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Un club mieux équilibré

- 23 janvier 2013

Ce qui saute aux yeux avec le Canadien cette saison, c’est l’équilibre des trios.

L’équipe adverse doit surveiller constamment les deux premières unités qui peuvent frapper à tout moment – malgré le lent départ de David Desharnais, Max Pacioretty et Erik Cole.

Et la vitesse de Brendan Gallagher et Alex Galchenyuk sur la troisième unité force l’adversaire à donner des coups de patins supplémentaires.

Ajoutez à cela une vraie quatrième ligne pour brasser l’adversaire, avec Travis Moen, Colby Armstrong et Ryan White, voilà de quoi faire réfléchir les autres équipes.
Le confrère Chris Stevenson qui couvre le beat de la LNH pour l’ensemble de la chaîne Sun Media me disait hier sur la galerie de presse que le Canadien cette saison constituera une vraie boîte à surprises. “Ce sera tout ou rien avec eux, rien dans le milieu.” Je suis d’accord.

Si Carey Price et Andrei Markov (c’est bien parti!) jouent à la hauteur de leur talent, cette équipe pourrait bien nous étonner.
Surtout si Marc Bergevin réussit à régler le dossier P.K. Subban.

La philosophie de l’organisation

- 15 janvier 2013

Don Meehan, avec qui j’ai eu une intéressant conversation, lundi soir, se garde bien de négocier sur la place publique, sachant très bien que son client, PK Subban, jouit d’une très grande popularité.  Par contre, il reconnait que les présentes négociations avec le directeur général Marc Bergevin n’aboutiront peut-être pas à un dénouement heureux avant le début de la saison.

“Pour le moment, je serais très surpris que PK participe au premier match de la saison,” dit-il.  Il l’a répété mardi midi sur les ondes d’une station radiophonique de Toronto.

Qu’est-ce qui cloche dans les pourparlers?

Meehan est très prudent.  ”Jusqu’ici, Marc Bergevin a démontré beaucoup de classe.  Il défend son point avec fermeté et nous défendons notre point avec fermeté.”  Bergevin l’a démontré au cours des derniers jours, en fait, il le démontre depuis qu’il occupe le poste de directeur général: il a une philosophie de gestion et il entend l’appliquer.  Chez le Canadien, si vous avez remarqué, au cours des dernières années, on a toujours demandé aux joueurs qui terminent leur contrat d’adhésion, c’est-à-dire ceux qui viennent de compléter les trois premières saisons de leur carrière, de démontrer qu’ils ont atteint un certain statut.  Et, pour en arriver à convaincre la haute direction, ils doivent jouer deux saisons où on pourra les évaluer d’une façon plus approfondie.

Carey Price avait accepté une entente de deux ans. Max Pacioretty avait également accepté une entente de deux ans.

Les deux joueurs ont été récompensés parce qu’ils ont fait la preuve qu’ils exerceraient un impact important sur l’organisation et surtout sur la progression de l’organisation.

Que se passe-t-il dans le cas de PK?  A première vue, il ne veut pas emprunter le même chemin que Price et Pacioretty.  Il désire le gros lot immédiatement.  Après une expérience d’environ 160 matchs dans la Ligue nationale.  Le problème, me dit-on en coulisses, c’est au niveau de la durée du contrat.  On pense, je pense aux deux groupes, être sur les mêmes longueurs d’ondes relativement à l’argent.  C’est au sujet de la durée du contrat que ça bloque.  Bergevin veut que Subban passe par le même processus que Price et Pacioretty.  Le jeune défenseur ne le voit pas de cette façon.

Peut-être que ses arguments sont différents.  Peut-être que son présent statut ne se compare pas à celui de Price, il y a deux ans, et à celui de Pacioretty, il y a un an.

Peut-être.

Tout d’abord, le jeune homme est, de toute évidence, le défenseur le plus talentueux du groupe considérant que Andrei Markov n’a pas fait la preuve qu’il avait retrouvé tous ses moyens.  Egalement, le Canadien peut-il vraiment penser en fonction des séries éliminatoires sans PK Subban?

Tout récemment, Michael Del Zotto, représenté par Don Meehan, l’agent de Subban, a accepté une entente de deux ans avec les Rangers de New York.  Deux ans à raison de 2.55 millions $ par année.  On aimerait bien chez le Canadien que Subban accepte une entente de deux ans et ensuite,qu’il démontre hors de tout doute qu’il est un joueur unique, un joueur appartenait à l’élite du circuit. Sauf qu’on accepte pas cette théorie dans la camp Subban…  Del Zotto est un bon défenseur mais l’impact qu’il exerce au sein des Rangers de New York n’est pas aussi important que l’impact qu’exerce Subban avec le Canadien.  Et Subban, même si les statistiques sont pratiquement identiques, est un meilleur défenseur.  En tous les cas, il a plus de ressources que Del Zotto.

Pour le clan Subban, le rôle qu’il remplit chez le Canadien lui confère déjà un statut particulier.  Il est l’un des deux meilleurs défenseurs de l’organisation.  Il est populaire, il est spectaculaire.  Oh, il commettra des erreurs mais les joueurs qui ne commettent pas d’erreurs, ça n’existe pas… ou encore ce sont ceux qui ne produisent pas beaucoup sur la surface de jeu.  Cependant, Bergevin a le droit d’entretenir des inquiétudes sur l’attitude de Subban. Les échos de vestiaire ont depuis longtemps atteint ses oreilles, il sait qu’il n’est pas très populaire auprès de plusieurs de ses coéquipiers.  Il sait qu’il peut être parfois une distraction.  Il aime bien Subban mais il aimerait bien que le jeune défenseur lui démontre clairement qu’il sera un incontournable pour l’organisation autant sur la surface de jeu qu’au niveau de son comportement dans le vestiaire.  C’est la raison pour laquelle Bergevin préférerait qu’il le démontre au cours des deux prochaines années avant de lui présenter un contrat de plusieurs années.

Par conséquent, Bergevin veut que Subban chasse lui-même les doutes, il a besoin d’être assuré, il a besoin que Subban confirme  qu’il a l’étoffe d’un leader et d’un joueur capable de respecter les consignes d’équipe.

On veut savoir si, avec des responsabilités accrues, il peut composer avec l’adversité.  On veut savoir.  On sait qu’il a le talent pour devenir un joueur de premier plan.  Mais, on veut qu’il le démontre.

La dernière saison aurait pu être une belle vitrine pour le défenseur… mais il a loupé cette opportunité.  C’est pourquoi les négociations sont difficiles et que l’écart entre les deux groupes est au niveau de la durée de l’entente.

Bonjour lock-out

- 15 septembre 2012

Le rideau noir vient de tomber sur la LNH avant même l’heure limite d’une minute après minuit.

« Il n’y aura aucun retour à la table des négociations aujourd’hui », a écrit Bill Daly dans un échange de courriels avec le Journal de Montréal.

Gary Bettman décrètera donc un autre lock-out dans la LNH, un troisième sous son règne.

Sous un autre ordre d’idées, P.K. Subban ne signera pas de contrat avant la prochaine convention collective. Don Meehan, son agent, a confirmé l’information.

Des propriétaires pas très sérieux

- 14 septembre 2012

Les propriétaires des équipes de la LNH ne sont pas à leur première contradiction.

À quelques heures du possible déclenchement d’un lock-out dans la LNH, six d’entre eux ont ouvert leurs coffres pour distribuer des contrats évalués à près de 105 M$.

Les négociations entre la LNH et ses joueurs sont dans une impasse.

Selon le commissaire Gary Bettman, les joueurs seraient trop payés et doivent subir une diminution de salaires significatives pour assurer la survie de la LNH.

On veut bien le croire.

Mais comment expliquer l’intense activité contractuelle de vendredi ?

Six organisations ont offert de jolies sommes à Shane Doan (Phoenix), Kari Lehtonen (Dallas), John Carlson (Washington), Alex Burrows (Vancouver), Gabriel Bourque (Nashville) et Justin Abdelkader (Detroit).

Le gardien Kari Lehtonen a décroché le gros lot de la journée en signant une entente de cinq ans pour 29,5M$ avec les Stars de Dallas.

Après quelques hésitations, probablement inspiré par la prudence, le capitaine Shane Doan a finalement décidé de demeurer à Phoenix en acceptant un contrat de quatre ans, d’une valeur de 21,2M $, accompagné d’un bonus à la signature de 2M$.

Un peu dans la même situation que P.K. Subban, le défenseur de 22 ans John Carlson a ratifié une entente de six ans évaluée à 23,8M$ avec les Capitals de Washington au terme de longues négociations.

De son côté, le Québécois Alex Burrows a obtenu une prolongation de contrat de quatre ans évalué à 18M$.

Enfin, les Red Wings ont signé une entente avec l’attaquant Justin Adbelkader (quatre ans et 7,2M$) et les Predators se sont assurés les services du Québécois Gabriel Bourque pour deux saisons et 1,55M$.

Au total, on a assisté à une valse de 105 M$.

Si les joueurs sont trop bien payés, pourquoi les propriétaires leur accordent-ils de généreux contrats à la veille d’un lock-out dans la LNH?

On voudrait bien croire que les proprios connaissent de sérieuses difficultés financières.

Mais comment les prendre au sérieux?