Un parti souverainiste de droite ?

- 1 décembre 2012

On pose souvent la question: pourquoi il n’y a pas de parti souverainiste de «droite» au Québec? Pourquoi les souverainistes de «droite» ne se sont pas rassemblés sous une même bannière partisane? Cela voudrait-il dire qu’il n’y a pas une masse suffisante de souverainistes «de droite» pour justifier leur rassemblement politique ? Je renverserai la question : pourquoi y a-t-il des partis souverainistes «de gauche» ?

Historiquement, ce qui distingue les souverainistes «conservateurs», c’est qu’ils voient dans l’indépendance une fin en soi, un objectif si important qu’ils consentent à relativiser leurs autres convictions pour jouer le jeu de la coalition souverainiste. Je pense ici à des hommes comme Marcel Chaput, comme Denis Vaugeois, à Jean Garon, d’une certaine manière à un Camille Laurin, ou plus récemment, à un Joseph Facal ou un Jacques Brassard. Pour peu qu’on prenne le conservatisme au sérieux, on pourrait dire qu’au Québec comme ailleurs, il fait de l’indépendance nationale un bien en soi. Les souverainistes plus centristes à la René Lévesque avaient aussi cette vision des choses, cela va de soi. Cela ne veut pas dire qu’ils n’ont pas d’autres préférences idéologiques. Mais ils savent les hiérarchiser.

Mais ce sont les souverainistes les plus à gauche (non pas toute la gauche, évidemment mais la frange plus radicale de la gauche, celle qui ne se contente pas de la social-démocratie et voudrait pousser plus loin sa «lutte idéologique») qui ont toujours considéré que la souveraineté n’était valable qu’à condition de s’accompagner d’un «projet de société» progressiste. Ils nous disent : la souveraineté, oui, mais à condition qu’elle vienne avec «la gauche». À condition qu’elle serve à construire ici une société progressiste. Comme si la liberté collective que représente la souveraineté n’était valable qu’à condition d’être utilisée dans une perspective progressiste. Comme si on oubliait que l’indépendance en elle-même n’est ni à gauche, ni à droite, et que dans un Québec souverain, des fois, la gauche gagnera les élections, d’autres fois, la droite les gagnera.

J’y vais ici d’une évidence : on peut être pour la souveraineté et être favorable à la hausse ou la baisse des impôts. On peut être souverainiste et croire à un moratoire sur l’exploitation des gaz de schistes, ou inversement, se montrer favorable à leur exploitation. On peut être souverainiste et être favorable à une vision «progressiste» du traitement des jeunes contrevenants ou croire plutôt à une approche plus musclée. On peut être souverainiste et préférer la Palestine comme on peut être souverainiste et avoir plutôt des sympathies pour Israël. Quand la gauche française gagne les élections, la droite ne demande pas son annexion à l’Allemagne de Merkel. Et inversement. Dans les nations déjà constituées, on sait très bien que la souveraineté nationale est une valeur infiniment plus importante que les idéologies politiques de «gauche» ou de «droite».

J’en reviens donc à mon propos initial. Pourquoi il n’y pas de parti souverainiste de droite? Parce que l’indépendance est plus importante que la droite. Parce que pour un peuple, se gouverner pleinement est un bien en soi, parce que mieux vaut se gouverner soi-même que se laisser gouverner par d’autres. Parce que mieux vaut être une nation responsable de ses bons coups et de ses mauvais coups que de confier à une autre nation la responsabilité de sa prospérité, de son développement.

Pourquoi y a-t-il des partis souverainistes de gauche? Parce que pour certains, la «gauche» est plus importante que l’indépendance. Je me demande : les souverainistes réapprendront-ils à travailler ensemble ? Et si oui, à quelles conditions ? Et si oui, comment s’assurer que les souverainistes «de gauche» et les souverainistes «de droite» voient davantage ce qui les rassemble que ce qui les divise ? N’est-ce pas à ce moment qu’on célèbre la liberté pour elle-même, et la possibilité qui viendra, avec l’indépendance, d’assurer durablement notre identité culturelle, notre identité nationale?

Une réflexion finale. Je sais bien que plusieurs souverainistes modérés plus à droite ont finalement déserté le camp national parce qu’ils avaient toujours l’impression de servir une cause qui n’aboutissait jamais mais qui faisait toujours progresser, néanmoins, des idéaux «progressistes» auxquels ils ne se ralliaient pas vraiment. Ce sont les enfants perdus du souverainisme. Je ne dis pas qu’ils ont raison. Je dis qu’ils existent et que le glissement à gauche des souverainistes depuis plusieurs années explique en bonne partie leur désertion. Mais je vois bien mal comment on pourrait les regagner à l’indépendance en leur expliquant qu’elle trouvera son supplément d’âme dans un projet de société inspiré des idéologies à la mode à la gauche de la gauche.

Ma conclusion toute personnelle, que je me désole de répéter parce que j’ai l’impression d’avoir écrit tout cela cent fois : la cause nationale, celle de l’indépendance, ne progressera vraiment qu’à partir du jour où chacun relativisera ses propres préférences idéologiques et saura mettre le combat démocratique pour l’indépendance au-delà des exigences de la gauche ou de la droite. La cause nationale ne progressera vraiment qu’à partir du jour où les souverainistes trouveront plus important d’être souverainistes que de se comporter en «gauchistes» ou en «droitistes».

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65 commentaires

  1. Gabriel dit :

    Bravo pour vos textes M. Côté, ils apportent toujours de l’eau au moulin de la réflexion (et moi j’ai lu le texte :) ). Est-ce que la  »droite » ne devrait pas réinvestir le PQ? S’affirmer au sein du seul parti capable d’amener le Québec à son indépendance? Il me semble que trop de souverainistes de  »droite » se sont retirés pour se contenter de lancer des oeufs, et ne s’exprime qu’à travers un rhétorique d’opposition, de frustration.

    La droite devrait réinvestir le PQ et affronter la camp syndicalo-gauchiste qui semble dominer à l’intérieur du parti. Et c’est à noter aussi que le PQ à tendance à faire campagne à gauche mais à gouverner plutôt au centre, il me semble..

  2. Martin P dit :

    100% avec toi Mathieu. 100%.

  3. Matlin dit :

    Je suis souverainniste parce que je suis libertarien et non l’inverse. Je défends les idées de décentralisation, mais pour moi le « nous » québécois n’existe pas, donc à chaque fois que les souverainnistes parlent comme des collectivistes, leur projet ne m’interesse pas. Cependant, j’embarque quand ils parlent de l’indiviualité québécoise (en évitant de l’intégrer dans un discours anti-conservateurs). Moi aussi je hiérarchise mes valeurs et la liberté est plus importante qu’un futur pays qui pourrait mettre en péril cette liberté et en voyant comment agit le PQ, dirigé par des crosseurs, ça m’inquiète davantage.

  4. Pierre Brassard dit :

    Le cause « Nationale » d’Israël est largement et majoritairement sioniste.

    La cause « Nationale » Palestinienne s’islamise à vitesse grand v depuis plusieurs années. C’est un constat sociologique dur mais bien réel. Les paramètres historiques ne sont pas les mêmes.

  5. Alain Chicoine dit :

    Je vais reformulé la question. Est-ce que la droite à déserté les idées nationaliste en faveur des idées libertariennes?

    Je vais vous dire que les souverainiste de droite brille par leur absence sur les forums?

  6. Daniel Clapin-Pépin dit :

    Ce qui me fait penser à cette histoire que je viens tout juste de lire dans l’hebdo satirique français « Le Canard enchaîné » du 28 nov. 2012, page 2 => « Un gay qui vote à droite, c’est comme une dinde qui vote pour Noël. »

    Or, pour adapter et transposer ce constat socio-politique chez nous au Québec, il suffit de remplacer le mot « gay » par le terme « souverainiste » ou « écologiste ».

  7. Vanessa du Québec dit :

    Beau texte, c’est ce que je pense aussi Mathieu. Arrêtons d’être divisé pour de la gauche ou droite, la souveraineté n’est ni de droite et ni de gauche, c’est une idée, un projet de société qui est bon en soit et il faut s’unir pour la réalisé. Mais il faudrait que le le PQ le comprennent aussi. Leur problème que j’ai entendu c’est que le Québec est ingouvernable au centre.. mais je ne sais pas pourquoi ils disent sa. Sa doit être pour sa que le PQ a du se positionner. Mathieu peut-être tu pourrais nous expliquer ce que tu pense de sa

  8. Jacques Lafond dit :

    Mathieu, il existe de partis politiques de gauche, parce que ces partis sont moussés subtilement et sournoisement par les fédéralistes dans le but de diviser le vote nationaliste québécois, et de faire perdre le pouvoir politique au québécois nationaliste sur son propre territoire.

    La question qui tue: Est-ce que les leaders de ces partis politiques de gauches sont des vendus ou des imbéciles ?

    JL

  9. Daniel Bélanger dit :

    Bonjour,

    Selon vous, les souverainistes de droite seraient plus enclin à mettre de côté leurs idéaux afin de promouvoir la souveraineté. Peut-on en conclure que les militants de droite tiennent moins à leurs idéaux que les militants de gauche?

    Par contre, ne pensez-vous pas qu’un système plus proportionnel (auquel vous vous opposez…) nous permettrait de réellement travailler ensemble, sans peur de « division du vote »? Que les souverainistes de droite pourraient ainsi avoir leur parti, et qu’à ce moment les partis souverainistes de gauche et de droite pourraient collaborer pour faire avancer la souveraineté?

    Seul un système proportionnel permettra aux électeurs de réellement choisir un parti qui représente bien ses intérêts, sans peur malsaine de division du vote.

  10. Kevin dit :

    Bien la gauche de la gauche est tendance à placer le projet social avant le projet de pays, cela n’explique pas l’absence de parti souverainiste de droite. Et je crois que vous faites fausse route lorsque vous dites que la droite tend à placer l’indépendance avant l’idéologie.

    En fait, la droite, en raison de son discours misérabiliste, constitue le principal obstacle de la marche vers l’indépendance. Cette droite qui croit que le Québec va tellement mal, pour des raison purement idéologique, nuit à l’augmentation de la ferveur souverainiste. À chaque fois que la droite crache sur la social-démocratie québécoise, elle contribue à la propagation du mythe du Québec pauvre et laisse sous-entendre que le Québec n’a pas les moyens de faire l’indépendance. C’est pas pour rien que Legault est arrivé en disant qu’il fallait repousser la question nationale de 10 ans pour régler les «vrais affaires». Or, les vrais affaires n’est que de la novlangue référant à l’idéologie néolibérale.

    D’autre part, certains distinguent mal progressisme et nationalisme économique. Plusieurs, M. Côté le premier, ne cessent de répéter que l’indépendance s’est construit à gauche. Or, c’est faux. Le système d’éducation universelle et gratuit n’a pas été instauré pour des raisons d’égalité, mais parce qu’un peuple éduqué rend notre nation plus riche et plus forte. Et les CPE, c’est pour une hausse du taux d »activité pour booster l’économie nationale, pas d’équité et d’égalité. Il en est de même pour notre système de santé. Hydro-Québec n’a pas été fondé dans une perspective progressiste de partage des richesses, mais dans l’optique nationaliste d’un peuple contrôlant tous ces outils. La hausse des redevances minières et l’exploitation du pétrole s’inscrit dans la même veine.

    Les Québécois se sont construit un État fort afin de se créer un pays solide et non par souci d’égalité et de solidarité. Les souverainiste ont utilisé des solutions social-démocrates…

  11. Jean-François Thibault dit :

    Je comprends votre point de vue Monsieur Bock-Côté. Mais avez-vous entendu le Parti Québécois parlé d’indépendance pendant la dernière campagne électorale? Les souverainistes de tous horizons auront moins de mal à laisser leurs «préférences idéologiques» de côté lorsque l’indépendance sera mise davantage de l’avant. Et tant que le Parti Québécois n’osera pas parler, et de manière décomplexé, d’indépendance, les souverainistes auront du mal à s’entendre. De plus, parler d’indépendance, ce n’est pas promettre un référendum comme ce n’est pas glisser le mot «souveraineté» à la fin d’un discours. C’est simplement présenter les avantages que l’indépendance comporte vis-à-vis du fédéralisme canadien; c’est en faire la promotion continuelle et sans relâche. Disons simplement que le Parti Québécois a une prise de conscience à faire là-dessus. Nous n’avons pas à être gêné d’être souverainistes, encore moins à s’en excuser. Et ce n’est certainement pas en cachant nos intentions que nous allons convaincre qui que ce soit d’indécis de nous suivre.

  12. Anthony dit :

    Occasion perdue pour la CAQ ?

  13. Philippe Belanger dit :

    Mais d’où viens cette obsession qui vise à unifier les différentes factions souverainistes sous le même parti? Nous avons un système parlementaire, utilisons-le. Un parti souverainiste à droite et un à gauche. Lorsqu’ils amasseront assez de sièges pour faire un référendum, ils n’auront qu’à former une coalition temporaire pour faire l’indépendance. Entre-temps, ils n’auront pas à choisir entre défendre leur idéologie et promouvoir la souveraineté. L’électeur, lui aussi, n’aura pas à renoncer à voter pour un parti souverainiste parce qu’il n’approuve pas ses politiques domestiques. Un avantage non-négligeable, surtout pour une époque où la droite semble être sur une pente ascendante.

  14. Pierre Meese dit :

    La CAQ aurait pu être ce parti, si seulement Rebello et Legault ne s’étaient pas empressés de renier toutes leurs convictions profondes et faire les carpettes devant les Desmarais et Ottawa. Moi je suis plus de centre-gauche alors le PQ me convient bien et j’ai aussi des sympathies pour ON. Le mieux serait de conclure des alliances électorales afin de favoriser une majorité de députés souverainistes à l’assemblée.

  15. Frédérick Armstrong dit :

    Non mais, des fois là, je me dis… Si yavait vraiment un vrai mouvement de droite souverainiste (pas un mouvement tata, là. Un parti ben trad genre plq/pq), qu’y s’fasse un parti quia de l’allure pis qui nous sacre patience avec ça!

  16. Christian dit :

    Bravo! Vous dites en des mots très poli ce que je ne cesse de me dire depuis 1995: faites l’indépendance et après, les québécois voteront pour le parti qu’ils voudront!!!!!!!! Me semble que ce n’est pas si compliqué à comprendre! Mais c’est trop demander à un peuple de B.S. Bonne soirée!

  17. André-Bernard Guévin dit :

    Merci.

  18. Gilles Baribeau (Gibar) dit :

    Pour ma part, mon cher Bock, ce qui empêche un véritable débat gauche droite au Québec, c’est que la gauche est contaminée par la souveraineté qui ne va nulle part, sauf dans un mur. Le problème du Québec, c’est la souveraineté à la sauce indigeste découlant d’une recette illisible provenant du PQ, de QS et de ON qui s’enfagent tous les trois dans les fleurs du tapis écologiste, féministe et syndicaliste.

    Gibar

  19. Richard Gauthier dit :

    Je suggère d’introduire dans votre réflexion un élément qui prime aussitôt qu’un parti politique existe. Il se doit de défendre «l’idéologie» de ses membres et agir pour prendre le pouvoir. Piégé. Ainsi notre système parlementaire fait fi de toutes logiques, et se concentre sur la mission du parti. Si ma réflexion vous fait sens, elle brime néanmoins toute analyse qui oublie la boîte dans laquelle le système nous a mis!

  20. Réal Gagnon dit :

    Parti souverainiste de droite ? Il en existe un : le PQ avec la capitaliste Pauline Marois en tête. Le PQ est de gauche seulement dans son discours pré-électoral. Il y a biien quelques éléments radicaux d’extrême gauche dans ce parti, mais ceux-ci sont comme vous et moi, ils sont bien installés sous les dégouttières des entrepreneurs capitalistes. Et ils consomment allègrement à l’encontre de leurs convictions environnementalistes.

    La gauche est un concept abstrait. Le concret, ce sont les gestes et les actions ponctuelles.

  21. l gagne dit :

    Avant de se poser la question sur qui est de droite, de gauche ou du centre, essayons d’avoir des politiciens honnetes et compétents. Avec le lamentable spectacle qu’ils nous donnent tous ces derniers temps ils n’ont de toute maniere aucune crédibilité.

  22. Virginie Checa dit :

    Parfaitement d’accord avec ce billet!

  23. François Richer dit :

    Cher Mathieu,

    Je suis un souverainiste de droite, et je me reconnais très bien dans ta description que tu en fais, à une exception: je ne considère pas que la souveraineté est plus importante que de me comporter en « droitiste ». En fait, elle l’est moins, à mes yeux. Mais, comme tu le soulignes, c’est une préoccupation complètement indépendante de l’axe « gauche-droite ».

    La « droite », pour moi, pourrait cependant être une « condition gagnante » à l’accession à la souveraineté: la plupart des francophones qui votent NON le font à cause de l’incertitude économique et leur manque de confiance en la capacité du Québec souverain de prospérer économiquement. Ce manque de confiance est justifié par la performance économique médiocre du Québec par rapport aux autres provinces et états d’Amérique du Nord.

    La seule façon de les rallier est de mettre de côté ce « modèle » québécois, qui est tout sauf un modèle, afin de donner au Québec les conditions gagnates à sa prospérité économique.Virer à droite donnera confiance car, libérés de cet État maternant et étouffant, le plein potentiel économique des Québécois pourra enfin respirer.

    Bref, la droite d’abord, le vote sur la souveraineté ensuite. Pas par ordre de priorité, mais par ordre logique de séquence d’événements: lorsque la maison brûle, on éteint le feu d’abord, on fait les rénovations ensuite, si importantes soient-elles….

  24. Huguette dit :

    Moi je crois que tant et aussi longtemps que les médias seront fédéralistes,la souveraineté ou l’indépendance ne passera pas.

  25. Roger Lafontaine dit :

    Très bonne réfexion M. Bock-Coté

    Merci

  26. frigot dit :

    A l`att. de mr coté. Vous ne pourriez dire plus juste.

  27. Dany Leblanc dit :

    Cette notion gauche droite nous amène à penser en fonction d’étiquette. Il y a-t-il dans notre société de réels débats sur différents enjeux? Des coups de gueule qui ne durent que quelques secondes ou quelques minutes ne constituent pas de réels débats. Le peu de temps donnés pour chaque personne d’exprimer leur point de vue amène le sujet à tourner en rond. On suit un match d’hockey pendant 3 heures qui n’a aucun impact sur la société mais on surf sur des enjeux réels. Tabarnak! Dans un tel contexte, nous ne pouvons pas aller au-delà de la vision gauche droite. Si les médias développaient en profondeur les sujets, la notion gauche droite finirait par estomper.

  28. Guy E. Trépanier dit :

    Présentement, on a un seul parti fédéraliste inconditionnel (PLQ),
    un parti nationaliste qui branle vers la droite (CAQ)
    et trois partis souverainistes qui sont centristes et gauchistes (PQ, QS et ON).

    Plus il y aura de partis souverainistes mieux ce sera.
    Cela fait plus de deux ans que je souhaite voir un parti séparatiste de droite:
    le PLIQ (Parti Libertarien Indépendantiste du Québec) qui pourrait avoir
    à sa tête un dénommé Régis Labeaume entouré d’une équipe forte
    regroupant, entre autres, les Facal, Duhaime, Bock-Côté, Bellemarre, Brassard,etc.
    Qui sait, on pourrait peut-être même revoir Bouchard et Dumont…

    Pour faire l’indépendance, il faut que les affairistes et les magouilleurs
    embarquent dans le projet…

  29. Jean-François Joubert dit :

    OUI!

  30. Antoine dit :

    Excellent. Je me retrouve là-dedans. Je ne sais plus à quel saint me vouer, je ne sais plus pour qui voter. Je suis aussi fatigué de la joute politique. Je pensais que l’arrivée de la CAQ, de la venue au pouvoir changerait tout cela, mais non, encore les mêmes enfantillages, encore la peur de perdre ses prochaines élections, encore les mêmes promesses reniées. Les gouvernements québécois sont médiocres tous autant qu’ils sont. Mais je suis souverainiste. Et ce sera ma seule cause. Donc, voter pour le PQ n’a plus de sens. Ce parti ne parle pas plus de souveraineté que le PLQ.

  31. Nathalie Grogières dit :

    Intéressante réflexion, que je partage, moi qui suis une indépendantiste de gauche et favorise Option nationale. Le credo (un Québec indépendant à condition qu’il soit à gauche) de Québec solidaire ne m’intéresse nullement, car je le trouve anti-démocratique. On ne peut nier à un pays libre le choix de voter à gauche ou à droite. Ce que Québec solidaire revendique, sous couvert démocratique, c’est une dictature de gauche. Je préfère vivre dans un pays progressiste mais reconnais avant tout à mes concitoyens le droit d’être convaincus de cette nécessité ainsi que le choix de voter différemment s’ils ne le sont pas.

    Québec solidaire nie à la pensée de droite tout droit de cité. Une dictature, je vous dis!

  32. Jean-Seb dit :

    N’y a-t-il pas des progressistes de droite? Comme si la progression n’allait que de la gauche.
    Une autre raison pourquoi la souvraineté est catégorisé d’un projet de gauche par bien des gens est parce que ce changement important est en soi progressite.

    Je crois que pendant des années on a fait peur aux gens en catégorisant tout ce qui était nouveau comme des projets communistes dangeureux.

    Personellement, pour moi, il n’y a pas de gauche ou de droite. Il n’y a que le gros bon sens. Par exemple si un pays faisait PLUS D’ARGENT en nationalisant ses ressources, pourquoi serait-ce intéressant que pour des gauches? Oui le concept de nationalisation est catégorisé de gauche, tout comme toute forme de changement ou de progrès. C’est une erreur selon moi de penser comme ca, mais cest une manière de penser qui nous a été imposée depuis bien des années, difficile de renverser la vapeur.

  33. RBlais dit :

    Pourquoi n’y a-t-il pas de souverainistes de droite ? Pour faire l’indépendance du Québec ou faire avancer toute idée, il faut aller chercher un équilibre consensuel entre la gauche et la droite. Cet équilibre pourrait être représenter par des mesures progressistes faisant autant l’affaire de la droite que de la gauche. Prenons l’exemple du pipeline d’Enbridge pour faciliter l’approvisionnement du pétrole brut ou lourd de Sarnia à Montréal.
    La gauche s’y oppose par risque de déversement de ce pétrole brut dans l’environnement. La droite elle y voit aussi ce risque de déversement accidentel , mais aussi les profits pour les consommateurs québecois d’essence du Québec qui importent pour $11 à 12 milliards de pétrole par bateau d’Algérie et de la Norvège. Faire l’indépendance du Québec, ça veut donc dire concilier les intérêts divergents pour en arriver au maximun de consensus avec le sentiment que chacune des parties de l’électorat au Québec s’y voient gagnants ou aient l’apparence d’être gagnants.

  34. Francois dit :

    Heureux de constater que je ne suis pas le seul dans ce bateau. Je suis de centre, principalement a cause de l’écologie (même a droite, comment être contre ?).

    Autrement je crois en la réduction de l’état providence, le système de sante a deux vitesses et je suis souverainiste. Paradoxalement, le parti qui me représente le plus est Option National !

    -Le PQ, esclave des centrales syndicales, se dit a gauche, coûte aussi cher qu’un parti de gauche mais agit en parti de droite.
    -Le parti liberal est corrompu et fédéraliste.
    -L’ADQ est mort, la CAQ n’est qu’un ramassis de n’importe quoi qui veut a tout pris se faire élire, et n’est même pas souverainiste.
    -QS… Le parti communiste. « Les soupes populaires, les hlm en gyproc », comme le disait Falardeau. La souveraineté est leur 52e priorité, ils en ont rien a foutre. Non merci, camarades…

    Reste Option Nationale…Un parti centre-gauche.

  35. Maurice Gohier dit :

    Très incisif sont certains commentaires dont certains continuent de charrier des fausseté comme M. Jean Francois Thibault qui affirme que le PQ ne parle pas de souveraineté et d’indépendance. Pourtant, j’ai participé aux élections et nous nous gênions de dire que la souveraineté doit-être pour avoir qu’un seul impôt à payer et « choisir » ce que nous ferons avec nos argents. Concernant le texte de M. Côté, c’est exactement ma vision des choses. L’indépendance acquise, le PQ éclatera en faction diverses. Je suis indépendantiste et socialiste plutôt que communiste (Communautariste comme QS ). Ceux qui font du militantisme comme des témoins de Jéhovah, ils possèdent la vérité ???

  36. Xenon dit :

    J’aime le commentaire de M. François Richer, qui en effet vient apporter la  »nuance » suivante: si d’une part la souveraineté peut apparaître souhaitable, le réalisme en matière économique, lui, est absolument fondamental.

    Et à tort ou à raison, la gauche peut hélas donner trop souvent l’impression à beaucoup de citoyens qu’elle n’est pas suffisamment porté portée sur la calculatrice. afin de s’assurer que les chiffres balancent (CE QUI est assurément plus important que la souveraineté en ce qui me concerne).

    Celà dit, la droite économique (la droite morale étant un tout autre animal) n’est pas une panacée. Elle est aussi susceptible que la gauche de mener aux plus graves abus, et elle doit être bien encadrée si on ne veut pas que la défense des valeurs du libéralisme ne l’emporte sur celle de l’individu.

  37. J. Proulx dit :

    Il y a quelques trucs qui m’agacent un peu dans ce texte. D’abord vous partez avec la prémisse que tous les gauchistes sont souverainistes en 2e. Vous semblez faire référence à QS, mais ce parti s’affirme justement d’abord comme un parti de gauche, ensuite comme souverainiste. Certains membres du parti ne sont mêmes pas souverainistes. Il serait donc faux d’affirmer que QS est un « vrai » parti souverainiste. Il resterait donc 2 partis de « gauche » au Québec: ON et PQ. Bien qu’ON ait une orientation plus à gauche, son 1er objectif est de réaliser la souveraineté du Québec. Pour le PQ, s’ils semblent parfois prioriser les mesures « de gauche » aux dépends, c’est avant tout parce qu’ils ont pris un tourant populiste si on veut. Ils veulent être élus plus qu’ils ne veulent réaliser la souveraineté. Si le PQ était resté fidèle à sa mission originale, soit rassembler tous les souverainistes sous une même bannière pour réaliser la souveraineté, on en serait pas la.
    Bref, je l’ai dit et je le répète, il ne faut pas confondre souverainistes de gauche et gauchistes souverainistes.

  38. Xenon dit :

    J’oubliais de préciser que l’offre politique actuelle au Québec ne me convient pas. Le seul parti qui me semblait commencer à regarder dans la bonne direction était l’ADQ de Mario Dumont. Mais vous connaissez la suite…

  39. Petite incursion dans la réalité….

    Je vous invite à lire sur le blogue politique du journal, en ce 2 décembre, la chronique de Jean-François Dumas… tirée du « Timaru Herald » (Nouvelle Zélande), sous la plume de Gwyne Dyer, journaliste indépendant publié dans « 45 pays »…

    « Seeking separatism is often unsuccessful »…

    « Separatist movements in the prosperous, democratic countries of the West are generally peaceful, frivolous and unsuccessful ». »

    Il y est question de l’Ecosse, de la Catalogne et des pays basques.. Pour les citoyens de ces pays démocratiques la question économique surpasse les mouvements indépendantistes.

    A une question claire, pour le référendum en Ecosse prévu pour 2014, s’ajoute la garantie exigée par les Ecossais que le pays en devenir ferait partie de l’Union européenne.. et qu’il pourrait conserver la devise britannique.

    Idem pour la Catalogne, dans la constitution, il appartient au gouvernement central de l’Espagne de décider de la tenue des référendums.

    Dans l’article de Gwyne Dyer, la question alambiquée utilisée au référendum 1995 au Québec sert de référence.

    David Cameron a su éviter ce piège en exigeant une question claire… oui ou non..

    Tout comme ce sera le cas désormais dans les prochains référendums au Québec. La loi sur la clarté se devra d’être appliquée. Finies les entourloupes.

  40. Marc-André Roche dit :

    Je suis (une fois n’est pas coutume!) plutôt d’accord avec l’argument que nous livre M. Brock-Côté aujourd’hui.

    Ceci dit, je ne crois pas aux hasards en politique. Il doit bien y avoir une raison si les partis indépendantistes sont plutôt au centre-gauche et les partis fédéralistes au centre-droit.

    Probablement que le désir d’avoir un État à soi est plus fort chez ceux qui croient que l’État peut être un formidable outil de progrès et de cohésion lorsqu’on le contrôle soi-même. Il y a sûrement quelques personnes qui ne croient pas en l’utilité de l’État mais qui veulent malgré tout avoir le leur, mais je ne trouve pas anormal qu’ils soient minoritaires.

    Ceci dit, minoritaires ou non, cette division n’a de sens que tant que la question nationale n’est pas sur la table et qu’on ne vote que pour le programme du gouvernement. Ramenez l’indépendance nationale au coeur de l’offre politique et les divisions gauche-droite s’estomperont. Au fond, aucun programme ni de gauche, ni de droite – n’est possible actuellement. Tant qu’on est dans le Canada, c’est le peuple d’à-côté qui contrôle l’État puisqu’il y est majoritaire. Et pas nous.

  41. Frédéric dit :

    Il y a aussi les écologistes de droites qui n’ont pas leur voix au chapitre.

  42. Nelson dit :

    Mathieu

    Droite et conservateur sont des choses incompatibles avec l’éthique, l’humanisme, les intellectuels.

    Droite et conservateur est associé à certains groupuscules puissantes de Calgary, les ignorants du Sud des USA, et le 1% des capitalistes industriels et financier internationaux coupables de toutes les crises, les famines, les guerres, les récessions, le chômage, etc.

    Les pauvres et gens ordinaires qui votent caquiste libéral ne sont pas de droite…..ils sont des arrivistes mal informés inconscients et irresponsables.

    Si tu veut que la droite appui la souveraineté, que celle-ci soit indépendante de la politique…..QUE SOIT D’ INITIATIVE POPULAIRE…..sans partisaneries ni idéologies politiques.

    Après tout défendre la survie de la langue maternel et les valeurs culturels ne doit pas dépendre de combien d’argent nous avons dans les poches.

    Le QS ne veut rien savoir du PQ…..preuve que souveraineté et politique partisanne ne vont pas ensembles.

  43. Jeff Letendre dit :

    Gauche droite droite gauche c’est pas un peu dépassé non !? Logique pas logique, bon pour le Québec ou non, la vrai question est la. Le reste m’importe peu…. Néanmoins j aime beaucoup vos textes Mr Bock-Coté et je me réjouis d’entendre de plus en plus parler de souveraineté.
    Continuez votre beau travail !

  44. Vanessa du Québec dit :

    La loi su la clarté est une connerie, c’est sa l’entourloupe… toute personne censé le sais très bien… une autre belle entourloupe des Libéral mais qui est totalement illégal. Elle est illégal et anti-démocratique, ont est même pas obliger de la suivre. Aux yeux de l’ONU cette loi ne passe pas. Obliger de choisir le question du fédéral mais de plus que c’est eux qui choisirais le % pour gagner, c’est illégal et juste anti-démocratique, une simple vérification a l’ONU la rend caduc. La démocratie c’est la majorité, tu gagne si ta la majorité même si elle est minime, un point a la ligne. Les libéraux en faisant sa ont encore prouvé leur incompétence et leur magouilles sont minable. N’importe quel peuple a droit a l’auto détermination et peu le demander quand il le veut a l’ONU, même si le pouvoir central ne veut pas. Et ce nest pas arcequ’un journaliste quelconque écris de quoi qu’iul a raison.. surtout un journaliste. De plus les context sont different et je ne partage pas sont opinion. Pour faire l’histoire de toute facon suffit de foncer et faire ce que l’ont veut faire sans penser a ce qui s’est fais ailleur etc, les autre pays c’est les autre pays, ils ne sont pas ici.

  45. Québec Solidaire songe sérieusement à se rallier, non pas au PQ mais plutôt à Option Nationale.. Le parti souverainiste de gauche occupera une place encore plus grande au Québec.

    L’union des forces souverainistes pour contrer les forces fédéralistes relève de plus en plus du fantasme.

    Tout comme ce fut le cas en Catalogne, le parti souverainste de droite a perdu des plumes au bénéfice du parti souverainste de gauche.. avec comme résultat le report d’un éventuel référendum bien au-delà des quatre prochaines années ..

    Pour reprendre le journaliste Gwynne Dyer: « Rectifying historic defeat by declaring independence in the here-and-now has great emotional appeal, but most people put their economic interests first.

    C’est exactement ce que je crois. Le principal obstacle à l’indépendance c’est la stabilité économique inhérente à l’appartenance à un pays démocratique prospère comme l’est le Canada..

  46. Ben Belley dit :

    À mon avis, il n’y a pas de parti de droite, de toutes façons, au Québec…peu importe son allégence a la question nationale.Le PLQ et la CAQ sont de centre droite….sans plus Il y a bien quelques individus, toujours les mêmes, qui se réclament de la droite…mais on est loin du mouvement populaire. N’oublions pas que le NDP a presque 60 deputés dans la province. Marois a gagné (minoraitaire mais gouvernement quand même) les élections avec un programme d’extreme gauche.
    De toutes façons, je suis loin d’être certain que la droite émergera sur quelques choses d’organisé au Québec tant la gauche est implantée. Il est bien évident que la gauche aurait besoin d’un adversaire et c’est pourquoi, on entend régulierement ses ténors dénoncé une menaçante montée de la droite…comparable a la menace des ovnis!?

  47. Karim St-Pierre dit :

    Chers M. Bock-Côté,

    Je me rappelle de vous à l’époque où j’habitais Ste-Thérèse…

    Par votre texte, deux questions me viennent à l’esprit:  »Qui sommes-nous? » et  »Quelles sont nos aspirations, nos rêves, nos valeurs? »

    La rétrospective de l’actualité de 2008 à 2012 nous donne quelques pistes. Je démarre en 2008, car j’ai pu prendre conscience de l’identité québécoise lors d’un passage de 4 mois en France.

    Les élections de cette automne nous ont donné un aperçu….Plusieurs ont choisi le  »Vote stratégique », d’autres ont  »voté par conviction »….Cela nous a donné un gouvernement minoritaire. Cela laisse donc aux Québécoises et Québécois un moment de répit pour prendre le temps de répondre à mes deux questions.

    Voyant les enjeux du Québec d’un autre angle depuis mon séjour à Kuujjuaq, depuis la mi-juillet pour des raisons professionnelles, je souhaite comme vous M. Bock-Côté, soit favoriser  »une approche où chacun relativisera ses propres préférences idéologiques et saura mettre le combat démocratique pour l’indépendance au-delà des exigences de la gauche ou de la droite. »

    En somme, j’espère que les parties souverainistes puissent voir les effets cumulés de leur différences où le choque des idées nous fera progresser vers une société durable (équilibre des forces sociaux, économiques et environnementaux).

    Pour moi, la prochaine élection sera un grand test où cette société québécoise pourrait y sortir gagnant ou bien celle-ci y sortira perdant, car chacun aura tenté de gagner sa propre bataille.

  48. Lilith dit :

    La souveraineté ne peut être une fin en soi mais un moyen!!

    Pourquoi faudrait-il faire une lutte aussi difficile que l’accession à l’indépendance, si c’est pour choisir soi-même de se mettre en esclavage sous le joug de la droite néo-libérale? Nous y sommes déjà! Et ce système fonctionne pour ceux qui veulent en être esclaves, tout en pensant être libres…de consommer tout ce qu,on leur impose d,avoir envie, à grand renfort de persuasion clandestine qu’est la publicité et la vente coercitive, dont le résultat est un égocentrisme si extrême qu,il met en péril la survie même de l’humanité! À moins de vouloir se libérer du joug d,autrui pour à son tour en asservir d’autres, puisque le néo-libéralisme ne peut fonctionner que comme ça!

    C’est un non-sens! La souveraineté du Québec n’est pas une fin en soi mais un moyen , un moyen pour que chaque être humain aie accès à ce dont il a besoin pour être sain de corps et d’esprit , développer ses habilités et participer au bien-être de tous ! Utopique ? vraiment? pourquoi mettons-nous au monde des enfants dites-moi alors? Et j,aime mieux être une utopiste souhaitant le meilleur pour les enfants, TOUS les enfants, plutôt qu’une intellectuelle au raisonnement vide de SENS, de sens de la vie…

    Le PQ a dérapé dans le virage post-électoral et s’est planté dans le poteau de l’aplaventrisme et de la couardise! Rapatrier nos avoirs pour le donner nous-même aux entreprises qui engrangent les profits, sans contribuer une cent de taxe ou d’impôt, tout en nous laissant les dettes ( comme dans les PPP) et les dommages environnementaux , au lieu que ce soit le fédéral qui le fasse relève du masochisme..L’appât mielleux et meurtrier étant….les JOBS! vendre son âme pour une job! même pas pour survivre, mais pour acheter la plus grosse télé qui vient de sortir! Dieu qu,on est loin de l’humanisme et même de notre humanité!

  49. Ne serait-ce pas la CAQ sous le couvert d’un « …moi ce que j’entends dans la rue, les gens ne sont pas prêt à entendre parler d’indépendance… » qui représente le plus un parti souverainiste de droite? Je pense vraiment qu’ils veulent mettre le Québec sur les rails pour finalement faire l’indépendance.

  50. Olivier Domingue dit :

    M. Bock-Côté, ON a besoin de vous comme candidat parce que justement ON est d’abord souverainiste avant tout autre chose!

  51. Les souverainstes ne veulent pas se sentir lier à l’obligation de poser une question claire…

    Voulez-vous que le Québec devienne indépendant? Oui ou Non? Jacques Parizeau et probablement J.M. Aussant auraient ce courage d’afficher leur couleur indépendantiste.

    Les souverainistes qui dénoncent une loi qui ne fait qu’exiger « le respect de l’intelligence citoyenne » ont peur de cette question.. Ils savent très bien qu’une majorité de Québécois tiennent à leur identité canadienne..

    Le piège peu subtile, tendu en utilisant la langue de bois dans la simple élaboration d’une question, ne fait qu’augmenter le réflexe de prendre ses jambes à son cou..

    Certains vidéos pour enfants débutent par la séquence suivante: « Un jeune garçon s’élève vers les nuages, canne à pêche à la main. Il s’assoit sur l’un d’eux, lance sa ligne dans l’espace et « pêche des nuages »..

    Cette image me renvoie aux indépendantistes québécois, bien intentionnés mais combien éloignés de la réalité.

    Voilà,

  52. Nelson dit :

    MME Hélène Beaulieu

    Concernant la Catalogne les partis souverainistes ont majorité dans leur Chambre des Députés et peuvent donc déclencher une référendum à tout moment, (et malgré les différents tendances politiques des partis souverainistes), au contraire de la situation au Québec.

    Un bon exemple que partisanarie et idéologies politiques des droites et des gauches n’empêchent pas la population de sauver la langue, les valeurs et le Peuple de se faire assimiler par le 98% des anglophones que les entourent, avec une immense immigration en grand partie en parlant autres langues que le français, et la pression de la langue anglaise comme langue des affaires internationaux.

  53. Drako dit :

    « Mathieu, il existe de partis politiques de gauche, parce que ces partis sont moussés subtilement et sournoisement par les fédéralistes dans le but de diviser le vote nationaliste québécois, et de faire perdre le pouvoir politique au québécois nationaliste sur son propre territoire. »

    Ah bon. C’est un nouveau complot des fédéralistes ou bien est-ce seulement que c’est la première fois que j’entends parler de ce complot?

  54. Drako dit :

    @Jacques Lafond,

    Il n’y a pas de parti de droite au Québec, car 60% de la population dépend de l’État pour les faire vivre. Tous les partis au Québec sont de gauche, même le PLQ et la CAQ, juste moins à gauche, mais de gauche quand même.

  55. Drako dit :

    « Moi je crois que tant et aussi longtemps que les médias seront fédéralistes,la souveraineté ou l’indépendance ne passera pas. »

    Ahhhh…Ce complot je le connais et il est vieux en plus, tellement vieux que je croyais qu’il avait disparu, bien non, le revoilà qui fait surface.

  56. Drako dit :

    « Les pauvres et gens ordinaires qui votent caquiste libéral ne sont pas de droite…..ils sont des arrivistes mal informés inconscients et irresponsables. »

    Plus ou moins 65% de la population québécoise sont des arrivistes mal informés.

    Bravo, belle façon d’unir le peuple en l’insultant de la sorte.

  57. Drako dit :

    « Si tu veut que la droite appui la souveraineté, que celle-ci soit indépendante de la politique…..QUE SOIT D’ INITIATIVE POPULAIRE…..sans partisaneries ni idéologies politiques. »

    Oui bien¸encore une fois de plus ça c’est gagnant pour unir un peuple. Ahhhhhhhh et puis ça en vaut même plus la peine.

  58. Vanessa du Québec dit :

    @ Beaulieu.

    La derniere Question référendaire etait claire. Et si Ottawa ont fais cette loi ce nest pas pour la simple raison de rendre sa clair, c’est une magouille pour controler le processus et y mettre la question qui sera la moin avantageuse pour l’autre camp… ils sont tellement croche sa pas d’allure. De plus, cette loi ne fais pas que controler la question.. elle parle de choisir le % pour gagner, ce qui en fais une loi illegal car anti-démocratique internationalement, un point c’est tout. Tout action démocratique na seulement besoin que d’une majorité, c’est sa la démocratie, lauriez vous oublier!?????

  59. Vanessa du Québec dit :

    Je pense sérieusement que les problème de notre systeme a été causer par des élus, qui se sont faite soit payer, ou avoir, par les grosse corporation et puissant de ce monde. Il ont saboté notre systeme qui marchais avant. Toutes nos programmes la, ils sont très payable.. mais ils ont tout baisser les impôt de toutes les grosse corporation , qui faisais et font encore des milliard de profit.. juste mettre un minimum d’impot ferais du bien a nos finances. Ils ont fais sa pendant des années, reduire leur contribution pour le sois disant bien commun.. quelle blague , en disant que sa allait aider l’économie, mais surtout favorisé les investissement local… une grosse cross, c’est prouver par l’institut de recherche indépendante IRIS qui a faites de belles études expliquant comment la crise mondial sur le financement de nos services est arriver. La crise a été créer en amputant du financement énormes créer par l’impôt aux entreprises etc…. résultats, nous avons moins de services, nous payons plus d’impôts, mais les entreprise en payent moins. IRIS prouve aussi que, au lieu de fonctionner, les entreprise n’ont pas du tout plus investit ici, ils n’ont que profiter de sa, engranger plus de capital et l’ont garder, et sa même a l’étranger, donc notre argent quont leur donne fuit le pays. Maintenant,cest toujours au petits de payers bordel. ( iris-recherche.qc.ca …. dans publication/ classer par categorie, section crise économique , plein de chose intéressante), ils veulent privatiser asteur pour notre bien… ben oui…ils veulent faire plus de cash voila. Alors ceux qui pense qui faut tout privatiser a cause sa marche pas, demander vous pourquoi avant. ëtre trop a droite detruit un états c’est prouver, la droite est une arnaque des grosse corp pour crosser le petit peuple.

  60. Luc dit :

    Très bon texte M.Bock-Côté. Voilà là une approche pour le moins exhaustive tournant en bonne partie alentour je crois de la racine du mal du projet souverainiste actuellement au Québec. Les souverainistes doivent revenir en partie à la base. Ils doivent se reconcerter et ne plus se perdre dans les accessoires futiles et les symboles tout azymut en cessant de s’obstiner entre le conifère et le feuillu, entre la cocotte du sapin et le gland du chêne. Les souverainistes doivent s’exercer à mieux réussir à s’entendre avant tout sur la substance, sur le simple fait qu’un sapin et un chêne sont avant toute chose, un arbre…….avec des racines……

  61. Pierre Bouchard dit :

    Depuis 1995, la cause de l’indépendance a perdu beaucoup de flamme comme un peu pendant les 120 ans qui sépare la répression des Patriotes du début de la révolution tranquille entre 1840 et 1960. Pourquoi? Probablement parce que la majorité des élites Canadiennes françaises ou québécoises ont joués le jeu de la collaboration avec l’ordre britannique ou maintenant fédéral. L’élite québécoise fait un peu penser à l’élite gallo romaine qui a pratiqué le jeu de l’annexion de la Gaule à l’Empire Romain. Au delà de la différence des régimes et des siècles, le Québec fait plus penser politiquement à l’ancienne Gaule qui s’est désagrégé dans le monde latin plutôt que garder sa celticité qu’aux pays sud américains qui ont lutté pour leur indépendance contre l’Espagne et qui résistent avec succès de nos jours contre l’hégémonie des É.U. L’intimidation militaire explique la résistance souterraine des peuples et la prudence de leurs élites mais il arrive après la répression politique et plus musclée parfois une période où l’élite nationale doit accepter de prendre des risques. Rien de tel au Québec et surtout pas du côté de l’élite d’affaire du Québec qui dans certains cas a joué l’option de la corruption ou autrement de l’accommodement du régime fédéral. Les révolutions sont de droite et de gauche par la révolte populaire de gauche et de droite par l’organisation politique de la nation par une élite temporairement révolutionnaire ce que les exemples des révolutions américaines et françaises ont démontrés. La révolution trop tranquille nous a privés de la souveraineté parce que la vraie révolution nationale a eu lieu entre 1835 et 1840 et depuis L.J.Papineau et Delorimer n’ont pas été remplacés. R.Lévesque et J.Parizeau ont été inférieurs comme grands hommes politiques.

    C’est un dur paradoxe malgré les qualités de Lévesque et Parizeau victimes d’une élite québécoise complaisante et majoritaire.

  62. David dit :

    En tout respect, je pense qu’il manque une dimension importante dans à cette analyse, celle de l’Histoire du/des partis souverainistes. La création des partis souverainistes de « gauche » (QS et selon certains ON) est en réalité plutôt récente. Avant il y avait une coalition, le PQ.

    Le PQ a été créé par des souverainistes de tous les horizons, dont certains à « gauche de la gauche », pour arriver à l’indépendance. Sauf que, même si il a été élu, le PQ n’a jamais réussi son coups. Or une fois au pouvoir le PQ, surtout sous Bouchard, a pris unvirage à droite. On peut bien affirmer qu’il faut mettre de côté les différences idéologiques pour arriver à l’indépendance sauf qu’au moment de gouverner il faudra prendre des mesures et des mesures apolitiques et non idéologiques ça n’existe pas. Donc les péquistes de « gauche », voyant leur parti tendre de plus en plus vers la droite ont décidé de s’organiser autrement en créant leur propre parti.

    Depuis le PQ a vécu plusieurs difficultés et je pense que l’on peut dire que depuis sa récente élection il essai de reconquérir maladroitement son électorat de gauche tout en déplaisant à son électorat de droite (dont certains ont déjà quitté pour la CAQ). Ménager la chèvre et le chou dit-on.

    Il est donc tout aussi justifié de dire que les partis souverainistes de « gauche » n’existent pas parce que les souverainistes de « gauche » sont contre une coalition, ils existent parce que sous le couvert d’une coalition, le PQ s’est tourné de plus en plus vers la droite.

  63. Annie dit :

    En effet, la souveraineté ne devrait pas être envisagée dans le cadre de l’axe gauche-droite. Cependant, il y a aspect où je ne suis pas d’accord avec vous.

    Vous dites qu’il y a des partis souverainiste de gauche parce que les gauchistes considèrent la gauche plus importante… C’est plutôt l’inverse ! Si les gens de droite décide d’abandonner le sujet de la souveraineté pour se consacrer à la droite, c’est eux qui priorisent leur penchant idéologique!

    Enfin, unissons-nous sous pour la souveraineté et ensuite, la population du Québec choisira ce qui lui convient idéologiquement. Ça risque de ressembler beaucoup à ce qu’on voit aujourd’hui au provincial : centre droite en alternance avec centre gauche! Les québécois seront toujours les mêmes après l’indépendance!

    Bon article.

  64. Vanessa du Québec dit :

    Option National n’est pas un partie de gauche, il ne la jamais été, et ne l’est pas. Sont chef le dit depuis toujours, sont programme n’est pas de gauche. Il y a certaine personne qui ont essayé ou essayent de leur donner l’étiquette de gauchiste afin de profiter que certaine personne de l’électorat pense qu’ils le sont, mais non il ne le sont pas. Et ils ont même utiliser le fait de leur aliances de non agression durant les dernièere élection, mais cette alliance, je vous le fais remarquer, n’était que stratégique afin de pouvoir peu être remporter des sieges. Aussant la même encore dit dans le journal de Montreal dernièrement dont voici l’extrès:

    Cette semaine, selon ce qu’en rapporte le Journal de Montréal, Jean-Martin Aussant semble vouloir fermer la porte, ou presque, à cette possibilité, en disant de Québec solidaire que:
    Leur priorité, c’est la gauche. Ils veulent que la souveraineté se fasse à gauche, c’est une condition. C’est étrange de rechercher la liberté pour un peuple en lui imposant la gauche. Option nationale laisse aux Québécois la liberté de choisir entre la gauche et la droite.

  65. Simon dit :

    Et comment se fait-il qu’il n’y ait pas de parti de gauche qui ne soit pas indépendantiste ??

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