Un changement, mais lequel ?

- 27 août 2012

Si le dernier sondage Léger Marketing dit vrai, le Parti libéral pourrait subir sa pire défaite depuis 1867. Totalement largués par les francophones, les libéraux ne survivent que grâce à l’appui massif des anglophones et des allophones. 

Il suffit de prononcer le mot «référendum» pour que ces derniers se rangent en bloc derrière un parti dont le bilan gouvernemental est très mince et qui entretient des rapports compliqués avec l’éthique.

Dans les démocraties occidentales avancées, je ne connais aucun autre cas d’un parti qui, même coupé du groupe majoritaire, peut aspirer au pouvoir du seul fait de l’appui massif des minorités ethnoculturelles. C’est évidemment leur droit le plus strict.

C’est le désir de changement qui explique cette débandade du PLQ chez les francophones. Incapable d’offrir une seule raison positive de voter pour lui, le PLQ ne peut que dépeindre le PQ et la CAQ comme porteurs de turbulences.

Ces derniers proposent cependant deux conceptions radicalement opposées du changement.

Pour simplifier au maximum, le PQ propose des changements sur les questions identitaires et sur les relations entre le Québec et le Canada. Sur les questions économiques et sociales, il défend la philosophie qui fonde le modèle québécois depuis la Révolution tranquille comme si le Québec n’avait presque pas changé.

La CAQ, elle, toujours en schématisant, voit les choses à l’envers. Elle propose le statu quo dans nos rapports avec le Canada, mais elle veut changer en profondeur les orientations économiques et sociales qui prédominent ici depuis des lustres.

Simple, n’est-ce pas ? Justement, trop simple. Quand on regarde plus en profondeur,  les deux partis d’opposition ont, chacun, d’immenses talons d’Achille.

Dans la conjoncture actuelle, un souverainiste peut fort bien penser qu’un référendum à brève échéance n’est pas réaliste. Mais en disant qu’il voterait non s’il y en avait un, François Legault  passe du repli stratégique au reniement pur et simple. Je n’aurais jamais pensé qu’il irait jusque-là.

Il  dit à Pauline Marois qu’une 3e défaite référendaire serait une catastrophe pour le Québec, ce qui est vrai. Alors pourquoi diable contribuerait-il à cette catastrophe en votant non s’il a vraiment à cœur l’avenir du Québec ?

Il répond que, s’il était chef de l’opposition, il refuserait carrément de joindre l’un ou l’autre des camps référendaires. Comment réconcilier cette hallucinante abdication de ses responsabilités avec le supposé courage qu’il prétend incarner ?

Madame Marois, elle, veut élargir l’autonomie du Québec au sein du Canada pour mousser la souveraineté. J’adhère à cela. Mais il est troublant qu’elle ait accepté cette idée ridicule du référendum d’initiative populaire, qui ne tient pas la route une seconde si la consultation portait sur la question nationale, et à laquelle elle-même ne croit pas vraiment.

Le reste de son programme repose sur cette culture de la pseudo-gratuité, du corporatisme et du refus d’encourager la responsabilité individuelle qui date d’une autre époque.  

Il reste neuf jours de campagne. Vous dites, cher électeur, vouloir du changement. Fort bien. Vous devez maintenant vous demander quel type de changement vous souhaitez à la lumière de vos intérêts et de vos valeurs.

Abonnez-vous à cet article

21 commentaires

  1. Sasha dit :

    À la lumière de mes intérêts et de mes valeurs, je ne peux me résoudre à voter à nouveau pour le PQ. Si ce parti n’avait pas été récupéré par la gauche, il aurait mon appui encore une fois. Je tiens au peu de libertés individuelles qui nous restent et je ne me reconnais pas dans les discours socialistes et insécurisants des représentants du parti.

  2. Caroline dit :

    Le changement, foutaise les gens ne veulent pas toucher à leur confort personnel, même si collectivement tout le monde veut plus de services, individuellement c’est l’égoïsme qui prime.

  3. André dit :

    M. Facal,

    Vous utilisez un raccourci un peu rapide en disant « , je ne connais aucun autre cas d’un parti qui, même coupé du groupe majoritaire, peut aspirer au pouvoir du seul fait de l’appui massif des minorités ethnoculturelles. »

    Premier raccourci: Le PLQ n’aspire pas au pouvoir ‘du seul fait’ de l’appui des non-francophones mais plutôt parce qu’il reçoit un appui minoritaire important des francophones, qu’il complète avec un appui disproportionné chez les anglophones et allophones. La démonstration est facile a faire : La majorité des électeurs du PLQ sont des francophones.

    Second raccourci: ‘Aucun autre cas’ dans les dans les démocraties occidentales avancées. Pas besoin de chercher longtemps pour trouver un exemple tout-à-fait similaire : Les élections présidentielles américaines de 2012. Le candidat démocrate Obama souffre d’un déficit systématique de 5 à 20% chez l’électorat blanc, selon les états. On pourrait dire, en utilisant votre expression, qu’il est solidement ‘coupé’ du groupe majoritaire aux Etats-Unis. Pourtant il mène par une courte majorité dans les sondages parce que les noirs américains (à 90%) et les hispaniques (à 75%) appuient sa candidature contre le candidat républicain.

    En fait, c’est exemple est encore plus frappant que celui du PLQ, puisque ce dernier tire de l’arrière et perdra vraisemblablement ses élections congre le PQ le 4 Septembre, alors qu’ Obama conserve d’excellentes chances de remporte un second mandat le 2 Novembre.

  4. Nicole M. dit :

    Je suis désolée M. Facal, je vous admire au plus haut point mais quel merdier nous allons vivre si votre amie Pauline est élue à la tête du Gouvernement. Vous arrivez d’Espagne donc vous êtes au courant de leurs problèmes financiers. Je ne veux absolument pas tomber dans le piège des chicanes avec le Gouv. Fédéral. Ce n’est absolument le temps de le faire. On a une dette énorme et c’est de ça qu’on doit se préoccuper en premier lieu et non pas promettre la gratuité à tout le monde….

  5. Guy E. Trépanier dit :

    Si la dégringolade du PLQ se confirme le 4 septembre,
    le grand changement sera la reconquête de la pensée
    nationaliste au Québec vis-à-vis du Canada.

    PQ + QS + ON = souverainistes (l’indépendance: 40-45%)
    CAQ = nationaliste (l’intérêt du Québec d’abord: 30-35%)
    PLQ = fédéraliste (l’appartenance canadienne: 25-30%)

    Additionner PQ + QS + ON + moitié de CAQ(15%) = 55-60%…

    Le Québec est peut-être déjà « mentalement » indépendant
    sans s’en rendre compte…

    Il ne manque plus qu’un parti souverainiste de droite…

    Bonjour chez-vous!

  6. Benoit dit :

    Joseph, je pense que le seul véritable changement possible est avec la CAQ.

    Je comprends votre étonnement du rapport qu’entretient M. Legault avec la souveraineté, mais, a-t-il d’autres choix? Au fond, c’est le peuple québécois qui est mélangé. Il ne veut pas disparaitre, mais il pense pouvoir vivre à l’intérieur du Canada…jusqu’à ce qu’une chicane éclate avec le fédéral et là, tout le monde veut être souverain. Ensuite, on se calme et on veut revenir dans le Canada…jusqu’à la prochaine chicane et on tourne en rond comme ça depuis des siècles.

    Finalement, M. Legault a compris qu’il n’y a rien à tirer de ce peuple qui n’est pas sûr de vouloir en être un. Donc, comme il y a des problèmes courants à régler et bien…il propose de gérer ça.

    Les deux autres « vieux » partis ne semblent pas avoir la gestion quotidienne en priorité. Ils sont pris dans leur mandat primaire qui est de: 1- Pour le PLQ de promouvoir le fédéralisme. 2- Pour lq PQ de promouvoir le souverainisme. Les hauts fonctionnaires gèrent le reste.

    La CAQ ne fera peut-être pas mieux, mais pourquoi ne pas essayer?

  7. Jippy dit :

    Les vrais problèmes ne sont pas abordés. Le sempiternel Référendum numéro 3, dont plusieurs nous rabâchent les oreilles en attendant le Jour Béni de sa tenue, a trouvé le moyen de s’immiscer dans cette campagne, gracieuseté de Charest-Drainville-Legault et Pauline. Tab…Quels sont-ils ces problèmes, selon ma vision évidemment? Situation fort préoccupante en Agriculture, alors que nos jeunes de 35-40 ans (la relève) sont abandonnés par leurs compagnes de vie. C’est un travail exigeant à l’infini que de s’occuper des animaux et d’une ferme (PME); et dire qu’il y en a qui se tournent les pouces sur les trottoirs de nos villes, sans parler du flot d’Immigrants désoeuvrés qui viennent occuper nos HLM… En éducation, c’est plus que pénible et seule la CAQ aborde la question, mais de manière incomplète selon moi. Charest a son Plan Nord et Pauline, fidèle à elle-même, bafouille dans la confusion la plus totale. Le dossier Santé va continuer son petit train-train quoique la Prise en Charge des Aînés va apparaître comme un nouveau défi à relever. QS et ON amusent une certaine galerie…Nos politiciens en lice dans cette élection sont-ils responsables, imputables, dignes de confiance, francs et honnêtes?
    Mes prédictions vont surprendre, vu que je fais un choix par défaut (le moindre mal,c’est le cas depuis plusieurs élections déjà) et la division PQ/QS/ON:
    PLQ entre 67 et 79 élus
    PQ entre 45 et 33 élus
    CAQ 11 élus
    QS 2 élus
    Dans la majorité des circonscriptions, les candidats élus auront à peine 40% des voix exprimées. Misère!!!

  8. Jippy dit :

    Normalement, avec tout le branle-bas de combat qu’a généré le « Printemps érable », on devrait s’attendre à une participation autour du 80%. J’ai hâte de voir ce qu’il sera au final, même si le vote par anticipation semble indiquer une tendance dans cette direction…

  9. Daniel Bouchard dit :

    Je sais que vous souhaitez que le PQ soit élu! Mais ne charriez pas, le seul parti à offrir du changement dans la façon de faire les choses, c’est François Legault. Ne cherchez pas les poux

  10. Nelson dit :

    Des changements pour le mieux si :

    Charest est battu, et la Commission Charboneau vais au fond des problèmes.

    Pauline rentre et le chaos et les grèves étudiantes sont finis.

    Si les mieux nantis paient la tarif santé et hausses de scolarité des moins fortunés.

    Ne quitte des tickets modérateurs progressifs en santé selon le moyen de chacun et

    faire payer une bonne partie des frais de scolarité réel aux étudiants, APRÈS DIPLÔME ET AVOIR DU TRAVAIL.

    Ceci-dit, il faut penser à un effort spécial de RESPONSABILITÉ SOCIAL en que tous payons une taxe spécial pour réduire la dette de 250 milliards des dollars à des niveaux non dangereux.

  11. Roger Ferland dit :

    Regardez encore comment nos entrepreneur se jouent des règles dans le nord.
    Se n’est pas le gouvernement le problême.

  12. Thérèse dit :

    Mme Marois s’est ridiculisée avec son carré rouge, ses casseroles, ses RIP (tantôt ils sont incontournables, tantôt non) et son populisme racoleur. Je souhaite qu’elle soit élue monoritaire elle qu’elle en bave avec les étudiants extrémistes, ses purs et durs qui la pressent de faire un référendum et mon onc’ Parizeau qui la critique, et Boisclair qui se venge, et les démissionnaires et les couteaux dans le dos, et les psychodrames, alouette…
    Elle le voulait le pouwère? Elle va l’avoir!

  13. MSirois dit :

    Du changement?? Je dirais du vieux rajeuni. Le PQ et la CAQ ciblent ouvertement des goupes d’électeurs. J’appelle çà un appel à la collusion à la manière des politiciens des années 50 ou avant qui achetaient des votes avec du gin et des jobbins de voirie. Oui du changement à la baisse dans le portefeuille des payeurs (ceuces qui paient) de taxes et d’impôts. Les vrais riches et les sociétés pourront toujours quitter s’ils en ont marre. Oui du changement qui fera comme dans les années 90 à négliger les infrastructures pour préparer le référendum. Adieu jobs tant avec le PQ qu’avec la CAQ.

    Depuis 2003, l’économie québécoise ne s’est jamais si bien comportée. Renouvellement des infrastructures, jobs pour tous et chacun sauf à Montréal. C’est pas à cause Charest mais à cause de Gérald Tremblay qui dort au gaz.Le PQ parle encore de sauver des jobs dans le bois. Un autre Gaspésia en vue. Non les changements proposés par le PQ et la CAQ sont porteurs de vaches maigres pour les prochaines années. Oui il y a de la place à l’amélioration mais pas au CAHOS.

  14. Jerry Parish dit :

    Le meilleur homme pour diriger le Québec durant une crise qui n’en fini plus c’est Jean Charest….

  15. Victor H dit :

    Je partage totalement votre analyse Joseph. Cela m’apparaît évident que le P.L.Q. s’en va vers un échec historique dont il ne se relèvera jamais quant à moi. Ce parti ne sera plus jamais un parti de gouvernement. Exactement comme le P.L.C. au fédéral.

    Quand même étonnant que le la C.A.Q. et le P.Q. procèdent maintenant d’approches anciennes du P.L.Q. La C.A.Q. à F. Legault procède, mais d’une façon musclée, de l’approche roublarde de R. Bourassa. Et le P.Q. de Paulime Marois renoue avec l’approche astucieuse de Jean Lesage.

    Les faits étant têtus et les finances publiques québécoises étant ce qu’elles sont, la différence supposément gigantesque entre la C.A.Q. et le P.Q. est bien moins grande qu’il n’y parait. L’un et l’autre de ces deux partis vont devoir faire un grand ménage et se confronter au mur de la réalité. À cet égard, il n’y a que le P.L.Q. qui s’est disqualifié, et cela pour très longtemps. Le West Island s’en trouvera orphelin et désorienté, lui qu’il l’est déjà sur la scène fédérale.

  16. alain audet dit :

    Vous voulez parler changement je vous propose le texte suivant sur les enjeux électoraux, malheureusement un peu long, qui pourrait l’être beaucoup plus en développant davantage mais qui, pour l’instant, aborde l’essentiel.
    Enjeux électorale au Québec
    À quand un débats sur de véritables enjeux?
    Les véritables enjeux des élections 2012 au Québec ne devrait pas être l’augmentation des frais de scolarité, ni l’éthique, ni la corruption, ni la création d’emploie, ni le développement économique ou durable, l’éducation ou la santé.
    Le principal enjeu, dans le contexte environnemental actuel, devrait être, en fait, ce qui gère tout ces enjeux c.à.d. la gestion responsable des ressources planétaires. Tout et absolument tous les éléments de nos vies sans exception air, eau, alimentation, habitation, vêtement tout ce qui nous assurent une certaine qualité de vie, malheureusement pas égal pour tous, provient exclusivement de ce que nous procure la planète, il n’y a pas d’échappatoire possible.
    Un fait maintenant généralement reconnu par des scientifiques de tous ordres, est que dorénavant nous faisons face maintenant à une diminution de toutes les ressources pétrole, métaux, forêt, nourriture, etc. dont l’exploitation massive et désordonné, contribue, de facto, à la dégradation du milieu de vie en influant sur les cycles naturel de renouvellement de la qualité de l’air et l’eau essentiels au maintien d’un environnement adéquat supportant nos vies.
    Ce phénomène ce produit à l’intérieur de ce que nous appellerons le « cadre économique actuel» ce qui en fait est directement notre façon de géré les ressources de la planète.
    Le cadre économique actuel est basé sur l’exploitation de toutes les ressources sans égards à leurs disponibilités présente ou future tout ce qui compte est de trouver une façon de vendre n’importe quoi, n’importe comment au plus grand volume possible avec le maximum de profit. La plus belle évocation de l’absurdité de ce système…

  17. Roger Ferland dit :

    @ alain audet
    bien d’accord vous.
    Ils veulent nous gardé dans l’ère de la grosse Mustang.
    Broouuumm Broouuumm. hééé,c’est l’fuunnnn.

  18. alain audet dit :

    un parti de la suite du texte un peu long
    La plus belle évocation de l’absurdité de ce système au Québec est l’émission télé qui a pour titre ‘’Dans l’œil du dragon’’ où l’on se bouscule pour obtenir du capital d’investissement, pour accéder au réseau de consommation , évidemment dans le cadre économique actuel tous ces efforts entrepreneuriales, même parfois et souvent absurde, sont reconnus au plus haut point.
    De plus, le besoin de consommation des individus est exacerbé de toutes les façons possibles par la publicité et la mode qui par des moyens très sophistiqués arrive à leurs fins. Les producteurs de biens de consommation, eux, ne recule devant rien pour combler la demande, ce qui est normal dans la cadre économique actuel.
    En fond de scène, les banques et les systèmes financiers spéculatifs s’alimentent aux deux paliers en finançant et la consommation et la transformation des ressources que l’on pourrait appelé ici le patrimoine de l’humanité. À noter que ces dites institutions ne sont impliqués directement dans rien elles ne font que prélevés au passage un pourcentage sur le travail de l’ensemble des citoyens et ce dans tout et absolument tout ce qui bouge dans nos sociétés ce qui au total représente des sommes colossales. En fait ces entités sont totalement inutile voir très nuisible parce que les prélèvements qu’elles exigent, un peu partout, font que des ressources supplémentaires, également colossales, sont nécessairement exploités pour combler ces inexorables échéances.
    Dans un contexte appréhendé de rareté de ressources le comportement parasitaire de ces institutions peut être facilement assimilé au cancer dans le corps humain, s’il n’y a qu’un pas à faire pour utiliser cette comparaison il peut être franchi allègrement, car cette image s’applique intégralement. Une tumeur cancéreuse est un groupe de cellule qui se multiplie formant des semblants d’organes sans aucune fonction véritable se résumant à monopoliser toutes les énergies…

  19. alain audet dit :

    suite no 3 pour la forme.
    du corps pour leur croissance au détriment de celui-ci et quand toutes les ressources sont monopolisées dans ces soi-disant organes il n’y a plus rien pour les organes vitaux d’où les conséquences souvent fatales, et pour le corps et la tumeur parasite. C’est ce qui se passe dans le système actuel, les milieux financiers sont partout ne produisent rien et prélèvent leur ‘’dû’’ dans tout ce qui bouge, ils croissent continuellement, multiplient les tours de passe-passe pour faire multiplier leurs profits, influencent et contrôlent gouvernements et médias si bien qu’ils sont maintenant l’organe le plus important mais toujours sans implication direct sauf parasitaire. Seulement à la bourse au-delà de 90% des activités sont reliés à la spéculation (activité non productive), la conclusion est évidente. Tout se passe pourtant sous nos yeux et pour le moment la population sent bien qu’il se passe quelque chose d’anormal mais sans être encore capable de nommer le défaut encore moins de réagir adéquatement.
    Ajoutons à cela le phénomène de l’obsolescence programmé faisant que les entreprises fabriquent intentionnellement des objets à durée de vie limité obligeant le consommateur a renouveler continuellement ses achats ce qui augmente évidemment encore plus la demande en ressources. Comme évoqué plus haut le besoin de consommer du citoyen est exacerbé par toute sorte de moyen et le nombre de personne qui aspirent pour la plupart à joindre ce rythme de consommation occidental et /ou nord-américain s’accroit de 1.4 million par semaine, soit les naissances sur la planète moins les décès, à ce jour si rien n’est fait le phénomène ne peut que s’amplifier davantage.
    Parmi les solutions il faudra intervenir sérieusement au niveau de la consommation en exigeant dorénavant, a contrario de l’obsolescence programmée, que la durée de vie de ce que nous consommons soit décuplé entrant ici dans une dynamique d’efficience.
    Les politiciens durant…

  20. alain audet dit :

    suite no 4
    Les politiciens durant cette campagne vont ne jurer que par l’augmentation de la productivité pour être plus compétitif sur les marchés, en d’autres mots qui sont ceux qui transformeront le plus au moindre coût, qui gobera le plus ressources et énergie (également ressources) pour satisfaire les marchés, dans le contexte évoqué de diminution des ressources cette option ne tient pas la route et de loin.
    La véritable productivité en sera non pas en termes de quantité mais en termes de qualité c.à.d. ajoutant aux biens de consommation une durée de vie de beaucoup prolongé c’est la seule façon de s’assurer d’une qualité de vie optimale en cas de pénurie éventuelle, et paradoxalement même pour ceux qui ne croît pas à la baisse des ressources, et oui, lorsque vous n’aurez plus à remplacer constamment vos objets d’utilité courante vous aurez moins besoin de travailler , moins travailler est le standard le plus rechercher au niveau qualité de vie. On pourrait ici développer davantage sur le concept qualité de vie et sur les standards minimaux d’un maintien acceptable, il y a beaucoup à dire là-dessus et c’est sans aucun doute qu’une économie basé sur l’efficience est une voie à explorer.
    Autre effet à moyen terme d’une économie basé sur l’efficience, une fois vos actifs de base assurés, le crédit n’aura plus de prise sur vous parce que vous n’aurez plus à renouveler constamment ces actifs, ils deviendront même transférables d’une génération à l’autre. Mêmes phénomène pour la spéculation car le volume de ressources en circulation sera beaucoup moindre.

    Les solutions face à la problématique planétaire de la disponibilité des ressources sont d’une simplicité désarmante parce que techniquement facile à la condition de bien utiliser ces techniques et non de les manipuler à des fins spéculatives complexes. Quoique que l’on fasse nous arriverons à une raréfaction des ressources, d’autant plus rapidement dans le cadre économique actuel , et la gestion des…

  21. Michel Beaudet dit :

    Suis-je le seul à trouver ça ou le Plan Nord de Jean Charest sent-il vraiment mauvais ?
    D’abord il l’a annoncé après un rapport, très accablant pour son gouvernement, du vérificateur général. Après la création de l’unité antI-corruption et surtout le retour à sa tête de Jacques Duchesneau. Et un peu avant, comme s’il mettait en place un plan B improvisé, le fameux rapport Duchesneau qu’il savait qu’il ne lui serait pas favorable.
    C’est comme s’il s’était dit : Mes petits amis contributeurs sont trop surveillés dans le sud du Québec, alors je vais les envoyer dans le nord où les journalistes ne vont pas nous épier constamment et on pourra faire toutes les magouilles qu’on veut.

Laisser un commentaire

 caractères disponibles