Trois questions à Jean-Martin Aussant

- 3 octobre 2012

Jean-Martin Aussant est parvenu à s’imposer au fil de la campagne électorale. S’il a perdu son comté, il a réussi à faire exister son parti, Option nationale. Je lui ai posé quelques questions à propos du bilan de la campagne électorale, de son avenir politique, à propos, aussi, de l’avenir d’Option nationale.

***

Jean-Martin Aussant: vous n’avez pas gagné vos élections. Option nationale obtient toutefois 2% à l’échelle nationale. C’est peu et beaucoup à la fois. Mais surtout, plus qu’un parti, vous avez lancé un mouvement. Vous avez mobilisé une jeunesse instruite, cultivée, autour de la cause de l’indépendance. Vous faites la preuve qu’une partie de la jeunesse croit en l’indépendance même si elle ne se reconnaît pas dans le discours ou la stratégie plus classiques du Parti Québécois. Que retenez-vous de la campagne électorale? Et quel avenir réservez-vous à Option nationale dans les 18 mois qui nous séparent probablement de la prochaine élection?

Dans les faits, la récente campagne a été un franc succès pour Option nationale. Notre parti, qui n’existait pas quelques mois auparavant, a réussi à établir certains précédents pour une si jeune formation. En très peu de temps, Option nationale a su présenter 120 candidats partout au Québec et franchir le cap des 6 000 membres en règle. Plusieurs partis n’ont jamais atteint l’un ou l’autre de ces objectifs même après plusieurs années d’existence. C’est sans oublier que le contexte politique de quasi-haine envers le gouvernement libéral sortant favorisait fortement le vote stratégique qui nuit aux nouveaux partis.

Malgré tout cela, ce sont près de 83 000 électeurs qui ont choisi Option nationale. C’est davantage d’appuis que la somme des 13 autres partis qui tentaient d’entrer à l’Assemblée nationale, incluant même le Parti vert, dont nous avons pratiquement doublé le résultat.

La nouvelle circonscription redessinée de Nicolet-Bécancour, où je me présentais, contenait un territoire fortement adéquisto-caquiste dans sa partie la plus à l’est. Ce nouveau découpage rendait une victoire d’Option nationale plutôt improbable, bien que possible. On aurait pu parler d’une première campagne parfaite si nous avions pu remporter cette circonscription en plus des résultats mentionnés précédemment. Mais nous devrons nous contenter de dire qu’Option nationale a connu une première campagne phénoménale, ce qui demeure une grande fierté pour tous nos militants.

Ce que je constate des premiers mois d’existence d’Option nationale, c’est que nous avons réussi là où les vieux partis d’alternance échouent depuis plusieurs années. Nous avons intéressé pour la première fois (ou réintéressé) des milliers de Québécois à la chose politique et à la souveraineté du Québec. En cela, la raison d’être d’Option nationale et son utilité dans le paysage actuel n’en sont que confirmées.

La suite toute naturelle est de préparer la prochaine campagne électorale. Un congrès aura lieu en début d’année 2013. Option nationale continuera à faire connaître son programme souverainiste et à livrer son message de la même façon constructive, contrairement aux vieilles méthodes accusatrices ou tournées vers les erreurs des gouvernements passés. Quand on a de bonnes idées, on passe moins de temps à essayer de briller par obscurcissement des autres.

Malgré nos moyens financiers moindres que ceux des vieux partis, notre immense force réside dans la vigueur et la créativité de nos membres. Nous sommes l’avenir et les dinosaures le savent. Leur ère glacière viendra tôt ou tard.

Vous en conviendrez, je le devine : dans le contexte de fragmentation politique qui caractérise en ce moment la politique québécoise, le vote souverainiste ne peut pas se diviser une deuxième fois. L’unité des souverainistes est à l’ordre du jour. Il y a des limites au purisme idéologique. Vous avez exclu tout retour individuel au Parti Québécois. Vous avez aussi laissé entendre qu’Option nationale pourrait s’allier au PQ. Je pousse la question plus loin: pourrait-elle s’y fondre? Et si oui, à quelle condition? À tout le moins, quelles sont, selon vous, les bases inévitables de la discussion devant conduire au rassemblement des souverainistes?

Vous avancez qu’il y a des limites au purisme idéologique. Je vous répondrai qu’il y a des limites aux détournements idéologiques à des fins électorales. Une idéologie impure n’existe pas selon moi. Elle devient simplement une idéologie « autre ». Si un parti prétend vouloir faire la souveraineté du Québec, qu’il se fasse élire en ayant le courage d’en parler et d’en faire un thème principal de sa campagne. Devant un indécis, un candidat souverainiste doit tenter de convaincre celui-ci que le Québec a tout à gagner à devenir souverain, et non pas chercher à savoir de quoi il pourrait bien parler pour aller chercher son vote.

Un parti politique qui se propose comme alternative de gestion provinciale face au PLQ est tout à fait légitime s’il se présente ainsi. Mais s’il se prétend souverainiste sans agir comme tel, dans le but d’élargir sa base électorale, il dupe la population. « Oui » n’est pas « Oui, si c’est opportun », comme si la souveraineté pouvait par moments ne pas être à propos. La liberté de choisir est toujours à propos pour un peuple. « Oui » n’est pas non plus «  discutons-en et voyons ensuite si c’est Oui », comme si la réforme du fédéralisme pouvait être acceptable sous certaines conditions. Option nationale ne veut pas améliorer les aptitudes du Canada à bien gérer le Québec. Option nationale pense que le Québec peut et doit se gérer lui-même. Fin de la parenthèse sur le purisme.

Revenons maintenant à l’aspect essentiel de votre question. La possibilité d’une collaboration, voire d’une fusion, entre Option nationale et un autre parti est prévue dans nos statuts. Je suis d’ailleurs particulièrement fier de militer au sein du seul parti à mettre la cause qu’il défend devant ses intérêts particuliers. S’il advenait qu’un parti, quel qu’il soit, porte un message jugé suffisamment similaire à celui d’Option nationale, nos règlements internes feraient en sorte que nous collaborions puisque la cause en sortirait clairement gagnante, quelles que soient les conséquences pour Option nationale comme formation politique. Mais pour l’instant, les façons de faire et les programmes des partis dits souverainistes justifient l’existence distincte de chacun de ces partis.

Outre l’évidente question de la souveraineté, certains éléments de plateforme demeurent incontournables pour Option nationale. Parmi ceux-ci, la réforme des institutions démocratiques du Québec. On ne peut pas être démocrate et souhaiter perpétuer un système électoral inique conçu pour deux partis d’alternance, au détriment de millions de voix exprimées à travers le temps en faveur d’autres partis.

Certains disent que l’ajout d’une composante de proportionnalité à notre mode scrutin pourrait retarder la souveraineté. Cela tenait peut-être à l’époque où René Lévesque était plus populaire que son parti et que son parti était plus populaire que la souveraineté. Mais nous nous retrouvons aujourd’hui dans une situation complètement inversée. La souveraineté est plus populaire que l’ancien parti de René Lévesque, et le parti est plus populaire que sa chef.

Le mode de scrutin actuel a donc deux effets détestables: il nuit à l’élection de plus de députés souverainistes (et je sais pertinemment de quoi je parle) et il respecte trop peu le choix des électeurs dans l’allocation des sièges en général. Je vous parlais précédemment de l’ère glacière, je pense qu’elle emportera aussi le système électoral dinosaurien qui sévit toujours au Québec. L’homo sapiens saura mettre en place un système qui respecte davantage la population dans ses préférences.

La cause souverainiste ne va pas bien. D’un sondage à l’autre, on voit bien qu’il n’est pas possible de gagner un référendum à court terme. Croyez-vous néanmoins qu’entre le statu quo et la course au référendum, il y a de la place pour une action politique souverainiste? Y a-t-il un bon usage du pouvoir possible selon ON sans qu’il ne conduise immédiatement à un référendum? Que serait pour vous un programme de gouvernement souverainiste susceptible de vous satisfaire?

La cause souverainiste se porte assez bien si on la remet en contexte. Le parti qui était censé la porter l’a plutôt délaissée ces dernières années, se concentrant davantage sur des calculs électoralistes à la recherche de votes adéquisto-caquistes à droite et solidaires à gauche. Et la démarche d’Option nationale n’est pas celle des deux référendums que le Québec a connus.

Un gouvernement d’ON élu sur la base de notre plateforme ferait en sorte, par mandat électoral, que toutes les lois qui nous régissent en tant que citoyens soient ultimement votées ici au Québec. Ce n’est pas le cas actuellement alors que les lois criminelles nous sont imposées par le Canada anglais. Un gouvernement d’ON ferait en sorte que tous les impôts que les Québécois payent soient perçus par le Québec, et non en grande partie par un gouvernement hors Québec que nous n’élisons pas. Il ferait aussi en sorte que tous les traités qui nous lient aux autres nations du monde soient négociés et ratifiés par le Québec, contrairement à la situation actuelle dans laquelle un gouvernement autre que le nôtre nous les impose dans les faits.

Les trois engagements lois, impôts et traités (faire le LIT du Québec) seront réalisés par mandat électoral. En parallèle, une Constitution du Québec (qui n’en a toujours pas) sera enfin écrite, avec la plus grande participation populaire possible, afin d’établir les valeurs fondamentales qui nous définissent comme peuple : égalité homme-femme, laïcité des institutions, protection et promotion de la langue française, droits des aînés, principes de développement durable, etc. Cette Constitution contiendrait également une déclaration de souveraineté du Québec et serait ultimement entérinée par la population. Il ne s’agit donc ni de l’une, ni de l’autre des approches que vous mentionnez (statu quo ou course au référendum).

Mentionnons qu’il ne s’agit pas non plus d’une élection référendaire, à laquelle nous associent mesquinement ceux qui s’inquiètent de perdre un certain monopole indu sur le vote souverainiste. Ils visent évidemment à nous dépeindre comme des extrémistes que nous ne sommes pas. J’imagine qu’il leur est plus simple d’attaquer le courage des autres que d’avouer leur propre mollesse.

En ce qui concerne le « programme souverainiste » qui pourrait me plaire, c’est évidemment celui d’Option nationale. Je ne voudrais pas vous surprendre en vous disant que j’y ai contribué. Tant que la souveraineté n’est pas faite, il faut dire clairement comment on veut y arriver. Et nous sommes absolument limpides à cet égard. La clarté des positions, sans faux-fuyant, est la seule façon de faire en sorte que la politique redevienne la chose noble qu’elle doit être.

Je mentionnerai au passage que tous les pays souverains du monde ont des comportements que je qualifierais de souverainistes. Quand le Canada s’oppose à l’achat d’un fleuron national par une firme étrangère, il affirme sa souveraineté. Quand un pays négocie un accord de libre-échange, il voit à défendre ses intérêts et protège sa souveraineté dans les termes de ses relations internationales. Autrement dit, tous les pays souverains pourraient être qualifiés de souverainistes puisqu’aucun d’entre eux ne veut se départir de sa capacité de choisir lui-même sa destinée. La souveraineté fait partie intégrante de l’existence assumée.

Peut-on s’attendre à un livre de votre part dans la prochaine année où vous expliqueriez votre vision de la souveraineté et de l’avenir du Québec?

Oui. J’y travaille, entre la musique et les jumeaux.

 

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32 commentaires

  1. Vanessa Roy dit :

    Merci M. Bock-Côté. Je suis fière d’être souverainiste et fière d’être membre d’Option nationale. Dans les livres d’histoire, on lira qu’Option nationale a été à l’origine d’un mouvement souverainiste porté par une génération entière qui s’est mobilisé pour une démocratie plus juste et pour une autonomie complète de notre population. Génération qui n’a pas vécu ou a vu de loin le référendum de 1995, qui a enfin trouvé un intérêt à la politique parce qu’elle est représentée par du courage, de la sincérité, une confiance immense en ses idées, un dynamisme unanimement enviable et une créativité sans borne. Tout à fait à l’échelle d’une génération ouverte sur le monde qui rêve que le Québec ait enfin une voix réelle sur la scène internationale. Une génération allergique à la langue de bois et aux discours partisans vides de contenu. Une génération appuyée par un nombre grandissant de gens qui s’étaient désintéressés de la politique. On y lira que l’apparition d’Option nationale sur la scène politique a rallié les rationnels avides d’arguments cartésiens convaincus de la justesse des arguments de peur fédéralistes. Option nationale aura convaincu ces gens que la souveraineté n’est pas une idée théorique dépassée, mais un projet concret faisable et pour lequel on a tous les outils et toutes les aptitudes, ici et maintenant. Ceci est un énorme pas dans l’adoption d’un changement politique.

  2. Michel McDuff dit :

    Un autre illuminé qui pense d’être en moyen de sauver le Québec…

  3. René Talbot dit :

    Faudrait que le PQ propose des états généraux sur le Québec et que les propositions de constitution y soient présenté dans ce mandat. La question n’est surtout pas à savoir quand un référendum, mais comment développer un sain nationalisme apolitique à l’instar des Acadiens.

  4. Vincent dit :

    Jean-Martin Aussant est toujours clair et pertinent. Je fais parti des jeunes qu’il a ammenés à s’intéresser davantage à la politique par sa simplicité, la clarté de ses propos et son humanité. Je suis convaincu que le Québec gagnerait beaucoup à avoir enfin un homme tel que lui comme dirigeant.

  5. LJR dit :

    ON ne divise pas le vote souverainiste, ON le créée.

    Lucidité, Honnêteté et ouverture.

  6. Jean-Michel Goulet dit :

    Titre du livre : Le Nouveau Nouveau Testament selon Aussant

    Clin d’oeil à la frénésie de certains de ses disciples.

  7. San Orel dit :

    Je dois être franc, je suis un jeune souverainiste (26 ans) qu’on pourrait qualifier de conservateur-identitaire. J’ai donc voté PQ. Mais plus ça va, et plus le discours de ON me semble efficace. J’étais initialement déçu que malgré la présence d’élément identitaires dans le programme, ON ne mette pas de l’avant un discours similaire. L’argument de ON étant que les combats identitaires sont déjà en quelque sorte gagné dans la tête des souverainistes… et que la marge des souverainistes mous se trouve surtout parmis ceux qui sont effrayés par les menaces économiques et l’incertitude. Ce propos est loin d’être fou…

    ON est encore un peu trop à gauche pour moi. Je reste au PQ, mais je ne ne ferme pas la porte à un changement d’allégeance éventuel si ON met de l’avant quelques mesures plus à droite.

  8. Jean-François Joubert dit :

    Bizarre ces références constantes à la secte dans certains commentaires… on disait la même chose du PQ dans les années où ils faisaient la promotion de l’indépendance.

    Ceci dit, je ne comprends pas pourquoi, en jouant le jeux de la démocratie par représentation on devrait se surprendre de vouloir que notre représentant défende nos idées plutôt que de nous promettre le pouvoir en les détournant. « La cause souverainiste se porte assez bien si on la remet en contexte. Le parti qui était censé la porter l’a plutôt délaissée ces dernières années » Ben quen!

  9. Denis Clément dit :

    J’ai beau essayer, dès que quelqu’un me parle de souveraineté, je ne le crois pas. Comprenez-moi bien, je crois à la souveraineté pour un peuple qui cherche sa liberté. Mais ça ne colle tout simplement plus avec le Québec. Il y a 100 ans j’y croyais à l’oppression, mais plus aujourd’hui. Nous sommes floués. Mal servis. Prisonniers d’un monde néo-libéral. Ni plus ni moins que tous les peuples occidentaux. Alors forcément, dans la bouche des « souverainistes », les mots sonnent faux. C’est comme si on essayait de me convaincre qu’il faut absolument réhabiliter le disco ou ressusciter Elvis pour retrouver notre identité. Y’a quelque chose de passé date comme la mini loto. Me semble qu’on est ailleurs. Et le pire c’est que le discours sur les enjeux – je dirais planétaires – qui nous interpellent aujourd’hui est quasiment orphelin.

  10. Max dit :

    @ Jean-Michel Goulet.
    Nommez-moi un chef de parti qui ne crée pas chez certains de ses membres une vénération quasi sectaire. Même Pauline Marois, pourtant plutôt impopulaire au sein de son parti a ses fanatiques. Mauvaise foi pour appuyer de la condescendance. Rien de nouveau sous le soleil.

  11. AMarie dit :

    Juste comme ça, le titre est erroné, on parle de 3 questions, pourtant il y en a clairement 4 ;) Merci de l’intérêt que vous portez à Option Nationale. Chaque journaliste qui s’y adonne et qui publie sur le sujet me fait aspirer à l’émergence de la politique claire, simple et efficace. D’un avenir loin de la valse des dinosaures. Ultimement, d’une façon d’agir à la source des problèmes: soyons souverain.

  12. Dominic Mailhot dit :

    Je suis assez enthousiaste devant les actions que dirige Jean-Martin Aussant pour le parti Option nationale. Il est vrai que seulement 2% de la population a voté pour lui, mais son discours est porteur d’une volonté claire, et suscite effectivement un engouement pour une jeunesse, certes cultivée, intéressée, animée par une certaine conscience d’un Québec à construire. Bâtisseurs, plutôt que méprisants devant les idéologies qui diffèrent de celles auxquelles d’autres adhèrent. Et je suis confiant devant le travail de M. Aussant, quels que soient les résultats immédiats, parce qu’il travaille avec une éclatante lucidité, n’errant point sur des postures malhonnêtes, trompeuses ou « stratégiques » au sens vide du terme. Pour ce qu’il estime être une question de sensibilisation (parler du bien fondé de l’indépendance du Québec, pour telle et telle raison), c’est une affaire que doivent prendre en main ceux qui partagent des valeurs et des idées importantes, et le destin politique d’un peuple s’enrichit nécessairement de gens qui agissent.

  13. fiston dit :

    San Orel…Je fait parti de ceux qui ont délaissé le PQ pour ON, et je ne crois pas être le seul…

  14. Jean-René moisan dit :

    Les commentaires sur le sectarisme me font plutôt rire. Voir quelqu’un créer un enthousiasme sain etn franc leur fait peur. Le seul réflexe devant ce mouvement: la moquerie. Aussant est un porte parole brillant. Donnons lui cela plutôt que de vouloir diminuer son mouvement.

  15. Jippy dit :

    « …au détriment de MILLIONS DE VOIX exprimées à travers le temps en faveur d’autres partis.» Charriage, exagération, lapsus, faute de frappe de Bock?
    Je ne saisis pas bien ce que veut dire au juste Monsieur Aussant: la dernière élection a donné un résultat (arrondi) de
    150 000 voix aux différents partis reconnus non représentés à l’Assemblée. Si j’ajoute les indépendants et les 2 partis dont on n’est pas sûrs qu’ils en soient vraiment un (du moins, si on se fie à leur nom), soit 12 000 votes (chiffre arrondi), on est loin du compte! L’expression « à travers le temps » porte à confusion, selon moi.
    Y a-t-il, en vérité, autant de façons de gouverner qu’il existe de partis reconnus? Répondre oui à cette question, c’est penser et dire n’importe quoi…

  16. Sébastien Parent-Durand dit :

    À la lumière de cet entretien, je pense que les dépendantistes auraient du mal à défendre leur position face à M.Aussant.

  17. jonathan dit :

    @Jean-Michel Goulet: Vraiment condescendant comme commentaire, aucunement nécessaire! Y’a pas être d’accord avec la position de quelqu’un, et y’a attaquer quelqu’un sur sa façon de faire parce qu’on a rien à dire et qu’on est pas d’accord avec ses idées. Si y’a une personne qui fait de la politique honnête au Qc, c’est JMA.

  18. Guy Paquin dit :

    Bravo M. Aussant, je suis un homme e 61 ans,et je suis completement avec vous, vos propos sont clairs et bien expliqués.
    si vous pouviez convaincre 20 députés du PQ,,,,,et des Pierre Curzi, entres autres,,ca ferait ouvrir beaucoup de yeux vers ON, car vous etes le seul partit qui en parlé tres ouvertement et avec certains détails précis. comme les finances,,,les lois et les impots,ca fait du bien a entendre. C’est tres bien que les jeunes embarquent, super meme,mais il ne faut pas oublier les bébés boomers qui sont encore un gros morceau et qui seraient favorables a la souveraineté en autant qu’on leur donne de bonnes explications et d’avantages pour les générations qui nous suivent. Je suis vraiment décu des gens de Nicolet qui ne vous ont pas choisi, haut la main, alors que moi j’ai du voter pour Francoise David,parce que ON n’était pas présent. lachez-pas,,on vous écoute et vous suit de plus en plus. La souveraineté c’est juste le meilleur Respect des autres,c’est tout. merci JMA.

  19. Renaud dit :

    2 des plus gros cerveaux dans le mouvement souverainiste…

    Bravo M. Côté, et M. Aussant le PQ a besoin de vous! Revenez svp!

  20. Sylvie Moses dit :

    Je me pose la question suivante. Lors de son départ du parti Québécois, M. Aussant criait haut et fort que les principes de Madame Marois concernant la souverainneté était son plus gros problème.
    A ces dires, pas assez vite pour lui, pas question d’attendre que l’économie et la population soit prête. Pourtant, suite à sa défaite, il s’est empressé de dire, qu’il suivait les traces de René Lévesque qui a prit plusieurs années avant d’avoir le pouvoir.
    Alors, ma question est la suivante, si M. Aussant est prêt à attendre de 8 à 12 ans avant de prendre le pouvoir, où est la justification de son départ ?
    Et à quel coût est-il prêt à laisser la population avec un future gouvernement Libéral ? Est-ce pour le bien du Québec ou le sien, pendant qu’il fait de la musique, l’opposition vont tout fait pour empêcher le PQ de progresser. Est-ce là sa démarche pour aider le Québec à atteindre son indépendance ?

  21. Bastien Lessard dit :

    Aussant est quelqu’un de fiable et plus que compétent pour l’économie du Québec. Il a un excellent CV et il n’est pas hautain comme bien des vieux. Écouter la jeunesse et répondre à ses besoins c’est protéger l’avenir. On ne redresse jamais un arbre en frappant dessus avec une pelle mais un bon tuteur. Ce tuteur doit être exemplaire et le soi-disant premier ministre ou président du Québec ne pourrait être une personne sans éducation. C’est d’avoir de bonnes manières que de rester polie en tout temps. Être grossier c’est être faible. C’est malheureusement l’adage de beaucoup de personne de nos jours mais pas de Mr. Aussant. ON peu être bien représenter par un tel homme et c’est pour ça que je donne mon vote à quelqu’un qui représente de réels valeurs.

  22. Yoann M. dit :

    @San Orel: Je ne sais pas si vous avez lu tout le contenu de la plateforme d’Option Nationale, mais leur point sur les conseils régionaux est considéré plus à droite.

    Ce qu’il faut retenir d’Option Nationale cependant, c’est qu’ils sont là pour faire la souveraineté. Le débat gauche-droite, on le fera une fois souverains, avec des vrais partis de gauche et de droite.

  23. Marie Beauchemin dit :

    J’aimerais répondre à ceux et celle qui commentent négativement les nouveaux adhérants du parti ON. J’ai pratiquement 54 ans, me suis désintéressée de la politique pendant tellement d’année car redondante et seulement axé sur la matière ($$) sans se soucier de ce que les gens pensent. J’ai vécu dans l’Ouest Canadien et depuis mon retour je m’intéresse à la politique. J’ai connu et travaillé avec des Côté, des Beaulieu, des Poirier, des Hamel de troisième génération britano-colombien, aucun ne parlait français pas même «Bonjour» ou «Merci». J’ai compris à ce moment que si le Québec ne devient pas un pays, on perdra notre culture, notre langue dans peu de génération. D’apprendre une deuxième langue est génial, d’en apprendre trois c’est mieux, mais reste que de créer un pays francophone, où on sait très bien que le fait bi et trilingue sera conservé, est pour moi une solution pour garder la diversité française en Amérique. ON apporte enfin un discours qui n’est pas monotone et redondant, enfin un dirigeant de parti qui ne passe pas son temps à dénigrer les autres, qui a des visions politiques et qui est un économiste qui tient compte du fait humain. Alors, bravo à ce nouveau venu qu’est ON avec JM Aussant.

  24. Annie Chevalier dit :

    En tant qu’adjectif, c’est « ère glaciaire », pas « glacière »… mais peut-être est-ce un lapsus qui vient du fait que vous jasiez au-dessus d’une tite frette? ;-)

  25. Jean-Michel Goulet dit :

    @ceux qui m’accusent de tous les torts…

    J’ai fait une blague qui vise les néophytes qui répètent les paroles de JMA comme une cassette.
    Phénomène réel, non ?

    Je suis indépendantiste et je respecte au plus haut point JMA.

    J’ai hâte de lire son livre, qui sera excellent, si on se fie à l’homme.

    On peut rire un peu ou « ON » ne rit jamais ?

  26. Bertrand Toupin dit :

    @jippy: Des millions de voix à travers le temps réfère aux multiples élections depuis des décennies… Vous avez compté environ 160 000 votes pour l’élection de 2012 (j’aurais personnellement ajouté ceux de Québec Solidaire, mais bon, le principe reste le même). Refaites l’exercice pour toutes les élections depuis disons 1960 et additionnez le tout. Peut-être seriez-vous surpris par le total.

    Du moins, c’est l’interprétation que je fais de cette phrase.

    Bertrand Toupin

  27. Martin P. dit :

    M.Goulet, c’est ok. Mais ce serait faux de croire qu’on répette la cassette sans se poser de questions. Moi-meme j’ai adresser aux militants d’ON une certaine tendance à gauche qui pourrait être problématique concernant le ralliement du vote souverainiste. J’espere que JMA ne claquera jamais au grand jamais la porte aux souverainistes plus conservateurs ou plus à droite. De toute façon au Québec, la « droite » est plus « centre-droite », et elle est souvent une droite économique. Je ne m’inquièterais pas avec ça.

    Cela dit. J’ai 36, j’ai toujours été souverainiste et je sens une grande appartenance au Québec. J’ai beau chercher, pour moi, mon pays, c’est le Québec. Il est déjà formé dans ma tête, il existe déjà dans mon esprit. Il ne reste plus qu’à le concrétiser dans le réel.

    J’avais délaisser ce combat depuis quelques années. J’étais devenu un souverainiste « mou ». J’y croyais mais je n’aimais comment on m’en parlais. Et je n’étais pas le seul: beaucoup de gens se sentent encore ainsi. Si vous posez la question aux gens, ils vont tous vous répondre qu’ils veulent que le Québec soit fort, qu’il dirige sa destiné et qu’il oriente toutes ses politiques en fonction de ses intérets stratégiques. Seul la souveraineté peut permettre cela. Les gens vous diront que non, qu’on est « bien », qu’on est tranquille. Mais ce n’est pas ce que nous voulons, NOUS NE VOULONS PAS FAIRE DU SURPLACE. Nous voulons avancer!

    Et rester dans le Canada, de par sa nature propre, nous empeche d’exprimer le plein potentiel de nos aspirations. Nous voulons être majoritaires dans notre propre pays. Nous ne voulons pas être une « particularité » régionale, ce que nous sommes pour le Canada.

    Jean-Martin Aussant m’a redonné gout à la politique, à m’impliquer pour un projet. Pour la première fois on me parle d’un vrai projet de PAYS. Je sais où je veux que ce pays se dirige. Et ma job est de discuter avec les indécis et leur présenter les avantages de la…

  28. Une jeunesse « instruite cultivée » est également présente dans « tous les autres partis ».. JMA mobiliserait les plus « gros » cerveaux?

    Combien passent le test « élitiste » au Québec? C’est ce regard « méprisant » envers une grande majorité de citoyens qui m’horripile le plus.

    De l’autre côté les idéologues, les littéraires déplorent la désaffection envers les détenteurs du « Savoir » dans ce monde consumériste. Einstein a un jour affirmé que l’imagination dépasse l’information..

    Je ne partage pas le pessimisme de Mathieu Bock Côté face à l’avenir.. L’homme d’aujourd’hui en manque d’imagination? Vraiment pas! La Littérature, les Arts, en cette ère informatique verront exploser le génie humain plus encore qu’en n’importe quelle autre époque..

    Il y a des limites que le cerveau humain ne peut dépasser.. Les littéraires doivent sans cesse se replonger dans l’écriture des penseurs qui les rejoignent. Ils doivent faire un tri.. et mettre ainsi une croix sur plein d’écoles de pensées de haut niveau. La mémoire est une faculté qui oublie…

    A moins d’être un enseignant et de vivre de la littérature, bien peu de gens peuvent atteindre à un tel niveau de connaissances littéraires.

    Par contre, bien peu d’enseignants ou de littéraires n’atteindront pas plus un très haut niveau dans moultes spécialités professionnelles tout autant essentielles dans une société évoluée.

    Le respect de l’autre, et non la condescendance, c’est ce qu’il faut apprendre à cultiver plus que jamais. L’esprit de caste qui réunit trois tendances..  » répulsion, hiérarchie, spéciliasation hériditaire » devrait être combattu…

    « Le peu » que certains croient connaître « de plus » que les autres est infime par rapport à ce qu’ils n’arriveront jamais à connaître. La vie demeure un mystère pour tous.. La prétention n’est que vanité…

    Le discours de JMA mérite qu’on s’y arrête.. La vie sans le rêve deviendrait insupportable. Mais au bout…

  29. Crahenlas dit :

    Heureux de voir que M. Bock-Côté prenne le temps de s’intéresser au sort d’ON et de Jean-Martin Aussant, malgré la perte du comté de ce dernier. M. Aussant est tranquillement en train de se bâtir une belle crédibilité, de par sa pertinence, sa droiture, sa compétence et son refus de faire de la « petite politique ». N’est-il pas révélateur qu’il n’ait pas mis de l’avant ses jumeaux en campagne électorale, alors que cela l’aurait sûrement aidé à rejoindre un certain électorat? Ses récentes interventions au sujet de la fermeture la centrale nucléaire de Gentilly n’ont fait que confirmer la justesse de sa pensée et son courage politique. On l’invitera probablement de plus en plus dans les médias, et lors de la prochaine campagne électorale il sera moins systématiquement ignoré.
    Maintenant, si ON pouvait mieux faire passer le message selon lequel il est un parti au-dessus des questions traditionnelles de gauche vs droite… Je me considère de gauche, mais jamais ON ne prendra le pouvoir en étant trop associé à la gauche. Pour faire la souveraineté, il faut rejoindre ces nombreux Québécois qui se situent plutôt au centre-droit. Il faut absolument qu’ON cesse d’être automatiquement associé à QS!

  30. Bertrand Toupin dit :

    Bien d’accord Crahenlas. Moi aussi je trouve suspect cette tendance des médias à associer ON à gauche quand le parti est clairement pour la souveraineté avant tout et les questions gauche/droite pour après.

    Mais bon, on s’entends que ça fait l’affaire de Gesca! ;-)

    Bertrand Toupin

  31. Nelson dit :

    La souveraineté n’est pas l’affaire des groupuscules comme ceux de Aussant et Françoise David…et même pas du PQ.

    La souveraineté appartient à tous, il faut laisser donc l’affaire dans les mains de tous……et ainsi le Parti Québécois pourra être majoritaire et actualiser les aspirations du peuple, services publiques, fiscalité progressive, féminisme, égalité homme-femme, environnement, énergies propres, droits de travailleurs.

    Oui, la souveraineté n’est pas l’affaire NI DE LA DROITE NI DE LA GAUCHE…..parce que langue maternelle, culture, religion, histoire commune n’ai rien à faire avec combien de fric nous avons dans la poche.

    Registre fiable à l’Assemblée Nationale par internet, et que ceux qui veulent être un pays, que le dissent….et avec 50% et plus n’importe quelle premier Ministre devra faire un référendum.

    Et concernant la fiscalité, les déficits Charest, la tarif santé Charest, et régler la crise social de Charest DOIT ALLER À LA DETTE, et non au bureau de Pauline.

  32. RONALD HÉBERT dit :

    J’admire les jeunes brillants d’ON ainsi que JM Aussant. Il faut cependant clarifier sa position sur l’axe gauche-droite. Voilà le problème à résoudre pour arriver à la souveraineté. On en parle pas assez. Il faut ratisser large. Apres on pourra toujours se diviser. En plus de Bock-Coté, j’ai confiance en Gilles Duceppe sur ce plan. Il me semble un des rares à comprendre cette problématique que cette pauvre Mme Marois échappe complètement. Avez vous lu la chronique de Duceppe dans le Journal de Québec d’aujourd’hui (8 octobre) sur la taxation?

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