Amateurs de ballon rond, nous célèbrerons aujourd’hui la gloire du Real Madrid. Et voici mon homélie. J’aurai peut-être l’air fou dans quelques semaines, mais ça ne tue pas.
Car, oui, je vous le dis, parmi les 16 équipes encore en lutte dans la Ligue des Champions, c’est indiscutablement le Real Madrid qui a été le plus impressionnant jusqu’à maintenant.
Le match nul (1-1) de mardi, sur la route, contre le CSKA Moscou, ne devrait pas inquiéter outre mesure. Le score ne reflète pas la domination totale des Madrilènes. Les joueurs de l’Armée Rouge ont lutté courageusement, mais les vrais adversaires du Real, qui gaspilla nombre d’occasions de but, furent le froid et le gazon artificiel.
Dans les buts, Casillas n’a presque rien eu à faire. C’est une erreur de Coentrao, mal à l’aise comme latéral gauche, qui procura une égalisation inespérée aux Moscovites dans les arrêts de jeu. Le match retour à Madrid, le 14 mars, s’annonce terrible pour les Russes.
Depuis le début de sa campagne européenne, les chiffres reflètent la force de frappe du Real. Dans la phase de groupes, il a maintenu une moyenne de 3,17 buts par match, juste derrière les 3,33 du Barcelone, et loin devant la troisième meilleure moyenne, celle du Chelsea, à 2,17.
Beaucoup d’équipes choisissent, vers la mi-saison, de prioriser le championnat national ou les compétitions européennes selon l’état des troupes et leur position au classement. Mais l’énorme pression populaire et médiatique permet moins au Real ce genre de calculs. Il doit viser les deux tant que c’est réaliste.
Cette année, un doublé est une réelle possibilité. Dans le championnat espagnol, ses chiffres offensifs sont ahurissants : 3,43 buts par match, loin devant le Barça à 2,96 et l’Athletic de Bilbao, lointain troisième à 1,61. Au plan individuel, Cristiano Ronaldo (1,22 but par match) fait mieux que Messi (1,17).
Avec dix points de retard et seulement 15 matchs à jouer, le Barça doit espérer que le Real trébuche au moins trois fois et le battre obligatoirement lors du «clàsico» du 22 avril. C’est extrêmement peu probable. C’est le Barça qui, sans l’admettre ouvertement, pourrait vouloir se concentrer sur la conquête du trophée européen.
Sur la scène européenne, quels clubs seront les principales menaces pour le Real ? Barcelone et l’AC Milan ont presque déjà leurs billets pour les quarts de finale. À domicile, le Bayern (0-1 à l’aller) devrait logiquement renverser la vapeur contre Bâle.
Mardi, Chelsea a affiché ses carences défensives contre Naples (1-3). Lavezzi et Cavani se sont promenés toute la soirée en territoire anglais. En attaque, seul Mata a montré quelque chose de positif. Mais le but des Anglais sur la route pourrait valoir de l’or lors du match retour à Stamford Bridge.
Normalement, l’Inter de Milan devrait aussi être un prétendant sérieux. Mais plus rien n’est normal chez le Bleu et Noir, battu par Marseille (1-0) mercredi et sans victoire depuis sept matchs.
Sur la corde raide, Ranieri est le quatrième entraîneur en vingt mois après Benitez, Leonardo et Gasperini. Les piliers Sneijder et Forlan sont méconnaissables. La défense est carrément gériatrique. Les autres clubs ne semblent pas avoir les moyens d’inquiéter le Real.
L’an dernier, sur la manche gauche de leur chandail, les joueurs du Real arboraient une coupe avec le chiffre 9 à l’intérieur, qui est leur nombre de titres de champions d’Europe. Aucun autre club n’a un palmarès continental qui s’approche de celui-là.
La Maison-Blanche attend la fameuse «Décima», la dixième coupe, depuis 2002. Cette année, on a enlevé l’écusson, peut-être par superstition. Mais j’ai l’impression qu’on pourrait bientôt remettre les couturières au travail.
Malgré tout, le Barça demeure le meilleur club au monde et de loin…
Ce que j’apprécie de vous Joseph, et plus que vous ne croyez, c’est que vous ne nous écoeurez pas avec l’os… de Canadien pisde sa gang de Ploucs!
Le pire c’est qu’on peut même pas leur dire ce qu’on pense d’eux, ils ont un condom linguistique. Le jus ne se rend pas jusqu’à leurs oreilles. Alors imagienz leur cerveau.
Mon intérêt pour ce sport fabuleux est très récent… à peine 12 mois. J’ admire le courage de monsieur Facal, mais partisanerie oblige, seb a très bien résumé ma pensée. On en reparle le 23 avril prochain. Le parcours 2011-2012 du Real dans la Liga mérite cependant à juste titre d’ être souligné; je pense humblement que les 10 prochaines semaines mettront en lumière les limites du tandem Pepe & Ramos et la distraction apportée par le futur de leur entraîneur Mourinho pourrait finir par les dé-focuser, mais pas au point de leur faire perdre le championnat espagnol… malheureusement !