Avant de continuer mon exploration du fabuleux monde des idiots utiles de l’islamisme, j’aimerais répondre à Simon Jodoin, blogueur au Voir, qui m’accuse de mauvaise foi dans mon blogue d’hier. J’ai écrit, et je le réécrirais encore, que la Déclaration universelle des droits de la personne par les religions du monde vise à interdire la critique de la religion.
Allons voir le texte original en anglais de cette résolution.
‘It is the duty (c’est le devoir) of the follower of every religion (des adeptes de toutes les religions) to ensure that no religion is denigrated in the media or in the academia (de s’assurer qu’aucune religion ne soit dénigrée dans les médias ou dans les maisons d’enseignemement.’
Si cela ne constitue pas un appel à peine voilé de foutre le bordel à chaque fois qu’un caricaturiste se fout de la tête d’un prophète ou qu’un cinéaste réalise un film – même débile – qui raconte une version honnie de l’histoire de la vie du même prophète, monsieur Jodoin, expliquez-moi. Je suis toujours ouverte à la merveilleuse aventure de l’exploration pédagogique.
Monsieur Jodoin ignore sans doute que plusieurs intellectuels, dont l’écrivaine féministe athée Talisma Nasrin, la Salman Rushdie féminine, dont la vie est menacée par une fatwa depuis 1994, ont signé une lettre pour exiger le retrait de cette résolution. Je cite: ‘Si ce principe devait être codifié sous forme de loi, cela ouvrirait la porte à d’innombrables poursuites judiciaires pour blasphème et autres motifs car il suffirait qu’une critique de la religion constitue un dénigrement pour poursuivre en justice… Les principes promus par la Déclaration sont complètement incompatibles avec les droits de l’Homme et les idéaux que les universités devraient cautionner dans une société libre et démocratique.’
Concrètement, comment cela pourrait-il nous affecter ? Dans le mémoire que l’organisme canadien Présence musulmane, proche de Tariq Ramadan, a présenté en 2007 à la Commission Bouchard-Taylor, sur 16 recommandations soumises au gouvernement, cinq, soit le tiers, touchaient le contrôle des médias.
Je vous épargnerai d’autres éléments tout aussi édifiants qui font partie de cette Déclaration bidon des droits de l’Homme qui, en passant, jamais ne mentionne le mot ‘femme’ mais qui rappelle que le mariage et la vie monastique sont deux des plus belles réalisations de l’humanité et doivent être protégés.
Je vous promet d’obtenir la réponse à la question: ‘Incluant le mariage homosexuel ‘?
Drôle de conférence
Plus je fouille cette histoire de la commandite accordée par le musée des religions de Nicolet à la 2e conférence mondiale sur les religions du monde après le 11 septembre, plus je me gratte la tête.
Pas tant sur le musée, qui je crois a fait preuve de naïveté, comme avec son expo sur le foulard islamique.
Tout d’abord, le musée n’a pas versé d’argent aux organisateurs de cet événement mais il en a fait la promotion, tout comme Tourisme Montréal et le Palais des congrès. Le directeur du musée, monsieur Jean-François Royal, m’a dit qu’il ignorait qu’un des objectifs de la rencontre était l’adoption d’une résolution contre le dénigrement des religions dans les médias et les maisons d’enseignement.
Et qu’il ne savait pas qui était Tariq Ramadan. ‘Moi, on m’a vendu la présence du Dalai Lama.’
Vendeur, en effet. À sa place, je serais peut-être tombée dans le piège moi aussi.
Les islamistes, leurs amis et les idiots utiles qu’ils recrutent font bien les choses. Les fous d’Allah qui tuent en pleine rue, en plein jour, dans une grande ville comme Londres, sont bien moins dangereux, et nombreux, que les cerveaux qui excellent dans l’art de la manipulation de l’opinion publiques, menant de front des activités en apparence rassembleuse comme des conférences sur les religions, une exposition hop la vie sur le foulard islamique et des campagnes de conversion à l’Islam.
Mais avant d’accepter de promouvoir une conférence sur les religions, j’aurais quand même vérifié quelles religions seraient présentes et qui allait parler en leur nom.
Le christianisme domine, et de loin, la carte des croyants dans le monde, avec 2,1 milliards d’adhérents. Suivi de l’Islam, avec un milliard et demi de fidèles. En 3e place, l’hindouisme et ses 900 millions de croyants. En 4e place, le boudhisme. Au 5e rang , le sikhisme, suivi du djoutché, la religion d’État en Corée du nord qui compterait 19 millions d’adhérents. Le judaïsme arrive en 7e place, avec 14 millions de fidèles, la foi Baha’i en 8e place, le jainisme, une forme de bouddhisme pratiquée en Inde et enfin, en 10e place, le shintoisme japonais.
Quand on regarde la liste des conférenciers invités, il y a de quoi se poser de sérieuses questions. Deux bouddhistes dont le Dalai Lama, deux musulmans dont Tariq Ramadan (l’autre était Shirin Ebadi, prix Nobel de la paix, mais elle n’est pas venue), un hindou et un professeur catholique, ex-prêtre, sympathique à Tariq Ramadan, un nobody hors des cercles académiques. Et un auteur nouvel âge, Deepak Chopra, le genre de gars qui serait présent à l’ouverture d’un centre d’achat en bois bio.
Pas de figures de proue du catholicisme, pas de leaders protestants. Pas de Sikhs. Pas de vedettes du monde évangélique. Et pas de Juif dans le programme officiel.
Et on a le culot d’appeler cela une conférence globale sur les religions du monde ???