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Non je ne LOL pas

- 14 février 2012

Stephen Harper coupe dans les programmes sociaux en nous serinant le prétexte mensonger du manque d’argent. Par contre, quand vient le temps de gâter les riches et les entreprises, il n’a plus de problème d’argent, tout à coup. Comme diminuer le taux d’impôt sur le revenu fédéral des compagnies de 22% qu’il était en 2007 à seulement 15% en 2012.

 

Là vous vous dites, mais aux Etats-Unis, quel est le taux statutaire des entreprises ? Il est actuellement de 40%, comme au Japon. Ça fait donc du Canada un paradis fiscal pour… la classe moyenne ? Nan, pour les sociétés. Sachant que chaque point de pourcentage de diminution d’impôt sur le revenu ampute d’au moins 2 milliards$ par année les recettes fiscales fédérales, faut pas être bollé en mathématiques pour calculer que la diminution de 22% à 15% du taux d’impôt sur le revenu des compagnies coûte chaque année au bas mot 14 milliards$ en manque à gagner au trésor fédéral. Une pacotille, quoi !

 

Juste ramener le taux d’impôt sur le revenu des compagnies canadiennes à 22%, soit le niveau qu’il était en 2007, ce qui serait tout de même moitié moins élevé qu’aux States et au Japon, deux pays compétitifs avec des gros PIB par habitant, permettrait à Ottawa d’éponger le déficit et d’investir massivement dans les services publics, dont ceux de la santé et des pensions de vieillisse. Deux sujets d’actualité par les temps qui courent.

 

Attention, esprits mal-intentionnés. Je ne dis pas d’augmenter les impôts des compagnies, mais uniquement de les ramener au niveau de 2007 et à un taux inférieur à celui de la majorité des pays occidentaux comme l’Allemagne, la France et les States.

 

Par idéologie et pour le mieux-être des philanthropes qui financent leurs partis politiques (qui constituent des contributions déductibles d’impôt. Ça revient à dire que vous et moi, sans qu’on le souhaite, on finance les conservateurs à Ottawa et les caquistes et les libéraux à Québec), Harper et Charest vont continuer à adopter des politiques économiques, fiscales et sociales que la population ne veut pas à cause de leur iniquité, de leur injustice et parce qu’elles s’attaquent au bien commun.