Le Métropolis était bien rempli, hier soir, pour le passage de la formation suédoise Miike Snow (à prononcer comme « Mike »). Avec son album au titre éponyme paru en 2009, et surtout grâce à la pièce Animal, le groupe a connu une popularité instantanée.
En mars, durant le festival South by Southwest, Miike Snow était à l’affiche. Une file immense de spectateurs se trouvait dans la rue, dans l’espoir de pouvoir entrer dans l’établissement. Après plusieurs minutes d’attente, j’avais réussi, presque in extremis, à entrer. Joie? Oui et non. Avec un retard assez incroyable, pour je ne sais quelle raison, les musiciens de Miike Snow étaient montés sur scène avec presque 1h30 de retard… Et leur spectacle était initialement prévu pour minuit! Faites donc le calcul à quelle heure ils ont commencé leur prestation. Ce jour-là, très fatigué, j’avais tiré ma révérence au bout de trois chansons, me promettant de me reprendre lorsque le groupe serait de passage à Montréal.
Eh bien, ça n’a pas été mieux pour moi hier. Grippé et fatigué, c’est avec tout mon petit change que je me suis traîné jusqu’au Métropolis. Pour pleinement apprécier un spectacle comme celui de Miike Snow, il faut être idéalement en pleine forme. Et ce n’était visiblement pas mon cas! Mais bon, j’ai tout de même pu constater l’énergie que déployait la formation et les jeux d’éclairage qui ajoutaient à l’ambiance. La foule au parterre était là pour s’amuser et on a eu droit à un joli party. Le groupe n’a joué que 14 morceaux, pratiquement les mêmes qu’il interprète dans son actuelle tournée nord-américaine, se promenant entre son album homonyme et le plus récent Happy to You, sorti en mars.
À la toute fin du concert, pour la deuxième pièce du rappel, Miike Snow a conclu avec la très attendue Animal, qui a littéralement mis le feu à la salle. « Nous allons revenir très rapidement », a dit le chanteur Andrew Wyatt, à la foule. En espérant que je serai plus en forme, cette fois-là!