Je voudrais joindre ma voix aux excellents plaidoyers de Lysiane Gagnon et Gilles Proulx contre cette idée démagogique de donner le nom de Maurice Richard au pont qui remplacera l’actuel pont Champlain.
Je ne doute pas un instant que la majorité verrait d’un bon œil que le nom du Rocket remplace celui du fondateur de la Nouvelle-France. Je m’en fous. La majorité n’a pas toujours raison.
Je ne doute pas non plus qu’il y a plus de gens qui savent qui fut Maurice Richard que de gens qui savent qui fut Samuel de Champlain. Je m’en fous également. Cela ne fait que refléter ce que nos sociétés modernes sont devenues : amnésiques et superficielles.
Je ne minimise pas du tout l’apport du Rocket à la construction de la fierté québécoise. Il fut l’un des premiers héros canadien-français modernes. À travers lui, son peuple a réalisé qu’il pouvait être bon dans quelque chose s’il s’y mettait.
Exploité toute sa vie par ses patrons anglophones, le Rocket n’a jamais levé la voix. Je ne crois pas qu’il ait pleinement compris ce qu’il représentait pour son peuple. Mais je ne lui en veux pas. Il fut le reflet de son peuple à son époque et sa contribution, à sa manière, fut immense.
Ne vous imaginez pas non plus que je jette le regard condescendant de l’intellectuel sur le sport. Les pages sportives du Journal sont les premières que je lis. Tous les vendredis, pour m’amuser, je signe une chronique de soccer.
Rien ne m’énerve plus que ces intellectuels «progressistes» qui disent vouloir émanciper le peuple, mais n’ont que mépris pour le peuple réel, celui qui aime le sport, ne lit pas Le Devoir et trouve que Québec solidaire a des idées franchement bizarres.
Je dis juste qu’il faut garder le sens des proportions.
Samuel de Champlain fut plus que le fondateur de Québec en 1608. C’est lui qui joua le premier rôle central et décisif dans la chaîne d’événements qui ont fait du Québec ce qu’il est aujourd’hui.
Désolé, mais c’est plus important que le hockey.
Le pont Champlain est le plus stratégique de toute la région métropolitaine. Sa version future doit porter le nom d’un personnage à la hauteur de cette importance et celui de Champlain convient parfaitement.
À Madrid, le stade du Real porte le nom de Santiago Bernabeu, qui transforma un petit club en dynastie. Dans beaucoup de villes américaines, un boulevard menant à un stade porte le nom d’un célèbre joueur. Bref, en général, ce sont des installations sportives ou des lieux adjacents qui sont honorés du nom d’un sportif.
Non, tout ne se vaut pas et tout n’est pas qu’affaire de goût personnel ou de mode.
La dénomination « Champlain » est un relent de ce qui fut jadis la colonisation française. Pour une majorité de Québécois, ce nom ne veut plus rien dire . Quand je dis une majorité, je pense aux Anglos du West Island, aux nouveaux et anciens arrivants, aux Francos de moins de 40 ans, etc. J’arrête-là pour ne pas offusquer nos valeureux historiens franco-nationalistes. Alors, pourquoi ne pas aller dans la modernité et la cohérence ? N’avons-nous pas un aéroport international dénommé Pierre Elliot-Trudeau ? Alors, pourquoi ne pas nommer le futur pont : Stephen Harper ? Après tout, comme l’aéroport, c’est une propriété fédérale . Même que j’ajouterais son portrait, genre panneau 8×16 au portail du pont.
Vous avez parfaitemenet raison, monsieur Facal. Notre pire ennemi c’est l’ignorance. Et qu’un ministre conservateur québécois et francophone suggère de donner le nom d’un joueur de hockey au pont Champlain, cela nous donne un indice fort de son ignorance crasse.
Je suis d’accord avec vous. On ne doit pas donner un site historique, je considère que le Pont Champlain en est un, un nom d’un sportif. Je comprends de vouloir honorer M. Richard. Si on veut l’honorer à sa juste valeur, pourquoi ne pas nommer le Centre Bell, le centre Maurice Richard. Laissons le nom de Champlain pour le pont. Avec la crise étudiante, je réalise que l’histoire c’est perdue au Québec. Lorsqu’on traite le Premier Ministre de Fachiste c’est qu’à quelque part on ne comprend rien à ce mot.
Alors non. Un sportif doit être reconnu en posant son nom sur un stade, un aréna et pourquoi pas la rue qui mène au Centre Bell.
Bien d’accord avec vous non non et non
L’ignorance est la marque de commerce des jeunes qui manifestent pour obtenir un monde meilleur alors qu’il vivent dans l’oppulence.Ils vont peut-être vouloir le nommer le pont Paris Hilton en référence à leur modèles surperficiel,vide et à caractère immédiat.
Pourquoi pas le Pont Britney Spears, Justin Bieber ou Guy Lafleur ???
Ils sont partie des valeurs actuels, non ?.
Certains ne comprennent pas que sans histoire, langue et culture, les gens deviennent des légumes.
Je suis entièrement d’accord avec vous, lorsqu”une société fait fis de son histoire pour une idole de Hockey,,, cela nous démontre à quel point l’histoire , la vraie,,, celle ou le sang a coulé et ou les valeureux fondateurs, paysans et autres ont contribué à la construction du peuple que nous sommes…. Mais que voulez-vous, mon fataliste à l’égard de Montréall,,, le hochey c,est leur religion nouvelle,,, (ironie)…..
Belle chronique que celle-là!
L’histoire n’est pas ce que nous souhaitons qu’elle ait été mais ce qu’elle a été. Par conséquent, la contribution de Samuel de Champlain dans ce qui a été la mutation de la Nouvelle-France vers le Québec telle que nous le concevons aujourdhui, est inéluctable. Son influence sur le peuple québécois s’étend sur un champ beaucoup plus vaste que celle de Maurice Richard.
Les paroles de ce ministre sont emplies de rhétorique partisane et de flatterie démagogue au relent d’une ignorance crasse. C’est un vice redhbitoire parmi certains gens de la classe politique. On sécurise son fauteuil de député pour les prochaines élections en maniant l’art des paroles vides auprès d’une population de plus en plus ignorante. C’est triste de voir qu’ au lieu dìncarner une vertuosité culturelle, nos ministres sont des symboles vides d’une société qui perd ses repéres morales et culturelles pour s’enfoncer dans la culture du bonbon sucré où chacun préfére devenir la prochaine star de télé-réalité.
Comme un de mes profs au primaire disait :”Vivons heureux , visons naiseux, on fera un Québec fort!”. Que de paroles prohétiques lancées 30 ans plus tôt,
Conservons la dénomination « Pont Champlain »! S’il faut en changer, j’opte pour « Pont de Maisonneuve »!
Bien d’accord avec vous, Joseph.
D’un autre côté, on est peut-être mieux d’accepter Maurice-Richard. Le Fédéral pourrait nous proposer comme seule alternative le pont Élizabeth II !
D’accord avec vous. Samuel, plus que Maurice, mérite qu’on donne son nom au plus grand pont qui donne accès à la métropole du Québec.
J’apprécie votre commentaire sur le nom du stade du club de soccer de Madrid. En Espagne, on n’a pas hésité à appeler le stade du Real Madrid du nom de celui qui a fait de ce club l’un des plus réputés au monde.
En Amérique du Nord, où seul l’argent compte, on se fout des grands athlètes, des bâtisseurs et des amateurs de sport. On vend au plus offrant le nom des grandes installations sportives***.
À Montréal, Maurice Richard a rebâti de toute pièce le club de hockey canadien. C’est grâce à lui, à son talent, à son charisme, que Montréal est devenu la mecque du hockey. Ne serait-il pas logique que le “temple” où évolue le Canadien de Montréal s’appelle “Centre Maurice Richard”, du nom de celui qui a incarné son sport et illustré son équipe.
Il serait temps que les chroniqueurs du JdeM et de RDS ainsi que les éditorialistes de La Presse osent se renseigner par sondage auprès des Québécois en leur demandant: où préférez-vous voir briller le nom de Maurice Richard ? En haut d’un pont si prestigieux soit-il ou sur la façade de l’amphithéatre du CH ?
Ils ne le feront pas. Sachant trop bien que le résultat du sondage pourrait incommoder les Molson, Bell et Vidéotron de ce monde qui ne se préoccupent que de leurs profits et qui se contre-fichent de l’opinion publique.
JH
***Il existe quelques rares exceptions. Le Joe Louis Arena à Detroit, entre autres.
Samuel de Champlin Maurice Richard deux hommes qui ont marqué notre histoire. Lequel est le plus important, impossible de répondre c’est comme comparer des pommes et des oranges. Quelle nom pour un boullevard, quelle nom pour un pont? De tous les noms qui sont associé aux pont de l’ïle de Montréal, il y en a un qui devraient changer c’est Pie IX. Rue qui d’ailleure avoisine l’arénat Mauriche Richard.
Si on veut un nom populaire, aussi bien le nommer pour le gagnant de Star Academie et le renommer a chaque annee
Je suis parfaitement d’accord, c’est révoltant. Montréal s’accroche au hockey comme à une bouée de sauvetage comme s’il n’y avait rien d’autre. On peux-tu évoluer au Québec, se trouver d’autres créneaux! Si on s’intéressait autant à la politique, la société avancerait au lieu de reculer. On serait riches, ingénieux, gagnants.
Le pont Champlain est le plus stratégique de toute la région métropolitaine. Sa version future doit porter le nom d’un personnage à la hauteur de cette importance et celui de Champlain convient parfaitement.
Tout à fait d’accord!
Les changements de noms de rues, avenues, boulevards, autoroutes, ponts et parcs sont toujours agaçants (à tout le moins) pour ceux et celles qui ont un certain vécu. Personnellement, de tels changements m’horripilent. C’est l’habitude de s’y rendre les yeux fermés sans doute…
Certains (certaines?) proposent le Pont Élisabeth II. Je dis: Et pourquoi pas? N’est-elle pas la Reine du Canada, incarnation de la légitimité de l’État? 60 années de règne, c’est digne d’être souligné, n’est-ce pas? Et après tout, nous avons au Québec des odonymes ou toponymes de personnages célèbres ou connus internationalement (écrivains français, Président USA Kennedy, Général de Gaulle, Papes pour ne citer que ceux-là).
Si, dans l’Est de l’Ile de Montréal, il y avait une rue Karl Marx, Lénine ou Joseph Staline, je comprendrais aisément qu’il faille en changer. À cet effet, j’aurais d’ailleurs quelques suggestions qui, sans trop brusquer personne, pourraient ajouter une couleur locale!…