Maman craque pour un iPhone

- 13 septembre 2012

Ça y est, la mère rebelle en moi vient de capituler et de plonger dans la modernité. Hier, après 45 minutes de négociations au téléphone, j’ai fini par accepter de faire le grand saut dans l’univers des téléphones vraiment intelligents. Je suis passée d’un vulgaire Samsung inefficace et sans intérêt, qui ne me servait à rien sinon à frustrer tous ceux et celles qui tentaient de me joindre en vain, à un iPhone 4 qui fait déjà baver d’envie l’aîné de mes garçons.

Je sais, le 5 vient de sortir. Je suis déjà « passée date », diront les pros, ou devrais-je dire les accrocs à la technologie. Je m’en moque éperdument. Le mien fera très bien l’affaire et je l’aurai obtenu pour un prix dérisoire, sans avoir à augmenter mes paiements mensuels. C’est ce que j’essaie d’expliquer à mon fils lorsqu’il s’extasie devant toutes les nouvelles bébelles électroniques qui sortent sur le marché. C’est un piège, fiston! Un piège à humains!

Est-ce que je viens moi aussi de tomber dans un piège? Je ne sais pas trop encore. Cet univers-là est aussi nébuleux pour moi que l’était celui de Facebook il y a quelques années, avant que j’accepte de m’afficher là aussi. Je constate seulement que depuis hier, j’ai l’impression d’avoir fait mon entrée dans une grande communauté d’humains branchés en permanence. Je peux désormais consulter mes courriels en tout temps, consulter Facebook et Twitter au centre commercial et même narguer mon chum et mes enfants en pitonnant sur mon téléphone pendant qu’ils me parlent.

J’ai ressenti à peu près la même chose à la naissance de mon premier enfant. Le jour de notre première sortie hivernale au Bal de neige, événement familial par excellence, je me suis dit ça y est, je suis comme tous ces gens qui m’entourent. J’avais l’impression d’accéder tout à coup à une autre planète : la planète Parent avec ses règles, ses codes, ses habitudes et beaucoup trop d’informations à assimiler en même temps!

La planète Parent n’a presque plus de secrets pour moi. Je la connais en long et en large et m’y sens parfaitement à l’aise. Il me faut maintenant apprivoiser la planète iPhone pour en faire un usage le plus intelligent possible et, surtout, surtout, m’assurer de ne pas en devenir l’esclave.

Le Ipad, ennemi des insomniaques

- 7 septembre 2012

Voilà une étude qui devrait fournir d’excellents arguments aux parents qui ne savent plus quoi inventer pour empêcher leur ado de nourrir ses insomnies en furetant en cachette sur le Ipad familial jusqu’à tard dans la nuit.

Une étude américaine suggère que les écrans rétroéclairés des tablettes perturbent la mélatonine, l’hormone responsable du sommeil. Derrière cette conclusion: des chercheurs du Rensselaer Polytechnic Institute, qui exposent les conséquences de l’utilisation des iPad, Galaxy Pad, ThinkPad et autres tablettes électroniques sur la production de mélatonine. Véritable régulatrice de nos horloges biologiques, cette hormone est produite en réponse à l’obscurité par la glande pinéale située en arrière de notre cerveau. Sans elle, notre sommeil est impossible. Or, la lumière bleue émise par les diodes électroluminescentes (DEL) des écrans rétroéclairés interrompt ou ralentit la sécrétion de mélatonine.

(source : magazine Protégez-vous)

La performance… À quel prix?

- 6 septembre 2012

J’ai eu l’immense plaisir de rencontrer cette semaine Christiane Despatie, la mère d’Alexandre Despatie, et Séverine Tamborero, entraîneur de tennis pour athlètes de haut niveau. Les deux femmes viennent de terminer la rédaction d’un livre fort inspirant intitulé La performance… À quel prix? dans lequel elles dénoncent les excès de certains parents et entraîneurs qui, obsédés par la performance à tout prix, en viennent à détruire complètement l’estime des enfants dont ils ont la responsabilité.
La plupart des parents, ont-elles constaté sur le terrain, veulent le bien de leurs enfants, mais ne savent pas toujours comment s’y prendre. En écrivant ce livre, elles espèrent donner davantage d’outils aux parents et entraîneurs pour aider leurs protégés à se dépasser sans sacrifier leur jeunesse et leur estime personnelle. Elles souhaitent aussi déclencher un questionnement social et peut-être arriver à modifier cette croyance de plus en plus répandue selon laquelle le succès ne peut se mesurer qu’aux résultats obtenus. Le plaisir, rappellent-elles, doit toujours être au coeur des activités auxquelles participent nos enfants. C’est l’ingrédient essentiel à leur épanouissement. Sans lui, nos enfants, tout comme nous les adultes, risquons de perdre rapidement toute motivation à nous dépasser et à devenir avant toute chose de meilleurs humains.

Je vous invite à lire l’entrevue que j’ai réalisée avec ces deux femmes profondément humaines dans l’édition de samedi du Journal de Montréal. Leur livre sera disponible en librairie à compter du 12 septembre.

Parfum de rentrée

- 31 août 2012

La vraie rentrée a eu lieu ce matin. Depuis je savoure le silence et cette délicieuse sensation de liberté qui m’enveloppent. Le petit dernier a fait son entrée officielle au secondaire. Il a revêtu fièrement son uniforme, a même accepté de se plier à la séance de photos officielle avant d’aller faire le piquet devant son arrêt d’autobus. J’ai le privilège de pouvoir voir son arrêt de la fenêtre de mon salon. Je l’ai épié quelques instants, émue. Comme le temps passe vite… Il n’y a pas si longtemps, je le regardais trottiner sur le même trottoir en direction de la petite école primaire en face de chez nous. Il était si heureux de pouvoir enfin laisser ma main pour marcher seul, comme un grand. J’ai lu la même fierté dans son regard ce matin. Le voilà membre à part entière de la communauté des ados, comme son frère et sa soeur.
Hier soir, il a eu droit à toute une série de conseils et de recommandations de la part des grands. Ne t’assoie pas dans les derniers bancs de l’autobus, c’est la place des secondaires 5, habille-toi comme ceci, pas comme cela, c’est pas cool. Si tu joues à tel jeu, tu passeras pour un rejet, attention à la couleur de tes bas, à tes devoirs non faits, à tes signatures de documents, ne manges pas à tel endroit, c’est réservé aux grands baveux de l’école, etc. Ma fille aînée était en feu, heureuse de pouvoir partager tout son savoir avec son petit frère devenu grand.
Le côté moins rose de tout cela, c’est qu’il lui faudra désormais partager ce qui était devenu « sa » salle de bain avec ses frères. Sa rentrée à elle a eu lieu il y a trois semaines. Hier matin, elle s’est frappée à une longue file d’attente devant la salle de bain. « Quoi? Je ne peux pas croire que nous serons cinq à prendre nos douches chaque matin! »
Eh bien oui, il faudra s’habituer, délimiter nos territoires, réorganiser nos habitudes, redéfinir nos tâches et responsabilités à tous, se donner de nouvelles règles de vie, mettre des limites pour la durée des douches en espérant qu’elles seront respectées, ce qui est loin d’être évident avec des ados. La valse des lunchs recommence aussi avec les « il manque ceci et cela », mais ça ne fait rien. Après le « rush » des préparatifs pré-rentrée, le retour à la routine scolaire nous fait le plus grand bien à tous. Elle a quelque chose de rassurant, de réconfortant jusqu’à ce qu’elle nous assomme de nouveau.

Bonne rentrée à vous tous!

Le ridicule peut parfois tuer

- 22 août 2012

Les propos de ce pauvre type ont été entendus par près d’un million d’internautes depuis une semaine.  C’est fou à quel point nous, les humains, aimons rire de la bêtise des autres et même nous en inspirer pour répandre encore plus de niaiseries sur le Web, la pire étant sans doute ce  jeu vidéo complètement ridicule où les femmes sont encore une fois présentées comme de vulgaires divertissements pour hommes complètement ivres. «Pas l’temps d’niaiser » est devenu la phrase à la mode ces jours-ci. Les ados trouvent ça comique, le mien y compris. Je trouve cela pitoyable et il le sait. Personne ne semble réaliser qu’il y a derrière cette histoire (et bien d’autres cas semblables sur internet), un humain  qui ne doit pas être bien fier de lui à l’heure qu’il est.

Cohabiter pour mieux vivre

- 21 août 2012

Ma chronique dans le JDM cette semaine :

Avons-nous vraiment besoin de ces belles grosses maisons de banlieue avec chacun notre petit jardin botanique privé pour vivre heureux en compagnie de ceux qu’on aime? Et si toutes ces possessions n’étaient qu’un immense boulet à traîner, une illusion de bonheur qui nous asservit et nous isole les uns des autres au lieu de nous procurer le bien-être tant souhaité?
Il y a un an, Sonia Tremblay et son conjoint ont décidé qu’ils en avaient assez de passer autant de temps à entretenir leur grand terrain. Ils ont mis en vente leur maison de Sillery, en banlieue de Québec, pour tenter l’aventure de la cohabitation avec leurs deux enfants de 4 et 7 ans. En juin 2013, ils devraient emménager dans l’une des 42 unités de logement intégrés au premier ensemble québécois d’habitats de type « cohousing ».
« Nous vivons dans une belle grande maison avec un grand terrain, mais il n’y a pratiquement pas d’enfants dans le quartier. Nos garçons s’ennuient. Ils n’ont pas d’amis avec qui jouer », m’a expliqué Sonia. Lorsqu’ils ont entendu parler du projet de cohabitation du quartier Saint-Sacrement à Québec, ils se sont tout de suite sentis interpellés.
Rien à voir avec les communes
Comme tout le monde, ils ont eu des réticences. Pas question pour eux d’embarquer dans un projet qui ressemble de près ou de loin aux communes des années 1970. Ils ont assisté à quelques rencontres et ont aussitôt été rassurés par la qualité des participants et leurs valeurs. Tous ont à coeur de préserver leur intimité, mais ils souhaitent en même temps vivre dans un environnement agréable, respectueux de l’environnement, où il sera possible d’échanger des services, de socialiser en bonne compagnie, de partager des biens et corvées (entretient du terrain et des bâtiments, partage de voitures, etc.), d’organiser des repas communs à l’occasion.
Le projet de Québec regroupera des gens de tous les âges : des retraités, beaucoup de jeunes familles avec enfants (28 à ce jour), des familles monoparentales et des professionnels sans enfants qui cherchent à se sortir de leur isolement en dehors du travail.
« Chaque rencontre de planification est une fête pour nos enfants, raconte Sonia. Ils ont toujours hâte de retrouver leurs nouveaux amis. C’est comme si nous leur offrions une grande famille. Pour nous, c’est rassurant. Vivre en groupe demande beaucoup moins de supervision parentale. »
Là-bas, ils bénéficieront d’une grande cuisine communautaire où ils auront la possibilité de partager le fardeau des repas à tour de rôle. Au retour du travail, les parents pourront socialiser dans la grande salle commune et prendre un verre de vin pendant que les enfants s’amusent ensemble dans la salle de jeu isolée par un mur de verre. On a aussi pensé à aménager un atelier commun pour les bricoleurs et on songe déjà à la future pièce insonorisée qui permettra aux ados de mettre sur pied leur propre band de garage sans casser les oreilles de leurs parents.
Créer un village en ville
La beauté du « cohousing », selon elle, c’est qu’il permet de reproduire en ville le modèle des villages d’autrefois tout en vous donnant la possibilité de choisir votre milieu de vie et votre voisinage. Personne n’est exclu sans raison valable, assure-t-elle. Il faut simplement se sentir à l’aise avec les valeurs véhiculées par l’ensemble des participants au projet et bien sûr avoir les moyens de se payer une maison au prix courant du marché.
Mme Tremblay rappelle toutefois que le groupe d’habitations qu’ils ont choisies est certifié Leed ce qui permet à long terme, de réaliser des économies d’énergie. La vie en commun permet aussi de réduire les frais de gardiennage, d’entretien, de transport, de loisirs, de nourriture (achat en commun en grosse quantité), etc.
Un beau rêve tout cela? Et si c’était au contraire la solution que nous cherchons tous à notre mode de vie devenu complètement fou? Ce concept d’habitation est implanté dans les pays scandinaves depuis plus de 40 ans et continue de se développer. Matthieu Lietaert, docteur en politique et spécialiste en cohabitat, rappelle que 500 projets sont en développement au Danemark. Les États-Unis en comptent 150 et 150 autres sont en développement. «Bien sûr, il y a des échecs, note l’auteur du livre Le Cohabitat – Reconstruisons des villages en ville, mais beaucoup fonctionnent très bien et ont de longues listes d’attentes. »
Ce style de vie ne convient pas à tout le monde, admet M. Lietaert, mais beaucoup de familles ont atteint une limite en terme de temps et d’argent disponible. Le coût de la vie explose partout, le stress devient intenable et la planète souffre de nos abus. Vu sous cet angle, le cohabitat peut devenir une solution pour beaucoup de gens si nous voulons bien accepter d’apprendre à communiquer et à vivre ensemble.

À lire :
Le Cohabitat – Reconstruisons des villages en ville, éditions Couleur Livres, 2012

Le projet cohabitat Québec ici

Vacances père-fille

- 19 août 2012

Le genre d’histoire qui me touche, m’émeut et me redonne espoir. Non, il n’y a pas que le travail dans la vie, le téléphone cellulaire auquel on s’accroche jour et nuit comme si notre survie en dépendait. Il y a aussi ces petits moments que l’on prend pour être vraiment présent, aimant et disponible pour ceux que nous avons mis au monde.

 

Où vont les objets perdus de nos enfants

- 17 août 2012

Mon fils de 16 ans est un adolescent respectueux, sympathique, brillant, un artiste bourré de talents qui ne cesse de nous épater, mais il a aussi la fâcheuse manie d’oublier ou de perdre ses vêtements et autres objets personnels à gauche et à droite. Identifier toutes ses choses n’a jamais été utile dans son cas. Même histoire pour ses chaussures, coffres à crayons, iPod et écouteurs qu’il a pourtant payés de sa poche à plus d’une reprise. Il laisse traîner son vélo chez des amis et, 48 h plus tard, a du mal à se souvenir où il l’a laissé. Il n’est pas le seul. Je collectionne depuis quelque temps les bas orphelins de ses amis, leurs chandails, leurs sous-vêtements, leurs serviettes de plage, leurs chandails et leurs brosses à dents. Depuis un an, j’ai dans ma remise un vélo presque neuf que personne n’a encore réclamé. Mystère… La semaine dernière, j’ai dû rappeler à un de ses amis qu’il avait abandonné son vieux vélo (un autre) dans le fond de ma cour depuis plus d’un mois… Pas grave, ses parents lui en avaient acheté un neuf. Il a tout de même pris la peine de venir le chercher pour le mettre aux poubelles.
Les écoles font face au même problème à plus grande échelle. Chaque année, une foule d’objets, allant des crayons aux chaussures, en passant par les manuels scolaire atterrissent dans les objets perdus et ne sont jamais réclamés par leur propriétaire.  Un professeur m’a écrit cette semaine pour me raconter, entre autres choses, que beaucoup d’élèves de son école secondaire jetaient carrément à la poubelle une foule d’objets personnels de toutes sortes à la fin de l’année scolaire. Trop difficile de ramener tout ça à la maison peut-être?
Cette nonchalance m’exaspère. Heureusement, tous les enfants ne sont pas aussi négligents ou insouciants (appelez cela comme vous voudrez), mais je me demande parfois ce que nous avons pu faire de travers pour qu’autant de jeunes fassent si peu attention à tous ces biens matériels que nous leur payons à la sueur de notre front.
Le fameux déficit d’attention a le dos large, mais il n’explique pas tout, surtout pas le gaspillage éhonté observé par l’enseignant qui a pris la peine de m’écrire. On peut se rassurer en se disant que c’est une question d’âge, d’hormones, une étape normale de leur évolution. Tant que nous n’avons pas à gagner notre vie, nous baignons dans l’insouciance non? Mais on peu aussi se demander si parfois nous n’aurions pas avantage à être moins tolérants, moins généreux. Peut-être qu’en les couvrant de cadeaux à longueur d’année, en remplaçant trop facilement leurs objets perdus ou brisés, en leur donnant de généreuses allocations sans rien leur demander en retour, beaucoup de parents finissent par donner l’impression à leurs enfants que l’argent pousse dans les arbres et qu’il suffit de lever les bras pour en cueillir encore et encore.

Le poids de la rentrée

- 15 août 2012

Ma chronique dans le JDM cette semaine:

J’ai fait un petit calcul ce matin. Je célèbre cette année la quatorzième rentrée scolaire de nos enfants. Et vous savez quoi? Pour la première fois depuis toutes ces années, je dois avouer que je commence à être un peu écoeurée.
J’ai toujours aimé l’odeur de la rentrée, celle des cahiers neufs surtout, et la vue de tout ce matériel (crayons, feuilles mobiles, règles, ciseaux, etc.) sagement aligné sur la grande table de la salle à manger, sans un accroc, sans un pli, sans barbouillage, a toujours réconforté mon âme de perfectionniste. Cette année pourtant, malgré toute ma bonne volonté, mes séances de magasinage et d’organisation scolaire m’ont laissé un goût amer.
J’ai eu beau recycler, classer, fouiller tous les coins et recoins de la maison pour récupérer tout le récupérable, la facture totale de la rentrée continue de mettre à l’épreuve notre budget familial. Est-ce que c’est une impression ou le coût de toutes ces babioles ne cesse d’augmenter? Il faut dire que le petit dernier entre au secondaire. C’est toujours une année plus difficile financièrement, mais il a autre chose aussi : une sorte de trop-plein de petits détails agaçants qui reviennent année après année et finissent à la longue par gruger ma réserve de patience et d’optimisme.
Je suis fatiguée de chercher dans les allées avec des yeux qui ne voient plus rien les cahiers à anneaux flexibles d’un pouce rouge pour le français et d’un pouce et trois quarts verts pour les mathématiques, surtout quand notre armoire à provisions est encore pleine des cartables rigides de l’année précédente. Écoeurée de racheter les mêmes objets perdus, année après année (j’ai acheté 8 coffres à crayons à mon fils aîné depuis le début de son secondaire et beaucoup trop de chaussures de course perdues en cours d’année). Écoeurée aussi de chercher dans les étagères trop bien garnies des magasins les pousse-mines avec mines de remplacement 0,5, la règle en métal plutôt qu’en plastique ou en bois, la colle en tube Pritt plutôt que la UHU Stic (l’une ou l’autre, ça fait pareil non?). Pourquoi tous ces détails, toutes ces précisions, tous ces choix à faire? Et cette manie de changer les façons de procéder tous les deux ou trois ans?
Dans plusieurs écoles secondaires et primaires, la nouvelle tendance est de développer un partenariat d’affaire avec une librairie en particulier. Impossible, dans certains cas, d’imprimer la liste des effets scolaires de notre enfant directement sur le site de l’école. Il faut désormais passer par la librairie désignée, commander en ligne (c’est souvent plus cher, mais tellement plus facile que de se déplacer) ou imprimer la liste (après avoir trouvé le code d’accès que vous avez reçu par la poste et égaré pendant l’été) et acheter soi-même à l’endroit de notre choix.
Plusieurs écoles secondaires privées ne prennent plus la peine de prêter des manuels scolaires à leurs élèves. Les parents doivent se les procurer eux-mêmes dans les librairies désignées, payer le gros prix ou tenter de trouver des manuels d’occasion sur des sites internet spécialisés. Si vous voulez éviter de longues séances de magasinage en ligne pour trouver des manuels moins chers, optez pour les écoles publiques ou choisissez une école privée qui offre un service de prêts de manuels.
Un jour viendra, je le sais, ou nous serons libérés du fardeau financier et organisationnel de la rentrée scolaire. Ce jour-là, je m’ennuierai sans doute des cahiers Canada et peut-être même des cartables flexibles d’un pouce et trois quarts, mais certainement pas de la facture qui nous tombe dessus chaque mois de septembre. D’ici là, les directions d’école, les professeurs et les comités de parents auront peut-être réussi à trouver des solutions pour simplifier et réduire les coûts de la rentrée scolaire.
L’entrée des tablettes graphiques dans les écoles fera-t-elle partie des solutions envisagées? J’imagine ne plus avoir à acheter de feuilles mobiles, de cahiers, de crayons, de cartables et même de manuels scolaires. Presque tout le nécessaire pour apprendre serait regroupé à un seul endroit, à portée de main, sur une seule tablette.  Un rêve… et combien d’arbres épargnés!

Pour acheter des manuels scolaires d’occasion :
www.lesacdecole.com
www.meslivres.info/livres/usage/accueil.php

À consulter :
Étudier à Montréal sans se ruiner, Jean-François Vinet, Éditions Ulysse

Trop chères les sorties en famille?

- 10 août 2012

Sortir en famille coûte de plus en plus cher. Je l’ai constaté encore une fois cet été en voulant simplement organiser une sortie à la pêche lors de notre semaine de vacances au chalet de mes parents. Louer une chaloupe pour quelques heures et plonger cinq lignes dans un lac privé (pas ensemencé) en « espérant » que quelques truites viennent taquiner nos hameçons nous aurait coûté 50 $ par adulte et 25 $ par enfant. Même en m’abstenant de participer, notre facture totale se serait élevée à 125 $! En attendant de trouver une solution plus économique, nous nous sommes contentés d’attraper des écrevisses avec un filet dans notre ruisseau… Même surprise le lendemain, lorsque j’ai proposé une sortie au parc Oméga dans la Petite-nation pour voir des animaux sauvages en liberté. Après vérification, la facture aurait été là-bas presque aussi élevée (87 $).
Faut-il vraiment payer des montants aussi élevés pour se divertir et s’amuser? J’ai décidé que ce ne serait pas notre cas. Nous avons ressorti les cartes, les jeux de société, nous avons soufflé le vieux canot pneumatique et emprunté le vrai canot d’un voisin. Le hamac a trouvé sa place sous l’arbre, près du ruisseau, et nous y avons passé de longues journées à flâner, le nez dans un livre.
Évidemment, l’été n’est pas fini. Si vous cherchez des idées pour occuper vos journées en famille sans vous ruiner, le magazine Protégez-Vous propose ce moi-ci une liste de 25 idées de sorties en famille à moins de 50 $. Très belle initiative!