Ça y est, la mère rebelle en moi vient de capituler et de plonger dans la modernité. Hier, après 45 minutes de négociations au téléphone, j’ai fini par accepter de faire le grand saut dans l’univers des téléphones vraiment intelligents. Je suis passée d’un vulgaire Samsung inefficace et sans intérêt, qui ne me servait à rien sinon à frustrer tous ceux et celles qui tentaient de me joindre en vain, à un iPhone 4 qui fait déjà baver d’envie l’aîné de mes garçons.
Je sais, le 5 vient de sortir. Je suis déjà « passée date », diront les pros, ou devrais-je dire les accrocs à la technologie. Je m’en moque éperdument. Le mien fera très bien l’affaire et je l’aurai obtenu pour un prix dérisoire, sans avoir à augmenter mes paiements mensuels. C’est ce que j’essaie d’expliquer à mon fils lorsqu’il s’extasie devant toutes les nouvelles bébelles électroniques qui sortent sur le marché. C’est un piège, fiston! Un piège à humains!
Est-ce que je viens moi aussi de tomber dans un piège? Je ne sais pas trop encore. Cet univers-là est aussi nébuleux pour moi que l’était celui de Facebook il y a quelques années, avant que j’accepte de m’afficher là aussi. Je constate seulement que depuis hier, j’ai l’impression d’avoir fait mon entrée dans une grande communauté d’humains branchés en permanence. Je peux désormais consulter mes courriels en tout temps, consulter Facebook et Twitter au centre commercial et même narguer mon chum et mes enfants en pitonnant sur mon téléphone pendant qu’ils me parlent.
J’ai ressenti à peu près la même chose à la naissance de mon premier enfant. Le jour de notre première sortie hivernale au Bal de neige, événement familial par excellence, je me suis dit ça y est, je suis comme tous ces gens qui m’entourent. J’avais l’impression d’accéder tout à coup à une autre planète : la planète Parent avec ses règles, ses codes, ses habitudes et beaucoup trop d’informations à assimiler en même temps!
La planète Parent n’a presque plus de secrets pour moi. Je la connais en long et en large et m’y sens parfaitement à l’aise. Il me faut maintenant apprivoiser la planète iPhone pour en faire un usage le plus intelligent possible et, surtout, surtout, m’assurer de ne pas en devenir l’esclave.