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À prévoir: une bataille… d’avocats!

- 10 septembre 2012

L’avocat Michael Cohen et les joueurs du Canadien, représentés entre autres par Erik Cole et Josh Gorges, veulent faire valoir leurs droits devant le menace des propriétaires du Tricolore, de leur imposer un lockout, une décision qui pourrait avoir, selon eux, des conséquences sur les négociations entre les proprios et les joueurs..

Gorges disait, hier, lors d’un point de presse téléphonique, que les joueurs voulaient que les discussions se poursuivent et que les propriétaires ont choisi un lockout comme première option alors que ça devrait être la dernière option.

A la Ligue nationale, on peut déjà présumer qu’on a plongé les avocats dans le dossier, des avocats ayant sûrement monopolisé les lignes téléphoniques afin de converser avec leurs homologues du Québec pour en savoir encore plus long sur la loi en vigueur.

Ils ont dû également consulter leurs collègues de l’Alberta où l’on étudie également une demande des joueurs des Flames et des Oilers d’interdire un lockout de la part de la LNH à l’endroit des hockeyeurs des deux équipes.

N’allez pas croire que les actions prises par les joueurs du Tricolore ainsi que ceux des Oilers et des Flames n’irritent pas les dirigeants de la Ligue nationale.  Habituellement très réservé dans ses propos, et cherchant constamment à gagner la confiance des amateurs, Bill Daly y est allé d’un commentaire qui traduit bien les états d’âme des représentants des propriétaires.  « Les joueurs auraient avantage à passer leur temps à la table des négociations. »

Mais, c’est exactement ce qu’ils font, Monsieur Daly.

Ils cherchent des moyens pour freiner les menaces de la partie patronale.  Ils veulent que les négociations entre les deux clans se poursuivre mais un climat de confiance.  Jusqu’ici, ce fut un véritable fiasco autant du côté des proprios que du côté des joueurs.

Que va-t-il se passer?

Les avocats décideront de ce qui va se passer… à moins que le gouvernement québécois, comme celui de l’Ontario, tranche en disant que les joueurs du Canadien n’ont pas de syndicat, que l’Association des joueurs n’est pas un syndicat, et que le contrat qu’on tente de renouveler touche une entité, une société qui a pour raison sociale, la Ligue nationale de hockey, ayant pignon sur rue à New York.

Bref, vous connaissez le jargon des avocats.

On va appuyer sur chaque virgule, sur chacune des interprétations qu’on peut faire du code du travail.  On va se retrouver devant une bataille d’avocats et pendant tout ce temps-là, se concentrera-t-on sur l’enjeu le plus important, la convention de travail?

Je ne condamne aucunement la décision des joueurs du Tricolore, bien au contraire. Ils démontrent qu’ils ont impliqué dans les discussions, qu’ils veulent pratiquer leur sport.

Egalement, ils ne veulent pas rater un premier chèque de paie.  Quand vous gagnez 4 millions de dollars par année, ça veut dire un chèque de 400,000$ dix fois au cours de la saison.  Comme dirait l’autre, ça paie l’épicerie.

J’essayais d’envisager quelques scénarios, hier après-midi.

Supposons que le Québec accorde aux joueurs le privilège de contester un lockout.  On dira bravo.  Mais que surviendra-t-il par la suite?  Que feront les membres des 29 autres formations?  Le Canadien devra-t-il payer ses joueurs?  On me dit que oui.  Par contre, pendant le camp d’entrainement, les joueurs ne recoivent qu’une allocation pour les dépenses.  C’est pendant le calendrier régulier que ça devient intéressant.  Or, le Canadien va jouer contre qui?  Et dans quel contexte?  Geoff Molson pourra toujours soulever qu’il veut bien payer les joueurs à la condition qu’ils participent à des matchs et devant un Centre Bell occupé par les amateurs.

Remarquez que les joueurs pourront toujours lui dire : « Ça, Geoff, c’est ton problème.  Ce sont les propriétaires qui ont créé cette situation.  Nous, on respecte notre entente. »

Croyez-vous que les avocats du Canadien ne diront pas aux joueurs : « Vos contrats sont signés avec le Canadien et la Ligue nationale de hockey.  Or, la Ligue nationale de hockey est en lockout… »

Je vous préviens, ça sera d’être une bataille d’avocats.

Si ça peut retarder la menace des propriétaires, parfait!

Si ça peut ramener tout le monde a de meilleures intentions, tant mieux.

 

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Ne manquait plus que ça!

- 10 septembre 2012

La belle affaire: les joueurs du Canadien porteront leur cause devant la Commission des relations de travail du Québec, si la LNH met à exécution sa décision de déclencher un lock-out à minuit samedi.

Au risque de radoter, le sport professionnel n’est plus ce qu’il était.

Un troisième lock-out dans la LNH serait insensé et complètement IMMORAL.

Comment peut-on se ranger derrière l’une des deux parties en cause?

Si certains propriétaires n’arrivent plus à joindre les deux bouts, qu’ils mettent leur équipe en vente, un point c’est tout. Les ligues sportives professionnelles sont réservées à des individus qui ont les poches pleines de cash.

Comme on dit chez nous, c’est au plus fort la poche!

Les joueurs qui ont le talent pour faire partie du grand cirque ne sont plus des esclaves comme au temps du Rocket.

Les perdants sont les amateurs.

Il ne faut pas se leurrer: les prix des billets vont continuer d’augmenter.

Attendez que les matchs télévisés deviennent payants. Payants comme pour les combats de boxe à 19,95 $, si ce n’est pas plus.

Vous riez?

Ça arrivera bien un jour.

On ne parle plus de sport, mais de gros sous.

Les jeunes qui n’ont pas connu l’époque où les joueurs jouaient pour l’amour du jeu et de leur équipe manquent quelque chose.

Les gens ont toujours la liberté de s’abstenir, mais pour certains, c’est plus fort qu’eux. Ils restent fidèles à leur sport, même s’ils sont trompés.

Quel monde!