La mer sera houleuse

- 10 septembre 2012

Une thèse commence à circuler dans les rangs péquistes : c’est la présence de Québec solidaire qui a empêché le PQ d’être majoritaire le 4 septembre.

Dans 18 circonscriptions, la présence de la petite formation souverainiste, m’a-t-on dit, a enlevé au PQ les voix qui lui auraient permis d’être majoritaire. Il sera donc suggéré que le PQ se rapproche encore plus de Québec solidaire et cherche à fusionner.

Ça ne tient pas debout.

D’abord, pour bien des gens qui ont voté QS, le PQ ne sera jamais assez ceci ou assez cela à leur goût.  Ensuite, beaucoup plus de souverainistes ont voté pour la CAQ que pour QS, même si la CAQ est fédéraliste. Enfin, le PQ devrait s’en aller encore plus à gauche, alors que 58 % des électeurs viennent de voter pour deux partis de centre-droite.

Décidément, la mer sera houleuse. Peu importe l’angle sous lequel on la regarde, la suite des choses ne sera pas reposante pour le nouveau gouvernement péquiste.

D’abord, sa courte victoire montre qu’il ne jouit pas de fortes assises dans la population.

Il a battu d’à peine 0,7 % le gouvernement sortant le plus durablement impopulaire de toute l’histoire des sondages. Il a devancé de seulement 4 % une autre formation qui n’existait pas il y a neuf mois.

On dira avec raison qu’une courte victoire reste une victoire. Mais le navire aura toutes les difficultés pour prendre le large et le voyage sera semé d’embûches.

Parce qu’il est minoritaire, ce gouvernement ne pourra pas faire adopter des pans importants de son programme. Les militants du PQ, qui ont une inclinaison prononcée pour la mutinerie, risquent de s’impatienter.

La «gouvernance souverainiste» repose sur la multiplication de demandes à Ottawa. Quand ces demandes viennent d’un gouvernement qui a l’appui de moins d’un électeur sur trois, il est difficile de penser que le rejet assuré de ces demandes par M. Harper créera une vague d’indignation populaire.

Les engagements économiques du PQ, conçus pour courtiser l’électorat de gauche, inquiètent les milieux d’affaires. Les figures rassurantes à cet égard n’existent pas dans le caucus péquiste. Les finances publiques sont déjà sous haute tension.

Essayons maintenant d’imaginer l’avenir. Un gouvernement minoritaire dépasse rarement les deux années de durée de vie.

Supposons que le Parti libéral, au terme d’une course au leadership dynamique et tonifiante, se donne Philippe Couillard comme chef. L’homme a de la prestance, du coffre, de l’envergure, et je ne crois pas une minute que les circonstances de son départ reviendront le hanter.

François Legault aura eu du temps pour enraciner une formation qui a obtenu un nombre de sièges décevants, mais une quantité de voix très intéressante pour un premier essai. La prochaine fois, il aura une organisation plus aguerrie, plus d’argent et un meilleur programme.

Bref, la prochaine campagne électorale risque d’être très difficile pour le PQ. Ses adversaires se seront renforcés et on voit mal comment lui-même pourrait se présenter devant l’électorat avec un bilan robuste de réalisations.

L’avenir montrera peut-être que, le 4 septembre dernier, le PQ a laissé filer sa meilleure occasion.

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27 commentaires

  1. Yvon Carriere dit :

    Ce matin j’ai lu la pensée de Lucien Bouchard et s’il pense comme un Red-Neek c’est pas la peine de continuer a écrire .c’est mon opinion .

  2. Nicole Langlois dit :

    Comment pouvez-vous affirmer que plusieurs souverainistes ont voté pour la CAQ? Vous étiez dans les isoloirs et observiez le moindre signe? Vous avez commencé à me décevoir profondément avec votre article délirant sur les camps de concentration d’Amir Kadir. Maintenant ces commentaires qui relèvent davantage de vos fantasmes sont le clou de cercueil du respect que j’avais pour vos réflexions. En réalité vous êtes nulle part et partout. Je ne vous lirez plus et n’écouterai plus Bazzo.

  3. Victor H dit :

    Une mer houleuse, Joseph ? Le navire amiral péquiste va devoir s’apercevoir que c’est légèrement à droite, et non à gauche, qu’il trouvera le tirant d’eau nécessaire à son itinéraire. Le bon tirant d’eau, c’est ce qui prévient les naufrages…

    Vous verrez, Pauline Marois sera bien meilleure P.M. et pilote que Jean Charest.

  4. Sylvie P. dit :

    Je pense que si le Parti Québécois avait eu un autre chef, comme l’ancien chef du Bloc par exemple, il aurait mieux fait aux élections. L’image de Mme Marois a de la misère à passer. Elle n’est pas sympathique. Les québécois ont élu le PQ par écoeurantite envers le parti de Jean Charest. Je ne comprends pas que le parti libéral ait obtenu autant de votes par contre. Ce doit être à cause des publicités du parti libéral qui insistait sur les référendums de Mme Marois.

  5. Georges Lemieux dit :

    Peut-être… mais honnêtement, c’est le PQ qui a la balle présentement. Faudrait peut-être attendre de voir ce qu’ils en feront avant d’élaborer des scénarios pour la suite

  6. Claude Goulet dit :

    Étrange mais je crois que Mme Marois va s’en tirer beaucoup mieux que bien d’autres. Pourquoi : parce qu’elle est incapable d’utiliser le mensonge dans son approche politique.

    Pour ce qui est de la division du vote des québécois, applaudissez Charles Sirois, l’agent double de la CAQ. Avec de pareils amis, François Legault et son parti revivront le même sort que l’ADQ.

  7. Jippy dit :

    J Facal:
    Un constat s’impose et vous le laissez sous-entendre. Where is the beef? > Où est l’équipe économique?
    Qui sera l’interlocuteur des milieux d’affaires? Nicolas Marceau, possible; Scott McKay et Martine Ouellet…je vais leur donner le bénéfice du doute…Redevances minières, Développement économique, Environnement. Il y a là un gros défi « à hauteur d’homme » ou de femme, si vous préférez!
    Par contre, pour la parlotte, ça va se bousculer au portillon. J’entrevois 7 ou 8 prétendant(e)s! Parlotte=Culture, Affaires inter canadiennes, Relations Internationales. Immigration et Agriculture: De solides défis là aussi!

  8. Renée Durand dit :

    Monsieur Facal, Pauline Marois est plus brillante que vous ne le laissez entendre. Elle a à maintes reprises montré son petit côté calculateur de droite et sera capable de le refaire dans son mandat actuel. Elle aussi a une équipe qui va faire mieux aux prochaines élections. Dans un Québec divisé, quoi de mieux que le centre pour gouverner. Le tangage sera moins prononcé et la mer parraîtra moins houleuse.

  9. Real77 dit :

    Tout à fait d’accord, grosse houle en vue. Et pas de sauveur à l’horizon. Madame Marois devra ramer fort pour se maintenir à flot, avant de se retirer pour rejoindre le club des belles-mères.

    L’histoire du PQ le veut ainsi, c’est malheureux pour leurs leaders qui se dévouent pour le bien commun, La prochaine élection sera peut-être la dernière du PQ, qui ira rejoindre le Bloc…

    Votre réalisme vous honore M. Facal, mais certains n’aiment pas les mauvaises nouvelles. Je continuerai à vous lire, c’est toujours intéressant de le faire!

  10. Alex dit :

    Je suis d’accord avec vous M. Facal.

    La prochaine élection risque d’être encore plus palpitante que celle qu’on vient de vivre, et à mon avis va porter beaucoup plus sur l’économie et l’emploi, puisque je doute que nous allons être mieux en 2014 qu’en 2012 avec les mesures économiques de la plate-forme du PQ.

    Ceci étant dit, je crois que le 4 septembre dernier, nous avons fait comme les Américains en 2010, lorsque les Républicains ont repris le contrôle de la Chambre. Nous venons, avec l’élection du PQ en 2012, de kicker le ballon plus loin. J’estime que d’ici 5-10 ans, nous allons devoir hausser les tarifs d’Hydro comme le PLQ l’a proposé en 2012, coupé dans les dépenses étatiques comme la CAQ l’a proposé en 2012, et hausser les impôts (malheureusement) et les taxes comme le PQ va faire en 2012.

    Et je doute que le PQ soit le parti capable, avec sa frange de hardliners portant à gauche, de mettre en place toutes ces mesures qui, ultimement, seront inévitables pour le futur de notre province.

    Tout de même, il faut être bon joueur et souhaiter bonne chance à Mme Marois, on verra si Pauline fera le nécessaire, on verra si la dame de béton pourra se transformer en dame de fer.

    Sur ce, vivement les prochaines élections!!!

  11. Ben dit :

    Avec l’arrivée des blogues je vous prédit une guerre civile au Québec d’ici 10 ans.

  12. Bonjour M. Facal,

    Vous voyez juste et il est normal que cela agace parfois.

    Pour ma part je vois des parallèles à faire entre la victoire Mme marois et la victoire de François Hollande.

    Tous deux croient qu’ils pourront réaliser leurs promesses alors que le véritable pouvoir est maintenant, par notre faute, de plus en plus dans les mains de ces grandes fortunes capitalistes que nous aplaudissons toutes et tous comme des réussittes depuis plusieurs décennies. Milliardaires …..qui ont volés le peuple en échange de superficialités que nous croyons nécessaires à nos vies.

    Nos dirigeants sont donc contraints de jongler avec de trop npmbreuses factures tombant sans cesse sur leurs bureaux alors que leurs électeurs réclament encore et encore plus de services, de droits et de gratuités de tous ordres…….tout en étant trop souvent contre tout projet constructif……préférant toujours les divertissements nouveaux proposés par ces mêmes grands millionnaires.

    Ceci dit..je reste confiant en l’avenir.,……..à condition de ne pas trop se mêler à la foule…qui comme les bancs de poissons se faisant facilement attraper par les gros chalutiers.

    Belle et bonne journée…vous lire est un plaisir.

    Michel Zimmermann
    Artisan

  13. Une guerre civile au Québec d’ici 10 ans? Vous voulez dire une guerre de casseroles désamorcée par l’agence « Moody’s »….

    « L’Express » titrait… « Après l’élection, le désenchantement ». Le Monde… « Lendemain de gueule de bois pour les indépendantistes »… Le New York Times conclut que l’élection d’un gouvernement minoritaire souverainiste ne représente plus une menace pour le fédéralisme canadien..

    L’aveuglement volontaire des souverainistes déçus ne change en rien sur la désaffection des Québécois pour le projet souverainiste confirmée par les résultats étriqués du vote le 4 septembre dernier.. Les Français et les Américains l’ont interprété avec l’acuité de leurs perspectives exemptes de toute partisanerie..

    Les péquistes ont reçu l’appui des syndicalistes, des artistes, des gauchistes, de Robert Lepage, de Julie Schneider , de la bien-pensance journalistique gauchiste, manquait plus que le phare qu’est selon Guy-A Lepage « Tout le monde en parle »… Et ils sont arrivés à une performance égale au tant diabolisé parti libéral.

    Le mouvement souverainiste poursuivra son déclin s’il n’ajuste pas son message à notre époque post moderne. Chercher à comprendre pourquoi tant de Québécois ont encore donné leurs votes aux Libéraux c’est refuser d’assumer la propre responsabilité des souverainstes dans ces piètres résultats.

  14. Nelson dit :

    M. Facal

    Si nous laissions pour un moment les étiquettes idéologiques, et considérant que vous êtes souverainiste et ancien Ministre du Trésor, et vous faites partie d’un groupes de réflexion avec un ancien Premier Ministre, rien de moins, s’il y quelqu’un que peur savoir ce quoi le mieux pour le Québec, c.est bien vous.

    Ce quoi au juste le mieux pour le Québec, sur le plan économique ???

    Impossible de discuter le plan politique, en tenant compte de l’histoire du Canada et du Québec, aucun consensus est possible.

    Mais sur le Plan économique il y a de la place, j’espère, pour le consensus.

    Il faut finir avec les UNIVERSALITÉS, toutes les universalités, faute d’argent, contexte de mondialisation et de compétition avec des pays émergentes à moindres coûts de production, etc.

    La Québec n’ai plus les moyens pour payer des services à ceux qui peuvent payer, au moins en partie, le 70 milliards de dollars par année qui coûtent ces services. (À part de dette provincial et fédéral à payer).

    En faite, ça prend une opération comptable avec la participation et support transversal de tous les secteurs de la société, que viserait QUI PAIE QUOI, COMBIEN PAIE CHACUN DE NOUS.

    Facile à dire, difficile à faire, parce que chaque un de nous veut payer le moins possible…..

    Mais il faut essayer l’ exercise….

    Pauline est bien placée pour l’intenter, considérant qu’elle dirige UN PARTI DE CENTRE, qu’elle est assez consensuelle, et qu’elle à déjà été Ministre de Finances.

    Mais il ne sera pas facile….sera douloureux pour presque tout le monde parce qu’il s’agit rien d’autre que des coupures, de payer plus, de se serrer la ceinture, et sera donc important pour faire passer la ou les pilules, cero corruption, cero collusion.

    Mais au Québec sera moins difficile que en Grèce, Espagne, Italie, Portugal…..et la moitié de l’humanité affamée.

  15. Michel Sylvestre dit :

    En ce qui concerne les prochaines élections, il me semble qu’il y a un facteur de taille dont vous ne parlez pas et dont l’impact est difficile à prévoir, à savoir la commission Charbonneau.

    En fonction de ce qui sera révélé, le PLQ pourrait subir le même sort que son cousin fédéral. Ou bien on pourrait découvrir que tout cela ne reposait que sur des allégations, ce qui aurait sans doute l’effet inverse. On verra bien.

    Le PQ risque de se faire égratigner aussi.

    La CAQ ne risque rien et pourrait être la grande bénéficiaire de l’exercice.

    Chose certaine, il me semble que c’est un facteur majeur.

  16. Richard Laurin dit :

    Un résultat qui me laisse très perplexe. Comment un gouvernement aussi impopulaire peut recevoir autant d’appuis? Cela me rappele la dernière élection montréalaise où le maire Tremblay, malgré une floppée de scandales, réussis l’impossible.

    J’ai l’impression qu’une bonne partie du vote des indécis est allé, dans l’urne, au PLQ. C’est de mauvaise augure pour le PQ qui n’aura pas beaucoup de marges. Comme si le PQ n’a réussi à créer aucune vague, ne réussissant pas à récolter de l’impopularité du PLQ. Un virage à droite? Possible. Une incapacité, pour le PQ, à mobiliser, à rejoindre sa base, à succiter un mouvement? Possible aussi.

    Je partage, en bonne partie, votre inquiétude. Mon espoir réside dans la capacité de Mme Marois, de voguer parfois au centre, parfois un peu à gauche. Elle devra jouer sur le terrain de la CAQ (intégrité et saine gestion) pour gruger des appuis. Je suis persuadé qu’elle pourra  »utiliser » le dossier de la langue pour mobiliser et piger à gauche.

    N’oublions pas qu’il y a le dossier de la commission Cahrbonneau qui neutralisera, pour un bon bout de temps, le PLQ. À moins bien sûr, que le PQ ne soit aussi visé..

  17. Marc Tremblay dit :

    Je ne comprend pas la dernière phrase de la chronique de Joseph Facal.

    Veut-il dire qu’il a laissé filer l’occasion d’être majoritaire? Si c’est le cas, le PQ n’a rien laissé filer, il n’a juste pas obtenu la majorité pour les causes que l’on connait.

    Beaucoup de gens ont voté pour la CQ, parce qu’il préconisait le changement, peu importe le type de changement. Les libéraux ont obtenu un % de votes équivalant aux % de gens qui n’étaient pas insatisfaits de Charest, soit les anglophones, une partie importante des allophones et les vieux.

    Dans ce contexte, le PQ pouvait difficilement obtenir plus de 31% .

  18. Gilles Laplante dit :

    Si on analyse les données de la dernière élection, on constate que Sainte-Marie-Saint-Jacques et Hochelaga-Maisonneuves semblent sur le point de glisser des mains du PQ au profit de QS. Dans ce contexte, se rapprocher de QS risque d’être suicidaire. Par contre, je ne pense pas que le PQ soit capable de se déplacer un peu vers la droite, ce serait accorder de l’intérêt à l’économie ce dont il est incapable et s’il le faisait et améliorait la situation du Québec, il perdrait par le fait même des arguments pour la séparation.

  19. audrey dépault dit :

    Mme Marois a perdu sa majorité dans la rue avec son carré rouge et ses casseroles. Elle croyait ainsi engranger le vote des étudiants et des gauchistes. Mais ces derniers ont voté QS, grugeant le vote péquiste. Et d’autres, ont jugé que Mme Marois s’était déshonorée en agissant de la sorte et ont voté CAQ et peut-être même libéral.

    La CAQ a vu le vote en leur faveur leur glisser des mains durant la dernière semaine de campagne. La CAQ a apeuré les Québécois avec leur trop grand nombre de chambardements. Ils croyaient que ce vote irait au PQ, mais il a migré chez les Libéraux.

  20. C Belisle dit :

    M. Facal

    Si je vous comprend bien, Q.S. et O.N. peuvent prendrent encore quelques % de plus sans aucunement nuire au PQ.

    René Lévesque a pour un temps (1976), unis les forces nationalistes.

    Selon moi, le PQ, QS et ON se divise le vote, et ce depuis le départ de M. Lévesque.

    Jean (John James) Charest, nous divise depuis 95 selon le modèle fédéraliste-souverainiste

    Le vote PQ de droite peut avoir été vers la CAQ, encore faut-il en savoir la différence.

    En tant que EX progressif conservateur, Charest est de centre droite mais 58% sont de centre droite ??? depuis quant !
    Abolition des garderies a 7$, des Prêt et bourses, de l’assurance médicament, de l’assurance automobile.
    Go la doite GO !!!

    Dans ces premiers discours Charest parlait « entrepreneurship », moins d’État et de règlementation,
    aujourd’hui il metterais 58 millions pour faire artificiellement survivre l’amiante
    .

    Si il faut que le PQ disparaisse comme le Bloc Québécois, alors soit, on mérite un PLQ-CAQ

    Tant qu’à y être, supplions Jean Charest de revenir,

    Go Facal Go !

  21. Pas tant que ça !

    J’ai confiance. L’alignement aux chefferies de parti à l’Assemblée nationale se présente très différent de ce qu’il était: Mme Marois en pole position avec en face le temps qu’il faudra Jean-Marc Fournier au lieu de Jean Charest, Mme David dans le deuxième baquet de QS comme premier pilote, M. Legault qui a lancé un appel à des débats civilisés au lendemain de l’incident mortel au lieu de Gérard Deltell donnera l’exemple et Jean-Martin Aussant réduit au silence.

    Jean-François Lisée nous laisse entendre dans Déchiffrer l’élection de 2012 que le PQ et la CAQ ont comme promesse commune la tenue des élections à dates fixes. Ces deux partis en modifiant la loi sur ce point pourrait faire d’une pierre deux coups en s’entendant pour remettre à dans 4 ans la tenue de la prochaine élection et en rendant la venue immédiate d’une suite à Jean Charest au PLQ beaucoup moins intéressante pour M. Couillard.

    L’électorat québécois se compose de 4 groupes générationnels disons : les quelque 1,5 million de moins de 18 ans qui sont privés d’exercice de leur droit de vote; les quelque 1,75 million de 18-34 qui l’exerce semble-t-il à environ 40 % plutôt qu’à 65-75; les 2,5 millions de 35-54 qui votent à plus de 65-75 %; les près de 2 millions de 55 et plus qui, PLQ aidant, en ferait autant. Ça donne comme âge électoral moyen effectif environ 55-60 ans. Il y a certitude maintenant que les seniors vont laisser aux juniors une Cadillac pas payée, le réservoir vide. Ce sont les juniors qui ont la plus longue espérance de vie. Il y a ici une question d’équité à considérer.

    L’élection que nous venons de vivre démontre que l’électorat québécois est sous-vireur; c’est une expression que les pilotes de course automobile emploie pour qualifier une monture qui ne prend pas la piste là où elle devrait aller pour gagner. Notre électorat est trop lourd de l’arrière. Accordons aux parents, un ou deux, l’exercice du droit de vote le temps qu’il faut…

  22. Louis Lecomte dit :

    Je crois bien que le PQ, dès la course au leadership du PLQ, se retrouvera dans l’ombre des préoccupations de la population. Même la CAQ qui cherche à meubler le vide. Le prochain thème majeur sera Couillard. Une vague? Probable.

  23. David Gagnon dit :

    Voilà une preuve que nous conservateurs sommes pour le changement. Nous ne faisons pas intervenir ici des aspects émotifs ou moraux. Réfléchissons de manière logique pour un instant.

  24. Nelson dit :

    Lucien vient en aide au PQ….et propose une entente social et politique transversal,

    Arrêter la folie que le 15% peut demander un référendum,

    Fiscalité ou chacun paie selon ses moyens (finir l’universalité gratuite pour ceux qui peuvent payer des services)

    Prioriser économie, création d’emplois et lutte à la dette et déficits…

    Le fond de la question est comme toujours, l’argent….combien paie chacun de nous….

    Natalie el-Grably demande aujourd’hui un comité d’experts pour fixer une fiscalité que fasse l’affaire de tout le monde….

    Il doit faire partie de ce comité d’experts :

    Lucien Bouchard

    Nathalie El-Grably

    Joseh Facal

    Pauline Marois

    Françoise David

    Léo-Paul Lauzon

    François Légaux

    Mario Dumont

    S’ils réussissent à s’entendre sur un consensus fiscal, économique, social, et politique….il serait bon pour le Québec.

  25. aoa dit :

    Vivement une fusion CAQ-Libérale et PQ-QS. On simplifierait le choix des électeurs et chaque partie s’en trouverait modéré dans ses positions. P-e dans 10 ans.

  26. Louis Lecomte dit :

    Les faits sont trompeurs. Les fait sont que le pq a gagné et que le plq est dans l’opposition. Mais étant donné l »impopularité du chronique du plq, les résultats auraient dû être beaucoup plus tranchés. Ce qui fait des derniers résultats une victoire du plq et une défaite du pq. Même si le pouvoir a échappé au premier.

  27. Jippy dit :

    @robert lachance
    Je préfère un deuxième tour de scrutin pour les 95 circonscriptions où le candidat élu n’a pas obtenu 50%+1.
    Qu’en pensez-vous?

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