Les boussoles affolées

- 28 mai 2012

On m’a invité l’autre jour à participer à une table-ronde organisée par l’Institut du Nouveau Monde. La question était : où s’en va la société québécoise ?

J’ai répondu très franchement que je ne savais pas. Personne ne sait vraiment où on s’en va, sauf les idéologues qui, par définition, croient avoir réponse à tout.

Cette imprévisibilité croissante n’est pas propre au Québec. La contestation de Wall Street ou le mouvement des «indignés», né à Madrid, ont aussi pris tout le monde par surprise.

Pourquoi cette volatilité accrue de nos sociétés occidentales où, pourtant, personne n’est opprimé comme au Moyen-Orient ?

Dans chaque éruption sociale, il y a évidemment des facteurs locaux.

Au Québec, l’impopularité stratosphérique du gouvernement Charest a contaminé le projet parfaitement raisonnable de hausser les droits de scolarité. Le blocage de la question nationale ouvre également de nouveaux espaces de débat.

Aux États-Unis, Wall Street incarne la cupidité et la démesure comme nul autre endroit au monde.

Toutes les sociétés modernes sont cependant traversées par des mutations communes qui expliquent, au moins en partie, notre sentiment d’avoir perdu nos points de repère.

La mondialisation donne l’impression, plus ou moins fondée, que nos dirigeants politiques locaux sont devenus largement impuissants. Forcément, on est moins porté à obéir à des impuissants.

La crise des finances publiques nous placera devant des décisions de plus en plus difficiles. Les groupes se battront entre eux pour se refiler la facture. La question des droits de scolarité n’est qu’un avant-goût de ce qui s’en vient.

Les grandes idéologies traditionnelles – le socialisme, le libéralisme, le nationalisme, le christianisme – ont longtemps proposé des réponses qui collent de moins en moins au réel d’aujourd’hui.

Beaucoup de gens cherchent donc ailleurs, tâtonnent, ne suivent plus servilement les dogmes, d’où leur disponibilité accrue pour se joindre à un mouvement qui émerge spontanément.

La technologie impose des changements de plus en plus rapprochés et massifs. Le changement est lui-même devenu permanent.  Il alimente donc un sentiment d’insécurité, surtout chez ceux qui se sentent peu outillés face à l’avenir.

Parallèlement, les citoyens sont plus instruits et informés que jadis, ce qui les rend plus indépendants et plus méfiants à l’endroit des institutions traditionnelles.

Cette liberté citoyenne accrue, fondamentalement positive, rend cependant la gouvernance beaucoup plus compliquée.

Cette méfiance carbure aussi au sentiment, de plus en plus fort, que nos dirigeants politiques sont non seulement impuissants et incompétents, mais corrompus.

Pourtant, sur le long terme, les milieux politiques sont, en général, beaucoup moins corrompus qu’au siècle dernier. C’est notre seuil de tolérance qui est beaucoup plus bas.

Cet individualisme croissant, combiné à l’affaiblissement des idéologies, fait que les gens «magasinent» avant de choisir pour qui voter. D’où ces montagnes russes dans les sondages politiques.

Il y a aussi de moins en moins de gens  dont les opinions politiques sont dictées par la tradition familiale.

À mon humble avis, toutes ces tendances ne feront que s’amplifier. Nos sociétés seront donc de plus en plus ingouvernables.

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46 commentaires

  1. J.Léger dit :

    Bravo pour cet article.

    N’auriez-vous pas oublié d’ajouter à votre phrase ainsi formulée ; ¨Sur le long terme, les milieux politiques sont, en général, beaucoup moins corrompus qu’au siècle dernier….¨ ceci ; malgré le fait que notre dette devient DE PLUS EN PLUS astronomique et que l’espoir de s’en libérer devient de MOINS EN MOINS possible…!

    Léger.J

  2. avançons dit :

    Bien sûr que les nouveaux outils de communication offrent des avenues que peu de monde avait imaginé. Les cachettes deviennent moins évidentes et oui la pratique de la chose publique devient plus compliquée. Faut-il s’en réjouir ou plutôt s’en peiner? Pour ma part, j’y voit la naissance d’une démocratie plus direct où le citoyen aura l’impression d’une plus grande emprise sur ce qui l’entoure. Bien sûr qu’il y aura de la confusion, bien sûr que nos réflexes traditionnels seront déstabilisés et qu’il faudra inventer de nouveaux paradigmes. Et puis après?

    Nos politiciens seront corrompus aussi longtemps qu’ils dépenderont de la caisse électorale pour se faire ré-élire, aussi simple que cela. S’il le sont moins aujourd’hui, c’est en raison de la présence des médias et de loi du type de la loi sur le financement des partis politiques. Et oui nous pourrions aller plus loin et oui on peut se faire élire avec les mains propres.

    Si la façon de gérer le Québec ne s’adapte pas aux nouvelles façons de faire, les transformations seront plus laborieuses.Comment le faire?

    Pour moi, il faut 2 choses. Un élu honnête et un élu compétent. Comment faire? Une loi qui abolit le financement privé des partis politiques et une formation de base pour tous les élus qui se présentent pour être élu. Fini les marionnettes et les manipulateurs. Fini les petis déjeuners à 3000.00. Fini de faire indirectement ce que la loi n’ autorise pas directement. Si on commencait avec ça, mettons que le citoyen pourrait reprendre un plus confiance et le cynisme ne servirait plus de soupape à son désintérêt.

    Oui à la tranparence et aux débâts. Oui aux principes qui guident nos actions et oui gérons pour le bien commun. Me semble que c’est pas rêver en couleur. C’est juste servir plutôt que de se servir.

  3. J’apprécie le ton raisonable de cet article et l’ouverture des questions et commentaires qu’il partage aux lecteurs.

    En abordant la 2e question: Pourquoi cette volatilité accrue de nos sociétés occidentales où, pourtant, personne n’est opprimé comme au Moyen-Orient ?

    La circulation enrichie de l’information du 21e siècle, entre individus de différents peuples et d’un continent à l’autre, rend possible une prise de concience et un rassemblement de gens disparates qui ont en commun des objectifs semblales et liés.

    La classe moyenne en occident se sent opprimée et certaines personnes comprennent qu’elle sont en mesure de coordonner des actions de contestation et de revendication. Ceux et celles qui ne souhaitent pas attendre que la vie devienne souffrance physique ou psychologique quotidienne, comme on le voit dans certains endroits sur la planète, s’indignent pour identifier et faire avancer quelques dossiers de société clés.

    Par exemple, on ne saurait ignorer, sous peine de s’exposer nous-même et nos arrière-arrière-petits-enfants inutilement à de graves conséquences, la similarité qui existe entre les liens de causalité du monde des finances, à ceux de la biosphère.

    Un des dossiers clés énorme mentionné plus haut se trouve ici : trouver un compromis entre le besoin du concept de croissance infini de l’Economique traditionnel, et la réalité physique d’une limite non-infinie et même quantifiable de matière solide, liquide et gazeuse qui constitue notre planète, habitants vivants inclus.

    Le défi est d’identifier les détails pour gérer des situation réelles concrètes de la vie de tout les jours… exemple : Obliger les compagnies à numéro à être liées à une carte de crédit de particulier valide. Ceci empêcherait les propriétaires d’entreprise délinquents de disparaître facilement après avoir contaminé un terrain ou commis une fraude.

    On s’indigne pour appeler le retour ou l’amélioration de la justice, de la santé physique et mentale – donc environnementale – et de la raison dans nos modèles de gouvernance.

  4. dgj dit :

    Mme Marois et le drapeau du Québec =des carrés de toutes couleurs.Chacun sa cause chacune sa couleurs de carré.
    Un arcanciel de couleurs
    NON à la violence NON à l’intimidation ANONYMOUS =FARME TA GUEULE

  5. JL Lassonde dit :

    @avançons

    Les lobbys et groupes de pression ont et vont toujours manipuler les gouvernements. Que ce soit avec de l’argent, l’intimidation, en prenant la rue, dans les médias, avec des campagnes de manipulation du public etc.

    Vous fermez une porte, ils vont passer par l’autre. C’est comme ça.

    Il faut être un peu cinglé pour devenir député de nos jours. Ce n’est pas payant et on se fait taper sur la tête à la moindre décision qui dérange une minorité. Alors, ce rêve d’une gestion pure du bien commun, j’en doute fort.

    Plus personne ne respecte les règles, même pas les lois.

    Et vous, ça voute tente de devenir député?

  6. Marc Tremblay dit :

    Nos sociétés seront de plus en plus ingouvernables, dit Joseph.

    Ce n’est pas une mauvaise nouvelle. Mais,disons que je remplacerais le terme “ingouvernable” par “complexe”.

    Une chose est certaine: les gens ne se contenteront plus seulement d’élections aux quatre ans. Ils veulent dire leur mot et avoir un poids décisionnel sur la gouvernance de leur société tous les jours.

    Comment cette démocratie directe va s’exprimer? On ne le sait guère. C’est certain que l’informatique sera un puissant outil. Mais cela sera t’il suffisant sans une participation physique des citoyens, comme cela se passait à Athènes, au début de la démocratie?

  7. honorable dit :

    Tout cet affolement pour une question de … $ 4 875 ( $1 625 pendant 3 ans pour un Bacc.) afin de donner un enseignement et un diplôme de meilleur qualité. Pour fin de comparaison, une maison coute $ 300 000, une automobile $ 20 000 et un voyage à l’étranger coute $ 3000.

    Jamais autant de personne ne se sont chicanées et n’ont perdu autant de temps (le leur et celui des autres) pour si peu.

  8. Normand Perry dit :

    Faut vraiment souffrir d’aveuglement pour affirmer que personne ne souffre d’oppression ici M.Facal!

    Affirmer que notre seuil de tolérance est plus bas qu’il y a un siècle face à la corruption relève d’un sophisme et d’une acrobatie intellectuelle propre aux gens de droite comme vous, qui cherchent à aveugler les membres de la société!

    Vous dites : “Nos sociétés seront donc de plus en plus ingouvernables”… dans la mesure où des néolibértariens de votre espèce perdent l’emprise sur le contrôle de la masse et des individus qui, heureusement, vivent un réveil nécessaire! Vivement les casseroles ici et ailleurs partout au monde!

    Normand Perry
    Philosophe et communicateur.

  9. honorable dit :

    Il y aurait eu moins de déboussollés et d’affolement si Jean Charest s’était comporté en Abraham Lincoln face aux boycotteurs.

    Le parallèle avec la guerre de sécession est éclairant à plus d’un titre. Le républicain Abraham Lincoln a été élu avec 39,8 % du vote populaire (42 % pour Jean Charest) et 59 % des votes électoraux (53 % des députés pour Charest). Mais les démocrates, qui ont remporté tous les états du sud (Carolines, Georgie, Floride, Alabama, Mississipi, Lousiane, Missouri, Arkansas et Texas) mais n’ont obtenu que 36 % du vote populaire, décident de rejeter le choix démocratique des Américains (comme les boycotteurs ont rejeté le choix démocratique des électeurs): ces démocrates décident de boycotter la nation américaine (faire sécession).

    Lincoln a rejeté avec raison la légalité de la sécession, tout comme Charest a rejeté avec raison la légalité d’un boycott qui empêche une tierce personne de suivre ses cours.

    Mais contrairement à Charest et aux directeurs de CEGEPs, qui s’en sont laissés imposer, Lincoln s’est comporté en … Lincoln et non en Chamberlain. Lincoln aurait pu, comme ces directeurs, invoquer de nombreux motifs de “sécurité” et laisser faire les démocrates du Sud, au nom de la “paix” et de la non violence. Le Radio-Canada de l’époque aurait d’ailleurs interviewé tout un contingent de personnes inquiètes des risques pour la sécurité publique que constitue une fin de non recevoir à la sécession du Sud.

    Mais Lincoln était Lincoln. Il n’a pas accepté qu’on brime aussi cavalièrement la démocratie. Notons qu’au moins les états sécessionnistes n’ont forcé aucun état non sécessionniste à faire sécession, contrairement aux boycotteurs qui ont forcé de nombreux boycotteurs d’assister en paix à rater leurs cours.

    Les enjeux ne sont pas les mêmes, mais les directeurs de CEGEPs et Charest auraient du intervenir sans délai dès qu’il est devenu clair que l’accès à l’éducation de dizaines de millers d’étudiants désireux d’assister à leurs cours était illégalement bloqué par les boycotteurs.

  10. Marico Renaud dit :

    Avançons.

    Vous venez d’écrire bien mieux que je ne l’aurais fait le résultat de mes réflexions. Je vous en remercie.
    Marico Renaud

  11. gilles lacoste dit :

    Dans cette saute d’humeur d’une partie de la population, deux choses m’étonnent: 1- l’appui de ceux qui vont devoir ramasser la facture envers ceux qui veulent la refiler à quelqu’un d’autre 2- le fait que le gouvernement Harper pose des gestes beaucoup plus lourds de conséquences que l’ajustement des frais de scolarité dans l’indifférence totale de la population.

  12. Lorraine Couture dit :

    Nous vivons présentement une espèce de guerre des étoiles !

    Disons, un cycle cosmique appelé le CARRÉ Uranus-Pluton. Le dernier aspect entre ces astres s’est produit en 1932-1934. Les aînés se souviennent des années sombres qui ont suivi. Ces deux planètes Uranus et Pluton réunies, président aux mutations radicales et préparent aux turbulences mondiales.

    De 2012 à 2015, prévoyez d’imprévisibles mouvements.

    Le cycle cosmique laisse entrevoir un cocktail désastreux de planètes annonçant une amplification de la crise économique menant à une guerre mondiale d’ici 10 ans, l’explosion des dettes nationales, le déclin de la valeur des propriétés, l’augmentation des prix des biens essentiels, la montée du totalitarisme, cyber-guerre, pollution catastrophique, holocauste nucléaire, etc. Bon, j’arrête !

    Les jeunes générations dont le chef est un Jedi en ont assez du statu quo. Comme leurs parents, elles sont jetées dans une bataille apocalyptique.

    Vaudrait mieux unir nos forces. Parce qu’il n’y aura No U-Turns ! Hélas…cf. Uranus carré Pluton (sur le Web).

  13. Michel Marceau dit :

    De crise en crise, comment l’extrême gauche pave la voie à l’extrême droite.

    L’extrême gauche en dévalorisant les institutions démocratiques fait objectivement le jeux de l’extrême droite. En période de crise des portions plus ou moins importantes des classes moyennes et supérieures, généralement des jeunes, on la nette impression que leur avenir est bloqué. Ces jeunes sont convaincus qu’ils ne pourront pas reproduire le seul mode de vie qu’ils connaissent soit celui de leur entourage. Ils sont alors très stressés car ils ne savent pas vivre avec beaucoup moins. Ils vont alors être poussés à critiquer fortement les élites et le système en place qui selon eux est responsable de tous leurs malheurs présents et surtout à venir.

    Pour le commun des mortel, qui ne lira jamais les classiques de la philosophie politique, la critique du système et des élites par les extrémistes qu’ils soient de droite ou de gauche c’est du pareil au même. La différence entre les deux idéologies radicales se situe dans leur apréciation de la responsabilité des minorités dans l’origine de la crise. Pour la gauche seul les riches sont à blâmer pour la droite les riches et les minorités particulièrement les étrangers sont co-responsables des problèmes. La différence entre les deux mouvements extrémistes est d’autant plus tenue que suite à la chute du mur de Berlin pratiquement personne ne croit qu’il soit souhaitable de socialiser l’ensemble des moyens de production et d’en confier la gestion à une bureaucratie gouvernementale.

    Une fois convaincu, par l’extrême gauche, que la classe politique et les institutions sont pourries le citoyen qui a peur de perdre ses avantages sociaux, constate qu’il est effectivement en compétition contre des étrangers, contre des plus pauvres et que cette compétition menace sont statut socio-économique. C’est tellement facile de convaincre en disant que si nous sommes dans la merde c’est à cause des autres. Voilà comment un citoyen passe de l’extrême gauche vers l’extrême droite.
    Des crises nous en avons connus plusieurs et l’extrême droite à rarement réussi à en tirer profit. Pour réussir l’extrême droite a besoin d’un rejet fort et largement diffusé des institutions. L’Italie, l’Espagne, l’Allemagne et dans une moindre mesure le Portugal ainsi que la France avaient dans les années 30 une classe dirigeante et / ou des institutions particulièrement faibles. La même crise a frappé les nations anglo-saxonnes qui ont alors mieux résisté en raison de leurs institutions et / ou de leurs dirigent plus crédibles.
    Le mouvement souverainiste en redéfinissant note identité qui est passé de canadiens français à Québécois a réduit considérablement notre lien avec notre État fédéral qui pour beaucoup est une sorte de gouvernement étranger. Notre attention se concentre principalement sur la politique provinciale qui depuis les années soixante ne se déroule plus normalement. Dans un système normal le débat politique tourne…

  14. Kilo dit :

    @honorable

    “Jamais autant de personne ne se sont chicanées et n’ont perdu autant de temps (le leur et celui des autres) pour si peu.”

    À lire vos multiples contributions sur toutes les tribunes disponibles, on peut dire que vous avez beaucoup de temps à perdre.

  15. Arnaud Fortin dit :

    Mr Facal,
    j’ai lu quelques uns de vos articles, j’ai retrouvé un point commun: vous semblez avoir peur.
    Si c’est le cas, que diraient ceux qui ont sacrifié leurs vies pour leurs causes? vous me direz, rien car ils ne sont plus de ce monde…. et pourtant, ils l’ont fait, parce qu’ils y ont cru c’est tout, ils n’ont pas cherché midi à 14heures, ils l’ont fait par conviction.
    Ce que deviendra le québec, cela dépendra du succès ou de l’échec de chaque combat… les étudiants bataillent pour leur idées, le changement en dépendra.
    L’humain finit toujours par perdre ne serait-ce qu’un combat, celui contre la mort, et pourtant, il se bat chaque jour pour survivre sachant qu’il va finir par perdre.

    Si vous avez peur, cela vous empêchera d’avoir du recul par rapport aux choses et faussera votre opinion.

    “Soyons réalistes, demandons la lune”

    Arnaud.

  16. Dan dit :

    Bonjour monsieur Facal
    Quelles sont les différentes organisations qui financent les universités et quels sont les services que nos universités doivent rendre?

  17. Nelson dit :

    Bonjour Joseph,

    Gérer la décroissance parait plus difficile que gérer la croissance…

    Couper des programmes, augmenter les taxes, tarifes et frais des programmes parait plus difficile que la ”Universalité” gratuite des services, ”l’État providence”, des augmentations de salaire automatiques, et pouvoir des syndicats pour protéger les travailleurs.

    La Mondialisation de l’économie déplace une grand nombre des industries des pays industrialisés vers des pays émergentes diminue le PIB chez les premiers, et nous enlève compétitivité, activité économique, production de qualité et des emplois.

    Il semblerait que USA aurait perdu 45 mille endroits de production, et entre 6 et 9 millions d’emplois…

    IL SERAIT IMPORTANT QUE LES UNIVERSITÉS D’ICI FASSENT LE CALCUL AU QUÉBEC et au Canada.

    La mondialisation semble inévitable comme dit Jacques Parizeau, mais il ajoute qu’il faut ”contrôler les vagues”.

    Par contre de plus en plus nous entendons parler en Europe et USA de ”localisations”, ça veut dire ramener à la maison les industries ”dé-localisés” ailleurs.
    Ils se sentent impuissantes face aux menaces de récession avec des parquet industriels assez diminués.

    Mathieu Bloc-Côté parle de ”capitalisme enraciné au Québec” et voudrais une implication accru de la Caisse du Dépôt dans les investissements des industries d’ici…Jacques Parizeau vais dans le même sens et veut que nous soyons collectivement ”partenaires financièrement” du Plan Nord….et Lucien Bouchard est ouvert à l’implication du publique dans l’exploitation du pétrole du Québec.

    Tous des moyens de récupérer, préserver et augmenter notre activité économique québécoise, créer plus de richesse collective et des emplois, et préserver notre niveau de vie.

    La finance international est un autre défi crucial…les pays industrialisés comme le notre son très endettés, des déficits semblent difficiles à maîtriser, le pouvoir des agences de crédit sont aux aguets pour protéger la capacité de remboursement des pays, et les ”décote” se multiplient.

    Peut être il faudra penser à des moyens de réduire nos dettes québécoises et canadiennes, en plus de celles des hôpitaux, universités, Hydro, etc.

    En Europe certains pays installent des ”impôts de remboursement des dettes”, ils veulent taxer toutes les opérations des banques, etc.

    Le fédéral suit son idéologie, et s’attaque aux plus démunis, les chômeurs, les personnes âgées et l’âge pour la retraite, le contrôle des aliments, l’écologie,coupures que feront monter en flèche les délais d’attente des services essentiels comme assurance chômage, etc.

    Effectivement gouverner n’est pas facile en période de ”mondialisation de la pauvreté” dans les pays industriels, et il faudra travailler fort pour contrôler, diminuer ou effacer la dette, sans trop pénaliser la population.

  18. Entre naître ou ne pas être, la société québécoise a choisi par défaut de ne pas être. Si je n’avais pas lu Jacques Henripin, je serais déboussolé.

    Où s’en va t-elle de là ?

    Elle ne s’en va pas où la voyait aller Jean-François Lisée dans Sortie de secours en 2000. Pas plus où il veut l’envoyer en 2008 dans Pour une gauche efficace.

    Elle ne s’en va pas où la verrait aller Jacques Parizeau dans La souveraineté du Québec, … demain, 2009. Magnifique sa poursuite d’un idéal minoritaire mais il traite légèrement d’un essentiel pour construire un pays, une ressource humaine en manque de renouvellement ici depuis 40 ans. Quarante, j’exagère; disons 20 ans. En manque de renouvellement depuis Naître ou ne pas être de Jacques Henripin, 1989, pour têtes libérales ou péquistes ailleurs.

    Pour ne pas éterniser ce commentaire, elle ne s’en va pas où la verrait aller Joanne Marcotte pour avoir lu son Pour en finir avec le gouvernemaman, la suite de L’Illusion tranquille cinq ans plus tard et où la verrait aller Éric Duhaime, ceci écrit sans avoir lu son L’État contre les jeunes.

    Sans vous, Quelque chose comme un grand peuple, 2010, la société québécoise s’en va où nous mène un chauffeur d’autobus qui nous monte un bateau avec un Plan nord, à des élections le 9 juillet, à l’automne ou en 2013, au GPS, pas à la boussole.

  19. Louis Lecomte dit :

    Gouverner, diriger, ça se fait avec une compréhension de notre scociété et une vision pour elle pour l’avenir. La compréhension se fait de plus en plus difficile en particulier dû aux média sociaux qui rendent plus dynamique la pensée de la société. Elle est plus difficile à saisir et de ce fait à diriger. Dans ce contexte, quelle place un gouvernement peut-il raisonnablement tenir si ce n’est une position de plus en plus réduite.

  20. lagentefeminine dit :

    Une solution qui ferait durer le conflit jusqu’aux électionspour entretenir la grogne et renverser le gouvernement. NON au putch. Y nous prennent pour des imbéciles et ils veuelent nous faire payer pour ça en plus. Evidement Larose, Parizeau, Arsenault et Lisée en ferait parti. NON MERCI ils en ont faite assez de merde.
    A Québec, Léo Bureau Blouin qui s’interpose entre les policiers et des manifestants qui sont font arrêter après avoir été duement avisé qu’ils contrevenaient à la loi. Il se croit au dessus des lois? Il dit qu’il va ramenerça à la table des négociations. Nimporte quoi. Qu’est-ce qu’il croient que le politique est au dessus des loi et peut dire aux policiers de ne pas appliquer les lois quand il sagit d’étudiants? Comment négocier avec des gens qui croient au père noel au génie à la lampe magique et qui croit que l’état doit se mettre a leurs pieds et redéfinir les lois? Ont-il été formé par des mafieux ces étudiants qui veuelent qu’on les exemte de respecter les lois et qui jour après jour les défis et confrontent les forces de l’ordre. Il y a des parents qui nont pas fait leur job ou des syndicats qui leur ont lavé le cerveau. Pas surprenant avec un cabinet conseil qui déclare que la greve est légale alors que plusieurs juge l’ont explicitement dit qu’aucune loi ne leur donne ce droit que ça s,applique au droit du travail. Qu’elle pourriture Mme Charbonneau élargisser votre mandat et allez donc vérifier le financement et la légitimité des associations qui tiennent les étudiants en otages et la population. Ils se prennent pour des justicier mais interpretent tout en leur faveur, se croient au dessus des lois et veulenet imposer la supr.macie de la dictature syndicale.

  21. avançons dit :

    @M.Lassonde

    Bien humblement, je pense que la job de député est probablement l’une des jobs les plus nobles. Servir, car il s’agit par défénition du propre du rôle de l’élu, représente, pour moi, une gratification.Vient aussi avec ça, le prestige de l’emploi bien évidemment.

    À savoir si dans le contexte actuel, cette tâche reçoit ses lettres de noblesse, mettons qu’évidemment non et dans le contexte actuel, la job n’est pas invitante. Est-ce une raison pour lever le nez et ne pas imaginer un contexte plus propice où l’élu peut travailler en tout respect et en fonction de son rôle, je pense que non. Je pense qu’il nous appartient de suggérer un contexte, un espace où l’élu peut agir. Est-ce de l’angélisme? Je pense aussi que non.

    Vous êtes-vous demander pourquoi les groupes de pression sont si forts? Parce que l’élu ne sait pas s’entourer, parce qu’il est dépendant ou incompétent, parce que le financement vient de là, parce que la population se dit bof, ils feront la job à notre place. Il y a aussi la centralisation du pouvoir autour du PM qui nuit aussi au rôle de l’élu local. Le lobbyiste court-circuite pour être entendu par les vrais décideurs. Est-ce vraiment démocratique?

    Le monde idéal n’existe pas. On peut, par contre, mettre en place des mesures à notre portée qui auront un impact, un effet sur le jeu démocratique. Bien sûr qu’il y aura toujours du monde qui dépasseront les limites des vitesse, sauf qu’ on peut imposer, collectivement, des sanctions qui en limiteront ces excès.

  22. Jippy dit :

    La corruption est internationale! Qu’est-ce que la corruption sinon une tricherie, un contournement des «règles du jeu»? Le journalisme a un rôle à la fois majeur et délicat dans nos sociétés libres et démocratiques; c’est pourquoi l’exercice de cette profession exige une extrême rigueur pour ne pas se défigurer en spectacle sensationnel, comme on l’observe de plus en plus. C’est un non sens que les informations télévisées soient entrecoupées d’un flot de pauses publicitaires successives qui distraient l’attention. Ce qui m’inquiète le plus cependant, c’est la capacité d’analyse approfondie de l’électeur moyen devant la multiplicité des événements. On dit qu’un Gouvernement est jugé sur son Bilan (actions et décisions) de mandat. Mais y a-t-il seulement 10% des électeurs qui se souviennent des réalisations de 2009 et 2010?
    Au Qc, nous, les citoyens, sommes très exigeants sur la transparence et l’honnêteté, non seulement envers les élus mais également envers les géants économiques (Banques à charte, corporations internationales comme SNC). Nous ne le serons sans doute jamais assez mais n’y a-t-il pas un peu d’angélisme quand les autres ailleurs ne respectent pas les mêmes règles? Ça me fait penser à ceux qui pleurent sur les terrroristes qui ne respectent absolument rien et critiquent les attaques de drones USA sur ces mêmes terroristes parce que les USA, eux, obligatoirement sont tenus de respecter les «règles du jeu» (c’est-à-dire les Valeurs supérieures millénaires qu’ils défendent, au premier rang desquelles se retrouve la Liberté individuelle).
    En bout de ligne, les boussoles sont affolées parce que beaucoup trop de gens entretiennent la confusion des idées en déformant le sens des mots. C’est la marque de commerce d’une certaine Gauche dont la dernière réussite a permis de dénaturer en Occident le sens du mot “Mariage”.

  23. Toussaint Cartier dit :

    Bonsoir M. Facal,
    un point important de votre billet est “les citoyens sont plus instruits et informés que jadis”, ce qui se traduit par une frustration grandissante de ne pouvoir agir sur la société entre deux élections majoritaires. Nous voulons plus que le droit de faire une croix au quatres ans. Parce qu’une mauvaise décision peut avoir des conséquences sur une décennie.
    Et oui, si nous demeurons avec la version 1.0 de la démocratie ce sera ingouvernable. Nous avons besoin d’une mise à jour sérieuse de la démocratie vers la version 2.0 et même 3.0! Le modèle politique suisse, avec ses différents niveaux de référendum citoyens, me semble un bon point de départ. En fait, c’est un collègue natif de Genève qui m’a précisé que si la Suisse vivait bien peu de manifestation, c’est que le gouvernement doit composer avec un peuple qui peut exiger un référendum si une décision ou une loi ne fait pas son affaire. Alors le gouvernement consulte les citoyens, qui eux doivent s’occuper un peu plus de la politique. Et la Suisse n’est pas un pays communiste, même s’il y a pas mal de rouge sur son drapeau…

    Cordialement

  24. Gilles dit :

    Pourquoi invoquer «l’impopularité stratosphérique du gouvernement Charest …»

    Impopularité pas tant que ça. Vous négligez le fait qu’il caracole presqu’à égalité avec l’opposition officielle dans les sondages?

  25. Jippy dit :

    Ce qui m’horripile le plus, ce sont les moralisateurs autoproclamés. Une fois au Pouvoir, ils se révèlent dangereusement hautains et en possession tranquille de la Vérité.
    Aux amateurs de référendums à la mode Suisse: Pour qu’il soit le moindrement valide, ça prend au moins 55% de participation. Le Budget de l’État serait-il soumis à un référendum? Pourrions-nous éliminer ou interdire par référendum tous ceux qui ont de l’initiative et qui prennent des risques qui se révèlent payants ultérieurement? Parce que ces risques ont été accompagnés d’efforts (en temps, argent, patience…) sans compter, sans mentionner ce qu’il faut trop souvent sacrifier (négliger)!

  26. Jacques Chebance dit :

    Bonjour M Facal

    Je ne suis pas d’accord avec vous. L’idéologie des jeunes est bien présente. Avoir une université de qualité et gratuite pour les étudiants afin que les diplômes ne soient pas considéré comme des biens achetables ou pire réservés aux élites comme les enfants du premier ministre par exemple….

    Jacques

  27. lagentefeminine dit :

    Si cest pas de la dictature syndicale. On veut abolir le droit de lockout mais pas celui de grève et on me censure sur tout les sites. Mes commenstaires dérangent pas pour le netiquette que je respecte mais les liens que je démontre. La démocratie est en train de disparaitre pour laisser la place a la dictature syndicale. La liberté d,expression n’existe plus. Le seul discours qui est toléré cest la diffusion des idéologies syndicales. Le gouvernement aura beau essayer de régler avec les étudiants ça ne changera rien, les syndicats veuelent le renverser point a la ligne.La seuele sortie possible est un réféérendum ou les citoyens devront se prononcer sur les propositions claires et faire les choix de société. Autrement la dictature syndicale va s’imposer. Vite on doit développer des coops si on ne veut pas voir toutes les entreprises fermer et se ramasser a la merci du placement et de l’ingérance des syndicats dans tout les domaines. Le mur assuré.

  28. lagentefeminine dit :

    Si on enleve le droit de lock-out il faut enlever celui de greve et obliger la médiation et l’arbitrage avant la fin dune convention. Mais quest-ce que ça change que les greve soit legale ou non quand on a affaire a des groupes qui ont recours a la désobésissance civile, la perturbatyion sociale ou écnomique je parle ici de tout les syndicats quand ça peut meme etre de la mianipulation, de l’intimidation et la violence on aura beau faire des regles si elle ne sont pas respectées, les amendes contestées et la propagande et la désinformation que la population subit de leur part en utilisant des médias comme rdi qui ne sont meme pas provinciale et font la promotion de la séparation il ny a pas de limite et de respect envisageable.

  29. honorable dit :

    Pour réorienter les boussoles vers le Nord (sens commun, respect d’autrui, concentration sur des dossiers plus importants), on devrait appliquer la loi 78 plus strictement. Ou y ajouter une couple d’éléments qui tombent sous le sens commun. Par exemple:

    1) interdiction de manifester durant les heures de pointe (entre 6h00 et 10h00—vous inquiétez pas, les manifestants sont tous du type lève-tard, et entre 15h00 et 19h00). Pure question de sécurité publique et de respecter ceux qui paient pour à peu près tous les bénéfices sociaux dont nous bénéficions.

    2) interdiction de manifester sur la même rue, et le même sujet, plus d’une fois par mois. Pure question de respecter la quiétude d’autrui.

    Tout rentrerait dans l’ordre bien vite. Et on aurait la chance de se concentrer sur des choses plus sérieuses que de savoir si la hausse, au lieu d’être de $ 100 par an (comme elle est depuis quelques années), sera de $219, $254 ou $325 par an.

    Il y a quand même des limites à discuter de ce qui représente, au maximum, une hausse totale de $ 3 375, en 2019, pour celui qui fait son Bacc. ($ 1 125 X 3 = $ 3 375). Je n’écris pas $ 1 625 X 3 parce que sans les mesures qui ont suscité le boycott, il y aurait tout de même eu une hausse de $ 100 à chaque année. Donc on discute d’une hausse nette d’au maximum $ 225 par an: c’est là-dessus que les boycotteurs ont brimé les droits fondamentaux à l’éducation de dizaines de milliers d’étudiants qui n’étaient pas d’accord avec le boycott mais qui y ont été forcés par l’esprit totalitaire des boycotteurs.

    Pathétique de déranger tant de monde pour si peu: $ 3 375 quand on sait qu’une maison coûte $ 300 000, une petite voiture coûte $ 20 000, et UN voyage de 3 semaines à l’étranger $ 3 000.

  30. Herve N dit :

    Très belle analyse. Comme l’histoire n’est qu’un eternel recommencement, cette situation est a l’avantage de la Chine qui n est pas et loin de la une démocratie. L’important pour une société prospère est d’être gouvernable. De vouloir une démocratie complètement transparente, des hommes politiques qui travaillent pour “nous” pas pour les autres sinon on casse tout, va chasser des hommes compétents de la politique. Le résultat à long terme ne sera qu’un déclin. La prospérité de vient pas de la démocratie, mais du consensus social qu’apporte la démocratie. Si démocratie rime avec anarchie, elle va plutôt apporter de la désolation. La preuve, cette démocratie qui a existe pendant un certain temps en Grèce antique a disparue pendant plusieurs millénaires, emportée par les problèmes de stabilité politique.

  31. lagentefeminine dit :

    Les étudiants de mauvaise foi se sont dit si le gouvernement bouge sur la hausse 35$+++ exigoens le gel. Oui mais s’il accepte le gel pour un an? Demandons en 2. Et ça n’a plus de fin. Quoi que le gouvernement fase ils veulent imposer le parti québécois au citoyens. Ils ont juste oublié 1 chose très importante. Les citoyens vont faire un vote SECRET aux élections.
    ET les représentants des étudiants ne répondent pas aux besoins des étudiants en demandant des élections mais bien aceux des syndicats et du parti québécois. 1 tiens vaut mieux que 2 tu l’auras.
    admettons juste un instant que les libéraux soient réélus. Quel sera le réglement auquel ils seront près a faire pour faire taire les étudiants une fois que les citoyens auront voté sur la proposition de Charest? Rien, non rien de rien non je ne regrette rien. Tout le mal qu’on ma fait, tout celà m’est bien égal.Les étudiants pourront oublié tout ce qui leur avait été proposé avant puisqu’ils auront REFUSÉ. Est-ce que cette offre est acceptée ou refusée. Aller le demander a vos membre et cessez de croire que vous pouvez menez le gouvernement car ce que vous ne voyez pas cest la majorité silencieuse qui est derrière et si vous les ofrcer a parler ils parleront d’Une seule voie
    http://www.dailymotion.com/video/x16kar_edith-piaf-non-je-ne-regrette-rien_music
    p.s.je repars a zéro

  32. Jippy dit :

    La boussole de GND n’est peut-être pas affolée mais elle pointe en direction «briser la cohésion sociale». Évidemment, cette boussole lui a été fournie par son maître à penser, un ex de la CSN et par hasard (?) prof à UQAM. Curieusement, la boussole de la CSN pointe résolument en direction de la syndicalisation des jeunes avec la saga des dépanneurs “Couche Tard”, après avoir échoué chez McDo. En tout cas, ça urge de fournir une boussole correctement orientée aux profs de CEGEP (création d’une corporation professionnelle avec un Code d’éthique, inspiré du règlement sur l’Éthique applicable aux fonctionnaires du Qc).

  33. plastirac dit :

    Ce qui se manifeste de plus en plus devant nos yeux, c’est qu’ils ne veulent pas du tout payer la note; ils essaient par tous les moyens de la refiler aux autres. Il n’y a rien de révolutionnaire là dedans: les boomers, depuis quarante ans se sont ménagés une belle vie et une belle retraite sans payer la totalité de la facture. Le déficit accumulé au cours des 40 dernières années en témoigne.
    Et comme les boomers, les étudiants délirent autour des coûts payés et à payés.

  34. En deuxième commentaire,

    En 1973 ou 1976, faute de mémoire et pour ne pas responsabiliser sans savoir qui du PLQ ou du PQ, L’Union nationale ou le Crédit social m’y semble pour rien, à l’aide doctorant Mathieu Bock Côté, la société québécoise a fait un choix qui se devait, l’accès à la vie comme à la formation universitaire a des limites.

    Cependant, elle n’a pas prévu les dommages collatéraux possibles d’une législation le pronant. Nous commençons à les éprouver et c’est pourquoi il vous faut lire ce petit bijou d’Éric Duhaime L’État contre les jeunes : Comment les baby-boomers ont détourné le système, VLB éditeur, deuxième demie 2011.

    Permettez m’en une facile malgré la situation, Camil Samson aurait prononcé “le si j’aime”.

    Pour les dommages collatéraux d’un non à la gratuité universitaire à court terme, je repasserai, j’ai besoin de consulter mon logiciel d’aide à choisir, des experts et le peuple. Je suis de même.

    Notre chef du Gouvernement se donne 18 mois depuis hier pour la suite de la charge plus que du pouvoir, qu’il en prenne à son aise ; à titre indicatif, 13 plutôt qu’un, sans superstition.

  35. Jippy dit :

    J’espère que la boussole RDI va se réajuster: chu ben tanné du maudit tableau 154 000 EN GRÈVE sur 475 000.
    Allo! Allo!, Monsieur l’Ombudsman de RDI…l’Éthique journalistique: Pourquoi ne pas écrire “ABSENTS”???

  36. lagentefeminine dit :

    Léo Bureau Blouin un méchant menteur. Au moment de voter la loi spéciale il criait de ne pas le faire que sont association était prete a bouger sur la hausse des frais. Aujourdhui il dit que le gel est incoutournable.
    Il ont demandé de discuter de la tarification des services publiques(garderies, taxe santé, etc), la lois 78, la gestion des université, les élections, tout et nimporte quoi et sur la menace. Impossible de regler la cause étudiante avec ces gens ils sont là pour renverser le gouvernement. Ou etait-ils aux dernières élections? Ils ne sont pas venue voter et maintenant ils conteste notre choix. si le taux était vbas cest en grande parti de LEUR FAUTE.

  37. honorable dit :

    Parmi les boussoles affolées, une placer d’honneur doit être accordé à tous les journalistes du Devoir et de Radio-Canada (s’il y a des exceptions, ils se cachent bien). Prenons cet énoncé d’un membre “négociateur” de la CLASSÉ, a l’adresse de la ministre Courchesne: “On va l’organiser ton Grand Prix…”!). Laissez-moi maintenant deviner la description qu’en feraient tous les journalistes de Radio-Canada et du Devoir:

    « C’est une déclaration pacifique » puisque ces mots de la CLASSÉ n’ont causé aucune effusion directe de sang, n’ont poussé personne et n’ont lancé aucun projectile.”

    Mise en contexte: pour les journalistes de Radio-Canada et du Devoir, et ce, depuis le début de mars, tout geste ou toute parole (e.g. bloquer l’entrée d’un CEGEP, d’une salle de classe, d’un port, d’une autoroute, d’un édifice public) est « pacifique » dans la mesure où personne n’est directement poussé ou agressé!

    Ce manque total d’intégrité (ou d’instruction? ou de culture? ou d’intelligence? Y-a-t-il d’autres choix explicatifs possibles?) ne cesse de me renverser et de me décevoir. Comment faire confiance à des gens qui croient que non violence et pacifisme sont synonymes? Qu’un geste non violent est nécessairement pacifique? Que des mots n’incitant pas directement à la violence sont nécessairement pacifiques?

    Le pouvoir des mots est énorme. Les journalistes le savent. On peut choisir des mots qui dénaturent le sens des choses; on peut aussi choisir des mots qui les décrivent avec exactitude. Je suis déçu que les journalistes du Devoir et de Radio-Canada choisissent si souvent la première alternative.

  38. honorable dit :

    Parmi les boussoles affolées, une placer d’honneur doit être accordée à tous les journalistes du Devoir et de Radio-Canada (s’il y a des exceptions, ils se cachent bien). Prenons cet énoncé d’un membre “négociateur” de la CLASSÉ, a l’adresse de la ministre Courchesne: “On va l’organiser ton Grand Prix…”!). Laissez-moi maintenant deviner la description qu’en feraient tous les journalistes de Radio-Canada et du Devoir:
    « C’est une déclaration pacifique » puisque ces mots de la CLASSÉ n’ont causé aucune effusion directe de sang, n’ont poussé personne et n’ont lancé aucun projectile. »

    Mise en contexte: pour les journalistes de Radio-Canada et du Devoir, et ce, depuis le début de mars, tout geste ou toute parole (e.g. bloquer l’entrée d’un CEGEP, d’une salle de classe, d’un port, d’une autoroute, d’un édifice public) est « pacifique » dans la mesure où personne n’est directement poussé ou agressé!

    Ce manque total d’intégrité (ou d’instruction? ou de culture? ou d’intelligence? Y-a-t-il d’autres choix explicatifs possibles?(1)) ne cesse de me renverser et de me décevoir. Comment faire confiance à des gens qui croient que non violence et pacifisme sont synonymes? Qu’un geste non violent est nécessairement pacifique? Que des mots n’incitant pas directement à la violence sont nécessairement pacifiques?

    Le pouvoir des mots est énorme. Les journalistes le savent. On peut choisir des mots qui dénaturent le sens des choses; on peut aussi choisir des mots qui les décrivent avec exactitude. Je suis déçu que les journalistes du Devoir et de Radio-Canada choisissent si souvent la première alternative.

    (1) Finalement, il y a un autre choix: la paresse intellectuelle. Les 3 fondements du journalisme, selon Stewart, de Comedy Centrale, sont “sensationalisme, conflct and laziness”.

  39. honorable dit :

    Mme Lortie de cyberpresse, telle une certaine statue sur le fronton de Notre-Dame de Paris qui a les yeux bandés, fait aussi partie des boussoles affolées parce qu’elle refuse de constater que la loi 78 a globalement calmé les choses. Apparemment, elle ne voit pas que, depuis la loi 78:
    
- le port de Montréal n’est plus bloqué.
    
- les ponts ne sont plus bloqués.
    
- l’entrée de l’Institut économique de Montréal n’est plus bloquée
    .
- les entrées d’autres édifices publics ne sont plus bloquées.
    
- les entrées de CEGEP ne sont plus bloquées, et ne le seraient pas, même s’il y avait cours.
    
- il y a beaucoup moins de violence dans les manifestations, comme en font foi le faible nombre de grenades lacrymogènes et de balles de plastique lancées par la police.
    
- il y a beaucoup moins de vitrines cassées durant les manifestations.

    Apparemment, elle ne voit pas que faire sonner des casseroles, manifester en silence après avoir donné son itinéraire 8 heures à l’avance (comme l’ont fait des juristes), c’est beaucoup plus calme que ce que je viens de nommer plus haut.. Pourquoi ne le voit-elle pas? Sans doute parce que les 3 piliers du journalisme sont , selon Jon Stewart de Comedy Central: “sensationalism, conflict and laziness”.

    PS: Suite à la nouvelle offre généreuse du gouvernement, le $ 3 775 de mon 10h41 est devenu $ 2 772. Il y a donc des limites à mettre de l’huile sur le feu pour ce qui représente, au maximum, une hausse nette totale de $ 2 772, en 2019, pour celui qui fait son Bacc. ($ 924 X 3 = $ 2 772). Je n’écris pas $ 1 624 X 3 parce que sans les mesures qui ont suscité le boycott, il y aurait tout de même eu une hausse de $ 100 à chaque année pendant 7 ans. Donc on discute d’une hausse nette d’en moyenne $ 132 par an ( $ 0 la première année et $154 les 6 autres): c’est là-dessus que les boycotteurs ont brimé les droits fondamentaux à l’éducation de dizaines de milliers d’étudiants qui n’étaient pas d’accord avec le boycott mais qui y ont été forcés par l’esprit totalitaire des boycotteurs.

    Pathétique que de déranger tant de monde pour si peu: $ 2 772 quand on sait qu’une maison coûte $ 300 000, une petite voiture coûte $ 20 000, et UN voyage de 3 semaines à l’étranger $ 3 000.

  40. Jippy dit :

    Un professeur d’économie dans un collège a annoncé qu’il n’avait jamais eu un seul étudiant ayant échoué son cours, mais il s’est retrouvé à faillir une classe entière récemment. La classe avait unanimement insisté pour dire que le socialisme fonctionne et que, par conséquent, personne ne serait ni pauvre ni riche. Un égaliseur extraordinaire.

    Alors, le professeur annonça : “D’ACCORD ! nous allons tenter une petite expérience en classe”… Je prendrai la moyenne de toutes vos notes. Vous aurez alors Tous la Même Note! Personne n’échoue en principe ni n’obtient un “A”… ( En remplaçant les dollars par des notes, on aura un résultat plus concret et mieux compris par tous).

    Après le premier examen, les notes furent établies selon la moyenne et tout le monde obtint un “B”. Ceux et celles qui avaient étudié au max étaient déçus et ceux qui avaient étudié peu étaient ravis. Lors du deuxième examen, ceux qui avaient étudié peu étudièrent moins et ceux qui avaient étudié fort décidèrent de prendre la route du peuple libre et étudièrent beaucoup moins.

    La moyenne du deuxième examen fut un “D”! Personne n’était content…
    Lors du troisième examen, la moyenne fut un “E”.

    Pendant les examens ultérieurs, les notes ne montèrent jamais, les pointages de doigts commencèrent, les jugements dominaient les conversations et tout le monde se sentait mal. Personne ne voulut étudier pour le bénéfice de l’autre.

    À la grande surprise de tout le monde, tous échouèrent le cours. C’est alors que le professeur déclara que le socialisme était pour faillir ultimement, car lorsque la récompense est grande, l’effort pour réussir est grand aussi. Mais lorsque le gouvernement enlève toutes les récompenses, personne ne fournira l’effort ni ne voudra réussir.

    Cela ne pourrait être plus simple; les 5 phrases qui suivent sont possiblement les meilleures conclusions découlant de cette expérience:

    1. Vous ne pouvez pas faire en sorte que les pauvres obtiennent automatiquement le succès en ordonnant aux riches de ne plus en avoir.

    2. Ce qu’une personne reçoit sans avoir à travailler, une autre personne doit travailler sans en recevoir la pleine récompense.

    3. Le gouvernement ne peut donner quelque chose à quelqu’un, sans l’avoir enlevé à quelqu’un d’autre auparavant.

    4. Vous ne pouvez pas multiplier la richesse en la divisant!

    5. Lorsque la moitié d’un peuple perçoit l’idée qu’ils n’ont pas besoin de travailler, car l’autre partie va s’occuper d’eux (les faire vivre) et lorsque l’autre moitié constate que ça ne vaut pas la peine de travailler, car quelqu’un d’autre récoltera ce qu’ils estiment mériter par leurs efforts, c’est le début de la fin d’une Nation.

  41. monster beats dit :

    bravo pour votre blog, bien fait, joli, intéressant.

  42. plastirac dit :

    Pour que les boussoles s’affolent, il faut une situation économique relativement bonne et une sécurité sociale fondamentale.J’entends par là qu’il faut manger facilement trois fois par jours et pouvoir s’exprimer librement.
    En background cependant, il faut que le terrain soit miné. Et notre monde est miné par un endettement démesuré. Devant cette menace sournoise, nous réagissons en fuyant nos responsabiltés; en fonçant droit dans le mur ( plus de la même chose); en invoquant la loi et l’ordre pour stabiliser la situation; en accusant les autres de tous nos malheurs; en imaginant toutes sortes de scénarios loufoques; etc.

  43. En réponse aux trois honorable ci-devant,

    Vous avez un niveau de conscience exceptionnel, ce qui n’exclut pas qu’il serait de classe RLQ, dont Éric Duhaime et Joanne Marcotte, deux généreux entrepreneurs initiateurs.

    Et alors ? je lis les deux messages suivants après avoir écrit : Ah ! zut, j’ai oublié. A+.

    En réponse au premier des deux autres,

    Le temps ne respecte pas ce que l’on fait sans lui. C’est comme en Formule 1, si t’as pas les pneus décidés, t’es pas sur le podium, quel que soit le pilote, c’est programmable.

    En réponse au troisième,

    Bis et question, puis foi aux nombres. Qui s’en soucient depuis 1973 ou 1976 au Québec sur un autre point ? Sur ce point-ci, je dirais comme vous que ce que nous ne savons pas ne nous fait pas mal. Passons à démocratie 2.0 pour améliorer le synchronisme. Coalition pour la Constituante embauche. (Auparavant Coalition des sans-parti)

    Même si je ne suis pas dans la situation pénible dans laquelle Lucien Bouchard fut ce jour là là là, j’écris quand même : “que l’on continue”.

    Et alors, libre accès à l’affection, l’intelligence et au muscle dans les limites du code civil.

    Sur ce, je délaisse Phaos d’Alain Bergeron pour Beyond Freedom and Dignity de B.F. Skinner le temps qu’il faut après avoir décliné une offre pour Laurence Anyways de Xavier Dolan. Le divertissement a ses exigences.

  44. Jippy dit :

    Un professeur d’économie dans un collège a annoncé qu’il n’avait jamais eu un seul étudiant qui avait échoué son cours, mais il s’est retrouvé à faire échouer une classe entière récemment. La classe avait unanimement insisté pour soutenir que le socialisme fonctionne et que, par conséquent, personne n’est ni pauvre ni riche dans ce type de système économique (un égalisateur extraordinaire).

    Alors, le professeur annonça : “D’ACCORD ! nous allons tenter une petite expérience en classe”… Je prendrai la moyenne de toutes vos notes. Vous aurez alors tous la même note, personne n’échouera ni n’aura un “A”…. ( En remplaçant les dollars par des notes, on aura un résultat plus concret et mieux compris par tous).

    Après le premier examen, les notes furent établies selon la moyenne et tout le monde obtint un “B”. Ceux et celles qui avaient étudié rigoureusement étaient déçus tandis que ceux qui avaient étudié peu étaient ravis. Lors du deuxième examen, ceux qui avaient étudié un peu étudièrent moins et ceux qui avaient étudié fort décidèrent de prendre la route du peuple libre et étudièrent moins.

    La moyenne du deuxième examen fut un “D”! Personne n’était content.
    Lors du troisième examen, la moyenne s’établit à “E”.

    Pendant les examens ultérieurs, les notes ne montèrent jamais, les pointages de doigts commencèrent, les jugements dominaient les conversations et tout le monde se sentait mal. Personne ne voulut étudier pour le bénéfice de l’autre.

    À leur grande surprise, tous échouèrent. C’est ainsi que le professeur avait démontré que le socialisme conduit ultimement à la faillite: lorsque la récompense est grande, l’effort pour réussir est nécessairement important. De même, lorsque le gouvernement gruge toujours davantage dans les récompenses, vient un moment où plus personne ne fournit (ni ne veut fournir) l’effort requis pour réussir.

    Les 5 énoncés qui suivent sont possiblement les meilleures conclusions à tirer de cette expérience :

    1. Vous ne pouvez pas faire en sorte que “les pauvres” obtiennent automatiquement le succès en ordonnant aux riches de ne plus en avoir.

    2. Ce qu’une personne reçoit sans avoir à travailler, une autre personne doit travailler sans en recevoir ce qu’elle estime être sa juste récompense.

    3. Le gouvernement ne peut donner quelque chose à quelqu’un sans l’avoir prélevé à quelqu’un d’autre auparavant.

    4. Vous ne pouvez pas multiplier la richesse en la divisant!

    5. Lorsque la moitié d’un peuple (ou plus simplement la majorité de l’Est de l’Ile de Montréal) perçoit l’idée qu’ils n’ont pas besoin de travailler, car l’autre partie va s’occuper d’eux (les faire vivre); et lorsque l’autre moitié constate que ça ne vaut pas la peine de travailler autant (efforts et énergie), car quelqu’un d’autre récoltera ce qu’ils méritent par leurs efforts: c’est le début de la fin d’une Nation.

  45. honorable dit :

    Un autre gros contingent de boussoles affolées: les pseudo “reporters” qui nous décrivent les manifestations nocturnes. En 3 mois de reportages quasi quotidiens, aucun d’entre eux (corrigez-moi si je me trompe) n’a fait l’équivalent d’UNE heure de travail sérieux en une seule soirée. Qu’est-ce qu’une heure de travail sérieux? C’est, par exemple, répondre à la question “qui manifeste”. Pour le faire, il suffit d’interviewer 100 manifestants, avec 4 questions pour chacun: âge, formation, avez-vous un emploi présentement, que faites vous comme travail? Temps requis: une heure ou pas beaucoup plus.

    Mais non! C’est trop de travail! Que font-ils? Ils pointent leur micro sous la bouche de 2 ou 3 manifestants, et voilà: leur soirée de travail est faites. “Sensationalism, conflict and laziness”.

    On peut dès lors deviner la formation de ces pseudo “reporters”: diplômés en sciences molles après un cours facile de CEGEP en sciences molles avec le moins de mathématiques possibles. En somme, formation en style et rhétorique avec peu d’emphase sur la notion d’accumulation de données empiriques.

    A Radio-Canada, on sent que chaque manifestation excite les journalistes comme s’il s’agissait d’une rencontre sportive ou d’un festival. Dose d’esprit critique: homéopathique…

  46. Alain L dit :

    @/S Arnaud Fortin dit :

    [… les étudiants bataillent pour leur idées, le changement en dépendra.]

    Les étudiants ( et professeurs nostalgiques et philosophes), se battent..pour du changement? Moi qui croyais savoir ce que le mot statu-quo voulait dire…

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