Gary Bettman ajoute un autre lockout à son palmarès. Je lisais récemment les déclarations d’un économiste de l’état du Massachusetts, Andrew Zimbalist: “Quand un chef d’entreprise est à l’origine de trois arrêts de travail en 18 ans, c’est qu’il a un problème de gestion. Il est clair que cet homme, (Bettman), ne veut surtout pas reconnaître ses erreurs au niveau de la gérance, dans cette situation, il veut que les joueurs paient la note.” Quand on parle des erreurs de Bettman, on s’attarde surtout à son entêtement à vouloir couvrir tous les principaux territoires des Etats-Unis dans l’espoir de décrocher un faramineux contrat avec une chaîne de télévision des USA. Il a obtenu une entente de 2 milliards$ pour 10 ans avec le réseau NBC, ce qui représente 200 millions$ par année, mais on est très loin des ententes signées par les trois autres grands sports professionnels. Pourtant, on savait très bien que les équipes du sud des Etats-Unis et celles de l’Arizona et de l’Ohio, ça ne fonctionnerait pas. Aujourd’hui, pour couvrir ses erreurs, et devant la résistance de l’AJLNH, Bettman et les propriétaires décrètent un autre lockout, on s’apprête à le faire dans quelques heures, et du même coup on fait un autre pied-de-nez aux amateurs et aux partisans.
Archives pour 15 septembre 2012
Bonjour lock-out
Le rideau noir vient de tomber sur la LNH avant même l’heure limite d’une minute après minuit.
« Il n’y aura aucun retour à la table des négociations aujourd’hui », a écrit Bill Daly dans un échange de courriels avec le Journal de Montréal.
Gary Bettman décrètera donc un autre lock-out dans la LNH, un troisième sous son règne.
Sous un autre ordre d’idées, P.K. Subban ne signera pas de contrat avant la prochaine convention collective. Don Meehan, son agent, a confirmé l’information.
Pourquoi?
J’imagine que vous avez écouté les propos des deux principaux négociateurs. J’imagine que vous avez lu sur les présentes négociations entre les joueurs et les propriétaires. Et, un peu comme moi, je suppose que vous vous demandez comment deux entreprises, l’une venant d’obtenir 1.8 milliards$ pour les salaires et l’autre 1.5 milliards$ en revenus directs après avoir payé les salaires, comment deux entreprises aussi bien nanties se retrouvent en conflit de travail? Si on a atteint un sommet de 3.3 milliars$ en revenus au cours de la dernière saison, il faut croire qu’on a accompli de belles choses. Maintenant, qu’on se bat pour des acquis ou encore et surtout parce que des concessions, et ce sont toujours les mêmes depuis plusieurs années, ne parviennent pas à créer un engouement dans leur environnement, doit-on en venir à un arrêt de travail pour résoudre le problème? Pourquoi en sommes-nous là? Gary Bettman disait l’autre jour, “nous venons de compléter une magnifique saison, des revenus exceptionnels, des assistances à la hausse, un nouveau contrat de 2 milliards$ avec NBC,.” Alors pourquoi un lockout, Gary? Parce que le vrai problème découle des décisions prises par le commissaire au fil des ans et il ne veut pas reconnaître les erreurs commises.
Une discussion entre numéro deux
Il fait encore un beau soleil à New York, mais le ciel reste toujours aussi ombrageux au-dessus de la LNH. À 13 heures seulement d’un troisième conflit de travail sous l’ère de Gary Bettman, il est en poste depuis 1993, il n’y a toujours pas d’espoir pour une entente miracle.
Bill Daly, l’adjoint du commissaire, a confirmé au Journal de Montréal qu’il discutera avec Steve Fehr, le frère du grand patron de l’Association des joueurs, Donald. Il s’agira donc d’une discussion entre les deux numéros deux des deux clans respectifs.
À moins d’un revirement de situation, les dirigeants de la LNH et l’Association des joueurs ne retourneront pas officiellement à la table des négociations. Il faudra attendre une fois que le rideau noir sera tombé sur la LNH une minute après minuit ce soir.