L’entraînante électro-pop de Miike Snow

- 3 mai 2012

Le Métropolis était bien rempli, hier soir, pour le passage de la formation suédoise Miike Snow (à prononcer comme « Mike »). Avec son album au titre éponyme paru en 2009, et surtout grâce à la pièce Animal, le groupe a connu une popularité instantanée.

En mars, durant le festival South by Southwest, Miike Snow était à l’affiche. Une file immense de spectateurs se trouvait dans la rue, dans l’espoir de pouvoir entrer dans l’établissement. Après plusieurs minutes d’attente, j’avais réussi, presque in extremis, à entrer. Joie? Oui et non. Avec un retard assez incroyable, pour je ne sais quelle raison, les musiciens de Miike Snow étaient montés sur scène avec presque 1h30 de retard… Et leur spectacle était initialement prévu pour minuit! Faites donc le calcul à quelle heure ils ont commencé leur prestation. Ce jour-là, très fatigué, j’avais tiré ma révérence au bout de trois chansons, me promettant de me reprendre lorsque le groupe serait de passage à Montréal.

Eh bien, ça n’a pas été mieux pour moi hier. Grippé et fatigué, c’est avec tout mon petit change que je me suis traîné jusqu’au Métropolis. Pour pleinement apprécier un spectacle comme celui de Miike Snow, il faut être idéalement en pleine forme. Et ce n’était visiblement pas mon cas! Mais bon, j’ai tout de même pu constater l’énergie que déployait la formation et les jeux d’éclairage qui ajoutaient à l’ambiance. La foule au parterre était là pour s’amuser et on a eu droit à un joli party. Le groupe n’a joué que 14 morceaux, pratiquement les mêmes qu’il interprète dans son actuelle tournée nord-américaine, se promenant entre son album homonyme et le plus récent Happy to You, sorti en mars.

À la toute fin du concert, pour la deuxième pièce du rappel, Miike Snow a conclu avec la très attendue Animal, qui a littéralement mis le feu à la salle. « Nous allons revenir très rapidement », a dit le chanteur Andrew Wyatt, à la foule. En espérant que je serai plus en forme, cette fois-là!

Les soeurs Boulay remportent les Francouvertes haut la main

- 2 mai 2012

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Stéphanie et Mélanie Boulay. Crédit photo: Le Journal de Montréal, Ben Pelosse

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S’il y avait une évidence lors de la finale des Francouvertes 2012, qui s’est déroulée mardi soir, au Club Soda, c’était la victoire des soeurs Stéphanie et Mélanie Boulay. Avec une performance à la simplicité désarmante (on ne les retrouvait que toutes les deux sur scène, chantant loin du micro), les deux interprètes originaires de New Richmond, en Gaspésie, ont eu tôt fait de charmer la foule, qui a écouté religieusement. Un énorme coup de coeur pour ce duo qui a non seulement remporté la première place du concours, mais aussi la majorité des prix remis par différents festivals (et ils étaient nombreux, de Tadoussac, au Coup de coeur francophone, en passant par M pour Montréal). Il n’y a pas à dire, les Francouvertes ont craqué pour les soeurs Boulay.

« On n’est pas parentes avec Isabelle Boulay, pour ceux qui se le demandent », ont dit à la foule, les deux sympathiques soeurs. L’une brunette, l’autre blonde, elles se sont montrées en parfait contrôle de leur performance, livrant des chansons aux harmonies vocales époustouflantes, qui ont souvent donné des frissons. Se produisant en deuxième durant la soirée, il était alors évident que les soeurs Boulay seraient « l’équipe à battre » durant la soirée.

Juste avant, Francis Faubert n’a pas réussi à vraiment captiver la foule, avec ses compositions qui tiraient sur le country-folk. Son premier album, paru en 2011, a été réalisé par Dany Placard et l’on sentait un peu trop l’influence de cet auteur-compositeur-interprète sur l’artiste natif de l’Outaouais. Comme d’autres finalistes par les années passées, qui se montent un gros « band » pour impressionner les juges et le public des Francouvertes, Francis Faubert est arrivé sur scène accompagné de six musiciens. La plupart du temps, les instruments n’étaient pas utilisés à leur plein potentiel. C’est toutefois avec l’arrivée de Myëlle, pour quelques morceaux, que la performance s’est retrouvée rehaussée, les voix des deux interprètes se mariant parfaitement. Mais c’était bien peu pour espérer l’emporter.

Eux qui avaient la tâche de fermer la soirée, les trois musiciens de Gazoline, en provenance du Saguenay-Lac-St-Jean, n’ont pas fait lever la salle autant que l’on espérait. Alors que la foule était en très grand nombre derrière la formation lors des préliminaires (ce qui, à mots couverts, les aurait aidés à se rendre jusqu’en finale), les supporteurs de Gazoline ne se sont pas montrés très bruyants au Club Soda. Et le groupe n’a pas non plus facilité les applaudissements nourris. Ils ont beau avoir sorti un E.P. réalisé par Xavier Caféine, les musiciens livrent un rock pour le moins générique et qui ne se démarque pas vraiment du lot. Qui plus est, le trio n’a pas bien possédé la scène, qui semblait presque trop grande pour eux. Complètement à l’opposé des Boulay, qui n’étaient pourtant que deux sur les planches.

Ce que l’on a le plus aimé de Gazoline, c’est définitivement l’humour du groupe. Après la présentation de chacune des chansons, le groupe disait « Bonne soirée! » à la foule, comme s’il s’agissait de la dernière pièce du set. Et puis, il revenait avec une autre chanson, disant de nouveau « Bonne soirée ». Ne manquant pas de répartie, le chanteur a dit à la foule que ce qui allait démarquer Gazoline durant la soirée, ce sont « les accents latins du Saguenay ». Bien envoyé.

Au bout du compte, celles qui le méritaient le plus l’ont emporté. Aux dernières nouvelles, les soeurs Boulay n’ont pas encore été signées par une compagnie de disques. Mais gageons qu’elles devraient recevoir un appel de la Tribu ou encore Audiogram assez rapidement.

Même les Foo Fighters appuient les étudiants

- 30 avril 2012

Loin de moi l’idée de m’embarquer dans des messages politiques ici (je vais laisser le soin à d’autres collègues). Mais je trouvais sympathique cette petite découverte que l’humoriste Guillaume Wagner a partagée sur internet, aujourd’hui. Dans le vidéoclip de l’excellente pièce, The Pretender, des Foo Fighters, on y voit un immense carré rouge exploser et se détruire en mille morceaux devant une troupe anti-émeute qui s’approchait du groupe. Jolie coïncidence, n’est-ce pas?

En plus, les paroles de la chanson disent notamment:
« What if I say I’m not like the others? What if I say I’m not just another one of your plays? You’re the pretender! What if I say that I will never surrender? »

Dans un style plus propret, Bon Jovi a aussi utilisé le carré rouge dans son vidéoclip pour Have A Nice Day.

Patrick Watson: l’exemple à suivre

- 17 avril 2012

C’est ce mardi matin que paraît enfin l’excellent nouvel album de Patrick Watson, Adventures In Your Own Backyard, que j’ai eu la chance d’écouter depuis déjà trois semaines (soit depuis le mémorable spectacle que le Montréalais et ses comparses musiciens ont donné à Austin, dans le cadre de SXSW).

Lundi soir, dans un Corona bondé, Watson et ses potes ont livré le deuxième de trois concerts dans cette salle de la rue Notre-Dame, nouvellement gérée par l’équipe d’evenko.

Entouré de ses musiciens Mishka Stein, Robbie Kuster, Simon Angell, ainsi que de Mélanie Bélair (aux cordes et voix), Watson a livré un concert de 90 minutes principalement constitué de nouvelles pièces.

Dès le morceau d’ouverture, Lighthouse, le ton était donné. Souvent posté au piano, Watson nous apparaissait presque en transe sur scène. Rares sont les artistes qui vivent autant le concert que Watson peut le faire. Souvent, des artistes nous apparaissent blasés ou faussement intéressés par une prestation devant public. Pas Patrick Watson. À chaque prestation qu’il fait, le musicien ajoute sa touche personnelle qui rend la soirée unique. Un exemple à suivre.

Je l’ai vu à trois reprises en l’espace d’un mois. La première fois, dans une église à Austin. La deuxième, le lendemain dans une maison, toujours à SXSW. Et enfin au Corona. Toujours des concerts qui donnent des frissons (durant la nouvelle Into Giants et, bien sûr, la sublime The Great Escape, que Watson a livrée, seul au piano, dans un deuxième rappel).

Patrick Watson et son groupe partiront « conquérir » les États-Unis, ces prochaines semaines, avec plusieurs concerts, dont des premières parties pour Andrew Bird. Je serais fort surpris que les Américains ne tombent pas sous le charme de notre talentueux Montréalais.

Jack White en solo avant le retour des White Stripes?

- 16 avril 2012

On ne connaissait pas Jack White comme étant un homme de contradictions. Mais c’est pourtant l’impression qu’il nous a donné, dernièrement, à travers deux entrevues. D’abord, en parlant de la fin des White Stripes, White a dit qu’une réunion du groupe, dans un avenir pas si lointain, était totalement impossible, parce qu’il se voyait mal avoir annoncé la fin d’un projet et y revenir quelque temps plus tard. « À moins que je fasse faillite, un retour des White Stripes n’arrivera pas », a-t-il dit à NME. Cela avait le mandat d’être clair.

Et puis, quelques jours plus tard, interrogé par The New York Times, White a dit qu’il s’ennuyait beaucoup des White Stripes et qu’il enregistrerait volontiers un nouvel album sur-le-champ si Meg White changeait d’idée. « C’est le projet le plus inspirant auquel j’ai participé », a-t-il dit.

Ainsi donc, un retour éventuel des White Stripes n’est plus écarté. Pour l’instant, les fans du groupe peuvent toujours se rabattre sur les concerts que Jack White va donner en solo, pour appuyer son projet Blunderbuss, et lors desquels il interprète toujours des pièces des White Stripes.

Au sujet de Blunderbuss, qui sortira le 24, le vidéoclip de la chanson Sixteen Saltines a été mis en ligne, il y a quelques jours.

Le clip s’ajoute au premier extrait, Love Interruption, qui était paru en février. Qu’en pensez-vous? Selon moi, c’est toujours du Jack White à son meilleur, aussi inspiré qu’on a pu l’entendre dans les White Stripes, The Raconteurs ou The Dead Weather.