Lettre ouverte aux recteurs

- 11 février 2013

Mesdames et messieurs les recteurs,

Vous vous êtes engagés avec inquiétude, mais aussi avec bonne foi, dans la démarche menant au Sommet sur l’enseignement supérieur des 25 et 26 février.

Vous êtes restés polis et respectueux. Vous avez cru que les institutions auraient préséance sur la rue. Vous avez joué le jeu comme on le joue traditionnellement.

Vous espériez qu’on discuterait de façon constructive des questions de fond. De quoi le Québec a-t-il besoin en termes d’enseignement supérieur et de recherche scientifique ? Quels moyens ces besoins exigent-ils ?

Ce n’est pas ce qui arrivera, et vous le savez parfaitement.

Pour l’essentiel, une minorité bruyante d’étudiants a déjà triomphé, à coups d’ultimatums et de menaces, soutenue par des syndicats qui ont leurs propres intérêts.

Cette minorité a eu la chance, et vous la malchance, d’avoir en face d’elle, coup sur coup, un gouvernement libéral détesté et discrédité, suivi d’un gouvernement péquiste invertébré et opportuniste.

Pire, ces étudiants qui ne veulent pas payer un sou de plus, mais qui garderont l’aide financière bonifiée, vous font la morale sur la «marchandisation» de l’éducation. C’est loufoque, grotesque et insultant.

Ouvrez-vous les yeux. Le Sommet n’est qu’un expédient politique concocté dans la tourmente de l’an dernier.

Le gouvernement n’aspire plus qu’à se sortir du guêpier dans lequel il s’est placé lui-même par opportunisme. C’est un avion qui cherche l’aéroport le plus proche pour un atterrissage d’urgence.

À chaque jour qui passe, il multiplie les déclarations contradictoires et cède un peu plus. Son seul but est d’éviter de revivre ce que l’ancien gouvernement a vécu.

L’indexation des droits est le mieux que vous pouvez espérer. Ce scénario équivaut au statu quo puisqu’il gèle la part de la contribution des étudiants au coût de leur formation.

Le problème du sous-financement restera entier. Le mal est déjà fait.

Votre mandat est de défendre les universités, dont vous connaissez, malgré vos erreurs, la réalité mieux que personne. Votre mandat n’est pas de venir au secours d’un gouvernement qui a fait de la très petite politique sur votre dos.

La rectrice de McGill a dit tout haut («une farce») ce que vous pensez tout bas, même si vous ne l’admettrez jamais publiquement.

Mercredi dernier, le recteur de l’Université de Montréal, une des plus grandes universités francophones du monde, n’avait toujours pas reçu d’invitation, ni d’ordre du jour, ni d’information sur le format de la rencontre.

Les rencontres pré-Sommet annoncent ce qui vous attend, et je sais parfaitement ce que vous en avez pensé.

L’État reste, mais les gouvernements de telle ou telle couleur politique, eux, ne font que passer. Les recteurs, eux aussi, ne font que passer, mais l’Université, elle, reste.

Si vous acceptez un plat de lentilles, vous aurez fait un tort immense à une institution plus grande que chacun d’entre nous. L’escarmouche actuelle est déjà perdue, mais la partie de fond est loin d’être terminée.

Vous ne devez rien signer qui fermerait pour longtemps les avenues auxquelles vous croyez. Pour paraphraser quelque peu Mme Monroe-Blum, ne soyez pas les dindons de la «farce», car c’est exactement de cela qu’il s’agit.

Vous devez tracer une ligne dans le sable et ne rien exclure. Vous ne devez surtout pas exclure de vous retirer dignement. L’avenir est toujours ouvert, à moins de consentir soi-même à le fermer.

Vous êtes loin d’être parfaits, mais vous ne méritiez pas les généralisations méprisantes et outrancières dont vous avez été la cible. De grâce, n’y ajoutez pas l’auto-humiliation.

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29 commentaires

  1. Eric Alvarez dit :

    Triste de prendre ainsi la défense de non-élus qui gèrent des centaines de millions d’argent public et qui gagnent, pour plusieurs, plus que la Premiere Ministre.

    La seule vision qu’ils n’ont jamais proposé s’est résumé à : donnez-nous plus d’argent. Excusez-moi si je n’accroche pas à leur message.

  2. seb dit :

    Si les recteurs étaient sérieux, ils auraient évalué leur besoins avant de se mettre à scander le dogme du 850 millions. Le recteur de l’Université de Montréal, une des plus grandes universités francophones du monde, a toujours été incapable de dire de combien de profs il a besoin.

    Îlot Voyageur, campus satellites aux quatre coins du Québec, contrats informatiques très dispendieux, parachutes dorés, dépenses administratives plus élevées, etc.

    Tous ces millions gaspillés annuellement, ce n’est pas la faute des recteurs! Ce sont des victimes! N’est-ce pas M.Facal?

  3. Moshe_Levy dit :

    Pourquoi aussi peu de recteurs étant d’origine juive ?

  4. mansour dit :

    outch, vous allez vous faire varlopper par nos petits gauchistes de service

  5. honorable dit :

    10 sur 10. Pendant ce temps, Radio-Canada préférera toujours interviewer un membre de l’ASSÉ qu’interviewer un recteur ou, j’en ai été témoin, couper court à l’enregistrement quand les recteurs commencent parler, afin de présenter un panel de journalistes qui vont pontifier (répéter les lieux communs habituels) sur ce que les associations étudiantes (lire: les associations de la minorité militante progrève étudiante) viennent de dire.

    On dirait que les médias en général vivent dans un très petit bocal. A force de s’entretwitter, de s’entretexter, de s’entreinviter entre gens de même opinion, quand ce n’est pas de prendre des vacances entre eux, ils ne connaissent plus que le monde tel que vu par le diplômé en communication, en sciences politiques ou en journalisme, ces diplômes ne regoupant qu’une infime partie du monde intellectuel universitaire, et pas nécessairement la plus brillante et la plus reluisante.

  6. gabriel dufour dit :

    La situation est ridicule depuis un bon moment, les médias y jouent malheureusement un rôle prédominant dans cette farce de mauvais goût.

    Les rares qui comme vous parlent avec discernement sur le sujet se font ramasser par une gauche intolérante d’opinions différentes à la leur.

    Je ne peux comprendre que Radio-Canada donne du temps « live » à une minorité comme l ‘ASSE. Qui parle donc pour la majorité de québécois qui trouve tout ce cirque ridicule?

    Je rêve du jour ou on aura un gouvernement qui cessera de se faire dicter une ligne de conduite par les minorités criardes, par les lobbys et qui dirigera pour la majorité des québécois. Ça prend par contre du courage et nos politiciens n’ont pas de couilles.

  7. honorable dit :

    @Moshe_Levy:
    1) de 1995 à 2005, McGill et Concordia avaient un recteur juif;
    2) de 2008 à maintenant, McGill et Bishop’s ont un recteur juif;
    3) en 2011-2012 McGill, Concordia et Bishop’s avaient un recteur juif. Pas si mal, je dirais. Du côté francophone, par contre….

    Les détails
    1) Les recteurs de McGill sont juifs depuis 1994 (Bernard Shapiro de 1994 à 2004 et Heather Munroe-Blum de 2004 à maintenant).
    2) Concordia a eu un recteur juif de 1995 à 2005 et de 2011 à 2012 (Frederick Lowy)
    2) Le recteur de Bishop’s est juif depuis 2008 (Michael Goldbloom).

  8. Moshe_Levy dit :

    @ Honorable

    Merci de confirmer la chose mais je pense que davantage de recteurs juifs devraient être actifs.

  9. Entendu Jacques Brassard, ce matin, déclarer que les Libéraux avaient « la » solution ».. Il déplore l’opportunisme et la partisanerie de l’opposion péquiste et caquiste qui n’ont pu transcender leurs intérêts électoralistes..

    Pauline Marois a contribué a démoniser Jean Charest « au-delà de la réalité ».. Attendez voir que la Commission Charbonneau dévoile les liens incestueux du PQ avec Tony Accurso..

    Aucun média n’a osé reprendre la révélation qui a échappé à Raymond Bachand sur les ondes du 98,5 (Arcand). Il parlait de sa propre expérience alors qu’il était au PQ.. Il a avoué que les entreprises d’Accurso bénéficiaient d’un parti pris de la part du fonds de solidarité.

    Accurso et son entreprise Marton? Ça vous dit quelque chose? « Mar » pour Marcel Melançon et « ton » pour tony Accurso.. Marcel Melançon était le leveur de fonds du PQ…

    La corruption des Libéraux n’excusent pas la corruption des Péquistes et vice-versa… Ces pratiques qui remontent à Duplessis sont déplorables mais l’hypocrisie de Pauline Marois ne fait que nous éclairer sur son sens de l’éthique.. Elle voulait le poste de Première Ministre. la fin a justifié ses moyens.

    Elle a déshonoré son rôle de chef de l’opposition en appuyant la Rue. Un jour, elle a dit de Jean Charest et des Libéraux. « Ils en veulent de la merdre, on va leur en brasser »..

    Et bien, Mme Marois s’est éclaboussée pas à peu près… Vraiment édifiante que la classe politique au Québec.. On compare le gouvernement péquiste à des thanatologues pour le Québec.

    Belle société distincte.. J’ai honte de me dire Québécoise en ce moment.

    Quelle ironie ce serait s’il fallait que la province de Québec ait accouché d’un pape conservateur. Stephen Harper devrait céder la place de tête de turc de la bien-pensance au Pape Ouellet…

    J’abonde dans le sens de M. Facal. Les recteurs doivent remettre les étudiants à leur place.. Pour les émules du Che Guévara? Finie la récréation..

  10. Marc Ouimet dit :

    Les petits bougons parasites qui veulent former l’élite sans payer une minuscule partie de leurs frais de scolaritê (moins que 20%) sont à me faire dégueuler. Mais, c’est la loi du plus fort. Merci au PQ.

  11. jean Martin dit :

    Monsieur Facal,vous êtes une honte pour la communauté universitaire.Vous avez une petite jobine de prof aux HEC,et vous vous servez d’une tribune publique pour lécher le cul de vos boss,les recteurs.Vous faites de la petite politique, bien plus que Marois. Entre vous et moi ce sont les recteurs qui auraient du avancer l’agenda du sommet et démontrer leurs besoins réels en argent frais. Ben non, ils sont resté bien assis sur leur gros salaire,sans nous prouver vraiment qu’il y a un sous financement. Moi j’aimerais bien qu’ils répondent à plusieurs questions comme ,

    1- Pourquoi investir dans l’immobilier ?
    2- Quelle faculté fait le plus de recherche et combien cela vaut ?
    3- Combien de prof n’ont jamais écris un rapport de recherche ?
    4- Quelle est l’importance du rayonnement de la recherche québécoise à travers le monde ?
    5- Qui sont les profs qui rédigent des articles régulièrement dans les plus grandes revues de leur spécialité?
    6- Il y a t-il trop de prof titulaires, ronds de cuir, qui ne produisent pas de recherche et sont payés au gros prix ?
    7- Donne t-on trop de diplômes universitaires sans exiger l’effort requis des étudiants ?

    etc etc ……

    Voyez -vous M.Facal ,ce sont des vraies questions,pas du tétage,et je doute fortement de votre compétence comme prof,car vous ne posez pas les bonnes questions.

  12. ginette gazaille dit :

    Mme Marois s’est peinturée dans le coin pour prendre le pouvoir. Maintenant, elle est prise à son propre jeu et tout le monde va être perdant: Québécois qui devront payer la facture, recteurs méprisés qui devront faire plus avec moins, étudiants qui se rendront bien compte qu’ils ont été manipulés par les syndicats au service du PQ.

    Et pendant ce temps, on ne parle que des universitaires, et on néglige encore plus les cours professionnels. On manque d’ouvriers spécialisés et on devrait mettre l’accent dans ce domaine. Il y a une vie en dehors de l’Université.

  13. Richard3 dit :

    On dirait que les politiciens n’apprennent pas. En 2003, les libéraux se sont peinturés dans le coin avec les « défusions » municipales, et là, le PQ s’est peinturé dans le coin avec les carrés rouges. Les libéraux ont promis la « réingénierie de l’état », en 2003, et ont reculé. Le PQ a promis plein de choses, et à date, il a fait plus long de reculons que de l’avant.

    Voilà le résultat de la « politique de l’image »! C’est cute, ça sonne bien, on vote pour!

    Et forcément, on est déçus!

    Voyez-vous, si un parti promettait de faire le ménage qu’il faut vraiment faire (lire: un plan de 25 ans, où tout serait sur la table, afin de ramener la dette à un niveau raisonnable, à défaut de la rembourser complètement), il ne récolterait pas 1% des voies, même avec la meilleure campagne électorale. Tout simplement parce que le message ne passerait pas, tous les autres partis entonnant en choeur « Tout va très bien, madame la Marquise! »

    Pour l’heure, ce sont les études post-secondaires, qui sont en évidence. Les étudiants ne veulent pas payer pour leurs études? Normal; leurs parents non plus, ne paient pas grand chose! L’hôpital est gratis, la garderie coûte des pinottes, et il ne faut rien augmenter, surtout pas l’électricité! Bref, on nous a implanté un monde socialiste; on fait du citoyen un mouton de Panurge, et on fait payer les riches! Comme disait Margaret Thatcher, « Le problème, avec le socialisme, c’est qu’on finit toujours par manquer de l’argent des autres! » Malgré toutes les tentatives (certains de ces régimes sont la cause de millions de morts), ce modèle n’a jamais marché; il aboutira, ici comme ailleurs, dans une faillite pitoyable. Les exemples, même sans violence directe, continuent de s’accumuler.

    Le ministre Duchesne a déjà fait son lit; il veut mettre les étudiants de son côté. Et ça, c’est comme confier la surveillance des poules de la basse-cour… au renard!

  14. antoine dit :

    @ Moshe_Levy..

    c’est quoi le rapport avec des recteurs juifs? il devrait en avoir plus, etc… on s’en fou qu’il soit juif, coréen, catholique, noir, gay, arabe, name it! on veut des recteurs compétents et soucieux.. aucun maudit rapport avec plus de recteurs juifs ou pas ..

    sinon, très bon article, c’est dommage que ce soit toujours les représentants d’asso qui ont fait voté leurs asso d’une façon fort critiquable qui ait du temps dans les médias alors que les étudiants concernés, qui paient le prix par leurs études, les contribuables qui paient le prix monétaires et les recteurs qui paient le prix de la gestion, n’ont aucun temps alloué. Et qu’en plus des enseignants pro-grève qui militent et qui pleure dans des classes refusant de donner des cours se mêlent à tout ça.. quel manque de professionnalisme.

    Surtout considérant que ces enseignants sont les premiers à aller dire que les policiers sont non professionnels parce qu’après avoir reçu des insultes et des projectiles durant 7-8-9 jours d’affilés ils pètent un plomb. Par contre, eux qui s’engage personnellement dans un conflit visant à défaire un gouvernement démocratiquement élu plutôt que de faire leur travaille, soit d’enseigner à ceux qui veulent recevoir leur cours, ça, oh ça s’est correct. Quelle belle objectivité venant de notre corps enseignant.

  15. jean Martin dit :

    Vous êtes un pleurnichard,M,Facal,votre lettre aux recteurs est pathétique.Vous n’avez même pas le courage de mettre ma lettre qui parlait des vraies questions,entre autres la recherche.Votre lettre ressemble plus à quelqu’un qui veut renouveler son contrat pour enseigner. D’ailleurs ce matin,dans Le Devoir,Parizeau ,vous le connaissez j’espère,Ph,D du London School Of Economics,prof émérite des HEC,se prononce pour la gratuité scolaire.On ne parle pas ici d’un étudiant en musique ou en histoire,mais d’un gars qui a une formation en économie et en finance nettement supérieure à la vôtre. D’ailleurs, j’aimerais bien voir un débat entre vous et lui,il taillerais en pièces votre raisonnement.

  16. Louis Francoeur dit :

    La sainte inquisition est en marche et les recteurs devront avouer les fautes qu’ils n’ont pas commises afin que Pauline puisse conserver son précieux et les étudiants les frais minimes et les bourses maximales.

    Pauline as-tu du cœur? Les recteurs, avez-vous des couilles?

  17. Arsene66 dit :

    Et vous savez pourquoi, M. Facal, il est impossible que le PQ vive la même situation que les Libéraux de Charest ont vécu ? Parce que le PQ est OUVERT au dialogue et parce que le PQ insiste pour que l’ASSÉ participe au débat ; elle est l’acteur le plus radical de ce conflit, elle doit participer à la recherche d’un consensus…d’ailleurs, depuis quand peut-on régler un conflit majeur sans dialoguer avec ses principaux acteurs ??

    Ainsi, si le PQ arrive à faire asseoir une organisation «anarcho-machin» à la table de ce sommet, ce sera tout un exploit.

    Les recteurs sont de prestigieux gestionnaires/serviteurs de l’État. Et à ce titre, ils ont la responsabilité de participer jusqu’à la fin à la recherche d’un consensus. Et ce que vous leur proposez de faire (se retirer dignement), M. Facal, c’est de l’obstructionnisme qui est bien plus que de la bien petite politique…c’est de l’anti-politique.

  18. Bruno-Marie dit :

    Bonjour Joseph,
    Merci d’avoir une fois de plus fait preuve de courage en publiant cette lecture que je partage totalement. Le gouvernement actuel joue de ruse simpliste et populiste dans l’espoir d’être élu puis réélu majoritaire, et semble indifférent à saccager la formation de nos jeunes pour arriver à ses fins. J’ai peine à y reconnaître les valeurs du parti de René Lévesque, de même que l’ex-ministre de l’Éducation Pauline Marois. J’espère de tout coeur que la Première Ministre n’est pas devenue trop « guerrière » (dixit elle-même) au prix de ses convictions profondes… au risque de condamner la génération qui nous suivra à la médiocrité.
    Encore merci, Joseph.
    Bruno-Marie

  19. Gilles Laplante dit :

    Le PQ vient de donner le droit aux recteurs de faire de vrais déficits. Vous pensez vraiment qu’ils n’iront pas encenser Pauline?

  20. Et voilà que Jacques Parizeau récidive.. En voilà un qui vieillit mal.. Grandeur et décadence…

  21. jean Martin dit :

    @Hélène Beaulieu,

    Quel commentaire stupide,dire de Parizeau qu’il vieillit mal.Au moins ce n’est pas un vieux sénile aux couches,comme vous le serez probablement un jour.

  22. Nelson dit :

    Il vaut mieux envoyer des lettres aux caquistes libéraux qu’ont menace faire tomber le gouvernement Marois si taxes aux riches pour payer tarif Santé…..et que pourraient régler les sous financement (850 millions) et la gratuite avec 600 millions, avec quelques miettes des subventions publiques que nous les donnons, et un partie minime de l’argent extorque aux travailleurs, la plus value.

  23. Les intouchables… Qu’est-ce qui motive Parizeau à saborder tout ce que touche Pauline Marois? Lizette Lapointe, dont l’inimitié envers Pauline Marois, est notoire, a réussi à entraîner son époux dans son sillage quand elle a déserté le PQ..

    Leur outrecuidance a été mise à mal… Ils avaient sous-estimé la pugnacité de Pauline Marois.. le PQ a été réélu.. revers humiliant pour ces déserteurs.

    Jacques Parizeau a riposté du haut de sa grandeur aux jeunes péquistes qui l’invitaient à lâcher prise.. Il a écrit une lettre lapidaire à « ces jeunes insolents ».
    .
    Il a publiquement donné son appui à Option Nationale bien qu’avec ce parti le projet souverainste soit reporté aux calendes grecques.

    En ce moment, un autre coup bas envers Pauline Marois.. Le « Père de la souveraineté » choisit ses enfants. Tous les jeunes ne peuvent accéder à ce privilège.. Les jeunes radicaux de l’Assé bénéficient de son appui stratégique. Par noblesse? Pour nuire à Pauline Marois?.

    On connait bien le recours aux stratégies pas très orthodoxes qu’il sait utiliser tel un technicien sans âme.. Le piège à homards?

    Je regrette mais le mépris attire le mépris.. Alors sur ce point Jacques Parizeau reçoit la monnaie de sa pièce.

    Je persiste à dire que bien que cet homme ait occupé une place importante pour les Nationalistes, l’incohérence des gestes qu’il pose donne la perception qu’il est passé maître dans l’autopeluredebanisation dont il taxait les péquistes.

    La souveraineté sera avec lui ou ne sera pas….

    Il faut savoir choisir le moment de sa sortie… Jacques Parizeau l’a raté.

    En tant que fédéralistes, le cirque souverainiste me fait plutôt rire en ce moment..

  24. Claude L. dit :

    Y at-il quequ’un sur ce blogue qui connais un parti politique majeur dont les belles mères ( Landry et Parisseau comme exemple) donnent leurs opinions fréquemment dans les médias

    Les anciens présidents ou Premier Ministre des pays comme la France, la Grande-Bretagne, les États-Unis ou l’Australie se garde un droit de réserve et ne commente pas l’actualité politique. Sarkossi, Bush et mème Charest sont retourné faire leur affaire sans nuire aux nouveaux élus…..sans regard au parti au pouvoir.

    C’est vrai que le Parti Québecois fait toujours les choses différemment. À mon avis, plus leurs belles mères lèvent la main, plus ils nuisent à leur parti.

  25. Arsene66 dit :

    @Claude L

    En tout cas, Dumont (la belle-mère de l’ADQ/CAQ) qui se fait aller la trappe tous les jours à LCN/TVA/JDM…

    Et quant aux belles-mères des libéraux, Bourassa et Ryan sont décédés (dommage, ils auraient sans doute brasser la cage des libéraux le printemps dernier…) et Charest…bof, que peut-il dire qui ne soit pas en lien avec ses propres intérêts ou ceux de ses ti-zamis ?? Disons qu’il manque un peu de crédibilité.

  26. Claude L. dit :

    @Arsene66

    Mauvaise réponse, M. Dumont est commentateur politique au mème titre que M. Jean Lapierre et les trois ex à Radio-Canada. Ils commentent l’actualité politique concernant tous les parties politique….ce n’est pas des  »belle-mère » comme le sont M. Landry et Parizeau .
    Meilleur chance la prochaine fois

  27. Yvon dit :

    M. Facal
    Chez un individu, le syndrome du larbin est un comportement pathologique visant à prendre systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont il est issu. Ce syndrome diminue les capacités d’analyse du larbin et se traduit par un blocage psychologique l’incitant à agir préférentiellement contre ses propres intérêts au profit de ceux qui l’exploitent.

  28. Arsene66 dit :

    @Claude L.

    Alors, M. Parizeau s’exprime simplement à titre de citoyen…

  29. Réal Nadeau dit :

    Quelle flatterie!
     »Vous êtes restés polis et respectueux ». Pensons à la déclaration de la rectrice de Mcgill traitant de  »farce » le Sommet. Je croirais reconnaître l’anciene arrogance aglosaxonne canadienne qui a coûté si cher aux Québécois.
    S’il y a une université qui est choyée au plan finacier, c’est bien Mcgill !

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