Il y a quelques semaines, Patrick Roy y allait d’une déclaration incendiaire. Quant à rater les séries éliminatoires, autant finir au dernier rang et profiter ainsi de la situation pour réclamer un joueur de premier plan? J’avoue que ça m’a étonné cette déclaration surtout venant de la bouche d’un ex-joueur, parce que terminer au dernier rang, ça veut dire lever le pied et, en principe, cesser de compétitionner. Enfin, compétitionner mais jusqu’à un certain degré. Dans la peau d’un dirigeant d’une équipe, et je m’explique mieux les propos de Patrick, c’est frustant de voir une saison s’envoler en fumée sans aucun résultat positif en bout de ligne. Alors, qu’on profite d’une saison où tout tourne au vinaigre pour s’offrir la satisfaction d’ajouter un joueur exceptionnel à la formation.
Si j’étais au septième étage du Centre Bell, l’idée m’effleurerait l’esprit. La saison prochaine, j’aurais une meilleure équipe à proposer aux détenteurs d’abonnements saisonniers. J’aurais de nouveaux objectifs et je pourrais pendant l’entre-saison, colmater certaines brèches en furetant au marché des joueurs autonomes sans compensation. Je pourrais également signaler à certains joueurs qu’ils ne seront pas de retour la saison prochaine.
Mais, comment, sérieusement, peut-on lever le pied dans un sport d’équipe? En disant à l’entraineur d’utiliser les effectifs différemment qu’en temps normal? Je ne sais pas, je vous pose la question. La crédibilité du sport n’est-elle pas en cause? C’est la raison pour laquelle j’ai bien aimé la réaction des joueurs du Canadien lors des deux derniers matchs. Ce n’est pas une équipe de premier plan mais elle doit continuer à se battre. Elle doit continuer à offrir un effort de tous les instants. Les joueurs signent des ententes à gros prix, donc ils prennent des engagements, ceux d’aller au bout de leurs ressources. Ceux de chercher à gagner à chaque rencontre.
Je sais que terminer au dernier rang offre un privilège particulier. Mais, une bonne équipe de recruteurs parvient toujours à sortir un lapin du chapeau qu’elle s’exprime au 3e ou au 5e ou au 10e rangs.

Vous avez mis le doigt sur le « bobo » : une bonne équipe de recruteurs parvient toujours à sortir un lapin du chapeau qu’elle s’exprime au 3e ou au 5e ou au 10e rangs.
Je ne crois pas que l’on peut donner ce qualificatif à l’équipe de recruteurs du Canadien!
Même rendu au dernier match d’une saison de misère, la job des joueurs et des entraineurs est de tout donner pour remporté la victoire.
Par contre, le DG peut « aider sa cause » en se débarrassant de ses vétérans. Par exemple, si on échange Gill, Moen et Kostitsyn contre des choix, le CH formera certes une moins bonne équipe d’ici à ce qu’ils soient remplacés.
Moi du moment qu’ils ne fassent pas les séries ça me satisferait.
Yves N.
C’est vrai les Bruins ont tendance à en arracher en séries contre le CH…