<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Le blogue de Léo-Paul Lauzon</title>
	<atom:link href="http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon</link>
	<description>Un blogue du Journal de Montréal</description>
	<lastBuildDate>Mon, 17 Jun 2013 15:54:57 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.5.1</generator>
		<item>
		<title>Jérôme-Forget et le PQ : Pathétique et honteux</title>
		<link>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/jerome-forget-et-le-pq-pathetique-et-honteux/</link>
		<comments>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/jerome-forget-et-le-pq-pathetique-et-honteux/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 17 Jun 2013 15:54:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léo-Paul Lauzon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/?p=7191</guid>
		<description><![CDATA[La dame de tôle conseillère sur un comité du PQ On aura presque tout vu. Reniant encore une fois ses promesses électorales, cette fois celles sur la protection de vente à l’étranger des plus importantes entreprises québécoises (un «must» pour un parti qui se dit souverainiste), le parti recule et met en place et à [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b>La dame de tôle conseillère sur un comité du PQ</b></p>
<p>On aura presque tout vu. Reniant encore une fois ses promesses électorales, cette fois celles sur la protection de vente à l’étranger des plus importantes entreprises québécoises (un «must» pour un parti qui se dit souverainiste), le parti recule et met en place et à la place un autre comité, en y nommant l’ex-ministre libérale Monique Jérôme-Forget, la dame de tôle qui haïssait l’État, ses employés et ses services publics. Comme Charest, elle aimait mieux le privé par pur intérêt. Vraiment pathétique, de la part de Pauline Marois, de s’adjoindre une telle personne très imbue de sa personne. Tout de même drôle, en 2004, la dame Jérôme-Forget avait clamé haut et fort qu’il était fini le temps des rapports et des comités et qu’il fallait passer à l’action pour implanter sa réingénierie de l’État (<i>Le Devoir</i>, 28 avril 2004). Et la voilà qui s’embarque sur un comité. Elle aime se faire voir et adore que l’on parle d’elle. Une constante toutefois, dame Jérôme-Forget publie toujours les photos d’elle-même qui datent d’au moins vingt ans.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>La crise de la hautaine Jérôme-Forget</b></p>
<p>En 2003, Monique Jérôme-Forget avait bassement insulté et humilié une jeune vendeuse de la chic boutique Hermès qui voulait lui faire payer un supplément de TVQ tout à fait légitime. Hermès ce n’est pas Dollorama. Mais la bourgeoise ne voulait pas payer les taxes et a donc apostrophé l’employée en lui criant : «Je suis ministre moi. Je peux vous dénoncer» en présence de la journaliste Marie Plourde du <i>Journal de Montréal</i> (31 octobre 2003 : «La princesse du Trésor»). Tellement odieux qu’on aurait dû exiger sa démission. Bizarre tout de même que pour certains individus on oublie vite même les pires ignominies.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Appliquer fidèlement les doléances patronales</b></p>
<p>Comme tous les missionnaires du patronat, Charest, Jérôme-Forget et cie tenaient à moderniser l’État, contre le gré de la population, en réduisant de 22% le nombre de fonctionnaires (<i>Les Affaires</i>, 8 mai 2004), en coupant dans les services publics et en privatisant par la voie royale et hypocrite qu’ils appelaient partenariat public-privé (PPP). Tellement original. Une autre qui est très courageuse quand vient le temps de jouer aux gros bras avec les regroupements communautaires et des travailleurs ordinaires et de varger dans les services publics. Moi j’appelle plutôt ça de la lâcheté. Ces mercenaires commandités qui ont comme morale la cupidité et l’égoïsme. Et l’éditeur Jean-Paul Gagné de <i>Les Affaires</i> qui intitule alors son éditorial du 27 décembre 2003 : «Le gouvernement Charest doit être félicité pour son courage». Ayoye. Dire que J.P. Gagné a reçu un doctorat honorifique de l’UQAM, j’ai honte. Ce sont ces mêmes courageux qui s’écrasent devant les compagnies, les nantis, les médecins, etc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Cultiver la haine du bien commun au profit des amis</b></p>
<p>En 2003, se couvrant de ridicule, elle avait affirmé sans aucun fondement que l’eau de Montréal était imbuvable et de mauvaise qualité. Elle aurait tant aimé privatiser notre eau et nos aqueducs à ses potes. Puis, à Toronto, devant un parterre de gens d’affaires, elle avait poussé son étroitesse d’esprit jusqu’à dire que les commis d’État qui révisaient les plans pour le prolongement du métro de Montréal à Laval avaient fait aboutir le dit prolongement au beau milieu de la rivière des Prairies (<i>La Presse</i>, 14 décembre 2006 : «La ministre se moque de l’État»); ce que la madame avait omis de dire c’est que les plans avaient été confiés au privé. Mais pour arriver à ses fins et à ceux de ses partenaires, le «courrier» Jérôme-Forget utilise souvent le «mensonge». Moins d’État et moins de fonctionnaires et plus de privé, cela a abouti inévitablement à énormément de corruption, de collusion et une explosion des coûts. Étalée au grand jour à la commission Charbonneau, Charest et Monique Jérôme-Forget vont dire qu’ils ne savaient pas et qu’ils n’ont rien vu même si la corruption de haut niveau impliquait des libéraux et des crapules qui financent abondamment leur parti et qui adoraient les PPP».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voilà le résultat réel de la réingénierie de l’État à la saveur Charest et Jérôme-Forget. Mais peu importe ce qu’ils font au détriment et sur le bras de la population, ils vont encore passer pour des gens pragmatiques, réalistes et lucides et vont être encensés par les médias et le patronat. Voilà l’avantage d’être du bon bord. Les PPP et les privatisations et la réingénierie c’est nullement idéologique; nationaliser est par contre idéologique et même révolutionnaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Finis les nids-de-poule avec les PPP</b></p>
<p>Récidivant dans ses propos, Monique Jérôme-Forget avait été jusqu’à dire qu’en PPP, les routes seraient tellement mieux construites que par le public qu’il n’y aurait plus de nid-de-poule (<i>La Presse</i>, 8 octobre 2004). Tout serait beaucoup mieux avec le privé et pour beaucoup moins cher. Ceci ne relève pas de la pensée magique mais bel et bien du réalisme et du modernisme. Voyons donc, les gens de la grosse droite ne sont jamais doctrinaires et démagogiques. Ça c’est plutôt la marque de commerce des gauchistes et des socialistes comme moi!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>La salle de l’OSM en PPP</b></p>
<p>Même si personne en voulait, pour Charest, la nouvelle salle de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) était une priorité pour lui et ses amis (27 avril 2007). La nouvelle salle qui devait en PPP coûter 100 millions$ en fons publics a coûté 266 millions$ (4 juillet 2008). Les dépassements de coûts étaient tellement fréquents et énormes (pas grave c’est la population qui paie) que Monique Jérôme-Forget, dans un élan de génie, a subitement mis fin aux dépassements des coûts en décrétant qu’il n’y aurait plus de plafond au budget de construction (<i>Journal de Montréal</i>, 26 octobre 2008). Fallait simplement y penser. Dans le <i>Journal de Montréal</i> du 20 septembre 2003, Michel C. Auger avait écrit : «La ministre ne fait pas la différence entre les sommes requises pour rénover les infrastructures et la qualité de l’eau potable. Mais elle a déjà la solution : les partenariats privé-public. Avec de tels jugements, on s’inquiète pour la «réingénierie de l’État»». Bien dit monsieur Auger.  D’ailleurs, vous apprendrez mes amis qu’il n’y a jamais de dépassements de coûts lorsque c’est le privé (efficace et ingénieux) qui exécute un contrat public. Dans leur cas, ce sont toujours des «extras» normaux et inévitables. Les dépassements de coûts relèvent uniquement des contrats publics effectués par des fonctionnaires comme moi, incompétents et même impotents. La mondaine l’avait dit : «L’État fait mal les choses» (<i>Le Devoir</i>, 21 octobre 2003). Pour elle, le privé est toujours excellent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>La «Queen» de la TVQ</b></p>
<p>En 2009, alors dans l’opposition, la lumineuse Monique Jérôme-Forget avait vilipendé le parti québécois alors au pouvoir qui voulait augmenter la TVQ, politique qu’elle qualifiait d’idéologique qui allait appauvrir la classe moyenne (<i>Le Devoir</i>, 20 mars 2009). Mais quelle hypocrisie que celle de feindre d’avoir à cœur le sort de la classe moyenne. Alors que le PQ voulait augmenter la TVQ d’un point de pourcentage, la dame de tôle, une fois au pouvoir, l’a augmenté pas d’un mais de deux points de pourcentage, ce qui correspondait exactement à la demande du patronat. Très courageuse la madame. Et puis, il y a juste les fous qui ne changent pas d’idée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>L’Ordre national du Québec pour madame</b></p>
<p>Gracieuseté du parti québécois et de Pauline Marois, Monique Jérôme-Forget vient tout juste de recevoir les grands honneurs de l’Ordre national du Québec. Imaginez, cette nomination est censée reconnaître le mérite de Québécois qui ont apporté beaucoup à la société québécoise et à la province. Nommer Monique Jérôme-Forget à ce titre est une farce grotesque. Après on se demande pourquoi le monde est si cynique et désabusé de la politique et des politiciens. Pour justement ce qu’elle a fait et par respect pour la population, il n’aurait pas fallu décerner un tel honneur, surtout en notre nom.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En fait, faut pas se surprendre que le PQ ait fait appel aux précieux services de la dame de tôle qui a toujours cultivé et entretenu la haine de nos instruments collectifs et du bien commun. Je vous l’ai dit mille fois : le PQ et le PLQ c’est du pareil au même. Ah oui, après son service politique, madame a eu droit au retour d’ascenseur et a été embauché à titre de lobbyiste à la firme d’avocats Osler en 2009 et en 2011 par la firme de recrutement Korn Ferry. Elle a dit sans rire qu’elle s’était inscrite au registre des lobbyistes pour être plus catholique que le Pape (<i>Canal Argent</i>, 18 novembre 2011). C’est drôle, il n’y a pas beaucoup d’élus qui vont travailler dans des groupes communautaires après leur carrière politique. Pourquoi donc? Retenez bien ceci : hausser les impôts des nantis c’est idéologique, les baisser c’est pragmatique. Privatiser c’est réaliste, mais nationaliser c’est dogmatique.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/jerome-forget-et-le-pq-pathetique-et-honteux/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>17</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Les 3 meilleures jokes de la semaine</title>
		<link>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/les-3-meilleures-jokes-de-la-semaine/</link>
		<comments>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/les-3-meilleures-jokes-de-la-semaine/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 13 Jun 2013 16:02:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léo-Paul Lauzon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/?p=7161</guid>
		<description><![CDATA[La Banque Royale lance un code de déontologie à ses fournisseurs Avant de fournir un code d’éthique à ses propres fournisseurs, la Royal Bank devrait commencer à s’en donner un elle-même. La même banque canadienne vient de congédier cavalièrement 45 employés d’expérience en informatique afin de les sous-traiter à l’étranger en Inde. Utilisant un programme [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b>La Banque Royale lance un code de déontologie à ses fournisseurs</b></p>
<p>Avant de fournir un code d’éthique à ses propres fournisseurs, la Royal Bank devrait commencer à s’en donner un elle-même. La même banque canadienne vient de congédier cavalièrement 45 employés d’expérience en informatique afin de les sous-traiter à l’étranger en Inde. Utilisant un programme fédéral de Stephen Harper, qui autorise les compagnies canadiennes à faire venir au pays des travailleurs étrangers s’il y a supposément pénurie, la dite banque a poussé le mépris en contraignant ses employés canadiens licenciés à former ici même à Toronto les travailleurs indiens qui vont perdre leur job. Même si l’institution financière vogue chaque année dans les profits et les dividendes records, elle justifie sa cupidité légendaire en prétextant améliorer «l’efficacité» de ses activités. Elle dit respecter la «loi» même s’il n’y a aucune pénurie d’informaticiens au Canada. Bien au contraire. Une autre loi antidémocratique au service des plus forts qui leur permet de faire ce qu’ils veulent et quand ils le veulent. Ils ne peuvent tout de même pas bafouer leurs propres «lois» que leurs politiciens asservis votent pour eux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ah oui, la même Royal Bank, qui a de nombreuses filiales dans les pires paradis fiscaux, a, de 2004 à 2009, détourné pour 2,6 milliards$ d’impôts qui auraient dû être payés au pays. Encore une fois, elle clame haut et fort qu’elle respecte la «loi», sa «loi» devrions nous dire. En 2012, le président de la Banque Royale, Gordon Nixon, a encaissé 12,6 millions$, sans compter son gros régime de retraite. Tous les moyens sont alors «responsables socialement» pour augmenter les profits et la rémunération des boss qui est fonction des profits. Que voulez-vous, ils ont une famille à faire vivre et veulent assurer décemment leurs vieux jours.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Un doctorat honorifique à Luc Plamondon</b></p>
<p>L’Université de Montréal, avec ses grands airs, décernera un doctorat «honoris causa» au parolier québécois Luc Plamondon. Celui-là même qui a fui l’enfer fiscal du Québec pour l’Irlande afin d’en payer moins et qui a transféré ses pénates par après en Suisse, choqué et même insulté que l’Irlande augmente ses impôts sur le revenu. Voyons donc, il est inadmissible et ingrat de taxer une prima dona même si elle a reçu beaucoup de fonds publics en subventions de la collectivité québécoise. Bel esprit de solidarité et de patriotisme de la part de l’artiste en question, critère qu’une institution universitaire de «haut savoir» devrait tenir compte avant de décerner des doctorats honorifiques à des gens si peu honorables. Ça vous tente pas d’en remettre plutôt un au couple Simone Monet-Chartrand et Michel Chartrand? Et si vous voulez en attribuer un absolument à un artiste, pourquoi pas Pierre Falardeau? Mais à l’encontre de ces derniers, ils n’ont jamais été invités par la famille milliardaire des Desmarais à leur domaine comme ce fut le cas de Plamondon.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Faut dire que Luc Plamondon a été invité à faire la fête au somptueux domaine de la famille Desmarais à Sagard et que, justement, cette noble famille est très influente à cette institution de haute voltige qui n’aime pas être associée au réseau universitaire dit «populaire» de l’Université du Québec.</p>
<p><b>Jean Coutou investi 190 millions à Verennes</b></p>
<p>Le pharmacien Jean Coutou vient d’annoncer une bonne nouvelle. Il va investir 190 millions$ à Varennes afin d’y construire un nouveau siège social et un centre de distribution. Oh, oh, que vois-je? Le marché et les analystes jugent cette «dépense» (et non un investissement) extravagante. Selon ses capitalistes, il aurait été préférable que Jean Coutu utilise son fric pour verser un dividende «spécial» aux actionnaires ou rachète ses propres actions. Ce sont les mêmes ti-counes qui fredonnent en chœur que profits riment avec investissements et emplois. Ils mentent et ils le savent. Gros profits se conjuguent plutôt avec création de richesse pour les détenteurs de capitaux (dividendes et rachats d’actions), sous-traitance des travailleurs, évasion fiscale dans les paradis fiscaux, etc. Les histoires du Père Noël sont plus crédibles que celles de ces profiteurs.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/les-3-meilleures-jokes-de-la-semaine/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>17</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Capitalisme à saveur socialiste?</title>
		<link>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/capitalisme-a-saveur-socialiste/</link>
		<comments>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/capitalisme-a-saveur-socialiste/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 12 Jun 2013 13:56:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léo-Paul Lauzon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/?p=7151</guid>
		<description><![CDATA[Le capitalisme est souvent présenté, par ceux à qui ce modèle profite, comme un système juste, humain et équitable. Même que la semaine dernière, Bernard Landry a parlé «d’économie sociale du marché» alors qu’en 2000 il épiloguait sur «l’éthique capitaliste» et «l’éthique civique». En 1999, Jean Charest «l’humaniste» affirmait que le libéralisme social devait remplacer [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le capitalisme est souvent présenté, par ceux à qui ce modèle profite, comme un système juste, humain et équitable. Même que la semaine dernière, Bernard Landry a parlé «d’économie sociale du marché» alors qu’en 2000 il épiloguait sur «l’éthique capitaliste» et «l’éthique civique». En 1999, Jean Charest «l’humaniste» affirmait que le libéralisme social devait remplacer l’État providence, ce qui ressemble pas mal au «capitalisme de compassion» de l’ex-président des États-Unis George W. Bush. De la compassion et de l’éthique mon œil.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le FMI vient de nous apprendre que 0,5% de la population mondiale accapare 35% des avoirs et de la richesse, tout en citant le Canada comme exemple de pays où le niveau d’iniquité s’est envolé depuis 25 ans. En 2013, la Banque Mondiale nous a signalé que 1,3 milliards d’humains vivent dans une pauvreté extrême et l’ONU, en 2010, avait mentionné qu’à toutes les six secondes un enfant mourait de faim. Cette concentration de la richesse, pendant que des milliards de personnes en souffrent, c’est criminel, tout comme les 32 trillions$ cachés dans les paradis fiscaux (<i>Journal de Montréal</i>, 24 juillet 2012).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pendant que des exploiteurs, au déni de la réalité, nous présentent le capitalisme comme le meilleur modèle économique pour tous, accusant le socialisme d’être «extrême», l’ONU indiquait, toujours en 2010, qu’au Canada deux millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire et 900 000 individus, dont de plus en plus de travailleurs, font appel régulièrement aux banques alimentaires. En 2012, l’ONU a même sermonné le Canada à cause de la pauvreté chez ses enfants alors que l’Unicef soulignait, dans un rapport, que les enfants canadiens étaient négligés par l’État (avril 2013). Aussi, on apprenait en 2009 que six Canadiens sur 10 vivent de paie en paie et le revenu médian n’a augmenté que d’un pauvre 53$ depuis 25 ans (<i>Journal de Montréal</i>, 2 mai 2008). Enfin, il y a l’organisme patronal de recherche du Conference Board qui nous a dit que les inégalités de revenu progressaient plus vite au Canada qu’aux Etats-Unis, pire pays occidental en termes de répartition de la richesse. Faut le faire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pourtant, la planète est entrainée dans un capitalisme sauvage. Au profit de qui? La crise financière de 2007, occasionnée par les institutions financières et les spéculateurs et qui n’en finit plus de finir, ce sont les responsables de cette escroquerie qui ont reçu des milliers de milliards de fonds publics. Ils s’en sont même sortis plus riches alors que les travailleurs ordinaires ont perdu leur emploi, et leur retraite, en plus de devoir payer la note. Statistique Canada nous a appris que les entreprises canadiennes ont émergé de la crise moins endettées et en meilleure santé financière depuis les quarante dernières années, sans oublier que les 150 plus grande compagnies canadiennes (excluant banques et assureurs) ont 575 milliards$ qui dorment actuellement dans leurs coffres à l’abri des curieux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il est où le «capitalisme social et équitable»? Il serait plus juste de dire «capitalisme extrémiste, cupide et égoïste».</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/capitalisme-a-saveur-socialiste/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>21</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Jean Charest: les séjours au domaine Desmarais rapportent</title>
		<link>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/jean-charest-les-sejours-au-domaine-desmarais-rapportent/</link>
		<comments>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/jean-charest-les-sejours-au-domaine-desmarais-rapportent/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 10 Jun 2013 19:00:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léo-Paul Lauzon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/?p=7111</guid>
		<description><![CDATA[Charest nommé administrateur de Publicis Worldwide Ah ben, quelle bonne nouvelle pour notre ex-premier ministre adoré, Jean Charest, qui vient d’être nommé au conseil d’administration de la transnationale française Publicis, qui fait dans la publicité et les relations publiques et qui est présente dans 108 pays et emploie 58 000 personnes dans le monde. Mais, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><b>Charest nommé administrateur de Publicis Worldwide</b></p>
<p>Ah ben, quelle bonne nouvelle pour notre ex-premier ministre adoré, Jean Charest, qui vient d’être nommé au conseil d’administration de la transnationale française Publicis, qui fait dans la publicité et les relations publiques et qui est présente dans 108 pays et emploie 58 000 personnes dans le monde. Mais, monsieur Charest ne connaît absolument rien au domaine de la publicité que vous allez me dire? Aucune importance, on l’a surtout nommé pour manœuvrer dans les relations publiques et faciliter les compagnies françaises à s’approprier nos services publics et nos ressources naturelles comme l’éolien, le gaz, la santé et d’autres. Vous me demandez encore pourquoi une nomination en France et pas en Allemagne ou au Royaume-Uni? Parce que Jean Charest a été bon pour les entreprises françaises, sur le bras de la collectivité québécoise bien entendu du temps qu’il était premier ministre. Un retour d’ascenseur quoi!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Charest nommé associé de la firme d’avocats McCarthy Tétrault</b></p>
<p>Au mois de janvier 2013, il y a donc à peine quelques mois, Jean Charest a été embauché à titre d’associé par l’important cabinet d’avocats McCarthy Tétrault, de gros lobbyistes comme les autres firmes professionnelles. À remarquer qu’il a été nommé immédiatement associé même si ça fait au moins 30 ans qu’il n’a pas pratiqué le droit. Ses connaissances en droit doivent être défraichies que vous allez me dire? Pas grave, on ne l’a pas embauché pantoute pour ses compétences en droit mais pour son gros potentiel à titre de lobbyiste afin d’accompagner les clients du bureau à développer de la business payante avec l’État. Pas grande chance que mon ancien cabinet d’experts-comptables Deloitte &amp; Touche me nommerait associé de la firme après 40 ans en enseignement universitaire. Il est vrai que mes connaissances sont très lointaines et que je ne suis pas très doué pour vendre mes services dans le domaine du P.R.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Des visites payantes au château des Desmarais de Power</b></p>
<p>Pas plus tard qu’en 2012, Jean Charest, alors premier ministre libéral du Québec, a séjourné avec sa belle petite famille au vaste domaine de la famille Desmarais à Sagard à Charlevoix. Ces milliardaires ont beaucoup plus d’investissements en France qu’au Québec, pays dans lequel ils ont plusieurs amis très très importants. Justement, les Desmarais étaient à la recherche d’un butler (<i>Journal de Montréal</i>, 14 juillet 2012). Comme le hasard fait bien les choses parfois. Il est primordial d’avoir un commandité en France, pays qui est le deuxième investisseur étranger du Québec, où on dénombre 300 filiales françaises de transnationales comme Gaz-de-France-Suez, qui est la plus importante actionnaire de Gaz Métro et la pétrolière Total. Jean Charest va ouvrir des portes et des opportunités additionnelles aux sociétés françaises, comme en 2008, où il avait interdit à notre propre société d’État Hydro-Québec d’investir dans notre propre éolien au Québec et avait accordé la moitié des 2000MW d’éolien achetés au gros prix par Hydro-Québec à la société française Électricité de France (EDF). Pire, on l’a laissé nous arnaquer sans rien dire. Vous commencez à piger pourquoi les Français et la famille Desmarais aiment Jean Charest, qui s’attend à d’autres nominations payantes à titre officiellement d’administrateur mais dans les faits pour ses qualités de «pedler».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Jean Charest favorable au traité de libre-échange Canada-Europe</b></p>
<p>Trois jours après sa nomination à titre d’administrateur-lobbyiste chez Publicis, Jean Charest s’est mis au travail en déclarant le 4 juin 2013 qu’il milite depuis très longtemps pour un tel accord qui a été négocié en secret par un autre lobbyiste d’un autre bureau d’avocats, qui facture 800$ l’heure à Québec. On ne sait absolument rien même si on va ouvrir nos services publics et nos ressources naturelles aux multinationales françaises et européennes. Déjà ce futur accord fait saliver les compagnies françaises affiliées à la famille Desmarais de Power Corp. et celles représentées par Jean Charest, comme Gaz-de-France-Suez qui, entre autres, fait dans les aqueducs et l’eau privée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par souci «antidémocratique», on ne communique rien aux populations jusqu’au jour où elles seront placées devant l’état de fait et que tout sera bétonné au profit des «entrepreneurs» qui pourront se servir et agir sans entrave et poursuivre légalement les gouvernements à la moindre contrariété.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Et pour finir, un doctorat honorifique à ti-Jean</b></p>
<p>Une bonne nouvelle n’attend pas l’autre pour ti-Jean Charest. On vient d’apprendre que l’Université Bishop’s va lui décerner un doctorat honorifique lors de la prochaine collation des grades. Si l’Université de Montréal en a remis un à l’exilé fiscal Luc Plamondon et l’UQAM à Jean-Paul Gagné du journal <i>Les Affaires</i>, qui porte très à droite, tant qu’à rire du monde pourquoi pas un à Jean Charest? Des doctorats honorifiques remis à ces individus par des institutions publiques, carrément outrageant.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/jean-charest-les-sejours-au-domaine-desmarais-rapportent/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>55</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Faut remettre à sa place Gilbert Rozon</title>
		<link>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/faut-mettre-a-sa-place-gilbert-rozon/</link>
		<comments>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/faut-mettre-a-sa-place-gilbert-rozon/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 03 Jun 2013 15:34:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léo-Paul Lauzon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/?p=7011</guid>
		<description><![CDATA[La création de la richesse selon Gilbert Rozon Dans l’article du Journal de Montréal du 28 mai 2013 intitulé «Subventions gouvernementales. Les festivals demandent de l’aide», Gilbert Rozon a plaidé sa cause en affirmant le plus sérieusement du monde que : «on a un choix de société à faire. Est-ce qu’on veut stagner ou faire croître [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La création de la richesse selon Gilbert Rozon</strong></p>
<p>Dans l’article du <em>Journal de Montréal</em> du 28 mai 2013 intitulé <a href="http://www.journaldemontreal.com/2013/05/27/les-festivals-demandent-de-laide"><strong>«Subventions gouvernementales. Les festivals demandent de l’aide»</strong></a>, Gilbert Rozon a plaidé sa cause en affirmant le plus sérieusement du monde que : «on a un choix de société à faire. Est-ce qu’on veut stagner ou faire croître l’économie? C’est une bataille pour créer de la richesse au Québec». Toujours la même ridicule rengaine servie par les affairistes au Québec afin de quémander de l’argent de l’État qu’ils veulent, pourtant, minimal. Pour les autres s’entend. Qui croit que le festival Juste pour rire créé de la richesse au Québec et fait croître l’économie?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Un gros BS corporatif</strong></p>
<p>Alors pour son plus grand bien, faut l’aider. Juste pour rire, c’est rire du monde. Quelques jobines créés pour un gros maximum de deux semaines. Ça fait beaucoup trop longtemps que les gouvernements versent chaque année des millions aux subventions au Festival Juste pour rire, tapageur, qui ne fait que drainer des fonds publics sans absolument rien apporter à la province. Un autre entrepreneur accroché aux mamelles de l’État, pour les jokes primaires et grossières sur les homosexuels, le sexe, les noirs, etc. de certains humoristes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le mirage des fameuses retombées économiques</strong></p>
<p>Voyons donc, le festival Juste pour rire n’amène pas au Québec des touristes étrangers de plus. À entendre Rozon, il y a même des Tamouls et des Patchounes qui viennent chaque année et qsont des abonnés à son festival. Tiens, tiens, dans <em>Le Devoir </em>du 29 mai 2013, on a appris que la ville de Québec qui prévoyait subventionner à hauteur de 3,8 millions$ le Cirque du Soleil pour son spectacle «Le chemins invisibles» a finalement dû débourser 19 millions$ car cette œuvre, selon les données réelles sur l’achalandage, ont confirmé que peu de gens de l’extérieur de la ville de Québec ont été enclins à se déplacer. Pourtant, le Cirque du Soleil est dans une différente ligue que Juste pour rire en termes artistiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le principe de l’utilisateur-payeur</strong></p>
<p>Gilbert Rozon aimait beaucoup l’ex-ministre libéral des finances Raymond Bachand qui était un inconditionnel du principe de l’utilisateur-payeur pour les services publics. Si Gilbett Rozon est le moindrement cohérent, lui et son festival devraient, comme à Toronto et ailleurs, payer pour les services de la police, de l’entretien et le nettoyage de rues, le dédommagement pour les résidents de quartier qui ont à subir les nombreux inconvénients de son show, etc. C’est ça le principe de l’utilisateur-payeur. Si on l’applique en santé et en éducation, me semble que l’on devrait l’imposer à des activités secondaires et superflues comme le festival Juste pour rire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Rozon pour les hausses des frais de scolarité</strong></p>
<p>L’an passé, lors des manifestations des étudiants, Gilbert Rozon avait pris fait et cause pour le gouvernement libéral de Jean Charest, qui l’abreuvait de subventions faut dire, en exigeant l’arrêt des manifestations, qui auraient pu, oh sacrilège, nuire à sa patente, et plaidait pour l’augmentation des frais de scolarité à l’université. En somme, monsieur Rozon trouve tout à fait normal et équitable que l’État hausse les frais de scolarité des étudiants pour un service public de base comme l’éducation universitaire (qui a de réelles retombées économiques et créé vraiment de la richesse) afin de subventionner sa business personnelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Fini les folies, faut arrêter de distribuer des millions en fonds publics à Rozon alors qu’au même moment le gouvernement péquiste coupe dans la santé, l’éducation, l’aide sociale, etc. En plus, faudrait lui faire payer le coût des services publics utilisés, principe de l’utilisateur-payeur oblige.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/faut-mettre-a-sa-place-gilbert-rozon/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>42</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>J’aime énormément beaucoup Bernard Landry</title>
		<link>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/jaime-enormement-beaucoup-bernard-landry/</link>
		<comments>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/jaime-enormement-beaucoup-bernard-landry/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 30 May 2013 14:35:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léo-Paul Lauzon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/?p=6991</guid>
		<description><![CDATA[Le «courage» de couper les assistés sociaux La semaine dernière, le volubile et très lucide Bernard Landry a salué «le courage de la ministre péquiste Agnès Maltais dans le dossier des coupes à l’aide sociale» (Le Devoir, 25 mai 2012. «Landry plaide en faveur du déficit zéro»). En effet, ça prend beaucoup d’audace et de [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le «courage» de couper les assistés sociaux</strong></p>
<p>La semaine dernière, le volubile et très lucide Bernard Landry a salué «le courage de la ministre péquiste Agnès Maltais dans le dossier des coupes à l’aide sociale» (<em>Le Devoir</em>, 25 mai 2012. «Landry plaide en faveur du déficit zéro»). En effet, ça prend beaucoup d’audace et de courage pour couper l’aide aux assistés sociaux, l’éducation, les garderies, la santé, etc. Peut-être que Bernard s’autocongratu par la bande puisque du temps qu’il était au gouvernement, le matamore n’avait pas froid aux yeux quand venait le temps de dégraisser les services publics dont notre système de santé publique qui ne s’en est jamais remis. En tout cas, selon Bernard Landry, faut du courage pour attaquer de front les vaches sacrées des démunis et du monde ordinaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tiens, tiens, voici le titre révélateur d’un article de <em>La Presse</em> du 11 octobre 1996 : «Imposer l’aide sociale : une mesure «équitable» selon Landry». Imposer l’aide sociale comme «tous les autres revenus» qu’il avait pris soin d’ajouter. Monsieur Landry, pour votre information, il y a plusieurs revenus de riches qui ne sont pas imposés du tout ou en partie, comme les gains de capitaux, les options d’achats d’actions, les revenus successoraux, les revenus expatriés dans les paradis fiscaux, etc., et qui sont mille fois plus dommageables pour les recettes fiscales du gouvernement que l’aide sociale. Déjà que les assistés sociaux ont un revenu sous le seuil de la pauvreté, voilà que Bernard voulait et veut encore les imposer, si on veut atteindre «courageusement» le déficit zéro tant chéri par Bernard et Stephen Harper, le premier ministre conservateur du Canada. Les grands esprits se rencontrent!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le «courage» de reculer sur les redevances minières</strong></p>
<p>Ne pouvant s’empêcher de parler beaucoup devant la caméra ou le micro, monsieur Landry a ajouté par après «qu’il a applaudi au recul de la ministre des ressources naturelles Martine Ouellet sur le redevances minières. Je suis plus heureux aujourd’hui qu’il y a un mois. On y allait brutalement avec les minières qui ne seraient pas venues». Monsieur est heureux quand le PQ coupe dans l’aide aux assistés sociaux et qu’il recule devant le puissant lobby des minières. Si ça le rend heureux, c’est son affaire. Imaginez oser demander en redevances minières moins de ce qui est exigé en Afrique et en Amérique du sud était, selon le monde merveilleux de Bernard, agir de façon brutale. C’est plutôt de la clairvoyance. Et pour aider encore plus les assistés sociaux à s’en sortir et afin qu’ils soient solidaires de l’atteinte du déficit zéro, il faudrait qu’ils «exigent» de payer de l’impôt sur leur chèque de bien-être social. D’ailleurs, monsieur Landry ne fait qu’être cohérent avec ses nobles principes comme l’indiquait déjà le titre de cet article de <em>La Presse</em> du 28 février 1996 : «Faire payer les riches, Bernard Landry n’y croit pas»… contrairement à Barack Obama, président de Etats-Unis, qui lui, y croit tellement qu’il a augmenté récemment leurs impôts : «Faisons payer les riches, insiste Barack Obama» (<em>Le Devoir</em>, 20 septembre 2011).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Bernard est progressiste, et non socialiste</strong></p>
<p>Dans une entrevue rapportée dans le <em>Journal de Montréal</em> du 23 novembre 2005 sous le titre de «Landry le pédagogue» (pas le démagogue), Bernard a cogité solennellement sur ses états d’âmes : «Je suis progressiste et non un socialiste» qu’il a dit le plus sérieusement du monde.  Je dirais progressiste dans le sens «progressiste conservateur» exactement comme l’est son ex-conseiller économique, le député conservateur Maxime Bernier, auparavant chercheur à l’Institut économique de Montréal, un organisme très progressiste comme tout le monde le sait! Bernard a aussi salué le curage de Stephen Harper de couper les chômeurs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La morale de cette histoire est que ténir son bout face aux assistés sociaux est courageux et plier, céder devant nos supposés créateurs de richesse est aussi courageux.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/jaime-enormement-beaucoup-bernard-landry/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>20</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Pétrolia et le ministre entremetteur de l&#8217;environnement</title>
		<link>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/petrolia-et-le-ministre-entremetteur-de-lenvironnement/</link>
		<comments>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/petrolia-et-le-ministre-entremetteur-de-lenvironnement/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 27 May 2013 16:07:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léo-Paul Lauzon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/?p=6941</guid>
		<description><![CDATA[Le PQ pour une évaluation environnementale Pauline Marois l’avait dit et promis : «Il faut qu’il y ait une évaluation environnementale pour l’ensemble de l’exploitation de nos ressources et nous prendrons la décision par la suite». Encore plus important s’il s’agit de pétrole non conventionnel de schiste et s’il s’agit de forer à l’Île d’Anticosti (1er [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le PQ pour une évaluation environnementale</strong></p>
<p>Pauline Marois l’avait dit et promis : «Il faut qu’il y ait une évaluation environnementale pour l’ensemble de l’exploitation de nos ressources et nous prendrons la décision par la suite». Encore plus important s’il s’agit de pétrole non conventionnel de schiste et s’il s’agit de forer à l’Île d’Anticosti (1<sup>er</sup> août 2012). C’est la même Pauline qui avait promis d’augmenter les redevances minières à 5% de la valeur brute, comme en Afrique, et qui s’est écrasée piteusement en quémandant que 1% sur la valeur brute. Et c’est la même qui avait juré qu’elle allait taxer les riches, moins qu’Obama aux Etats-Unis, et abolir la taxe santé. Écran de fumée encore une fois. Elle est revenue sur ses belles promesses afin de ne pas angoisser et déprimer outre mesure les amis fortunés et influents.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Idem pour Martine Ouellet</strong></p>
<p>Et pas plus tard que le 29 octobre 2012, la ministre québécoise des Ressources naturelles Martine Ouellet, dit la girouette, était d’avis «qu’une évaluation environnementale sera nécessaire concernant le pétrole d’Anticosti en privilégiant un examen général par le Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE)». La ministre Ouellet aussi, comme sa chef, a abdiqué.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le PQ change encore d’idée et recule comme à l’habitude</strong></p>
<p>Attention, le PQ recule devant les gros mais est intransigeant face au monde ordinaire, exactement comme l’est le ministre de l’environnement Yves-François Blanchet qui fait le pitbull avec la majorité du monde et se métamorphose en petit caniche avec la minorité dirigeante. Faut le comprendre, comme les autres ex-politiciens, il veut «mériter» sa future job dans le privé une fois sa carrière politique terminée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Imaginez, <em>Le Devoir</em> du 23 mai 2013 vient de nous apprendre que : «les forages avec fracturation seront permis sur l’Île Anticosti avant l’évaluation environnementale». Au moins, le ministre aurait pu avoir un minimum de décence et s’abstenir de déballer des inepties vraiment insultantes. En permettant à Pétrolia, qui n’a de québécois que le nom (les principaux actionnaires étant les fonds spéculatifs étrangers CD Capital du Royaume-Uni et Pilatus de Suisse) de tout faire sans aucune exigence et sans rien demander, le ministre a ajouté que «Québec se voit comme partenaire des pétrolières»… et des minières, et des gazières, etc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Trop, c’est trop. On cède gratos à des affairistes nos ressources naturelles en les incitant à agir comme dans un bar ouvert et Blanchet appelle ça un «partenariat». Qu’il me donne tous ses biens en «partenariat» juste pour voir! Allô partenariat. Et continuant à se gargariser de mots creux, le ministre Blanchet a récidivé en disant : «Je ne suis pas là pour dénoncer, condamner ou reprocher. Je suis là pour être un partenaire. Il y a des gens (qui au juste?) qui veulent qu’on bloque carrément. Ce n’est pas mon but, ce n’est pas mon travail». On le sait bien, son travail est d’agir comme entremetteur au service des opportunistes en leur faisant cadeau de nos ressources naturelles collectives. Un autre qui pense que le bien public lui appartient. Mérite-t-on vraiment au Québec de tels politiciens?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les sables bitumineux et les philosophes</strong></p>
<p>Une perle n’attend pas l’autre avec le ministre Blanchet qui, cette fois, prétend que : «l’opposition à l’arrivée du pétrole des sables bitumineux au Québec est davantage «philosophique»». Peut-être même idéologique monsieur Blanchet, tel que véhiculé par des écolos radicaux? Monsieur Blanchet, peut-être que pour le respect de la population il serait temps de remettre votre démission? Et peut-être que les politiciens européens qui s’objectent au pétrole des sables bitumineux sont aussi des philosophes? Avez-vous déjà entendu parler d’études scientifiques qui font le lien entre ce pétrole et les émissions de gaz à effet de serre? Pourtant, comme ministre de l’environnement, vous devriez les connaître.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/petrolia-et-le-ministre-entremetteur-de-lenvironnement/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>7</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La rigueur et le réalisme selon le patronat et sa cavalerie</title>
		<link>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/la-rigueur-et-le-realisme-selon-le-patronat-et-sa-cavalerie/</link>
		<comments>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/la-rigueur-et-le-realisme-selon-le-patronat-et-sa-cavalerie/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 23 May 2013 17:08:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léo-Paul Lauzon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/?p=6911</guid>
		<description><![CDATA[L’immobilisme à géométrie variable Le patronat et sa roulotte de lucides vocifèrent tout le temps contre l’immobilisme au Québec, qui freine selon eux la croissance, l’entrepreneurship et la création de richesse pour les générations à venir. Vous connaissez la chanson, n’est-ce pas? Il faut donc moderniser, adapter et réingénierier l’État afin de s’affranchir contre cet [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’immobilisme à géométrie variable</strong></p>
<p>Le patronat et sa roulotte de lucides vocifèrent tout le temps contre l’immobilisme au Québec, qui freine selon eux la croissance, l’entrepreneurship et la création de richesse pour les générations à venir. Vous connaissez la chanson, n’est-ce pas? Il faut donc moderniser, adapter et réingénierier l’État afin de s’affranchir contre cet immobilisme sclérosant. Leur recette est donc de baisser les impôts des créateurs de la richesse et des donneurs de jobs; multiplier les abris fiscaux et encourager l’évasion fiscale dans les paradis fiscaux des leaders; affaiblir les syndicats et favoriser la sous-traitance au nom de la liberté individuelle et du droit de travailler (de se faire exploiter devrions-nous dire); multiplier les subventions publiques; privatiser nos ressources naturelles et nos services publics pour pas grand-chose, et même pour rien. Ce modèle économique, politique et social appliqué depuis plus de trente ans a fait exploser les inégalités de richesse et a concentré la richesse dans les poches de quelques milliardaires, a produit une baisse du salaire réel des travailleurs et a abouti à des services publics, pour ce qui en reste, scandaleusement sous financés. Et c’est loin d’être terminé, la fête ne fait que commencer! Le patronat en symbiose avec les élus en veulent toujours plus afin de satisfaire leurs propres intérêts. Voilà leur façon bien à eux de contrer l’immobilisme. Tout y passe : nos ressources naturelles, notre bien commun, les syndicats, etc. On ne peut et on ne doit plus rien posséder et rien faire collectivement. Il faut s’en remettre uniquement aux initiatives individuelles payantes. Tout doit devenir objets de commerce et de marché, de la santé à l’eau et à notre pétrole.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Faut que ça bouge dans le bon sens pour les branchés</strong></p>
<p>Il ne faut surtout pas parler de nationalisations de nos ressources naturelles et de nos services sociaux, car ce n’est pas une bonne façon de contrer l’immobilisme et les «kings» de la place n’apprécieraient pas du tout. Ni suggérer d’augmenter les impôts de la caste supérieure, s’attaquer à leurs abris et leurs paradis fiscaux (qui font chuter leur taux d’impôt à des pinottes), de couper leurs subventions de B.S. corporatifs et de renforcer les lois du travail. Oh non non non, alors là une horde d’universitaires et de chroniqueurs vont vous traiter d’extrémistes et de bouffons. Procéder à l’encontre de l’approche de la classe dirigeante est le lot des idéologues mais aller dans le bon sens patronal est la marque des lucides. Les lucides ne font pas d’idéologie de quelque nature que ce soit, ils sont pragmatiques et réalistes, tout le monde sait ça voyons.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Faut rentrer dans le rang et se soumettre docilement</strong></p>
<p>Le parti québécois, coupable de fausse représentation, avait promis la main sur le cœur durant la dernière campagne électorale d’augmenter l’impôt des riches et des compagnies, d’abolir la taxe santé et d’au moins doubler les redevances minières. Encore une fois, les naïfs sont tombés dans le panneau et se sont faits rouler dans la farine. Il n’en fut rien et Pauline Marois et sa troupe de péquistes ont vite renoncé à leurs belles promesses.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lors du premier budget péquiste présenté au mois de novembre 2012, on a eu droit à une copie conforme de la commande patronale comme en fait foi le titre de ces deux articles de journaux du 21 et 22 novembre 2012 : «Budget bien reçu sur les marchés» et «La rigueur pour plaire au marché». Donner aux riches et taxer la classe moyenne tout en coupant dans les services publics est synonyme de «rigueur», d’«audace», de «clairvoyance», et même d’«équilibre» selon le rafraichissant Yvan Loubier, recyclé en lobbyiste chez National : «Un vent de fraicheur. Équilibré et pro-développement économique» (<em>La Presse</em>, 21 novembre 2012). Pour le serein éditorialiste du <em>Devoir</em>, Jean-Robert Sansfaçon, ce budget qui a plu au patronat en fut un de «réalisme» comme le récent recul des péquistes sur les redevances minières, qualifié de «réalisme minier» par l’inénarrable André Pratte de <em>La Presse</em> (11 mai 2013). Aux dires de ces pseudos-intellectuels, se soumettre sans critique et surtout sans descendre dans la rue c’est fait preuve de réalisme, de savoir-vivre en parfait respect des institutions et des lois.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/la-rigueur-et-le-realisme-selon-le-patronat-et-sa-cavalerie/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>15</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Minières au Québec : plusieurs ex-politiciens recylcés en lobbyistes</title>
		<link>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/minieres-au-quebec-plusieurs-ex-politiciens-recylces-en-lobbyistes/</link>
		<comments>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/minieres-au-quebec-plusieurs-ex-politiciens-recylces-en-lobbyistes/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 May 2013 15:54:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léo-Paul Lauzon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/?p=6881</guid>
		<description><![CDATA[Le mépris de la population Il n’est pas normal que beaucoup d’ex-politiciens, dont des premiers ministres et des ministres, se convertissent en lobbyistes immédiatement et  grassement payés par le privé, et même durant leur service politique alors qu’ils ont un accès privilégié et rapide aux ministres et aux hauts fonctionnaires. Privilège que n’ont pas les [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le mépris de la population</strong></p>
<p>Il n’est pas normal que beaucoup d’ex-politiciens, dont des premiers ministres et des ministres, se convertissent en lobbyistes immédiatement et  grassement payés par le privé, et même durant leur service politique alors qu’ils ont un accès privilégié et rapide aux ministres et aux hauts fonctionnaires. Privilège que n’ont pas les gens ordinaires. Cette réalité incite les élus à faire une bonne job, durant leur «ministère politique», afin de se mériter un emploi lucratif par après. On n’a qu’à penser à Lucien Bouchard, Jean Charest, Philippe Couillard, Brian Mulroney, Guy Chevrette et d’autres. Voilà pourquoi les entreprises et les nantis ont l’oreille et la faveur des gouvernements. Eux, n’ont pas besoin de descendre dans la rue manifester pour faire valoir leur doléances. Malheureusement, les malades, les travailleurs, les chômeurs, les assistés sociaux n’ont pas les moyens de se payer un seul lobbyiste. Tant pis pour eux. Ce n’est pas ces derniers qui vont donner du travail aux ex-députés afin qu’ils puissent faire vivre décemment leur petite famille! Cette relation incestueuse ente le politique et le patronat engendre la corruption à haute échelle et représente un mépris éhonté envers la population. Où est la démocratie, je me le demande!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les minières québécoises et leurs centaines de lobbyistes</strong></p>
<p>La centaine de lobbyistes miniers, tant péquistes que libéraux, ont fait leur job «pédagogique» en amenant le gouvernement péquiste à renier leurs promesses électorales en matière de redevances minières. Admettons toutefois que les lobbyistes n’ont jamais à travailler très fort pour convaincre les élus. Entre amis (ex et actuels députés péquistes, libéraux, caquistes, etc.), ils sont destinés à s’entendre dans l’harmonie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>«Boom minier : les lobbyistes s’activent. <em>Le Devoir</em> a recensé une centaine d’inscriptions au registre québécois» que titrait le journal du 13 septembre 2011. Tant qu’à <em>Canal Argent</em> (20 avril 2012), il intitulait son topo : «Les lobbyistes fourmillent autour du Plan Nord». Dans ses articles, on a appris que la minière Osisko compte seize lobbyistes seulement au Québec, Goldcorp en a onze pour entretenir les politiciens, l’Association minière du Québec a enrôlé neuf lobbyistes pour parader au parlement, Iamgold en a six, etc. Mais, il y aura toujours des affranchis pour continuer à prétendre que ce sont les syndicats qui mènent au Québec. Vite de même, combien ont de lobbyistes à temps plein les syndicats et les associations étudiantes à Québec?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quelques exemples d’aimables lobbyistes</strong></p>
<p>Tout le monde sait que selon la légende patronale, les lobbyistes travaillent uniquement pour le bien commun et pour les générations futures. Prenant aucun risque : «Osisko recrute une péquiste et un libéral» (<em>Le Devoir</em>, 20 juin 2009). La CAQ de François Legault est furieuse! La compagnie n’a engagé aucun caquiste! Quatre mois après avoir remis sa démission comme député à Québec, Daniel Bernard réoriente sa carrière professionnelle : «De député libéral à lobbyiste pour les sociétés minières» (<em>La Presse</em>, 4 décembre 2012). Lobbyiste c’est plus payant que député tout en ayant plus de pouvoir réel. Comme exemple d’éthique élastique, prenons ce cas : «Émissaire de Québec et lobbyiste. Une avocate (Anne Drost de Fasken Martineau) est à la fois conseillère de l’ex-ministre libéral du transport (Pierre Moreau) et lobbyiste pour la minière Adriana» (23 mars 2012). Deux jobs valent mieux qu’une!</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Des noms connus comme lobbyistes miniers</strong></p>
<p>Des noms connus d’ex-politiciens et d’autres qui se sont métamorphosés en sympathiques lobbyistes, il y a la libérale Nathalie Normandeau (celle qui appréciait recevoir des bouquets de roses et assister aux shows de Céline Dion, aux frais d’entrepreneurs en construction) nommée vice-présidente de la firme d’experts comptables Grant Thornston pour aider les clients à avoir leur part du Klondike du Plan Nord. Pourtant, madame Normandeau s’y connaît autant en comptabilité que moi en physique nucléaire. Il y a aussi l’ancien ministre libéral au fédéral Martin Cauchon rendu chez les avocats Heenan Blaikie qui lui aussi a été réquisionné pour le Plan Nord. Ah ben, mon préféré, l’omniprésent et tonitruant Marcel Aubut, lui aussi associé chez Heenan Blaikie, devenu lobbyiste pour Century Iron Mines. Je suis tellement content pout Marcel malgré ma petite pointe de jalousie devant le succès de ce dernier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Attendez, ce n’est pas fini, il y a aussi Pierre Lortie, un libéral très branché qui est maintenant lobbyiste pour Ressources d’Arianne à titre de président du conseil d’administration. J’aime bien la «promotion» de l’ex-député bloquiste (un parti politique supposément progressiste) Yvan Loubier embauché par le cabinet de «brainwashage» public National et devenu lobbyiste chez Oceanic Iron One. À remarquer que ces bonzes n’ont absolument aucune compétence dans le domaine minier, mais ils ont des appuis et des contrats.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Ma conclusion sur les lobbyistes : une plaie</strong></p>
<p>Mes amis, j’espère que vous comprenez maintenant pourquoi le patronat a toujours gain de cause auprès de «leurs» politiciens, et ce dans tous les domaines et dans tous les secteurs, les garderies et les écoles privés; les subventions et les baisses d’impôts aux pachas économiques; la déréglementation de l’environnement et du marché du travail, etc. Si les syndicats, les assistés sociaux, les chômeurs et la population désirent que les élus arrêtent de leur rentrer dedans, ils n’ont qu’à se payer beaucoup de lobbyistes, verser un petit brin dans la corruption, financer les partis politiques et assurer un emploi respectable aux députés qui ont terminé leur mission politique. Comme les anglais disent : «No money, no candy». Pour les institutions démocratiques, les lobbyistes sont pas mal plus dangereux que les carrés rouges.</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/minieres-au-quebec-plusieurs-ex-politiciens-recylces-en-lobbyistes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>12</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Mines : Le Québec plus colonisé que l’Afrique</title>
		<link>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/mines-le-quebec-plus-colonise-que-lafrique/</link>
		<comments>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/mines-le-quebec-plus-colonise-que-lafrique/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 16 May 2013 15:55:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Léo-Paul Lauzon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/?p=6831</guid>
		<description><![CDATA[Le PQ s’écrase de nouveau En campagne électorale, le PQ de la châtelaine Pauline Marois, faisant preuve de populisme, promettait, comme aux Etats-Unis et en Californie, de hausser un tantinet l’impôt des riches et d’abolir la scandaleuse taxe santé de Charest. Alors qu’aux States, les élus ont tenu leurs promesses, ici au Québec, nos politiciens [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le PQ s’écrase de nouveau</strong></p>
<p>En campagne électorale, le PQ de la châtelaine Pauline Marois, faisant preuve de populisme, promettait, comme aux Etats-Unis et en Californie, de hausser un tantinet l’impôt des riches et d’abolir la scandaleuse taxe santé de Charest. Alors qu’aux States, les élus ont tenu leurs promesses, ici au Québec, nos politiciens ont vite cédé au chantage des gros au mépris de la population. Résultat : Pauline Marois a maintenu la taxe santé, n’a pas augmenté l’impôt des biens portants et, surprise, elle a plutôt préférer passé la tronçonneuse dans les budgets des garderies, des hôpitaux, des écoles et des assistés sociaux. Voilà bien la véritable nature du parti québécois. Chassez le naturel et il revient vite au galop.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors dans l’opposition, la même Pauline Marois exigeait que «le Québec se réapproprie ses ressources naturelles notamment en doublant les redevances minières» (<em>La Presse</em>, 13 août 2011). Encore un écran de fumée du PQ pour mieux tromper le monde. Après avoir joué à la dure, qui laissait présager enfin une décision du parti québécois au profit des intérêts supérieures de la population, voilà que Pauline Marois et ses larbins se sont soumis honteusement aux diktats de l’industrie minière et de leurs lobbyistes (dont plusieurs sont évidemment péquistes) et ont procédé, pour la forme seulement, qu’à des modifications cosmétiques du régime de redevances, des droits et de l’impôt minier. Le patronat est un farouche partisan de l’immobilisme quand ça l’avantage. Martine Ouellet, la ministre des ressources naturelles, malheureusement pas mieux que ses collègues péquistes, a abdiqué en plus d’autoriser l’achat supplémentaire d’un bloc de 800 mégawatts d’énergie éolienne d’affairistes privés même si Hydro-Québec va devoir supporter des surplus d’électricité jusqu’en 2025. Qui va payer ce cadeau de plusieurs dizaines de millions?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>On comprend madame Ouellet de mettre le focus sur sa carrière professionnelle. Comme Lucien Bouchard, Nathalie Normandeau, Jean Charest et cie, une belle job l’attendra dans le privé, à titre de lobbyiste, si elle fait montre d’une bonne ouverture d’esprit. Disons qu’elle était plus «sociale-démocrate» du temps qu’elle était à la tête d’Eau Secours.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Jean Charest au Sénégal</strong></p>
<p>Jean Charest, devenu lobbyiste (comme les autres) au bureau d’avocats McCarthy Tétrault, a négocié au nom de Teranga Gold, une compagnie minière canadienne d’or, une importante hausse de redevances minières exigées par le Sénégal en Afrique, qui est passée de 3% à 5% calculée sur la «valeur brute» et non sur la marge ou le profit net comme ici au Québec (<em>La Presse</em>, 5 avril 2013). En plus, le Sénégal détient 10% du contrôle juridique sur la mine d’or. Ça fait que le gouvernement sénégalais, incluant les autres impôts sur les sociétés et les dividendes, récolte environ 50% des profits générés par les minières. C’est drôle au Sénégal, les minières montrent patte blanche.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tout de même bizarre, ce que Jean Charest a négocié pout la minière Teranga avec le Sénégal, c’est exactement ce à quoi lui et son sublime ministre des finances d’alors, Raymond Bachand, s’opposaient énergiquement, prétextant que cela allait mettre en péril les investissements et les emplois dans l’industrie minière (<em>La Presse</em>, 24 octobre 2011).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Des redevances de 5% sur le brut c’est aussi ça que voulait appliquer à l’origine le parti québécois mais qui a très vite changé d’idée pour se contenter d’un vulgaire 1% dicté et imposé par les minières. Les péquistes se sont alors gentiment exécutés. Faut bien voir les choses comme elles le sont véritablement : le Québec et les Québécois sont plus colonisés que les pays d’Afrique même si souvent on les regarde de haut. Faudrait se regarder avant…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans les faits, que ce soit aux niveaux de la fiscalité, de nos services publics délabrés, du contrôle étranger, de notre économie et de nos ressources naturelles, du déluge de corruption, etc., nous sommes pratiquement la risée du monde entier. Le recul du PQ devant les ridicules menaces des minières et du patronat est un autre élément qui alimente le répertoire des diplomates et des humoristes étrangers. On se contente de pratiquement rien exiger en redevances et en impôts des minières tout en leur concédant des millions en fonds publics pour payer leurs infrastructures (routes, ports et voies ferrés) et pur leur accorder des taux préférentiels d’électricité. Tout ça pour une poignée d’emplois temporaires et sur le bras de la population.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Idem au Mali, en Guinée, au Ghana, etc.</strong> <strong></strong></p>
<p>Dans un article de la revue CA magazine (comptables agrées) du mois d’octobre 2012, intitulé  «Turbulences fiscales dans les mines», il est dit en sous-titre que : «la fiscalité des pays étrangers puise de plus en plus dans les revenus des sociétés minières internationales». Mais pas au Québec. Dans ce même article, on mentionne aussi que des pays comme la Guinée, le Ghana et le Mali exigent des participations publiques dans les mines étrangères allant de 25% à 35%, qu’elles ont augmenté non seulement leur taux de redevances mais aussi les impôts corporatifs sur le revenu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ajoutons que des pays en Amérique du Sud, comme la Bolivie, l’Équateur, le Venezuela, etc. ont carrément nationalisé leurs ressources naturelles. Suggérer au gouvernement du Québec de faire exactement comme au Sénégal, soit d’exiger des redevances de 5% sur la valeur brute du minerai extrait et une participation étatique d’au moins 10% dans toutes les minières, pétrolières et gazières au Québec relèverait pratiquement de la folie pure ou de la simple utopie. Moi je passerais pour un caricatural et certainement un communiste.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En terminant, je vous suggère amis lecteurs de lire l’article paru dans <em>Le Devoir</em> du 20 mars 2012 intitulé «Redevances minières. L’Australie donne l’exemple». Et, portant, l’Australie n’est pas un pays socialiste.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/mines-le-quebec-plus-colonise-que-lafrique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>21</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
