Taxer intelligemment

- 9 février 2012

Y’a tout de même une limite à rire et à mépriser le monde.

Voilà que l’économiste universitaire de service Luc Gdbout récidive et vient de publier un énième brûlot tellement tordu que ça en est pathétique. L’universitaire commandité en vient à la conclusion «scientifique» que, même actuellement, à 9,5% (taux le plus élevé en Amérique du Nord), il serait bon et même équitable d’augmenter davantage la TVQ au Québec. C’est vraiment n’importe quoi. Oups, pardon c’est pas n’importe quoi : c’est plutôt ce que ses commanditaires lui dictent. On a des taxes à la consommation (TPS et TVQ) presque 3 fois plus élevées qu’aux States mais pour sa gang, ça ne pose aucun problème économique avec notre principal concurrent. Mais à l’inverse, si les taux d’impôts des compagnies étaient ne serait-ce que de ½ de 1% plus élevé ici qu’en Ontario et/ou aux Etats-Unis, on entendrait le chœur des pleureuses patronales ergoter sur les dangers du manque de compétitivité fiscale avec notre plus important partenaire économique.

Bien évidemment, les journalistes lui ont accordé beaucoup de temps et d’espace, en prenant les élucubrations du chercheur pour du «cash» et en ne posant aucune question «irrévérencieuse». Ce pamphlet démagogique est carrément une insulte à l’intelligence en essayant de manière grotesque de nous faire avaler que taxer «intelligemment», c’est augmenter les taxes à la consommation (TPS et TVQ). En termes clairs, ça veut dire que si on ne partage pas son opinion, pardon, la conclusion «intelligente» de son étude,  on est cons et ignares.

On est alors plusieurs nonos, car même l’OCDE considère les taxes à la consommation comme étant très régressives et affirme que baisser encore plus les impôts sur le revenu des compagnies et détaxer les riches en bonifiant leurs abris fiscaux (gains de capitaux, options d’achat d’actions, REER à 23 000$, etc.) accroît les inégalités économiques. Cela a été vertement critiqué par l’OCDE pas plus tard qu’au dernier Forum économique mondial tenu en Suisse : «Une occasion de réduire les inégalités» (24 janvier 2012). Plusieurs gouvernements européens sont également de cet avis, ainsi que Barack Obama, le président des Etats-Unis qui veut augmenter les impôts sur le revenu liés aux capitaux et qui s’interdit d’instaurer une taxe à la consommation : «Faisons payer les riches, insiste Barack Obama» (20 septembre 2011) et «Les élus européens veulent mettre les riches à contribution» (13 avril 2010). Je me console en pensant que je ne suis pas le seul idiot sur cette planète qui pense que l’impôt sur le revenu des compagnies et des particuliers, avec plusieurs paliers d’imposition, est le mode d’imposition le plus équitable. En plus d’Obama, il y a l’Association des économistes des Etats-Unis et les universitaires américains, chacun récipiendaire d’un prix Nobel en économique : Joseph Stiglitz et Paul Krugman. Entre Luc Godbout et Stiglitz et Krugman, je préfère pencher du bord des prix Nobels. En passant, dans sa malhonnêteté coutumière, Godbout épilogue uniquement sur l’impôt sur le revenu d’emploi et ne parle jamais de l’impôt sur le revenu des capitaux qui sont imposés à des taux ridiculement bas, comme ceux du candidat républicain à la présidence des Etats-Unis, le milliardaire Milt Romney. De plus, il omet de faire la différence entre les «travailleurs» incorporés et ceux qui ne le sont pas. J’y reviendrai dans un autre texte car cela est un point majeur.

Qu’à cela ne tienne, le petit monsieur prétend que c’est lui qui a raison : les autres sont dans le champ. Non seulement la dernière «étude» de Luc Godbout a eu, lors de son lancement officiel, une abondante couverture de presse le 30 janvier 2012, on a eu droit en prime à son curriculum abrégé étalé dans Le Devoir. On a ainsi pu apprendre que monsieur Godbout a obtenu son doctorat en économie de l’Université Aix-Marseille avec la mention «très bien avec félicitations du jury». Vraiment impressionnant. Et surtout très pertinent pour la compréhension du sujet. Comment alors être en désaccord avec un tel expert ? On le sait, bien, ceux qui, comme moi, ne pensent pas comme lui, font dans les mythes, les légendes, les dogmes, les caricatures, les idées reçues, etc.

L’œuvre finale de Godbout a aussi profité d’une avant-première dans La Presse du 17 mars 2011, texte très élogieux pondu par le journaliste Rudy Le Cours, qui a intitulé son article : «Les taxes à la consommation, un impôt vraiment progressif. Un mythe déboulonné par deux études de l’Université de Sherbrooke». La TVQ est vue, par le dit journaliste, comme un impôt progressif… attachez-le quelqu’un. Vraiment, un peu de sérieux messieurs. Le jupon dépasse et de beaucoup en plus de ça.

Les grands esprits se rencontrent puisque «Lucky» Luc et le Conseil du patronat pensent la même chose. Tout un hasard ! «Le CPQ préfère une taxe à la consommation à l’impôt sur le revenu» (6 juillet 1994). Utilisant les mêmes mots, et près de 20 ans plus tard, Godbout a dit : «Évidemment, une hausse d’impôts quelle qu’elle soit, n’est pas de nature à stimuler l’économie, mais s’il faut choisir, ce sont les taxes à la consommation qui sont le moins dommageables» (30 janvier 2012). Dans l’article du journal Les Affaires du 12 décembre 2009 intitulé «Budget du Québec : les priorités du patronat», le président du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval, a signalé que : «Si le gouvernement doit absolument augmenter ses revenus, le CPQ préférerait qu’il hausse la taxe de vente du Québec ou les tarifs plutôt que l’impôt sur le revenu». Si le Conseil du patronat arrivait déjà à cette conclusion, pourquoi alors avoir effectué une étude sur la question qui répète les mêmes inepties?

C’est facile à dire qu’il est préférable d’opter pour des hausses de taxes à la consommation, car ce que Godbout ne dit pas, ni le Conseil du patronat, c’est que contrairement à d’autres pays (ignorés naturellement par Luc), ici au pays les compagnies ne paient absolument rien en TPS et en TVQ même sur leurs achats de biens et services qu’ils ne revendent pas comme par exemple l’électricité. Luc Godbout a recueilli et publié des statistiques remontant à l’année 2007, qui ne sont plus aucunement valables aujourd’hui puisqu’elles ne tiennent pas compte de l’augmentation de deux points de pourcentage de la TVQ au Québec en 2011 et en 2012, qui est passée de 7,5% à 9,5%, soit une petite augmentation de 27%. Aucun journaliste n’a mentionné le fait. Je suppose qu’une hausse de 27% de la TVQ c’est juste et équitable pour la classe moyenne et que cela va l’aider à s’enrichir et à épargner et qu’elle n’aura aucun impact sur le taux d’inflation qu’ils n’ont pas jugés bons d’incorporer dans leur pamphlet ? La fin justifie les moyens «scientifiques» quoi !

Nos concurrents directs et principaux partenaires économiques sont l’Ontario et les Etats-Unis, qu’ils ne cessent de nous répéter en implorant les gouvernements d’arrimer nos politiques économiques et fiscales sur ces endroits afin d’être compétitifs. Comme l’Ontario et les Etats-Unis ont des taxes à la consommation nettement moins élevées que le Québec, ce qui vient bousiller leurs prétentions, Luc Godbout et ses «juniors» ont pris bien soin de nous comparer au seul niveau des taxes à la consommation avec des pays qui cadraient parfaitement dans leur manipulation grossière des faits. Ainsi, ils ont beaucoup insisté pour comparer le Québec avec le Danemark. Notre plus gros compétiteur je suppose? Et c’est quoi la prochaine étape, ils vont nous comparer aux Tamouls ? Ce sont des comparaisons sélectives qui arrangent les auteurs de la «recherche» et de leurs franchiseurs. Je qualifie ces universitaires de domestiques du patronat. Déjà que, selon une étude de la Banque de Montréal, les Canadiens paient 20% plus cher leurs produits et services qu’aux Etats-Unis, même avec un dollar à parité et même si les entreprises d’ici paient plus de deux fois moins d’impôts que leurs consœurs américaines. Si en plus la TVQ et la TPS sont presque trois fois plus élevées qu’aux States, ben non ça n’incitera les Québécois à aller faire leurs achats de l’autre côté de la frontière et ça n’encouragera pas le travail au noir. Probablement que je fabule !

Autres âneries.

Ils comparent les impôts sur le revenu au Produit intérieur brut (PIB), ce qui est très contestable. L’impôt est calculé sur le revenu de l’individu et non sur une donnée fourre-tout comme le PIB. Jamais ils ont comparé les taux effectifs et statutaires d’impôts sur le revenu et les abris fiscaux entre divers pays occidentaux et ont omis naturellement de tenir compte des impôts successoraux, inexistants au Canada et au Québec, mais présents aux Etats-Unis et en Europe comme ils n’ont pas tenu compte de la taxe annuelle sur la richesse en vigueur dans plusieurs pays européens. De telles études tronquées me font vomir.  Ben non, faut pas suggérer le rétablissement des impôts successoraux comme cela se faire ailleurs !

On pourrait continuer ainsi longtemps à soulever les nombreuses limites «intrinsèques» du travail bâclé et téléguidé de Luc Godbout que les journalistes n’ont pas soulevées. En chœur, ils ont dit et veulent nous imposer, contre notre gré, une fiscalité inéquitable, qui accentue les inégalités économiques, fondée sur les taxes à la consommation et sur la tarification des services publics plutôt que les impôts sur le revenu surtout ceux issus des capitaux. Vraiment scandaleux d’essayer de nous faire accroire que taxer la consommation et les services publics est plus souhaitable pour la population que de taxer les revenus, alors que dans les faits, ça ne fait que privilégier les nantis et les compagnies. Mine de rien, monsieur Godbout a colligé seulement des données sur la taxation des particuliers et aucune sur l’imposition des compagnies. Trop contrariant ? C’est au Québec que les compagnies sont le moins imposées en Amérique du Nord et de tous les pays occidentaux, sauf les paradis fiscaux que sont l’Irlande, la Suisse et le Luxembourg. Ben non, faut surtout pas suggérer d’augmenter l’impôt sur le revenu des entreprises ou de couper dans leurs subventions gouvernementales démesurées, dont le Québec est aussi et de loin le champion au Canada.

En vérité, je vous le dis, toute cette mise en scène déplorable a été élaborée pour farcir les esprits afin d’aboutir, comme l’a mentionné La Presse du 18 janvier 2011 dans un texte exclusif : «Vers une TVQ à 10%». Et 10%, c’est un minimum. Une vraie belle petite province démocratique où les ténors patronaux non élus, avec la complicité de leurs politiciens asservis et de leurs universitaires affranchis, imposent et dirigent l’État. Dans ce contexte indécent qui prévaut, pourquoi ne pas tout simplement abolir le parlement et leurs pantins politiques et le sous-traiter aux affairistes ?

12 commentaires

  1. Spartatux dit :

    Il ne faut pas oublier que ce gouvernement est le gouvernement des capitalistes. Les taxes et impôts qu’ils collectent servent pricipalement leurs intérets. Alors même si les impôts des plus riches augments, cette argent servira leurs intérets en financant leurs polices, en subventionnants leurs entreprises, en payent leur armé.

    En passant félicitation pour votre nouveau blogue.

  2. Daniel Martel dit :

    Ha, je suis épaté que Québécor vous donne la parole. Merci Pierre Carle. Je suis très fière de pouvoir lire autre chose que du lavage de cerveau des journeaux médias, radio (vous le savez maintenant) et TV. Monsieur Lauzon, je vais vous lire avec plaisir et intérêt. Il était temps d’avoir l`autre côté de la médaille. Santé et merci.

  3. J.Claude Charron dit :

    M. Lauzon, dans un paragraph vous mentionnez ceci ( et même si les entreprises
    d’ici paient plus de deux fois moins d’impots que leurs consoeurs américaines) et
    dans un autre paragraph plus loin vous mentionnez ceci (C’est au Québec que les
    compagnies sont le moins imposées en Amérique et de tous les pays occidentaux)
    est-ce-que j’ai bien lu et compris votre texte?
    Merci de me répondre..

  4. Perry dit :

    Bonjour à tous,

    M. Lauzon vous avez bien raison, si on parle tout simplement, plus de taxes, plus d’impöts égal moins de capacité de dépenser et les entreprises feront de moins en moins de profits, si les entreprises payent plus de taxes, le peuple devrait en payer moins et consommer plus. C’est tout simplement une roue qui tourne. Il faut décider de quel coté elle doit tourner.

    M. Lauzon, pouvez-vous expliquer pourquoi le peuble et les Gouvernements ont sauvés les banques de la faillite et que depuis plusieurs mois la bourse va mal à cause de l’europe et que c’est ces Banques qui peuvent mettre en faillite la Grèce. J’entends personne parler de ses Banques qui font vibrer la terre complète avec ces incertitudes économiques parce que l’on entend parler que de possible faillite de PAYS.qui sera décider par ses banques qui ont notre argent dans leurs coffres et les mlliards donnés par nos Gouvernement.s

    Les banques devrait être mis au pas, ils ont été sauvées, ont leurs a fournis des milliards, ils nous ont tous fait perdre des miliers de milliards, les fonds de retraite y sont affectés, nos impôts montent, etc. etc. ET IL ONT ENCORE LE CONTRÔLE D’ACCULER, NON D’ENCULER FROIDEMENT DES PAYS À LA FAILLITE….

    Qu’en pensez vous tous, aide ton bourreau et il va te faire souffrir encore plus….

    Salutation
    Perry Bond

  5. vlaaD dit :

    Bravo pour votre billet de lancement!
    Et un immense merci, Monsieur Lauzon, pour ces éclaircissements édifiants.

  6. Robert Filiatrault dit :

    Comme d’habitude, excellent article,

  7. Mario dit :

    On nous explique que l’augmentation de la taxe à la consommation est la solution adéquate au bon fonctionnement du système mais en même temps on nous reprochera d’être encore l’endroit le plus taxé en Amérique ! Il est clair, à la lumière des propos ventilés ici par le prof Lauzon, que les conclusions «scientifiques» de M. Godbout ne viennent réguler que la partie du système qui l’avantage. Pour le bien commun, on repassera.

    Un jour, pour produire un changement, il faudra bien faire autre chose que de s’en tenir à des constatations lucides qui paraissent de plus en plus comme telles, tellement il y en a.

  8. SergeCôté dit :

    Léo-Paul, tu jase à mon goût. Je peux te dire que j’effectue un travail qui corobore tes dires. Mais que veux-tu, je suis tenu à la confidentialité……

  9. MYRIAM RIVARD dit :

    Je suis un peu comme, M Lauzon. je ne sais plus quoi dire. Le pire: c’est que la population le croit. Et qu’il vont voter Charest pour deux raisons: 1- le plan Nord 2- l’emploi et l’économie. Même s’il ne sait qu’il va pouvoir réaliser ni l’un ni l’autre, les gens rêvent. Et ils oublient l’essentiel. Jean Charest est comme une magicien: il occupent le monde de sa main droite penant qu’il fait son tour de la main gauche.

    Les impôts sur les compagnies a baissé terriblement. Est-ce que cela a créé plus d’emplois? Pas sûr. Mais ce que je déplore: on entend souvent les gens d’affaires de parler  » D’utilisateurs/pauyeur ». Pourquoi alors aurait-il doit au chapitre pour donner leur opinion puisqu’ils ne paeint presque plus d’impôt?. Avant, je crois que c’était à égalité au niveau de l’impôt. Mais aujouird’hui, c’est le contribuable qui paie le plus. Alors pourquoi faudrait-il écouter quelqu’un qui ne paie pas?

  10. Marc Reilly dit :

    Merci M. Lauzon, il faudrait plus d’hommes et de femmes comme vous au Québec. C’est incroyable comment la désinformation circule bien au pays. De plus elle est reprise par tout ceux que ça arrange, je parle ici de nos gouvernements et du CPQ. Ça ne prend pas une maitrise en économie pour comprendre que si la TVQ augmente de 27% soit de 7.5% à 9.5%, le pouvoir de consommation de la classe moyenne est diminué d’autant et ici je ne parle même pas des plus démunis de notre société. Nous le savons que nos gouvernements sont à la solde des plus riches de ce pays ( Démarais et Cie.) et que la masse de vaches à lait que nous sommes continue et contribue à l’enrichissement de ces même personnes que l’on ne voit jamais à l’avant plan. Ces dernières années nous ont montré comment un gouvernement peux ce faire élire et faire ce qu’il veut, augmenter les taxes à la consommation, augmenter l’hydroélectricité, laisser faire les pétrolières et de continuer de dire que le coût de la vie n’augmente que de 2% par année. Quest-ce que nous faisons? Nous les réélisons!
    Ils est grand temps que ça change et que la vérité sorte au grand jour, que le ménage soit fait.

  11. Louis dit :

    Merçi Mr Léo-Paul de remettre les pendules à l’heure et de ne pas nous laisser endormir par les portes-parole de ceux qui engraissent leur capital sur le dos des petits salariés; quand va-t-on finir de démocratiser les dépenses et privatiser les profits, l’équilibre est rompu depuis plus de 40 ans maintenant ce petit monsieur Godbout en remet…il est clair que les taxes à la consommation désavantagent les gens qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts alors que les riches et les nantis ont toujours le loisir de voyager et consommer hors du pays dans des contrées ou les taxes à la consommation sont inexistantes ou presque…des Godbout comme ceux-là devraient se demander si ce qu’ils suggèrent fera plus de mal que de bien au plus grand nombre, petits coeur et grosses tetes….contrairement à vous Mr Léo-Paul

  12. Charron Normand dit :

    La théorie économique voudrait que les compagnies aient le moins possible d’entraves fiscales de toutes sortes afin qu’elles puissent battre la compétition de toutes provenances.Ce faisant, elle maximisent leurs profits et sont incitées à réinvestir leurs profits pour améliorer leurs productivités,leurs recherches et innovations et faire de la création de nouveaux emplois. Ces nouveaux salariés paient les impôts et les taxes indirectes à la place des entreprises. En conséquence,: 1- le gouvernement a les mêmes revenus fiscaux 2- Ces nouveaux salariés, par leurs achats, créent des emplois indirects et 3- eux aussi par leurs achats créeent de nouveaux emplois et enfin 4- Le niveau de vie de tous est augmenté.

    C’est un monde idéal. La réalité est tout autre: beaucoup trop de compagnies encaissent les profits pour prendre de l’expansion à l’extérieur du pays ou distribuent des dividendes généreux et des salaires exorbitants à leurs dirigeants.

    Ma solution est peut- être utopique: 1- abolir toutes taxes,impôts,taxes sur la masse salariale des entreprises.2- en contrepartie, elles devraient investir au Québec 50% de leurs profits annuels; sinon,il y a
    une taxe de 30% sur les profits avant dividendes 3- Mais comment faire pour empêcher les entreprises d’expatrier leurs profits pour éviter leur obligation de les investir à 50 % au Québec.? M. Jacques Parizeau avait
    crée la taxe sur la masse salariale pour pallier au problème de l’exode des profits ! Mais cela pénalise et ralentit les entreprises qui ne font pas suffisamment de profit pour leur assurer une croissance.4- Abolir les subventions aux entreprises afin de les inciter à venir et prospérer au Québec m’ apparaît souhaitable mais irréaliste à cause
    de l’impossibilité d’établir une telle politique dans les pays étrangers. Qui a une meilleure solution?

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