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Pas des lâcheurs!

- 27 mars 2013

Vous avez raté quelque chose si vous n’avez pas regardé le match de mercredi soir entre le Canadien et les Bruins.

Quel spectacle excitant!

Les amateurs en ont eu pour leur argent.

Les joueurs du Canadien ont montré qu’ils ne sont pas des lâcheurs. Après les avoir vu tirer de l’arrière par deux buts à deux reprises, les carottes semblaient cuites, mais non. Les troupiers de Michel Therrien, qui disputaient un deuxième match en 24 heures en l’étranger, ont fait fi de la fatigue. Ils ont remonté la pente avant que ce diable de Brendan Gallagher donne la victoire au Tricolore en tirs de barrage.

Therrien a joué également un grand rôle dans cette victoire à l’arraché. Sa décision de relever Carey Price en cours de match par Peter Budaj, une première cette saison, a rapporté les dividendes escomptés. Budaj a paru d’un calme désarmant en tirs de barrage. Les Bruins se sont heurtés à un mur.

Il faut accorder le mérite qui revient à Therrien. Il est payé pour prendre des décisions et il ne craint pas de le faire.

Tout ce qu’il fait se transforme en or.

Et que dire de la performance de P.K. Subban?

Utilisé durant plus de 30 minutes, il a marqué son 10e but de la saison, participé une mention d’aide sur le but égalisateur d’Andrei Markov inscrit à neuf secondes de la fin de la troisième période et conservé un différentiel de plus trois.

On ne sait pas ce que le reste de la saison réserve au Canadien, mais quel revirement quand même par rapport à la saison dernière!

Si vous étiez à la place de Bergevin…

- 8 mars 2013

Le Canadien a disputé la moitié de son calendrier de 48 matchs en se maintenant parmi les meilleures équipes de l’Association de l’Est.

Bravo!

Sera-t-il en mesure d’en faire autant en deuxième moitié de saison?

Marc Bergevin sera-t-il actif sur le marché des transactions?

Comme tout directeur général, Bergevin regarde continuellement ce qu’il peut faire pour améliorer son équipe. Il lui reste un peu plus de trois semaines s’il veut transiger, la date limite étant fixée au 3 avril en cette saison écourtée.

Les gérants d’estrades ont leur petite idée sur la question. Certains souhaitent la venue d’un bagarreur, qui pourrait venir en aide à Brendan Prust. Travis Moen ne semble plus vouloir se battre. Ryan White paraît perdu et Colby Armstrong ne fout pas grand-chose.

Qu’est-ce que Michel Therrien attend d’ailleurs pour insérer Gabriel Dumont dans sa formation?

Ceci dit, des joueurs comme Prust, des joueurs capables d’apporter une contribution offensive et non pas seulement des assommeurs de beus comme ce John Scott chez les Sabres de Buffalo, ne courent pas les rues.

Les Sharks de San Jose pourraient être prêts à se départir de Ryane Clowe, un ancien de la Ligue de hockey junior majeur du Québec qui sera admissible à l’autonomie complète à la fin de la saison. Il a le profil idéal, sauf que rien ne va pour lui cette saison.

Seulement six mentions d’aide en 20 matchs.

À sa meilleure saison, en 2010-2011, il avait totalisé 62 points, dont 24 buts, tout en écopant d’une centaine de minutes de pénalité.

Avant cette saison, il présentait une fiche en carrière de 101 buts et 159 mentions d’aide pour un total de 260 points en 395 matchs. Il totalisait 488 minutes de pénalité.

Il pourrait faire un bon joueur de location, mais encore là, il ne faudrait pas que la facture soit trop salée.

Du côté de la Floride, on peut s’attendre à voir les Panthers faire du ménage dans leurs rangs. L’équipe ne va nulle part.

George Parros pourrait être appelé à changer d’adresse, mais pourrait-t-il amener quelque chose de concret au Canadien?

Il a été moins utilisé à sa dernière saison avec les Ducks d’Anaheim et il ne casse rien avec les Panthers.

À 33 ans, le désir d’aller à la guerre diminue.

Au Colorado, le Montréalais d’origine Patrick Bordeleau ne demanderait pas mieux que de venir jouer à Montréal.

Mais est-ce vraiment la voie à suivre?

Si les bagarres n’étaient pas tolérées, le problème ne se poserait pas. Mais comme la LNH vit encore au temps des hommes des cavernes, cette folie de vouloir planter l’adversaire persiste.

D’autre part, le Canadien a grandement besoin de poids à la défense.

Greg Pateryn, un gaillard de six pieds trois pouces, 215 livres, vient d’être rappelé des Bulldogs de Hamilton. Le gars n’est pas reconnu comme un bagarreur, mais il possède certainement le physique pour faire le ménage autour du filet.

C’est une faiblesse que le Canadien doit combler.

Et vous, que feriez-vous si vous étiez à la place de Marc Bergevin?

Price a encore des choses à prouver

- 5 mars 2013

La présence de Peter Budaj devant le filet du Canadien, dimanche soir à Boston, en a étonné plusieurs. Pourtant, la décision de Michel Therrien était tout à fait logique.

Price avait concédé sept buts aux Penguins, la veille. On peut toujours dire que que ses coéquipiers ne l’ont pas aidé, mais le fait demeure qu’il n’a pas connu sa meilleure soirée.

Le rendement récent de Peter Budaj a facilité la décision de Therrien. À ses deux départs précédents, il avait concédé un seul but aux Flyers de Philadelphie et inscrit un jeu blanc aux dépens des Hurricanes de la Caroline.

Le gardien slovaque a bien fait contre les Bruins. Dans les dernières secondes du match, il a réussi ce qu’on attend d’un gardien, c’est-à-dire un arrêt clé aux dépens de Tyler Seguin, qui était à l’embouchure du filet.

Ceci dit, il est bien évident que Price demeure le gardien numéro un du Canadien.

Le choix a été fait sous le régime Gauthier, il y a trois ans.

L’administration Bergevin a renchéri en élevant Price dans le groupe des 10 gardiens les mieux payés de la Ligue nationale.
Mais un doute subsiste, un gros doute.

Price doit faire la démonstration qu’il peut faire pencher la balance dans les moments critiques.

Pour rallier à sa cause les sceptiques qui restent, il devra réaliser les gros arrêts, battre les meilleures équipes et gagner dans les séries.

C’est la loi du sport.

Pour être classé parmi les grands, il faut vaincre les meilleurs.

Roberto Luongo a beau avoir remporté la médaille d’or aux Jeux olympiques de Vancouver, il demeure pour les partisans des Canucks et les médias de sa ville le bouc émissaire des insuccès des siens en séries.

L’aviez-vous vu venir?

- 20 février 2013

C’est mon collègue Réjean Tremblay qui doit se bomber le torse ce matin. À part lui, combien parmi nous avons prédit le premier rang au Canadien cette saison? Si vous êtes de ceux-là, montrez nous les preuves!

Évidemment, il reste encore beaucoup de hockey à jouer. Mais qui aurait dit que le Canadien trônerait au sommet de l’Association de l’Est au premier tiers de cette saison écourtée?

Marc Bergevin et Michel Therrien n’y ont sans doute jamais cru eux mêmes dans leurs rêves les plus fous.

Cela dit, le Tricolore mérite pleinement ce qui lui arrive. Les joueurs pratiquent parfaitement le système que leur inculquent Therrien et ses adjoints. D’accord, ça ne donne pas un grand spectacle, mais les victoires s’accumulent.

Therrien soutire le maximum d’une équipe au talent limité, ce que Jacques Lemaire a fait avec les Devils du New Jersey durant des années. Therrien ne cache pas que Lemaire est pour lui une grande source d’inspiration. Il a fait sa connaissance en jouant sous ses ordres avec les Chevaliers de Longueuil, de la Ligue junior majeur du Québec.

Lors de la saison 1982-83, Lemaire avait mené cette équipe d’expansion en finale du circuit junior québécois contre le Junior de Verdun, qui comptait un certain Pat LaFontaine dans ses rangs. La formation verdunoise l’avait emporté, mais tout le monde parlait des Chevaliers.

Outre Therrien, Jean-Jacques Daigneault, aujourd’hui responsable des défenseurs chez le Tricolore, faisait partie de l’équipe longueuilloise.

Avant de se rallier à l’ami Réjean et dire que le Canadien va remporter la coupe, je vais me garder une gêne. Mais comme je l’ai mentionné dans le Journal de Montréal, il y a quelques semaines, on peut regarder résolument vers l’avenir et croire que le Tricolore va retrouver la place qu’il n’aurait jamais perdre parmi les meilleures organisations de la Ligue nationale, sous l’administration de Bergevin.

Une autre chose semble sûre: il y aura des séries au Centre Bell ce printemps.

Soyons réalistes

- 11 février 2013

Étiez-vous de ceux qui avaient fait un premier dépôt pour la location de chaises pliantes en vue d’un défilé de la coupe Stanley à Montréal en juin?

Mais non, ne vous fâchez pas!

La série de trois défaites du Canadien ne fait que nous rappeler qu’il faut demeurer réaliste avec cette équipe.

Le Tricolore part de très loin. Bon dernier dans l’Est l’an dernier, il ne faut pas s’attendre à ce qu’il renverse tout sur son passage dès la première saison du régime Bergevin.

Les derniers matchs contre les Bruins, les Sabres et les Leafs ont montré que le Canadien demeure une équipe fragile au plan physique. Colby Armstrong et Travis Moen, qui sont sensés jouer ce rôle, ne font rien depuis le début de la saison.

Erik Cole joue comme un joueur qui n’était pas prêt physiquement, ni mentalement à jouer cette saison. La promesse qu’il a faite à ses coéquipiers de revenir en force à compter du prochain match contre le Lightning de Tampa Bay l’honore.

On va le regarder aller.

Tout n’est pas noir, mais il faudra continuer à vivre avec les faiblesses de cette équipe durant un certain temps encore. Si les jeunes espoirs de l’organisation se développent bien, le Canadien aura un visage bien différent dans quelques années.

On peut s’attendre à ce que les Tinordi, Beaulieu, Pateryn, Bournival, Dumont, Collberg et Bozon viennent se joindre aux Price, Subban, Emelin, Galchenyuk et Gallagher.

Marc Bergevin apportera aussi sa touche personnelle au fil du temps.

S’agit de rester patient.

L’êtes-vous encore?