Les z-idiots utiles de l’islamisme, 2e partie

- 24 mai 2013

Avant de continuer mon exploration du fabuleux monde des idiots utiles de l’islamisme, j’aimerais répondre à Simon Jodoin, blogueur au Voir, qui m’accuse de mauvaise foi dans mon blogue d’hier. J’ai écrit, et je le réécrirais encore, que la Déclaration universelle des droits de la personne par les religions du monde vise à interdire la critique de la religion.

Allons voir le texte original en anglais de cette résolution.

‘It is the duty (c’est le devoir) of the follower of every religion (des adeptes de toutes les religions) to ensure that no religion is denigrated in the media or in the academia (de s’assurer qu’aucune religion ne soit dénigrée dans les médias ou dans les maisons d’enseignemement.’

Si cela ne constitue pas un appel à peine voilé de foutre le bordel à chaque fois qu’un caricaturiste se fout de la tête d’un prophète ou qu’un cinéaste réalise un film – même débile – qui raconte une version honnie de l’histoire de la vie du même prophète, monsieur Jodoin, expliquez-moi. Je suis toujours ouverte à la merveilleuse aventure de l’exploration pédagogique.

Monsieur Jodoin ignore sans doute que plusieurs intellectuels, dont l’écrivaine féministe athée Talisma Nasrin, la Salman Rushdie féminine, dont la vie est menacée par une fatwa depuis 1994, ont signé une lettre pour exiger le retrait de cette résolution. Je cite: ‘Si ce principe devait être codifié  sous forme de loi, cela ouvrirait la porte à d’innombrables poursuites judiciaires pour blasphème et autres motifs car il suffirait qu’une critique de la religion constitue un dénigrement pour poursuivre en justice… Les principes promus par la Déclaration sont complètement incompatibles avec les droits de l’Homme et les idéaux que les universités devraient cautionner dans une société libre et démocratique.’

Concrètement, comment cela pourrait-il nous affecter ? Dans le mémoire que l’organisme canadien Présence musulmane, proche de Tariq Ramadan, a présenté en 2007 à la Commission Bouchard-Taylor, sur 16 recommandations soumises au gouvernement, cinq, soit le tiers, touchaient le contrôle des médias.

Je vous épargnerai d’autres éléments tout aussi édifiants qui font partie de cette Déclaration bidon des droits de l’Homme qui, en passant, jamais ne mentionne le mot ‘femme’  mais qui rappelle que le mariage et la vie monastique sont deux des plus belles réalisations de l’humanité et doivent être protégés.

Je vous promet d’obtenir la réponse à la question: ‘Incluant le mariage homosexuel ‘?

Drôle de conférence

Plus je fouille cette histoire de la commandite accordée par le musée des religions de Nicolet à la 2e conférence mondiale sur les religions du monde après le 11 septembre, plus je me gratte la tête.

Pas tant sur le musée, qui je crois a fait preuve de naïveté, comme avec son expo sur le foulard islamique.

Tout d’abord, le musée n’a pas versé d’argent aux organisateurs de cet événement mais il en a fait la promotion, tout comme Tourisme Montréal et le Palais des congrès. Le directeur du musée, monsieur Jean-François Royal, m’a dit qu’il ignorait qu’un des objectifs de la rencontre était l’adoption d’une résolution contre le dénigrement des religions dans les médias et les maisons d’enseignement.

Et qu’il ne savait pas qui était Tariq Ramadan. ‘Moi, on m’a vendu la présence du Dalai Lama.’

Vendeur, en effet. À sa place, je serais peut-être tombée dans le piège moi aussi.

Les islamistes, leurs amis et les idiots utiles qu’ils recrutent font bien les choses. Les fous d’Allah qui tuent en pleine rue, en plein jour, dans une grande ville comme Londres, sont bien moins dangereux, et nombreux, que les cerveaux qui excellent dans l’art de la manipulation de l’opinion publiques, menant de front des activités en apparence rassembleuse comme des conférences sur les religions, une exposition hop la vie sur le foulard islamique et des campagnes de conversion à l’Islam.

Mais avant d’accepter de promouvoir une conférence sur les religions, j’aurais quand même vérifié quelles religions seraient présentes et qui allait parler en leur nom.

Le christianisme domine, et de loin, la carte des croyants dans le monde, avec 2,1 milliards d’adhérents. Suivi de l’Islam, avec un milliard et demi de fidèles. En 3e place, l’hindouisme et ses 900 millions de croyants. En 4e place, le boudhisme. Au 5e rang , le sikhisme, suivi du djoutché, la religion d’État en Corée du nord qui compterait 19 millions d’adhérents. Le judaïsme arrive en 7e place, avec 14 millions de fidèles, la foi Baha’i en 8e place, le jainisme, une forme de bouddhisme pratiquée en Inde et enfin, en 10e place, le shintoisme japonais.

Quand on regarde la liste des conférenciers invités, il y a de quoi se poser de sérieuses questions. Deux bouddhistes dont le Dalai Lama, deux musulmans dont Tariq Ramadan (l’autre était Shirin Ebadi, prix Nobel de la paix, mais elle n’est pas venue), un hindou et un professeur catholique, ex-prêtre, sympathique à Tariq Ramadan, un nobody hors des cercles académiques. Et un auteur nouvel âge, Deepak Chopra, le genre de gars qui serait présent à l’ouverture d’un centre d’achat en bois bio.

Pas de figures de proue du catholicisme, pas de leaders protestants. Pas de Sikhs. Pas de vedettes du monde évangélique. Et pas de Juif dans le programme officiel.

Et on a le culot d’appeler cela une conférence globale sur les religions du monde ???

 

Les z-idiots utiles de l’Islamisme

- 23 mai 2013

Comme les extra-terrestres qui peuplent les théories conspirationnistes, les z-idiots utiles de l’Islam sont parmi nous. Sauf que ce n’est pas une vue de l’esprit ou une hallucination collective, mais une consternante réalité.

Prenez le musée des religions de Nicolet avec sa révoltante exposition Voilà ! à la gloire du foulard islamique dénoncée par l’experte incontestable de l’Islam radical au Québec, Djemila Benhabib

Les bien-pensants de l’Islam, ses idiots utiles, détestent Djemila Benhabib, tout comme ils détestent l’organisme de surveillance de l’islamisme québécois Point de Bascule, un organisme indépendant qui fonctionne sans subventions même s’il fournit un service essentiel d’information que personne d’autre n’offre à la population: il dévoile les dessous de la mouvance islamiste au Québec avec une curiosité et rigueur exemplaires.

Ce matin, Point de bascule nous apprend que le directeur du musée des religions du monde de Nicolet, Jean-François Royal, se serait associé à Tariq Ramadan et aux Frères musulmans, via la Muslim Association of Canada, pour présenter une conférence universitaire UdeM/McGill en 2011, prônant l’interdiction de la critique des religions. La Muslim Association of Canada sert de vitrine pour les Frères musulmans au Canada. Ils sont responsables de la certification halal et contrôlent des écoles musulmanes ainsi que des mosquées.

Au cours de cette rencontre, tenue dans un temple du savoir et de la pensée critique, on a approuvé une résolution qui mènerait à l’interdiction de la critique des religions. L’article 12.4 de la Déclaration universelle des droits de la personne par les religions du monde adoptée par la conférence de Montréal déclare que «Chacun a le droit que sa religion ne soit pas dénigrée dans les médias ou dans les maisons d’enseignement».

Voici le lien vers l’article que Point de bascule a mis en ligne sur son site ce matin.

J’ai contacté monsieur Royal qui s’est dissocié de la conférence de 2011. ‘Nous n’étions pas commanditaires, nous avons distribué des dépliants annonçant l’événement, c’est tout. On nous avait vendu cela comme une conférence sur les discussions entre les religions. Je le crois. ‘On nous avait dit que le Dalai Lama y serait.’ Et Tariq Ramadan ? ‘Je ne sais même pas qui c’est.’

Le directeur d’un musée sur les religions qui ne connait pas la superstar mondiale de l’Islam ? C’est pour le moins surprenant. Ça me suggère une question déjà posée par la juge Charbonneau…

Il ne se souvient pas du nom de l’organisme qui a contacté le musée pour obtenir de l’aide pour la promotion de la conférence.

Parmi les autres organismes qui ont fait la promotion de l’événement, notons Tourisme Québec, le Conseil des relations internationales de Montréal, la fondation de la famille Brian Bronfman, la Tony Blair Faith Foundation, Radio Ville-Marie, les éditions du Seuil et Présence musulmane, qui rappelons-le, a signé une lettre demandant le retrait de la motion contre les tribunaux islamiques au Québec, parce que cela ‘stigmatise les citoyens de confession musulmane et exprime une discrimination à l’encontre de leur religion.’

C’est tout simplement ahurissant. Si Point de bascule ne reçoit aucune aide pour son travail, le musée des religions lui, existe en partie grâce à vos impôts. Le salaire de monsieur Royal lui est versé à même des fonds publics. Tout comme ceux des universitaires qui se font les complices des ennemis de l’Occident.

Un exemple probant de cette complicité ? Voici ce que pense Gregory Baum, professeur de religion à l’université McGill, de la persécution dont sont victimes ceux qui quittent l’Islam, selon Point de bascule: ‘Dans certains pays, la religion fait partie de la culture. Se convertir, c’est renier la culture, se couper du reste de la société. L’ONU reconnaît le droit des peuples de défendre leur culture. On peut considérer que ça peut amener à interdire les conversions. Il existe aussi des droits collectifs, un peu comme le Québec qui réglemente la langue.’

Ça ne s’invente pas.

 

 

Après Boston, Londres

- 22 mai 2013

Les nouvelles de Londres sont mauvaises.

Un militaire britannique a été dépeçé à coup de machettes et de couteaux en plein jour. En pleine ville. À quelques mètres de son baraquement de Woolwich, un quartier populaire au sud de Londres. Selon des témoins, deux hommes hurlaient Allahu akbar ! Allah est grand ! pendant qu’ils s’acharnaient sur la victime étendue sur le sol. Les assaillants invitaient même les gens à prendre des photos d’eux ‘en action’.

Après avoir coupé la tête du pauvre soldat, ils ont jetté son le cadavre en plein milieu de la rue.

C’est tout ce qu’on sait, pour l’instant. Des détails pourraient changer.

Pendant ce temps, des passants regardaient la scène, impuissants. Après le crime, un des deux assaillants a déclaré à la caméra qu’il était désolé d’avoir eu à faire cela devant des femmes mais que les femmes de son pays voyaient tout. Avant de se lancer dans un délire islamiste contre l’Occident, machette et couteau ensanglantés à la main. Il parlait avec un accent londonien prononcé.

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(capture d’écran ITV)

Et puis les policiers sont arrivés. Les deux hommes les ont même attendus. Les témoins ont dit qu’ils avaient l’air très fiers d’eux-mêmes. Les policiers ont fait feu pour les immobiliser. Les présumés djihadistes ont été conduits à l’hôpital.

Je ne sais pas quand les Britanniques vont se réveiller un jour et comprendre à quel point leur pays souffre du laxisme des autorités envers l’Islam radical politique et d’une incompréhensible tolérance pour la présence d’extrémistes en sol  britannique. Les graves attentats du 7 juillet 2005 n’ont rien changé. Ou si peu.

Et quand ils essaient de se débarrasser d’éléments étrangers indésirables, c’est le tribunal des droits de l’Homme de la communauté européenne qui les en empêche.

Cette attaque de Woolwich s’inscrit dans la logique des terroristes de Boston. Al Quaeda recommande aux jeunes djihadistes de ne plus se rendre en Afghanistan ou même en Syrie. Leur suggérant plutôt d’agir près de chez eux, sur une plus petite échelle.

Comme on dit en marketing: ‘pensez globalement, agissez localement’.

 

Nostalgiques du printemps érable ?

- 21 mai 2013

Il y a des gens, professeurs et étudiants, qui doivent s’ennuyer des moments excitants qu’ils ont vécu le printemps dernier. Ça doit être plate à mort d’avoir à suivre ou à donner des cours, dans des salles de classe, entre quatre murs, être obligé de faire des travaux de fin de session, de subir des examens. De les corriger. Zzzzzzzzzz.

C’était pas mal plus amusant de se réunir à la place Émilie-Gamelin avant de prendre d’assaut les rues du centre-ville, en compagnie d’une banane qui marche et d’un panda qui parle. Encadrés par de courageux casseurs masqués qui portaient la révolution anticapitaliste à bout de bras, pierres à la main et boules de billiard et cocktails molotov dans le sac à dos.

Tellement plus trippant d’écoeurer les policiers jusqu’à ce qu’ils se fâchent et sortent la poivrière. Être poivré par le SPVM est devenu un incontournable rite de passage. Si t’as pas été poivré, t’es pas un vrai.

J’exagère ? Jamais, voyons.

La preuve, des professeurs d’art, de littérature et de sciences humaines du cégep Lionel-Groulx ont organisé deux jours d’activités spéciales le weekend dernier pour ‘commémorer’ les événements du printemps ‘érable’ particulièrement mouvementé à cet endroit. On se rappellera que la police est intervenue sur le campus le 15 mai 2012, à la demande de la direction, qui tentait de faire respecter une injonction.

Ce fut certes, un des moments les moins glorieux de la crise. La directrice de l’époque, Monique Laurin, celle qui a appelé l’escouade anti-émeute, a fait depuis son mea culpa et commandé une œuvre d’art au département d’arts visuels en souvenir de cette journée mouvementée.

L’œuvre a été dévoilée le 15 mai, pendant l’événement appelé ‘Rouge comme un printemps.’

On a fêté le 1er anniversaire du printemps de Lionel-Groulx avec de la musique, une exposition, des projections de vidéos, des conférences et une grande séance de psychothérapie collective au café étudiant.  Gabriel Nadeau-Dubois y était, tout comme Jean Barbe, l’éminence grise du printemps étudiant et Mathieu Bock-Côté qui n’a pas manqué de souligner que le Québec sort divisé de cette crise.

Je mettrais un gros dix sur la table que la majorité des Québécois aimeraient mieux oublier le printemps 2012. Mais une minorité d’étudiants préfère se vautrer dans la nostalgie et continuer à dénoncer la ‘marchandisation’ de l’éducation au lieu de célébrer leur victoire sur toute la ligne.

En passant, le gouvernement vient d’augmenter le budget des bourses de 23,5 millions, résultat du premier chantier à soumettre son rapport au ministre de l’Éducation supérieure, dont les travaux ont été dirigés par l’ex-président de la Fédération Étudiante Universitaire du Québec. Certainement pas par la directrice générale de la Ligue des contribuables.

À la radio, en ce moment, il y a une table ronde sur l’université au Québec. J’ai changé de poste. Je n’en peux plus. Et vous ?

Un cadeau pour la Journée des Patriotes.

- 20 mai 2013

Ma chronique d’aujourd’hui dans le Journal…

Modernité 1, culture québécoise  0

Il était une fois, dans la contrée du Québec, un restaurant au bord d’une autoroute, appelé  Le  Madrid. À mi-chemin entre la métropole et la capitale du Québec, le mythique endroit est devenu au fil de ses 44 années d’existence, un monument à la créativité des patenteux québécois. On y venait autant pour ses 80 dinosaures ‘gossés  main’ et pour la collection de Big Foot du patron que pour la cuisine du terroir d’inspiration italienne, canadienne, américaine et chinoise.

Le Madrid avait même son poète national, un patenteux de chansons appelé Normand L’Amour.

Unique au monde

Rien dans le monde civilisé ne ressemblait au Madrid. On y venait de partout. Un jour, les proprios en ont eu assez de se lever à 4 heures du mat’ pour éplucher des patates et puis, il fallait se l’avouer, le mythique était devenu miteux. Mais le Madrid a rapidement trouvé preneurs : des hommes d’affaires visionnaires et bien élevés de Québec allaient le réinventer. L’affaire était ketchup.

Les clients du Madrid se sont inquiétés : les  dinosaures ? Les Big Foot ? On allait bien garder quelques reptiles en fibre de verre mais fini les camions à roues géantes, en contravention direction avec la philosophie verte de l’entreprise qui exploitait des haltes routières… ‘Vous verrez, ce sera mieux que l’original.’

Qui dit ‘mieux que l’original’ dit bulldozers. L’édifice blanc au toit rouge dominé par un panneau électronique qui annonçait sans gêne ‘we speak english’ a été démoli. On l’a remplacé par une halte routière de classe internationale. Autrement dit, une halte pareille à toutes les autres haltes routières dans le monde.

Les habitants du Québec, qui avaient très peur d’avoir l’air ti-counes, pouvaient désormais accueillir les visiteurs étrangers sans passer pour des quétaines. Même s’il fallait passer le bulldozer culturel pour y arriver.

On a loué quelques dinosaures à l’ancien proprio mais la cuisine du ‘terroir ‘ n’a pas survécu et fut remplacée par les menus standardisés de deux chaînes de restos-minute appréciés de tous.

Enfin stérilisé, modernisé, l’endroit, rebaptisé Madrid 2.0, a fait son entrée dans le siècle du branding et du packaging, une époque qui se réclame de l’innovation mais qui crèche à l’enseigne du conformisme et de l’ennui.

Première visite

Je  m’y suis arrêtée pour la première fois samedi. J’ai eu envie de pleurer. De l’ancien restaurant, il ne reste que des photos sur les murs, une tentative ratée de donner un peu de chaleur à cette caverne de béton et de métal.  Aux extrémités, un McDo et un Saint-Hubert Express. Deux marques rassurantes. On sait exactement ce que tout va goûter. Par contre, plus jamais un premier ministre ne mentionnera la soupe aux légumes du Madrid  dans un discours, comme l’avait fait René Lévesque.

Je ne dis pas qu’on doit protéger tous les lieux  kitsch du Québec, loin de là. Mais Le Madrid 1.0 portait un peu de notre singularité, de notre pauvreté aussi. Le Madrid 2.0 appartient à un autre monde, plus riche, mais dans lequel tout se ressemble, tout est dicté par les normes de l’Amérique. Des McDo et des St-Hubert, il y en a partout. Il n’y avait qu’un seul Madrid. On aurait pu le rénover.

La culture populaire fait partie de l’ADN d’un peuple, autant que ses arts. Avec  la disparition du Madrid, nous avons égaré un petit peu de nous sur la 20 et l’avons remplacé par quelque chose de banal qui n’appartient à personne.