Pas un fin stratège

- 15 mai 2012

On ne peut pas dire que AK46, Andrei Kostitsyn est un fin stratège.  Il s’apprête à s’inscrire sur le marché des joueurs autonomes sans restriction et le voilà qu’il multiplie les erreurs.  Tout d’abord, il enfreint un règlement de l’équipe.  Il est suspendu par les dirigeants des Prédateurs de Nashville.  Puis, il commet une autre faute dans le cadre du championnat du monde.

Pas très intelligent pour un joueur qui offrira ses services à toutes les équipes de la Ligue nationale.  Maintenant, quelle formation va prendre une chance sur Kostitsyn?  Quelques formations tenteront d’acquérir ses services?  On cherchera à l’inviter à se joindre à une équipe mais à un prix à la baisse.  Il demeure que. aubaine ou non, c’est un joueur qui dérange et qui devient trop souvent une distraction au sein d’une équipe.

On observe Kostitsyn et on observe Dustin Brown et on comprend pourquoi une équipe progresse et une autre régresse.  En 2003, au repêchage des joueurs amateurs, le Canadien réclama au 10e rang, Andrei Kostitsyn.  Puis, quelques choix plus tard, les Kings de Los Angeles réclamaient les services de Brown.

Aujourd’hui, Kostitsyn se ferme les portes à bien des endroits alors que Brown pourrait bien guider les Kings jusqu’à la coupe Stanley.  On compare les deux joueurs et on comprend qu’une équipe comme les Kings connait du succès et une formation comme le Canadien ou encore les Prédateurs sont dans les boules à mites.  Avec la parité, parfois, un joueur peut faire toute la différence.  Et le repêchage des joueurs amateurs ne laisse aucune marge pour l’erreur.

Un court séjour

- 14 mai 2012

On peut dire que Dale Hunter a rempli son mandat.  Enfin, il a changé la personnalité des Capitals de Washington.  Cette équipe aura pu tout aussi bien gagner la série contre les Rangers de New York.  Ce fut à ce point très serré.  On gardera aussi en mémoire les événements du cinquième match alors que les Capitals n’étaient qu’à sept secondes de prendre les devants 3-2.  Mais bon.  Henrik Lundqvist a été brillant, les Rangers affrontent maintenant les Devils du New Jersey et Dale Hunter se prépare à la coupe Memorial avec son équipe, les Knights de London.

Il n’a pas tardé à aviser George McPhee, le directeur général de l’équipe que pour lui, les Capitals, c’était terminé.  Pas question de poursuivre l’expérience de la Ligue nationale.  Il a hésité à accepter l’offre des Caps, en novembre dernier.  Il a finalement dit oui.  Il a fait ce qu’il croyait devait être fait à Washington, c’est-à-dire mettre un terme au country club de Alexander Ovechkin et de modifier la philosophie de l’entreprise, les Capitals devenant une équipe défensive plutôt qu’une formation portée vers l’attaque.

Il a réussi… mais a aussi perdu son pari.  Les Capitals ont été incapables d’aller plus loin que la deuxième étape, en grande partie parce que les joueurs devant assurer le leadership n’ont justement pas été des leaders.   Hunter a apprécié l’expérience, mais a-t-il aimé?  Il faut croire que non.   On peut facilement dresser un parallèle entre Hunter et Patrick Roy. Deux ex-joueurs, deux hommes de caractère qui roulent sur l’or dans le hockey junior étant des propriétaires fort astucieux, réalisant des profits intéressants et ayant fait de leur organisation des entreprises modèles pour le hockey junior.  Egalement ils aiment enseigner.  Ils aiment le contexte dans lequel ils travaillent.

La seule différence entre les deux, c’est que Hunter est allé voir s’il aimerait travailler avec des professionnels.  Il a dit non.  Roy ne le sait pas.  A lui maintenant de tenter l’aventure.  Après quoi il pourra décider.

- 10 mai 2012

 

Il s’agit d’un match où Alexander Ovechkin pourra retrouver en partie sa réputation qui lui avait permis de toucher un contrat fabuleux.  On avait souligné qu’il était un sauveur?  Il faut se rendre à l’évidence que Dale Hunter a  modifié le statut de Ovechkin.  On n’est plus sauveur qu’on avait ciblé.  Il demeure une grande vedette mais son rôle a considérablement changé maintenant que l’homme derrière le banc ne se plie pas à ses caprices.

 

Bien au contraire, Dale Hunter utilise Ovechkin quand les Capitals ont besoin de marquer des buts.  Quand son équipe se donne une priorité d’un ou de deux buts, Ovechkin devient alors un joueur comme un autre.  Il ne joue plus 23 minutes par match.  Il doit respecter les consignes comme tout le monde.

Il ne doit pas s’éloigner du plan de match. 

 

Certains diront que Hunter risque de tout perdre si les Capitals se retrouvent dans les boules à mites, ce soir.  Possible.  Mais, ça ne le dérange pas du tout parce qu’il se plaisait bien à London avec son club étoile et retourner en Ontario demeure toujours une option pour lui.

 

On dira qu’il a perdu son pari dans le cas de Ovechkin.  Pourtant, qu’ont fait les Capitals ces dernières années alors que Bruce Boudreau laissait son joueur étoile agir à sa guise.  C’était un country-club.

 

Hunter a tenu tête à Ovechkin.

A Ovechkin de prouver qu’il peut être le sauveur… A lui de prouver qu’il a encore l’étoffe du joueur capable de changer la tournure des événements.  Le moment ne peut pas être plus propice.

Un échec des Capitals obligera les décideurs à revoir l’évaluation des effectifs.  A revoir les conséquences de l’investissement Ovechkin. 

Larry et le Canadien

- 9 mai 2012

Don Cape, le conseiller d’affaire,  affirme que Larry Robinson prêterait une oreille attentive si jamais il  recevait une offre du Canadien.  Cool.  J’aime bien Larry.  C’est une personne généreuse, un bon entraineur adjoint, un gars qui s’investit entièrement quand on lui confie une mission.

Cependant, pourquoi quitterait-il les Devils du New Jersey pour occuper le même poste avec le Canadien?  Je pose la question parce que les dirigeants des Devils, en particulier Lou Lamoriello, ont toujours été loyaux envers Larry pour les services rendus à l’organisation.  Egalement, parce que Larry est établi aux Etats-Unis depuis qu’il a quitté Montréal pour Los Angeles.  Enfin, je suppose qu’il est bien dans sa peau.  Son contrat prend fin le 1er juillet et, à moins qu’il désire un changement, il faut croire qu’il sera de retour si Lamoriello le veut, si Robinson le veut… et si Peter DeBoer le veut.

Dans le cas de DeBoer, il n’a pas choisi Robinson.  L’ex-défenseur était en place quand l’ex-pilote des Panthers de la Floride s’amena pour prendre les guides des Devils.  Quand j’ai rencontré Robinson, il y a huit semaines à l’occasion d’un match entre les Devils et les Sénateurs, il était emballé de son association avec le nouvel entraineur des Devils.  il ne tarissait pas d’éloges à l’endroit de l’entraineur.

Si Cape précise que son client écouterait avec attention, c’est qu’il se passe quelque chose ou encore veut-on se faire du capital à l’approche des prochaines négociations… si négociations il y aura.  On ne connait pas les plans des décideurs des Devils simplement parce qu’on ne sait toujours pas si cette formation retrouvera un certain équilibre financier ce qui est loin d’être le cas présentement.  On parle même que les Devils pourraient déclarer faillite le 1er juillet, les banques ne pouvant plus tolérer les raisons soulevées par le propriétaire pour expliquer les retards dans les paiements de la dette.

Une chose qu’on ne peut nier.  Robinson apporte de la crédibilité derrière le banc.  Il est respecté et il respecte les joueurs.  A suivre…

La liste cachée…

- 8 mai 2012

Bon, je vous propose un petit sondage.  Vous avez une p’tite idée des candidats au poste d’entraineur-chef du Canadien.  Vous connaissez les conditions énumérées par Marc Bergevin: un entraineur bilingue. Expérimenté? Pas nécessairement.

Je vous fournis une liste, parce qu’elle subit des modifications à tous les jours… et puis, vous faites un choix.

Patrick Roy, inexpérimenté mais un passé impressionnant.  Michel Therrien: a déjà impressionné Bergevin alors qu’il était à Wilkes Barrie.  Marc Crawford: pas vraiment reluisant au cours des dernières années.  Guy Carbonneau: euh…  Alain Vigneault, 82% des amateurs de hockey veulent le voir derrière le banc des Canucks, c’est tout de même intéressant. On a soulevé le nom de Pascal Vincent, entraineur-adjoint avec les Jets de Winnipeg, tiens, tiens.  Joel Quenneville?  Les Blackhawks disent qu’il sera derrière le banc de l’équipe en septembre, mais Quenneville et les décideurs des Blackhawks, ce n’est pas l’harmonie.  Bob Hartley est de retour de la Suisse après avoir gagné le championnat avec une formation nettement inférieure à deux ou trois équipes.  Un curriculum vitae bien garni et un pilote d’expérience.

Vous avez également la possibilité d’ajouter un candidat qui n’apparait pas sur cette liste.

Je vous demande votre choix.  Leadership, fermeté, forte personnalité, et un communicateur.  Je pense que ce sont là des qualités recherchés par les organisations de la Ligue nationale.

Alors, prononcez-vous?

La patience

- 7 mai 2012

Il faut croire que les gens de Québec devront s’armer de patience.  La Ligue nationale a trouvé un acheteur pour les Coyotes de Phoenix, une formation de l’Arizona qui porte le nom de la ville de Phoenix mais qui évolue à Glendale aux frais des contribuables, la ville versant $25 millions par année pour éponger le déficit annuel de la formation.

Greg Jamison est le nouveau propriétaire.  Ou a-t-il pris si rapidement son argent, personne ne le sait.  Donc, les Coyotes semblent avoir résisté à une autre tempête de sable.  Mais, un instant.  La vente de l’équipe est une chose mais la décision du conseil de ville de Glendale est une autre chose.

Pour que tout soit conforme aux règlements de la Ligue nationale, le nouveau propriétaire doit avant tout être le gestionnaire de l’amphithéâtre où évoluera l’équipe et ce n’est pas encore acquis.  Les membres du conseil de ville sont divisés, enfin, quatre sont d’accord à ce que la ville verse $17 millions pour aider Monsieur Jamisonj dans la gestion de l’aréna et trois sont en désaccord, une autre ne sait pas.  Puis, il y a Goldwater Institute.

Le plus important pas à franchir pour Jamison, c’est de faire la preuve que son entente avec la Ville de Glendale n’inclut pas l’argent des contribuables.  Bonne chance.  Cependant, les gens de Québec ne doivent pas désespérer. Il a fallu trois ans avant que les amateurs de hockey voient le hockey de la Ligue nationale s’installer de nouveau au Manitoba.  Il y a plusieurs équipes présentement en difficultés financières dans cette ligue.  L’an dernier, on croyait tous que les Coyotes s’en allaient à Winnipeg… or ce sont finalement les Coyotes qui ont transféré leurs pénates…  Qui sait, Gary Bettman réserve peut-être une autre surprise.

Le prochain entraineur

- 4 mai 2012

Tout le monde y va de sa petite prédiction.  Pour vous dire la vérité, des prédictions, je n’en fais plus.  Vous n’avez qu’à consulter les résultats des séries éliminatoires et vous allez tout comprendre.

Il s’agit d’une année terrible, les amis.  Terrible je vous le dis.  J’avais prévu que le Canadien participerait aux séries éliminatoires. J’avais prédit que les Sénateurs termineraient au dernier rang.   Non, j’arrête ici.  je ne vais pas plus loin.

Par conséquent, quand on me demande qui sera le prochain entraineur du Canadien, je ne peux pas faire autrement que de vous répondre: et vous qui croyez-vous sera le prochain pilote?  Les candidats, on peut les rappeler.  Sans doute qu’on va en oublier quelques-uns, mais allons-y.  Patrick Roy, Michel Therrien, Bob Hartley, Guy Carbonneau, Benoit Groulx, Marc Crawford.  On s’intéresse bien entendu à des candidats bilingues.  Bon, on va éliminer Claude Julien puisque Cam Neely a déclaré l’autre jour qu’il était plus que satisfait de son entraineur, qu’il accomplissait de l’excellent boulot derrière le banc des Bruins.

Il y a aussi Alain Vigneault.  A Vancouver, on ignore toujours s’il sera de retour l’an prochain.  Le Vancouver Province, le quotidien de la ville, soulignait récemment que c’était la fin des haricots pour Vigneault.  Si c’est le cas, il devient un sérieux candidat.  Il travaille dans l’Association de l’ouest, donc, j’imagine que Marc Bergevin a une bonne idée des forces et des faiblesses de l’entraineur.  Egalement, il a travaillé pour Serge Savard dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec et Savard a toujours prétendu qu’il était un entraineur respecté et talentueux.

Quels seront les critères? Un entraineur qui sera en mesure de composer avec les jeunes joueurs.  Un entraineur qui saura mettre de l’ordre dans le vestiaire.  Un entraineur qui sera en plein contrôle et qui n’acceptera pas les demi-mesures. Un entraineur qui prônera un système conçu pour les effectifs qu’il aura à sa disposition.

Ceux qui j’ai mentionnés ont tous une certaine expérience de la Ligue nationale… sauf un.  Patrick Roy.  Je fais référence évidemment dans la rôle d’entraineur.  Mais, il demeure tout de même le candidat numéro un.  Je m’arrête là au niveau des prédictions.

Les priorités

- 3 mai 2012

J’observais Marc Bergevin sur le plateau de l’émission « Le Match » mercredi soir alors qu’il puisait dans le peu d’énergie qui lui restait pour chercher à réconforter les partisans du Canadien.  Il affirmait après avoir passé l’une des journées les plus émotives de sa vie qu’il disposera d »un personnel minutieusement choisi pour bien attaquer les dossiers chauds qu’on a déposés sur son bureau, hier matin.  Il a ouvert une filière, celle de Randy Cunneyworth, à qui il mentionna qu’il retournait pour l’instant à son ancien rôle d’entraineur adjoint.  Sur le plateau, il trouvait le moyen de rigoler, de raconter son expérience de joueur et son arrivée à Vancouver après l’affaire Moore/Bertuzzi.  Brian Burke avait fait son acquisition parce qu’il voulait profiter de son talent de rassembleur et d’humoriste pour amenuiser l’atmosphère lourde dans le vestiaire des Canucks.  Pendant plusieurs minutes, Burke lui demanda de communiquer avec les autres joueurs des Canucks, de leur expliquer qu’ils avaient un rôle à remplir et de mettre à profit son sens de l’humour.

Après avoir écouté Burke, au bout de plusieurs minutes, il le regarda dans les yeux.  « Dis-moi, Brian, au cas où tu aurais oublié, j’ai apporté mon équipement de joueur… »  Burke comprit qu’il avait choisi le bon joueur.

C’est un peu ce que racontait Serge Savard, mercredi.

Maintenant, il faut établir les priorités.  J’Imagine qu’il va s’attaquer au dossier le plus important.  Ce n’est pas l’entraineur, ce n’est pas Carey Price.  Ce n’est pas Scott Gomez.  Il s’agit de trouver les gens qui sauront l’entourer et appuyer son boulot.  Ce sont les gens qui cadreront parfaitement dans son modèle d’affaires.  Ce sont ceux avec qui il partagera la tâche de relancer cette organisation.  Marc Bergevin va s’entourer de personnes compétentes, des personnes avec un bon jugement, des gens qui sauront à l’occasion défier son analyse.  Plusieurs fois, mercredi soir, il est revenu sur le sujet.  « Je vais embaucher des personnes et nous formerons une bonne équipe.  Quand viendra le temps de prendre une décision, ces personnes seront invitées à donner leur opinion.  Tout le monde sera mis à contribution. »

Qui sera l’entraineur? Quel sort réserve-t-il à Scott Gomez? Quel contrat offrira-t-il à Price ou encore à PK Subban?  Echangera-t-il son choix de première ronde?

Il invitera le comité qu’il s’apprête à créer à s’impliquer dans toutes les opérations de l’organisation.   Marc Bergevin est un communicateur. Il a le sens du devoir et surtout, les gens qui le connaissent bien, se plaisent en sa compagnie.  Ils se sentent importants parce que Marc Bergevin leur dit qu’ils ont un rôle primordial à jouer.

 

Un manque total de respect

- 1 mai 2012

Andrei Kostitsyn est dans le trouble.  Doit-on s’en étonner? Alexander Radulov est lui aussi dans de mauvais draps. Ce Radulov est le même qui joué sous les ordres de Patrick Roy, avec les Remparts de Québec, et qui effectue un retour avec les Prédateurs de Nashville même s’il leur a fait un pied-de-nez, il y a trois ans, en quittant l’organisation sans aucun respect pour l’entente qu’il avait signée et qui devait se poursuivre pendant une autre saison.

Les deux joueurs ont été suspendus par la haute direction des Prédateurs. On n’a pas voulu élaborer sur les circonstances entrainant cette suspension mais on peut deviner que les deux joueurs ont non seulement soulevé l’ire de Barry Trotz et de ses adjoints mais ils ont également manqué de respect envers leurs coéquipiers.  Il faut croire qu’ils ne sont pas très populaires dans le vestiaire de l’équipe et on le serait à moins. Quel manque à l’éthique.  Quel comportement honteux pour deux athlètes professionnels au moment où leur formation a de grandes ambitions et c’est justement pour cette raison que si les deux joueurs sont à Nashville, on pense en fonction de la coupe Stanley.

On ne veut pas dévoiler les raisons qui ont poussé Poile et Trotz à prendre une décision aussi importante.  On dit que l’équipe a des règlements internes et que les joueurs doivent les respecter.  Donc, Radulov et Kostitsyn ont jugé qu’ils étaient au-dessus de tout ça.  On connaît l’histoire de Kostitsyn et ses frasques à l’extérieur de la patinoire.  Rappelez-vous les événements qui avaient marqué son passage à Montréal, il y a trois ou quatre ans.  Dans le cas de Radulov, il faut croire que les lois sont pour les autres, que lui, il doit jouir d’une certaine immunité.

Tout d’abord, il ne respecte pas son contrat avec les Prédateurs. Puis, il est responsable du licenciement de son entraineur dans la KHL. Les Prédateurs acceptent de le rapatrier à Nashville mais son retour n’est pas très reluisant. Poile et Trotz ont décidé de les suspendre pour le match numéro trois. C’est bien.  Tous les joueurs doivent respecter les règlements sans aucune exception.

Mais, un match, est-ce suffisant?

Subitement des investisseurs…

- 30 avril 2012

Voila qu’on nous informe que le 8 mai, Greg Jamison pourrait en venir à une entente avec la Ligue nationale de hockey pour l’achat des Coyotes de Phoenix.  Ça fait 36 mois qu’on cherche des investisseurs et voila que, soudainement, ils pointent le nez.  Comme ça.  Est-ce la fièvre des séries éliminatoires qui crée un tel engouement pour le hockey, pour une équipe n’a pas réalisé des profits depuis 15 ans? Est-ce la fièvre des séries éliminatoires qui aveugle les investisseurs?  Je l’ignore.  Mais, je ne crois une seule seconde le scénario avancé au cours des dernières heures.  Ce dossier me rappelle au plus haut point celui des Thrashers d’Atlanta qui, l’an dernier, avaient toujours des investisseurs locaux intéressés à embarquer dans l’aventure alors que, dans les faits, ils étaient plutôt des investisseurs invisibles.

J’ai beaucoup de difficulté à croire que Goldwater Institute ne s’opposera pas à toute tentative de la Ligue nationale et de Greg Jamison d’obtenir des faveurs de la ville de Glendale.  Parce que Jamison demande une contribution de $17 millions par année à la ville pour la gestion de l’amphithéâtre.  Il désire également d’autres « cadeaux » qu’on se garde bien de dévoiler.  Goldwater Institute n’a encore reçu aucun document démontrant que la ville de Glendale et Greg Jamison ont signé une entente de principe.  Par conséquent, Goldwater Institute, le chien de garde des citoyens de Glendale, attend en coulisses.  L’organisme n’attend que le moment pour condamner une telle entente si entente il y a, surtout si par le biais de différentes méthodes, la ville donne des fonds publics au hockey professionnel.

Il est clair que Gary Bettman ne veut pas que les Coyotes quittent l’Arizona.  Il y a quelques années, il a refusé $242 millions de Jim Balsillie qui versait également $50 millions à la ville de Glendale afin d’éliminer toute poursuite judiciaire.  Matthew Hulsizer qui n’a pu acheter les Coyotes en raison de l’intervention de Goldwater Institute serait parmi les nouveaux investisseurs… Hulsizer a fait chou blanc dans sa tentative d’acheter les Blues de St.Louis.  Comment pourrait-il devenir crédible sur le plan financier après l’échec de St. Louis? Comme on peut voir, on trouve différents scénarios pour étirer cette saga.  En réalité, la Ligue nationale cherche à créer une surenchère?  C’est bien évident.   Entre-temps, si vous êtes surpris de voir les gradins remplis pour les matchs des Coyotes en séries éliminatoires, sachez qu’on peut se procurer des billets à un prix ridicule et qu’on ne parvient pas à vendre toutes les loges corporatives.  On rapporte qu’un match des Coyotes présentement rapporte entre $500,000 et $800,000 en revenus alors qu’un match éliminatoire à Philadelphie permet aux Flyers d’obtenir plus de $2.5 millions en revenus.  Comment pensez-vous que les Coyotes peuvent devenir une entreprise capable de produire des profits?