.
    .
    C’est justement une des raisons pourquoi je ne suis pas adepte de la souveraineté même si du coté économique on est souvent d`accord M. Bock-Coté. Le Québec que certains veulent se donner n`est pas le Québec que je veux.

  14. Laurent Desbois dit :

    Je m’explique : vous ne parvenez pas à corriger… « Le meilleur amendement à la loi 101, c’est la souveraineté. » Camille Laurin

  15. Denis Mercier dit :

    « Mais le «pastagate» en dit encore plus sur le délabrement de notre culture politique. »

    La culture politique en a pris un sacré coup avec la nouvelle équipe pee-wee des péquistes au pouvoir.

    Je me demande pourquoi ils ont changé de coté de la chambre au parlement, parce que leur comportement n’a pas changé, ils sont toujours en train d’essayer de prendre les Libéraux en défaut et de leur coller des scandales, même quand ils savent pertinemment que c’est très improbable qu’il y ait un fond à ce qu’ils disent, ils s’essayent tour à tour.

    Ces temps-ci, c’est J-FLisée qui parle des dépenses pour le déplacement des députés. À la radio hier, Moreau et Bachand disaient qu’ils ne comprenaient ou il allait avec ses skis parce que c’est vérifié par le vérificateur générale ces dépenses et que celui-ci n’a rien à redire sur ce qui a été fait.

    Même chose voici quelques semaines sur une question de dépenses électorale de $3,500 d’une ministre libéral pour du logement à Montréal. Agnès Maltais avait mis son équipe pendant un mois là-dessus ce qui a couté quelque chose comme $20,000 simplement pour pouvoir mentionner ça et faire planer un doute sur cette député. Je n’ai pas eu la nouvelle depuis si le dg des élections a fait une enquête.

    Leur politique au fédéral, c’est de la même eau, envoyer des jambettes à la volée même si ça ne donnera rien au final. On est équipé d’une équipe de bras raccourcis pas à peu près il me semble. Ils ne font que travailler dans le but de leur ré-élections en se tirant que les calomnies il en reste toujours un peu , leur truc c’est tirer de la boue et rien d’autre.

    Mais, malgré cette tactique, on dirait que Lisée va devenir le naufrageur du PQ en fin de compte d’après les sondages successifs. Imaginer 2 ans., ON va les devancer dans les intentions de vote.

  16. Danielg dit :

    Wow. Plusieurs choses à souligner :
    1. Vous avez déjà dit dans votre ancien texte « Car l’essentiel, au Québec, n’est pas seulement que les droits des francophones soient respectés: c’est que la langue française soit au pouvoir. » Vous utilisez un discours de confrontation. Il y a des milliers d’anglophones et d’allophones au Québec. Comment nous nous sentons par rapport à ces paroles? Sans pouvoir. Autrement dit, carrément discriminé. Étant donné que je parle espagnol à la maison avec ma fille, et je travaille dans un milieu anglophone, j’ai moins de pouvoir au Québec, non? Même si je parle français assez bien. Vous êtes raciste, Bock, et vous le savez. Avouez-le devant tout le monde.

    2. Assez, c’est assez des mensonges, Bock!!! MENSONGE 1 : Vous dites « Vous ne parvenez pas à éviter que la moitié des nouveaux arrivants passent dans le système scolaire anglophone dès qu’ils en ont l’occasion? » EXCUSEZ-MOI? La plupart de mes amis sont immigrants, et nous envoyons tous nos enfants à l’école francophone, et on est bien comme ça! Je travaille pour une commission scolaire anglophone, et c’est de plus en plus difficile de recevoir des nouveaux élèves! Pourquoi? Parce que la population anglophone est de plus en plus petite! Et les enfants de familles immigrantes N’ONT PAS LE CHOIX et ils doivent aller vers l’école francophone. Et, ça va, j’ai choisi cette province avec ses lois et mes obligations. Mais, SVP, ne dites pas de mensonges!!!! La moitié de nouveaux arrivants passent dans le système anglophone dès qu’ils en ont l’occasion???? Faites pas moi rire. Ma fille elle a déjà des amis à l’école. Elle restera à son école francophone et on n’a aucun problème avec ça. (S.V.P. CONTINUEZ À LIRE LE TEXTE SUIVANT)

  17. Danielg dit :

    MENSONGE 2 : Personne, je répète, personne ne parle de bilinguisme obligatoire. Le bilinguisme est nécessaire pour quelques postes de travail au Québec et au Canada. C’est tout. Le bilinguisme est souhaitable pour les gens qui aiment comprendre plusieurs langues. Qui promeut le bilinguisme obligatoire pour tout le monde? Personne. C’est un mensonge.

    3. Je suis content que vous ayez écrit un texte comme le précédant. Parce que, excusez-moi, votre texte ci-dessus est ridicule. Continuez à être politicien plutôt que journaliste ou vrai sociologue. Continuez à défendre l’indéfendable, et votre nationalisme gaulliste sera mort bientôt au Québec. Le nationalisme, peu importe la sorte, est souvent une cause de violence et de conflit dans les sociétés. Parce que, exactement comme vous, le nationalisme promeut une identité culturelle ou ethnique, mais il ne promeut pas le développement d’une société qui est déjà pluriculturelle.

  18. seb dit :

    @Danielg

    1) Vous semblez oublier que dans un passé très récent, un francophone n’avait aucune chance d’accéder à un poste de pouvoir au Québec. C’est ce que la loi 101 voulait corriger. Maintenant, nous sommes en train de retomber dans une situation similaire. L’anglais est maintenant exigé pour des postes dont le travail se déroule uniquement en français. Des comités entiers doivent travailler en anglais car un seul membre du groupe est unilingue anglophone.

    2) Il y a 8.3% d’anglophones au Québec vs 75% de francophones. Les statistiques montrent que parmi les immigrants qui adoptent une nouvelle langue à la maison (ce qui est une minorité des immigrants), environs 50% se tournent vers l’anglais. Pouvez-vous m’expliquer pourquoi l’anglais devraient attirer autant d’immigrants alors qu’ils sont maintenant citoyens du Québec, un territoire francophone?

    3) Votre peur du nationalisme est complètement absurde. Le nationalisme québécois vise essentiellement la défense de l’identité québécoise dans un contexte fortement minoritaire en amérique du nord. Ça n’a rien à voir avec l’ethnie. Comme je dis toujours : « Est québécois celui qui se considère québécois. » Le seul conflit créé par le nationalisme québécois est avec le ROC, qui vise depuis toujours à éliminer toute trace d’identité nationale au sein de notre peuple.

  19. Victor Beauchesne dit :

    @Seb encore dans les patates mon Seb. Passé très récent ?? Tu veux dire quand Walter Gordon était président du CNR et ne trouvait pas de francophones compétents? C’était en 1963 mon Seb, voilà déjà 50 ans ( ie un demi siècle)

    95 % des québécois parlent le français, le 5 % qui manque est composé de vieux anglos qui se meurent et de nouveaux arrivants qui n’ont pas encore été ici assez longtemps pour l’apprendre.

    Les anglos étaient 16 % du Québec voilà 40 ans, ils sont rendus 8 % , sont-ils vraiment la menace que tu crois ?

    Le nationalisme fait toujours peur à ceux qui sont facilement identifiés comme des  »autres » et ce dans tous les pays du monde. Quand Parizeau disait que l’ennemi était l’argent et des votes ethniques, ça contredit ton beau message de »’essentiellement la défense de l’identité québécoise »

    Tes propos sur le ROC ne sont qu’un immense procès d’intentions.

  20. Giovanni G. dit :

    @Danielg

    Mais quel ramassis de balivernes !
    Mon sang bouillonne, je vous l’assure.

    Je pourrais défaire bon nombre de vos propos délirants, mais je vais me limiter au plus bête d’entre eux : sachez que la société québécoise n’est pas « pluri-culturelle », comme vous l’entendez (d’ailleurs, à mon sens, cette affirmation maladroite masque bien mal votre capricieux refus d’intégration, à vous et à tant d’autres « néos »). Je n’endosse déjà pas l’idée d’un Montréal multiculturel, alors, de grâce, n’essayez pas d’imposer cette vision néo-montréalaise / citoyenne du monde / urbanisée moderne à l’ensemble du Québec, qui lui, souhaite « s’inscrire dans une continuité », comme l’a si habilement formulé monsieur Bock-Côté.

    Une leçon de lucidité ne ferait que le plus grand bien au peuple québécois. Soyons honnêtes et avouons une bonne fois pour toutes que le Québec n’a ni le force culturelle, ni la vitalité linguistique nécessaire à l’oxygénation d’une société « pluri-culturelle ». Finissons-en avec cette mauvaise conscience qui gangrène tant d’esprits ! Cette société parfaite, elle n’existera jamais. Ce sont nos technocrates déconnectés qui rêvent de la voir naître ex nihilo. En fait, aucune société ne devrait avoir à subir (oui, subir) ce lourd fardeau qu’est le multiculturalisme (au nom d’une mauvaise conscience coloniale ou historique). S’il n’est pas « traditionnel » (c’est-à-dire au sens historique, avec un profond enracinement dans les institutions et l’identité de la nation; ce qui n’est pas la cas du Québec ), le multiculturalisme n’a aucune raison d’être.

    P.-S. : @Danielg
    Je tiens également à vous faire part de ma profonde répugnance envers votre anti-nationaliste primaire de conditionné. À votre esprit engourdi, évidemment, la nationalisme est la bête immonde du siècle dernier, celle que l’Homme Vertueux doit terrasser au nom des « droits universels ». C’est bien cela ?
    Affligeant.

  21. seb dit :

    @Victor Beauchesne

    50 ans, c’est très récent sur une histoire qui remonte à plus de 400 ans. La première loi visant la protection du français est la loi 22, adoptée en 1974, il y a seulement 40 ans.

    Le nombre de personnes utilisant principalement le français comme langue d’usage à la maison est rendu autour de 81%. Ça veut dire qu’il y a une personne sur cinq qui vie dans une autre langue. Ce groupe augmente à chaque recensement. La proportion de gens ayant le français comme langue d’usage chute plus rapidement que la proportion de gens ayant l’anglais comme langue d’usage…

  22. Vanessa G. dit :

    Des conclusions, qui se dégagent des contacts des langues entre elles depuis 2000 ans montre que, dans un même contexte politique, la langue la plus forte travaille toujours à la disparition des autres langues. C’est une loi de la vie sociolinguistique : un organisme en santé recherche son unité. Tout pays qui ne travaille pas à assimiler sa ou ses langues minoritaires se prépare des lendemains agités.

    le moyen le plus intelligemment efficace de faire disparaître une langue est de rendre les locuteurs minoritaires bilingues. Si le bilinguisme individuel est une immense richesse, le bilinguisme collectif pour une minorité politique est un poison mortel. Ce bilinguisme collectif n’existe que le temps de laisser la minorité rejoindre la majorité.

    L’assimilation des deux millions de Franco-Américains réalisée en 1970 et celle qui se poursuit, selon chaque recensement fédéral, dans notre diaspora française hors Québec, est une illustration parfaite des conséquences d’un bilinguisme généralisé dans une minorité.

  23. Vanessa G. dit :

    le bilinguisme des peuples minoritaires peut durer longtemps, parfois des siecles; il est en place tant qu’il n’arrive pas à être le fait de toute la population. Bizarre ce phénomène : arrivé à sa perfection, le bilinguisme, d’immense richesse qu’il est, devient un encombrement et la langue minoritaire ne se transmet plus. Ce phénomène se déroule tellement en lenteur que les minoritaires prennent du temps à prendre conscience de son degré de dangerosité. Il est très rare en effet qu’une chose saine en soi devienne mortelle quand elle devient le lot de tous. e bilinguisme collectif d’une minorité est le syndrome de sa disparition : « Il s’agit ici d’un bilinguisme généralisé. […] Il évolue dans le temps dans une direction unique vers la nouvelle langue que l’on utilise de plus en plus souvent, avec de plus en plus de personnes, pour de plus en plus de fonctions, jusqu’au moment où tout le monde l’utilise toujours pour toutes les fonctions et besoins personnels de communication. Quand la langue seconde s’apprend presque automatiquement par les locuteurs du peuple minoritaire, elle finit par ne plus se transmettre. Le cas des Franco-Ontariens où tous les locuteurs sont aujourd’hui bilingues est très révélateur à cet égard : l’assimilation a déjà fait son œuvre pour la moitié d’entre eux.

  24. DooM Dumas dit :

    « vous ne parvenez pas à corriger le déséquilibre structurel du financement universitaire entre les institutions francophones et anglophones? »

    Il faut que ce mensonge cesse d’être répété et que ceux qui défendent un financement anglophobe des universités le disent clairement!

    Les universités anglophones québécoises recevaient 27,05% des étudiants universitaires québécois (85 350 sur 315 446) en leurs murs en 2010. On est donc pas mal dans les chiffres avancés concernant la part du financement qu’elles reçoivent. Pourquoi cela?

    Parce que les universités sont financées en fonction du nombre d’étudiants qu’elles reçoivent. Point! La langue d’enseignement n’a aucune importance! Il n’y a AUCUNE discrimination présentement dans le financement universitaire. Mais plusieurs souhaitent qu’on implante une discrimination basée sur la langue et que des étudiants, faisant le libre choix d’étudier en anglais dans une université québécoise, soient pénalisés. Ce que les anglophobes voudraient, c’est que ces Québécois soient désavantagés ou que les universités anglophones les refusent faute de moyens… Ils voudraient aussi que ces universités perdent de leur prestige en limitant, de manière xénophobe, leur financement. Tout cela par haine de l’anglais et par jalousie que McGill soit notre meilleure université et de loin.

    La loi 101 n’est pas une loi POUR le français, mais une loi CONTRE les autres langues… En fait contre l’anglais. Le Pastagate (aussi un Fish n chips gate) est une erreur de parcours. Probablement une diversion de la loi 14 qui veut limiter aux francos l’accès aux institutions d’enseignement anglophones. Parce qu’encore une fois, ce sont les francos qui sont les plus grande victimes de l’anglophobie de certains colons.

    Plusieurs tendent à traiter les anglos comme des parasites au Québec alors qu’ils font partie de notre histoire et notre culture. Comme l’anglais qui est une langue québécoise et non étrangère comme disait une ministre il…

  25. Vanessa G. dit :

    @ DooM Dumas

     »La loi 101 n’est pas une loi POUR le français, mais une loi CONTRE les autres langues »

    FAUX!! Même les rare anglais a l’avoir déjà lu dans sont ensemble devienne pour la loi 101! Mais presque aucun Anglophone l’ont lut. La loi 101 protège les minorité linguistique du Québec autant qu’elle protège le Français. La minorité Anglophone est la minorité la mieux traité de toute l’Amérique du Nord et est celle qui as le plus de services, écoles, etc etc… ils peuvent franchement faire tout dans leur langue, et sa est en grande partie a cause de la loi 101 qui leur donne le droit, des la naissances, d’éducation a vie dans leur langue maternel… tout sa a cause de la loi 101. Bien entendu, le but principal de la loi 101 est la protection du Français, mais aussi aide.. ou plutôt aidait, a la promouvoir dans notre belle province Francophone. Ceux qui dramatise etc ce sont les minorité Anglo du Québec qui sont le fruit de la propagande qui démonise et polluent ce débats, en plus de le faire a des Québécois comme vous. Cela na rien de raciste, les Québécois sont les gens les moins raciste de monde.. mais sitôt que l’ont montre un peu de combattivité pour s’affirmer, la propagande se met en marche et ont nous accuse de tout les maux du monde, raciste, Xénophobie, Anglophobie, Nazisme (celle la est la meilleur).

  26. Vanessa G. dit :

    pour conclure: OUI LA LOI 101 EST UNE LOI POUR LE FRANCAIS

  27. DooM Dumas dit :

    Les premières victimes de la loi 101 et du fait qu’elle est contre l’anglais, c’est justement les francos, pas les anglos! C’est eux qu’on veut garder loin de l’anglais (bien souvent contre leur volonté).

    Le pastagate n’est qu’un exemple qui a été poussé encore plus loin qu’avant. Mais combien de compagnies se sont fait harceler pour cacher le « pop corn » et le « start » sur le micro-ondes dans la salle à manger des employés?

    La loi 14 en est un autre exemple beaucoup plus clair!

  28. Denis Mercier dit :

    Ce qui me frappe dans ces histoires, c’est qu’une fonctionnaire vienne dire même à un employé Québécois, un employé en cuisine qui a inscrit sa liste d’épicerie sur un tableau, qu’il ne doit pas employer tel mot. Comment ne pas éclater de colère lorsque quelqu’un vient te reprendre comme on reprend un enfant pris en faute…

    Moi je m’exprime comme je m’exprime et fuck le reste quoi, y a des jours je souhaiterais qu’on soient tous devenus anglophones plutôt que de se faire traiter comme ça, ce sont quelques fonctionnaires et ils imposent leur langue qui n’est pas vraiment le Français officiel, qui est contrôlé par la France, et moi je suis d’accord avec ça, ni le Québécois du peuple, c’est une langue que les fonctionnaires inventent spécifiquement pour faire chier le peuple.

    Pour ne pas que le Québec meurt, il faudrait qu’on rejette ces ultra-conservateurs cachés dans le Parti Québécois qui nous étouffent à force de vouloir rester Français comme Champlain lorsqu’il a descendu de son bateau.

    Ces mêmes qui vont exiger que les nouveaux arrivants s’intègrent jusqu’au moindre détail à la majorité. À 7 millions contre 350, on est pas la majorité coté langue, intégrons-nous et ça va être fini de ces ridicules épisodes des petits fonctionnaires baveux, détenteurs de notre droit d’expression et de son originalité. Combien de générations est-ce qu’on veut rendre schizophrènes encore avec la langue ? Les Québécois ne veulent pas se séparer, ils l’ont dit 2 fois déjà, si les péquistes pensent le contraire, ils pourraient faire un troisième référendum et cette fois s’engager à accepter la réponse ai lieu de d’inventer des tortures sur des détails et devenir fatigants comme des maringouins.

  29. itchee dit :

    T’as raison sur une chose: « vous avez seulement l’air crétin »

    Incroyable comment notre « journa-prof » hurlent contre la bureaucratisation, tout en exigeant de plus en plus — « vous ne parvenez pas »!!! — des bureaucrates.

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