Il y aurait d’excellentes raisons d’être un peu désespéré du Québec d’aujourd’hui. Le désespoir est cependant une posture pénible quand elle est devient permanente.
Je suis donc d’avis qu’il faut aérer l’atmosphère périodiquement, même s’il est vrai que l’idéologie festive à temps plein finit aussi par être agaçante.
Remarquez, pendant qu’une petite minorité se déguise en banane ou montre son zizi en public, une solide majorité mène sa vie du mieux qu’elle le peut. Et si elle veut manifester sa colère, elle choisit les urnes plutôt que la régression infantile.
Personnellement, j’ai pris la décision de traiter ce qui se passe en ce moment comme une poussée de fièvre printanière. Elle a des causes réelles et profondes, mais il faut aussi voir sa part de «kermesse» et de «carnaval», comme le disait Raymond Aron à propos de mai 68.
Il y a cependant des gens qui n’entendent pas à rire ou qui ont l’humour sélectif. Ma chronique de lundi a fracassé tous mes records précédents dans le double sens de la colère et de l’enthousiasme suscités, ce qui indique que j’ai frappé là où je visais.
Jadis, Rock et Belles Oreilles pouvait dépeindre le Québec comme un camp de concentration linguistique pour anglophones persécutés. Le fabuleux caricaturiste de la Gazette, Aislin, pouvait dessiner Louise Beaudoin sous les traits d’une louve SS.
Dépeindre Amir Khadir sous les traits d’un petit dictateur communiste mégalomane déplaît toutefois furieusement à des gens qui, eux, n’ont aucun problème à comparer Jean Charest à Adolf Hitler. La petite différence est que ces derniers se prennent au sérieux.
Quant aux jeunes, ils n’ont tout simplement pas reconnu la rhétorique caractéristique des régimes marxistes-léninistes d’antan, celle de Jdanov, de Vychinski, d’une Jiang Qing, que je transposais. Normal, ils n’ont rien étudié de cela.
Pourtant, Amir Khadir lui-même semble trouver amusant de se voir sur une barricade de juillet 1830, lors du soulèvement contre Charles X, avec un Jean Charest moribond à ses pieds.
Désolé, mais si on ne voit pas le fabuleux potentiel comique du député de Mercier, c’est qu’on souffre de constipation idéologique.
J’ai quitté la politique partisane parce que je voulais être plus souvent à la maison. Mais je réalise maintenant quelque chose que je sentais de manière diffuse à l’époque.
Le militantisme est indispensable, mais il y a souvent, dans la tournure d’esprit du militant, une sorte de rigidité morale qui me tombe sur les nerfs. Je dis rigidité, pas rigueur.
Il faut prendre la politique au sérieux sans se prendre soi-même au sérieux, ce qui est loin d’être simple.
La chronique de lundi me pose tout de même un fichu problème. Comment faire mieux la prochaine fois ? Car il y aura une prochaine fois.
Jamais il ne me viendrait à l’idée de comparer Khadir à un dictateur. Même en farce,
Il ne me viendrait pas plus à l’idée de comparer Charest à Hitler.
Par ailleurs, tant sur son blogue que dans sa chronique publiée dans Le Journal, les commentaires négatifs sont trois fois plus nombreux que les positifs!
J’espère qu’il y aura une prochaine fois.
Pour rappel : écrire une chronique, particulièrement celle que vous avez écrite en amalgamant tout ce que le Québec compte de forces s’opposant à votre auto-proclamée “lucidité” aux tortionnaires de la gauche stalinienne, est un acte politique, un acte militant. Croire ou faire croire que vous serez exécuté pour votre “pensée” alors que vos “idées” monopolisent l’espace public, alors qu’il faut des mois de grève pour percer minimalement le mur du silence médiatique, alors qu’une fois percé, un ensemble de chroniqueurs et d’éditorialistes en votre genre travaillent ardemment à discréditer leurs opposants justement en les assimilant à de violents personnages qui refusent le “consensus” (le vôtre, celui du Rapport Montmarquette, celui de tous les néolibéraux qui se disent victimes de l’incompréhension populaire), ce n’est pas un acte de rigueur théorique, c’est un acte à forte teneur idéologique.
Mais nous ne demanderons pas à un idéologue des HEC de savoir ce que signifie “rigueur théorique” ; nous ne demanderons pas à un intellectuel organique des élites économiques de saisir les raisons pour lesquelles le “peuple” continue de se manifester hors des bonnes grâces du Prince qui se déclare “démocratique” et qui pour cette raison veut le museler ; et nous ne lui demanderons pas non plus de comprendre que le délire paraoïaque contre des ennemis dont la puissance qui n’existe pas était précisément la tournure psychologique des censeurs de la Pravda (dixit Hannah Arendt)…
Votre chronique de lundi (tout comme l’affiche chez Amir Khadir) n’était pas édifiante, c’est le moins que l’on puisse dire. La prochaine fois, garder en tête ce que vous êtes (un intellectuel rigoureux) et ne tenter plus d’être ce que vous n’êtes pas (un satiriste).
Pour ce qui est de la comparaison avec RBO, c’est proprement falacieux. Étant eux-mêmes souverainistes, dépeindre le Québec comme un camp de concentration nazis pour anglophones passe beaucoup mieux. À titre comparatif, votre chronique de lundi aurait mieux passé si vous aviez été un membre de Québec Solidaire. Mais comme vous êtes tout le contraire, vous avez sombré dans le même piège que ces gens du ROC associant le mouvement souverainiste au nazisme. Et ça, ce n’est pas drôle.
Effectivement, c’était assez intense votre billet du maître du monde, et je me demandais s’il fallait le prendre comme une sérieuse crainte de votre part ou comme une caricature…
C’est bon de rire en effet, et de relativiser les choses.
Bravo, j’admire le courage des blogueurs comme vous!
PS on avouera quand même que les couvertures sensationnelles du Journal frôlent trop souvent le calibre “Allo Police” et jettent de l’huile sur le feu. Pas fort, je trouve. Vendre, vendre, épater, épater, … jusqu’où cela ira-t-il?
« Comment faire mieux la prochaine fois ? » Rassurez-vous, M. Facal, vous ne pouvez faire pire. J’ai été amèrement déçu de votre dernière chronique, mais je demeure tout de même, malgré tout, un fan quasi-inconditionnel ? J’attribue à l’exaspération et à la fatigue votre chronique d’hier. « Kébékistan » ! J’ai dû me reprendre par deux fois et lever les yeux pour m’assurer que j’étais bien dans votre blogue. Vous parlez bien M. Facal, mais vous reprenez des mots, toujours les mêmes que nous martèlent les radio-poubelles d’ici. Et vous avez « scoré » comme on dit chez-nous. À n’en pas douter, vous avez maintenant de nouveaux adeptes, de nouveaux « fans » . Pas sûr cependant que je veuille être en leur compagnie. Pas sûr non plus que vous en soyez ravi.
Mais voilà, faut pas prendre ça au sérieux. C’était de l’humour, n’est-ce pas ?
Ma vieille mère disait que nous méritons tous de temps en temps une risette et que nous aurions tort de nous en offusquer. Le problème actuel est que la raillerie n’est pas contrebalancée par un dicours faisant appel au calme et à la réflexion.Moi qui aime aller voir ce qui se passe sur les blogues, je suis souvent ébranlé (il ne faut pas généraliser, j’en conviens) par la violence, la mauvaise foi et l’ignorance des propos. Par exemple l’apport du fiscaliste Luc Godbout sur le coût réel des frais de scolarité au lieu d’être débattu sur la base des données et des faits a conduit à des insultes et des menaces plutôt qu’à la discussion ou la prise de conscience de la réalité. Navrant et inquiètant dans une société qui devra affronter des problématiques tellement plus graves que la hausse des frais de scolarité.
Je vous appuie. La situation est devenue tellement déraisonnable qu’il ne reste que la satire pour en exprimer tout le ridicule.
La hausse des frais de scolarité était supposément à l’origine de ce conflit. Toutefois, j’ai toujours pensé que la vraie raison de ce conflit était d’attaquer et de déstabiliser le gouvernement libéral envers qui plusieurs étaient mécontents (en particulier les syndicats, les intellectuels de gauche et les artistes). Les frais de scolarité n’étaient qu’un prétexte, même si certains étudiants en avaient fait sincèrement leur cause. Malheureusement, le conflit a dégénéré et on assiste à des dérapages des deux côtés. D’une part, résumer cette impasse en soutenant que les étudiants sont des «bébés gâtés» incapables de se faire dire non est très simpliste et dans le fond n’explique rien au problème. D’autre part, empêcher des collègues étudiants d’entrer dans leurs établissements scolaires et d’étudier, insulter (et parfois intimider et attaquer) les policiers et ceux qui sont en désaccord avec le mouvement étudiant, faire du vandalisme et démontrer de la violence (verbale ou physique), sont et seront toujours, selon moi, des moyens utilisés par ceux qui n’ont aucune crédibilité.
M. Facal, je suis totalement d’accord avec vous quand vous dites que cette manifestation a des causes profondes et tangibles et qu’elle prend aussi des allures d’un festival avec tout ce tintamarre de la fanfare partisane. Oui, quand on est mécontent on choisit les urnes comme vous dites, mais on peut toujours manifester PACIFIQUEMENT sans attaquer, insulter ou être violent. Avoir un sens de l’humour sélectif est une chose mais accepter la violence pour soutenir une cause (quelle cause au juste???) est inacceptable dans une société supposément civilisée. À moins que je me trompe, il me semble que j’ai peu entendu de la part des «Rouges» la condamnation des actes de violence et de vandalisme commis par leurs troupes.
Par ailleurs, les jeunes sont souvent ignorants des faits historiques et ont donc tendance à établir des comparaisons très inexactes. J’ajouterais toutefois qu’une bonne partie de la population du Québec souffre d’une très grande lacune en histoire et qu’elle est souvent encline à avaler toutes les balivernes dites par des personnalités publiques (artistes, politiciens). Un exemple éloquent nous a été donné dernièrement par nul autre que Khadir qui compare son combat avec ceux de Gandhi ou de M. Lther King…. Quel délire!
La rigidité morale vous tombe sur les nerfs? Moi, ce qui m’agace le plus dans ce conflit, à part la violence bien sûr, est le manque de rigueur intellectuelle de beaucoup «d’intellectuels».
P.S.: Je n’ai vu AUCUN problème avec votre chronique de lundi. Ceux qui sont outrés ont l’épiderme trop sensible.
La prochaine fois, essayez d’être encore plus drôle, en vous inspirant de Sasha Baron Cohen…Continuez à mettre les rieurs de votre côté en exposant la loufoquerie des uns et des autres. D’après ce que j’ai lu, M. Khadir n’a pas été offensé de votre satire, même s’il se prend trop au sérieux pour en rire. J’ai vu des caricatures de M. Charest et de Mme Courchêsne qui sont très drôles et probablement assez injustes. Mais drôles quand même.Dans la satire, il ne s’agir pas d’ÊTRE juste mais de VISER juste…
Monsieur Facal,
Permettez-moi un petit commentaire. Il est vrai que l’extrême-gauche a mené à des abus, à des dictatures. Trop souvent d’ailleurs. On peut aussi s’inquiéter que les jeunes, pas manque de connaissances et d’expérience, reprennent ce modèle ultra-nationaliste, et socialiste, qui a mené au fascisme. Vous savez, ce credo de l’extrême-gauche pour qui la fin justifie (tous) les moyens? On sent d’ailleurs dans les évènements récents que les protestataires s’abreuvent de la même eau que les révolutionnaire communistes d’une autre époque. Imposer le bien. Imposer l’égalité. Et surtout, imposer la liberté. On comprend bien l’image que vous avez dépeinte avec ce mauvais rêve.
Mais… Dans un autre contexte votre texte aurait pu passer. Bien avant que les esprits ne se soient échauffés. Au tout début peut-être. À ce stade-ci, l’impression générale est que vous tentiez désespérément de les salir, de les dénigrer. Il ne faut pas jouer leur jeu, tomber dans le populisme, la simplicité. C’est ce qui tue le PQ en ce moment. Je ne reconnais plus dans ce parti. Trop de populisme, trop de manigances, trop d’électoralisme. Je vous admire depuis plusieurs années, vous êtes un grand démocrate, un intellectuel au discours rigoureux duquel émane un sens de la justice et d’équité. Votre départ du PQ a été une grande perte, comme le départ de Landry, car vous incarnez ce qu’il y a de plus profond du PQ des années 60 à 80: un intellectuel motivé par des intentions nobles.
Mais là, pour un bref moment, vous avez fait l’erreur de descendre à leur niveau. Vous leur avez donné les outils dont ils avaient besoin pour vous attaquer. Je ne sais pas. La meilleure chose n’est-elle pas de l’admettre et de vous distancer de ce texte? Je ne dis pas de vous renier, seulement de reconnaître un faux-pas? Un pas dans un sable mouvant? Il ne faudrait pas que cet évènement vous fasse passer pour un homme de droite par le centre et le centre-gauche. Ce serait trop triste il me semble.
C’est fou comme on peux determiner facilement de quel coté penche les commantaires. Un méchant paquet coincé du bas du dos. La crise n’est pas a lveille de se régler.
Pour faire du RBO, il faut surtout avoir du talent. Au sujet de votre dernière chronique, c’était surtout le côté infantile qui m’a agacé. De votre part, je m’attends à des textes réfléchis et respectueux qui élèvent la qualité du débat plutôt que de le faire régresser, comme le font la majorité des chroniqueurs de droite.
RBO et un caricaturiste comme comparatifs à un chroniqueur politique dont on attend sérieux et honnêteté intellectuelle ne me semble pas très adéquat. En vous lisant comme je le fais depuis maintenant longtemps, j’ai pour la première fois eu l’impression de lire le Duhaime du “Khadir a un agenda islamique caché” et, croyez-moi, ce n’est pas un compliment. Vous savez trop bien qu’une partie – minime certes – de votre lectorat a trouvé dans votre texte une large part de vérité, nourris que sont ces personnes par les propos démagogiques de vos confrères moins rigoureux.
Vous avez le droit de pratiquer l’humour et la fiction, bien sûr, mais en lui donnant une si large diffusion, vous savez que vous tirez une partie de votre lectorat par le bas plutôt que vers le haut. C’est dommage et, ce me semble, irresponsable. Mais c’est compréhensible : vous avez un objectif, et tous les coups sont permis, même les plus bas. Votre lectorat est large, et vous tentez d’embrasser son entièreté. Malheureusement, je crois que vous perdez un peu l’estime de ceux qui vous confèrent une responsabilité didactique – beaucoup plus importante que votre droit inverse à l’humour démagogique.
Amusant tous ces commentaires.
Rigidité dites-vous, coincés et incapables de discuter sereinement pour plus d’une phrase, ces tenants de l’égalitarisme réducteur n’augurent rien de bon pour la société. Quiconque émet une opinion différente de la leur se voit accusé de tous les torts. Et les arguments, loin d’être étoffés et structurés ressemblent plus à l’insulte qu’à la discussion paisible. On se calme et on respire par le nez avant de donner son opinion…
Votre chronique de lundi était appropriée, drôle et juste. Amir est une caricature parfaite et vous avez su jeter l’éclairage juste sur le personnage, qui vit probablement sa crise d’adolescence en se prenant pour un autre.
Continuez à écrire et à donner votre opinion éclairée, je suis convaincu que la société ne s’en portera que mieux.
PS: Dans l’enflure verbale utilisée par tous ceux qui sont contre, serait-il possible de cesser d’utiliser « l’huile sur le feu!»
Réal Lavoie
Je n’ai pas trouvé exagérée la satire de lundi dernier, pas plus que je n’ai trouvé outrageant il y a trois ans l’article que M. Facal a consacré au Manifeste de Québec solidaire, article intitulé « Ding et Dong » ! Ding et Dong étant, vous l’aurez deviné : Françoise David et Amir Khadir. Le traitement humoristique que M. Facal administre à Khadir est parfaitement mérité. Et j’espère que nous ne devrons pas attendre trop longtemps la récidive promise.
Salut Joseph,
Je retient votre phrase :
” Il faut prendre la politique au sérieux sans se prendre soi-même au sérieux, ce qui est loin d’être simple.”
Pour les personnalités narcissiques, est loin d’être simple.
Pour des gens normaux et équilibrés, est simple et facile.
Si nous sommes du genre à servir à la place de s’en servir, nous sommes dans le chemin correcte.
Bravo M.Facal. Je comprends que vous avez écrit un texte humoristique. C’est de l’exagération, il faut en convenir. J’ose espérer que tous vos propos ne reflètent pas la pensée profonde de M. Kadir.
En passant, le port du carré rouge par nos politiciens opportunistes et nos artistes qui ne comprennent pas la portée de leur acte me fait vomir. Cependant, les excuses de Mme St-Pierre étaient bienvenues. La plupart des carrés rouges ne sont pas violents même s’ils pronent le renversement d’un gouvernement élu démocratiquement par des moyens disutables.
Je suis ausi persuadé que certaines personnes dans le gouvernement libéral peuvent avoir agi plus ou moins correctement. Cependant, cà me fait aussi aussi vomir lorsqu’on traite le gouvernement de corrompu. On ne peut pas identifier tous les porteurs de carré rouge à la violence, tout comme on ne peut pas accuser tous les députés du parti au pouvoir de corrompus. Je demeure persuadé que la majorité des élus veulent servir leur municipalité, leur province ou leur pays selon de principes et valeurs auxquelles ils croient peu importe leur parti. Une minorité en profite pour se remplir les poches, influencer des décisions pour s’avantager ou avantager leurs amis. Cà s’aplique à tous les partis et je suis certain M.Facal que vous pourriez en témoigner. Là où il y a des hommes, il y a de l’hommerie. À quand les excuses des carrés rouges?
Ce qui agace, de ce temps ci, ce sont les racourcis, ce sont les simplicités démagogiques de cantonner, d’être soit du côté des bons, soit du côté des méchants. C’est faire le jeu de Jean Charest. Et grace à cette simplicité démagogique volontaire, il démonise tout ceux qui ne partage pas son point de vue ou plutôt son approche stratégique. Ne soyons pas dupe.
Je pense qu’il faut s’attendre de nos intellos, et je pense que vous en faite partie, qu’il faut prendre une espèce de distance, de fournir une information pour éclairer le modeste citoyen qui n’a certainement pas tout le baguage de connaissances nécessaires à une appréciation juste des choses. Justement ne pas tomber dans la caricature, justement pour voir un peu plus clair. Oui, vous pouvez exagérer et être démagogue à l’occasion et ce serait même un peu divertissant. Il est vrai qu’il est plutôt triste d’être cantonner dans un personnage.
Bien vrai aussi qu’il nous faut prendre des vacances. Prendre l’air et se vider l’esprit de ces discours réducteurs qui nous rapetissent plutôt que nous faire grandir.
Vrai aussi que la partisanerie politique est parfois laborieuse. Votre approche analytique, que nous voyons habituellement, permet justement d’éviter les pièges de la petite politique et des nuisances du type de ceux véhiculés par le PLQ.
Vous espérez faire mieux la prochaine fois ? Ça ne sera pas tellement difficile. Le “fichu problème” sera plutôt essayer d’avoir autant de visites sur ce blogue.
La comparaison avec RBO et le sketch où les souverainistes sont dépeint en nazi ne tient pas vraiment.
La raison étant que RBO ce qu’ils faisaient c’est “exagérer et ridiculiser” la critique que certains fédéralistes faisaient du souverainiste. Il s’agit d’une “exagération” des “exagérations” du clan adverse. RBO sont souverainistes et ont fait un sketch où ils caricatures les souverainistes pour dénoncer la caricature qu’on fait des souverainistes.
La différence avec votre article c’est que vous, vous êtes pas du tout dans la même position. Vous faire une caricature du clan adverse point. Vous “dénoncez” le fait que le clan adverse a, à vos yeux, des dérives vaguement authoritaires et pas très démocratiques. Et ÇA c’est à peu près équivalent aux fédéralistes qui qualifient les souverainistes de nazi. RBO ont dénoncé cette exagération. Vous vous avez fait cette exagération.
Difficule de réfuter le propos de Remington.
On ne peut faire l’impasse sur son argumentation. Elle est imparable.
Joseph déplore la rigidité (intellectuelle? de certains.
Il semble qu’il fait, par ce propos, de la projection.
Par ses pensées, ses attitudes, ses opinions et ses écrits, il fait souvent preuve d’une rigidité, dont on retrouve un timide écho dans son ton, lorsqu’il parle.
M.Facal je vous respecte enormement, et je suis tout a fait en accord avec votre billet….. je vous souhaite une tr`es bonne fin de journee et je prends toujours un plaisir de vous lire,,,, excuse les accents mon clavier deconne…
il y aura d’autres blogues…c’est dommage… prenez donc des vacances loin,loin,loin
« Et si elle veut manifester sa colère, elle choisit les urnes…»
La participation n’était pas là aux partielles! J’ai hâte de voir la Générale…Désabusement général des moins de 35 ans!
Monsieur Facal, c’est un constat qui rejoint le mien lorsque vous dites que « beaucoup se prennent au sérieux ». Je l’ai personnellement constaté sur les blogues de votre journal et ceux de Cyberpresse depuis 1 an. Je dirais même TROP au sérieux!
Ceux qui aiment le sketche de RBO mais qui sont révoltés par le texte de M.Facal, ça me fait rire. Vous trouvez drôle une image de Charest mort! D’intimider Sophie Durocher! Les paroles de Mise en demeure! Mais une petite critique sarcastique de Gandhi MLK Kadhir, et c’est honteux? Content de voir que M. Facal va en remettre. Si RBO étaient des fédéralistes et auraient fait un sketch de Nazi avec les Anglais comme Nazis et les Francos comme victimes, vous auriez crié au meurtre. Pourtant, c’est le concept et le jeu de mot qui est drôle, pas juste quand ça fait l’affaire de nos idées partisanes et/ou démagogues!
Tout à fait d’accord avec Remington.
Mr. Facal, vous me décevez. Et c’est justement cette attitude qui brise le Québec en ce moment. C’est impossible de se respecter en se criant des insultes ou en démonisant “l’adversaire”.
J’espère que les gens vont revenir à la raison. Car une paix sociale, c’est fragile.
À la lecture des commentaires on constate que la gauche et la droite se rejoignent sur un point. Les deux deviennent violents quand on égratigne leur héro.
@ Remington
Et qu’en est-il des souverainistes qui qualifient les fédéralistes de vendus et de nazi? Je présume que dans ce cas c’est une « exagération » des « exagérations » .
Monsieur Facal,
Vous comparer votre dernière chronique à ce que pouvais faire Rock et Belles Oreilles où Aislin à l’époque. Mais le fait que celle-ci a offusqué beaucoup de gens n’est pas tant le contenu, qui aurait fait, j’en suis sûr, rire ou fâcher les gens si elle avait été écrite par des humoristes ou des caricaturiste. Le problème est plutôt que vous n’êtes pas humoriste Monsieur Facal. Vous êtes un professeur et chroniqueur rigoureux, et qui plus est un ancien ministre dont l’aversion pour Amir Khadir est notoire. Vos propos prennent ainsi une dimension différente. Vous auriez reçu les mêmes réactions de colère si, comme vous dites, vous aviez comparé Jean Charest à Hitler. Joseph Facal n’est pas les Justicier Masqués.
Bref, auriez-vous été RBO, même en 2012, vous n’auriez pas provoqué le même tolé.
Julien Savard
Cette semaine un journaliste du Devoir (Antoine Robitaille) prenait votre chronique comme exemple pour illustrer les multiples dérapages de ces dernières semaines. Un autre qui n’avait pas compris que vous êtes maintenant devenu un joyeux luron qui à RBO phour modèle.
… qui a RBO pour modèle.
La prochaine fois parlez nous d’un jeune immigrant uruguayen qui a pu faire ses études universitaires à coût abordable dans sa province de Québec d’accueil. Et qui passé la cinquantaine n’en garde aucune reconnaissance.
Quand on pose des questions intelligentes on se retrouve entouré de gens intelligents.
Quand on fait dans le dénigrement on se retrouve entouré d’envieux.
Les sociétés pour évoluer ont besoin de se réfléchir et d’apprendre de leurs erreurs.
Ceux qui font du populisme en animant les émotions peuvent manipuler les faibles esprits mais perdent l’intérêt de ceux qui sont capable de solutions innovantes et constructives réfléchies. En choisissant le ton vous avez choisis vos supportaires. Bon chance.
p.s.J’avais écrit ce commentaire a une chronique de Lisée ce matin et trouve qu’elle s’applique bien a votre sujet.
Une prochaine fois? Ça doit être difficile de faire plus paternaliste et condescendant, et de démontrer plus de préjugés sur le manque de connaissance d’une génération que vous méprisez. Petit, tout cela.
Ne vous en faites pas, monsieur Facal, pour la prochaine chronique. Nos révolutionnaires en herbe vont certainement vous fournir tout le matériel dont vous aurez besoin. Ca ne devrait pas tarder. En passant, j’ai remarqué que depuis le passage devant la justice de sa fille, Amir Khadir c’est calmé ainsi que sa belle-mere maternelle. La possibilité d’un casier judiciaire a 19 ans, ca fait réfléchir. Il est meme sorti publiquement pour passer le message a ses tetes folles de ne pas déranger le mariage du fils de monsieur Bachand. Car oui, des ‘petits génis’ avaient eu la brillante idée de faire une telle chose. C’est avec des idées comme celle-la qu’ils veulent nous convaincre qu’on est assez mature pour avoir un PAYS.
Vous êtes censé être un homme intelligent, mais il semble bien que ce soit plutôt votre facilité d’élocution qui nous induit en erreur. Parce que votre comparaison du mouvement social que l’on vit avec la dictature communiste est d’une absurdité dont seuls les torchons de Martineau peuvent être comparés.
On est plus dans les année 70, le saviez-vous. Il n’y a personne de sensée qui désire imposer la dictature du prolétariat, “dans un seul pays”. Votre texte n’a qu’un but : dénigrer les jeunes “la régression infantile” et faire croire au “peuple”, dont vous semblez penser qu’il est composé d’un agrégat de malades mentaux, que tout ce que veulent les contestataires c’est d’améliorer leur sort individuel en assasinnant les élus et en construisant des prisons pour y mettre tout ceux qui ne pronent pas l’idéologie néolibérale. C’est la droite qui construit des prisons pas la gauche.
Bref, on pourrait n’en raconter des tonnes à propos de toutes ces bêtises que les chroniqueurs et éditorialistes des médias poubelles écrivent sur les évènememnts. Qui peut encore douter que tous ces torchons sont commandés d’en haut, par les grands boss, ceux qui vous payent, pour faire vendre de la copie et reconduire la droite extrêmiste de la gang à Charest en mystifiant la population. Car le mépris et la haine, ça c’est vendeur. Vous voulez vendre de la copie ? vous avez trouvé la recette, la recette des puissants : diviser pour règner.
Je ne crois pas du tout à votre impartialité de pseudo intellectuel. Vous êtes à la solde des puissances de l’argent et vous n’êtes plus en mesure de penser par vous-même. Comme c’est pitoyable !
Le 17 juin 2012
M. Joseph Facal
Suite à votre chronique du 11 juin, je me suis rappelé, un terrible cauchemar. Je vous le raconte.
Le cauchemar
Je vivais paisiblement dans un pays que j’aimais. Il n’était pas parfait, mais il me convenait assez bien. Je ne me posais pas trop de questions jusqu’au jour…
Jusqu’au jour où, pour une question de 2 sous par jour tout bascula. Le grand chef du 2ième pouvoir décida d’éliminer une longue tradition d’accessibilité aux études supérieures sans préalablement la soumettre à son électorat. Évidemment, il y avait un savant calcul électoral. Il ne faut pas se méprendre, le grand chef du 2ième pouvoir était un fin renard et il était appuyé par un puissant pouvoir corporatif. Pour une raison que l’on ignore (après tout ce n’était que pour 2 sous par jour), plusieurs guerriers du 4ième pouvoir décidèrent d’en faire leur cause. L’enjeu de la bataille, le contrôle de la pensée de la majorité. Pour ce faire, certains guerriers du 4ième pouvoir choisirent d’utiliser une arme terrible, la démagogie. Cette arme utilisée par le 2ième pouvoir, n’est en général pas très dangereuse. Autrefois, elle était rapidement analysé et démasqué par le 4ième pouvoir. Mais lorsqu’elle est utilisée et encouragée par ce 4ième pouvoir, elle devient une incroyable force de destruction. Jusqu’à ce jour, cette arme était peu utilisée par ce 4ième pouvoir. Les plus vaillants et nobles guerriers du 4ième pouvoir, savaient que l’utilisation de cette arme était dangereuse. Ils connaissaient la responsabilité qu’incombait la garde de ce pouvoir. Les plus nobles guerriers n’utilisaient jamais cette arme. Ils connaissaient sa puissance, mais savaient qu’elle pouvait engendrer la colère, la haine et la violence chez certaines personnes vulnérables. Mais insidieusement, de plus en plus, certains nouveaux guerriers de ce 4ième pouvoir, ont commencé à utiliser cette arme. Ils ont constaté rapidement la puissance de cette arme, sur le contrôle de la pensée d’une partie importante de la population. À l’utilisation de cette arme, ces guerriers prenaient de plus en plus de plaisir à l’utiliser, voyant les réactions qu’elle provoquait, le pouvoir qu’elle leur procurait.
Suite dans mon prochain commentaire
Éric Ricard
Suite Le cauchemar
La population réagissait étrangement. Chaque soir, on voyait dans la rue des milliers d’individus frappant des casseroles. Certains se bousculaient, se frappaient. La partie la plus amusante de ce cauchemar était le défilé de jeunes femmes à moitié nues, portant de petits carrés rouges sur le bout de leurs seins. Mais la partie la moins glorieuse était, sans contredit, la haine croissante qu’elle provoquait dans la population. Des chansons de très mauvais goût surgissaient. Par contre d’autres, très belles émergeaient. Mais les guerriers du 4ième pouvoir profitaient de chacune des faiblesses des quelques gens vulnérables à la démagogie, en récitant leurs litanies; « Ils sont tous violents », « Les jeunes sont paresseux » « Ce sont des bébés gâtés », « ils ne veulent pas faire leur part », « ils ne veulent même pas payer 50 cents par jour », cachant qu’eux-mêmes, ne veulent pas payer 2 sous par jour pour offrir aux jeunes, les même conditions auxquelles ils ont profitées dans leur jeunesse.
La population était exacerbée, aliénée, polarisée. Une partie de la population vulnérable à la démagogie reprenaient les mêmes slogans avec encore plus de violence; « Ils sont tous violents », « Les jeunes sont des paresseux », « Ce sont des bébés gâtés »… Bien sûr, on a bien pris la précaution de ne pas leur dire, qu’ils seront les prochains à passer dans le tordeur. Un de ces guerriers poussa l’audace jusqu’à comparer, un de ses adversaires à un dictateur chinois du nom de Mao. Il prit bien soin de se mettre en héros, dans la peau d’une pauvre victime. C’était un peu gros, mais efficace. Certains ont crié au génie.
Monsieur Facal, ce qu’il y a de plus terrible dans ce cauchemar, c’est que contrairement à votre rêve, je ne sais pas du tout comment cela va finir. Il n’y aura de sonnerie de cadran pour me sortir de ce mauvais rêve.
Ce qu’il y a de plus triste, c’est que ce cauchemar, c’est notre réalité.
Éric Ricard
J’ai été surprise que les gens en fassent une telle histoire. Ça me paraissait tellement évident que c’était une caricature et que ça se voulait humoristique.