Attachez vos tuques avec de la broche, ça vient de mon fond…
Depuis 1976 que ça dure: Protéger les acquis de la révolution tranquille, protéger la langue, protéger les faibles, protéger la culture, protéger les jobs syndiquées, protéger les femmes, protéger, protéger, protéger. Je n’en peux plus de ce langage. J’ai 56 ans et je veux encore changer le monde.
Je voudrais que tous les Québécois puissent ouvrir leurs ailes à la pleine mesure de leurs moyens, que nous nous propulsions sur la scène internationale pour continuer à nous mesurer aux meilleurs dans le monde comme l’ont fait Moment Factory, le Cirque du Soleil, Robert Lepage, Bombardier, Cascades, Céline, Daniel Langlois . Comme l’a fait mon beau-père, le photographe québécois Gaby qui, avec le Browning de sa mère et un cours de photo par correspondance est devenu l’un des deux plus grands portraitistes au monde à son époque, l’autre étant le légendaire Karsh d’Ottawa.
Aujourd’hui, son fils et moi, nous nous battons pour le respect de ses droits d’auteur et pour que le ministère de la Culture du Québec ne laisse pas son oeuvre qui contient des clichés inédits de Jean Cocteau, du général de Gaulle, de Jane Mansfield et de von Karajan et de centaines d’autres personnalités qui ont marqué le 20e siècle, pourrir dans le sous-sol de la maison de sa veuve. Karsh, lui, a droit à des rétrospectives spectaculaires à la Galerie nationale des Beaux-Arts du Canada. Au Québec, rien. Je me souviens… le moins possible…
Mais il faut protéger, toujours protéger. Et si on faisait rayonner à la place ?
Tordeur de boyaux
Ah la culture, c’est comme la langue. Il faut la protéger. Pensez-vous que des gens qui visent le sommet passent leur temps à se tordre les boyaux et à freaker sur des propriétaires de dépanneurs chinois, immigrants de 1ère génération qui parlent français comme une vache espagnole, menaçant ainsi notre culture ancestrale ? Leurs enfants vont nous attendre au tournant: Ils parleront français mieux que nous, anglais, mandarin et quoi d’autre encore. Et nous, nous continuerons de massacrer notre propre langue que nous disons aimer et vouloir protéger. Nous en sommes l’ennemi Numero Uno. Faisons rayonner notre langue avant d’interdire celle des autres.
Apprenons aussi des tas de langues étrangères, travaillons à comprendre les cultures qui nous fascinent. Inventons des langages informatiques qui changeront le monde, crissons patience à nos entrepreneurs qui sont étouffés par la paperasse, les tracasseries administratives, les taxes, les impôts, les ponctions pour ceci et pour cela. Libérons les créatifs, faisons rêver nos enfants à autre chose qu’une job à vie dans la fonction publique avec une pension paddée contre la réalité. Forçons nos ados à regarder L’âge des ténèbres… ça parle, ça parle très fort d’avenirs dont personne ne devrait vouloir. Soyons extravagants dans nos désirs de bonheur et de liberté. Arrêtons de dire: “Ça, c’est pas pour moi, c’est pas pour nous.” Le p’tit pain de légende pour lequel nous serions nés est tellement moisi qu’il se promène tout seul dans la boîte à pain. Poubelle !
Nous avons passé la campagne à entrendre des politiciens s’obstiner pour savoir, par exemple, si recevoir des billets de spectacles pour un show de Céline constitue de la corruption. Simonaque, je pensais rêver quand c’est venu deux fois sur le tapis pendant les débats. Imaginez François Hollande et Sarkozy qui s’engueulent sur des billets pour un show de Johnny à Bercy. Mais qu’est-ce qu’on a bordel ? Le Québec est vaste, riche, peuplé de gens débrouillards, créatifs, batailleurs dont la culture a survécu malgré une conquête brutale par le peuple le plus puissant au monde à l’époque. Nous valons mieux que les politiciens empêtrés dans des promesses et des engagements auxquels ils ne croient même pas. S’ils y croient, ils sont encore plus bêtes qu’on ne le pense.
On est pas p’tits
Faisons de Montréal une ville où tout le monde veut vivre. Dans les années 60, nous avons fait surgir des îles au milieu du Saint-Laurent. Aujourd’hui, on est même pas capables de boucher les trous dans les rues convenablement. Dehors les petits monarques d’arrondissement faiseux, gonflés à l’hélium de leur micro importance. Le Parti Québécois veut faire de Québec une capitale internationale ? J’adore Québec mais le coeur névralgique du Québec, c’est Montréa. Montréal c’est Moscou, Québec c’est Saint-Petersbourg.
Libérons-nous des Libéraux ? OK. Mais libérons nous aussi de la petitesse, de la petite mesquinerie envers les “étranges”. Je ne me suis pas encore remise des commentaires de Là Là Tremblay sur Djemila Benhabib. C’est nous ça ? Non, c’est pas nous. Ignorons les ignares.
Imitons les plus grands pour devenir comme eux, pour les dépasser. Pourquoi pas ? En 1994, j’ai promis à Air Canada de faire de leur magazine de bord, enRoute, le meilleur magazine du genre au monde. Il se sont un peu foutus de ma gueule. “Donnez-moi une seule raison pour laquelle ça ne serait pas possible,” leur ais-je demandé ? Quelques années plus tard, l’équipe que j’avais formée et la formule que nous avions inventée a valu à enRoute le prix du meilleur magazine de bord au monde. Et je suis partie prendre de plus gros risques ailleurs. Je suis devenue la personne la plus influente dans l’industrie des magazines au Canada, selon le Report on Business du Globe and Mail. Si une fille d’Hochelaga-Maisonneuve dont le père tenait taverne et la mère savait à peine écrire, si une fille qui a décroché en secondaire 5 pour devenir journaliste à Pop Rock a pu faire tout ça, c’est à la portée de tas de gens bien moins ordinaires que moi. Il s’agit de croire en soi, de rêver à des horizons plus lointains que ceux qui nous pendent au bout du nez et d’arrêter de croire que le gouvernement est le vrai propriétaire de notre bonheur. Que nous n’en sommes que les locataires.
Il faut juste arrêter de nous enfarger dans les fleurs du vieux tapis usé et regarder droit devant. Il faut que nos dirigeants comprennent aussi qu’ils doivent faire de l’éducation la première des priorités priotaires, avant la santé. Un peuple instruit est un peuple moins malade. Un peuple instruit peut tout.
Quand nous arrêterons d’avoir peur de notre destin, de nos rêves et de nos propres capacités, nous aurons mérité le droit de rêver à un pays. Pas avant.
S’il vous plaît, allez voter mardi. Sans une domocratie forte, rien de tout cela n’est possible.
Très juste chère Madame Ravary. Mais le problème c’est qu’il ne faut pas avoir des projets des ambitions trop gros. Je m’en rends compte. Sinon on se fait dire, tes malades, ça marchera jamais. C’est négatif au Québec incroyablement. D’un autre coté nous avons la grande chance d’avoir beaucoup d’immigrants au Québec. C’est eux que je vais choisir et engager pour réaliser mes 2 rêves, parce qu’eux y croient et ils sont plus ouverts pour grandir au lieu de rapetisser. J’ai jamais eu un ami immigrant qui ridiculise nos projets 2013, mais beaucoup de Québécois de souche par contre qui s’empresse de me dire, pifff, tu vas te péter la gueule avec tes projets.
Garde ta job, pourquoi tu prends des risques ? Tu vois le genre. Ton épouse pourrait enseigner l’espagnol ou le portugais, ou la cuisine Brésilienne à la maison, ou gardez des enfants chez-vous, au noir, payer sous la table, man, penses-y. Pourquoi tu te compliques la vie ? Ta un job là, sécurise là. C’est le genre de mot qu’on me dit souvent. La phrase, complique toi pas la vie, revient souvent pour me reprocher mes projets en tête. Travaille au noir man, ça reviens souvent ça aussi.
Il faut choisir nos batailles et notre façon de réussir et de se voir autrement que juste québécois. Et si tu te trompes en route, tu te lèves, tu recommences et tu ajustes tes erreurs. C’est pas compliquer ça.
Sur cela, la famille se lève, le marathon débute. 3 enfants, chu malade…Malade d’eux..Bonne journée il y a du gruau à faire ici. Ciao.
Que je t’aime Lise Ravary!!! Je vais voter pour toi! (ah… si au moins c’était possible…)
Vous avez bien raison. Nous devons nous remettre en marche et démontrer notre fierté par la recherche de l’excellence, et ce, dans tous nos gestes du quotidien. Chacun a en soit un potentiel unique et se doit de le réaliser. Fini cette relation, couper notre lien ombilical avec nos gvt pour aboutir a tout. Rechercher l’excellence est une habitude de vie,une façon de vivre,une recherche du bonheur quotidien pour soi ,qui auras un impact sur ceux qui nous entourent.
Bien daccord avec toi Lise. Je viens de louest du Canada et l`attitude la-bas est completement differente qu`ici au Quebec. Les gens essai des choses differente..ils prennent les risques..ils n`attendent pas au gouvernment de faire toute pour eux. On Quebec trop de gens travaillent pour le gouvernement ou les entreprises demi-gouvernementale..donc la plupart de ces gens sont bien proteger par lètat. Le but ici au Quebec souvent cest de travailler pour le gouvernement parce-qu`on est bien proteger.
Mais a cause de ca on pair des impots enorme ici et on a une dette enorme..beaucoup plus que les autres provinces et on souffre de plus en plus de ca..un taux de chomage plus eleve..un climat anti-entreprise. Pour relancer le Quebec on a besoin de depenser moins au gouvernement et reduire les impots pour creer un bon climat pour les entreprises. On est tres tres loins de ca et on sèloigne encore. Les frais de scolarite devrais etre beaucoup plus haut..nous nàvons pas les moyens pour payer 85 percent des frais pour les etudiants universitaire. Si on etait riche comme Alberta peut-etre nous aurons les moyennes mais nous sommes une des plus pauvres province au Canada..quel honte!
Jai limpression que le Quebec vivre dans une bulle virtuelle ou la realisme est loins dici. On as le plus grand dette au Canada et le plus grands taux dimpots et en meme temps on voudrais avoir university gratuit, on a le system garderie le moins cher et plus coutant au pays, on est la seule province qui paie pour les traitements dinfertilite qui sont tres cher, nous avons le plan dassurance des medicaments le plus genereuse, le plan de conge parental au pays, etc, etc. Nous verrons directement au staut de Grece et Espagne avec cette mentalite de droits!
Voilà un plaidoyer pour l’affranchissement de la nation voisine.
“Quand nous arrêterons d’avoir peur de notre destin, de nos rêves et de nos propres capacités, nous aurons mérité de rêver à un pays.”
Ce temps-là est arrivé. Ça commence demain. Les protections sociales ne sont pas des entraves ou des signes de faiblesse; au contraire, cela marque la maturité d’un peuple. Vous évoquez la France, leur filet social est plusieurs fois plus élaboré que le nôtre. C’est sans doute pourquoi leur taux de syndicalisation est 4 fois inférieur au nôtre; les lois remplacent le besoin de se défendre contre les employeurs irresponsables et méprisants.
Oui allez voter demain ! C’est le premier pas dans la marche vers la vie adulte. Assumons-nous, prenons toutes nos décisions, cessons de blâmer le fédéral, faisons-le avec l’équipe du Parti Québécois. Les autres partis continueront d’exister dans le pays du Québec; ils représenteront leurs visions à eux de la nouvelle société québécoise, devenue membre à part entière de la société des nations libres.
Allez… en marche.
C’est toujours un plaisir de vous lire, moi aussi je voterais pour vous.
si seulement il y en avait plus qui pensait comme ça!
Je suis entrepreneure, et je me fais ralentir, retenir, attacher par la bureaucratie et les limites d’esprit.
mes enfants sont déja trilingues, et j’espere que comme moi ils apprendront 6 ou7 langues et visiterons plus de 40 pays. Je suis revenue, je suis ici. c’est pas parcequ’on s’ouvre sur le monde qu’on oublie notre langue ou notre culture…..
Mais si ca continue, au moins, je pourrais vivre n’importe ou!
Lise, continue de nous faire rêver et surtout de nous faire réfléchir. J’ai 56 ans comme toi et je suis à la même place que toi. Ce qui me fascine dans cette élection, est le surplace des promesses électorales. Nous sommes très loin de faire de la politique autrement. J’ai voté par anticipation et je vais sûrement perdre mes élections.
J’ose espérer que le 5 septembre au matin, une fois l’onde de choc passé et un gouvernement minoritaire et un électorat très divisé qui sera à la merci de ceux qui détiendront la balance du pouvoir, fera en sorte que les politiciens et politiciennes élues comprendront que c’est par le respect que les idées émergent. Pour le reste, ils et elles auront 18 à 20 mois pour nous faire réver!
Bravo pour ce commentaire. En plein dans le mille. Il y a aussi une autre chose qui devrait disparaître et c’est la phrase “Je me souviens” sur la plaque d’immatriculation des automobiles du Québec. Se souvenir de quoi au juste. ? Arrêtons de regarder en arrière et de vivre dans le passé. Moi “je me souviens” d’une époque où il était écrit : “La belle province” sur la plaque d’immatriculation. Tournons-nous vers l’avenir et cessons de croire que nous sommes restreints à devoir nous défendre contre des envahisseurs qui n’existent que l’imaginaire de ceux qui veulent nous avilir pour mieux assouvir leur soif de pouvoir. La province est belle et remplie de richesses, mais la plus grande des richesse est le potentiel humain. Les Québecois sont bourrés de potentiel et n’ont rien à envier à personne. La responsabilité revient à chaque personne de poursuivre son rêve pour sa vie et chose surprenante, ce n’est pas aussi difficile que plusieurs le croient.
Bravo et merci pour ce texte optimiste !
Moi aussi, je refuse que l’être humain québécois se laisse avoir.
Chaque fois que je le peux, je dis aux personnes de mon entourage de
nettoyer leur cerveau imprégné de résidus toxiques menant à une petite vie.
Vous êtes unique, je le suis, comme les 7 milliards d’êtres humains le sont sur notre planète. Je ne crois ni à la normalité, ni à la différence de l’être humain.
Ce que je souhaite c’est que chaque personne découvre les marionnettistes derrière sa vie. D’après moi, il ne faut pas sortir de la « masse », il faut s’y ancrer, apprendre d’elle et agir de concert avec autrui.
La ferveur et l’émerveillement remuant de l’intérieur permettront aux aspirations personnelles de chacun de s’épanouir tout au long de leur vie.
Mon commentaire serait mieux sur facebook ou twitter, mais je n’ai pas un ou l’autre. M’intéresse pas en ce moment.
Parlant de rêve et de ce voir grand. Isabelle, pus capable. Pouvez-vous me dire ce que l’épouse de François Legault, Isabelle la belle, fait à côté de lui depuis le début ? C’est cela qu’elle donne aux femmes…À coté du mari. Désolant…Elle à l’air ridicule. C’est vieux jeu son truc..
Le rêve de la réussite, un mari fortuné, peut être premier ministre et moi je fais la chatte docile ??
Si un jour une de mes filles épouse un politicien, je serais tellement déçu que leur rôle durant la campagne soit de pincer la cuisse de mon mari quand il ne dit pas ce qu’il fallait dire…Minette..
Ha oui, c’est vrai, il ne faut pas juger.
David, vous avez eu une mauvaise journée ?
Féministe jusqu’à la moelle des os, pourtant, je me tiendrais à côté de mon mari s’il aspirait à devenir premier ministre !
Il n’y a rien de désolant de se tenir près de son mari, quand c’est lui qui a la vedette, pour l’instant !
Vous trouvez qu’elle fait la chatte docile ? Comment ?
C’est triste à quel point le Québec est paralysé par toute sorte de groupuscules. Il n’y a jamais rien qui bouge. Le gaz de schiste : on laisse ça là. Le pétrole d’Anticosti (s’il y en a) : on touche pas à ça. Tous les minéraux au nord du Québec : pas question d’en sortir un seul gramme du sol. On est paralysé aussi du côté de la taille démesurée de l’état, mais il ne faut surtout pas touché à un seul poste de fonctionnaires. Par contre, pour certains, l’ennemi est l’anglais et l’Anglais, le riche, M. Harper, etc. Donc, au lieu d’aller de l’avant, on préfère se battre contre des moulins à vent. C’est désespérant…
Lorraine, je ne dis pas de ne jamais être avec lui. Mais là, c’est comme trop. Et je ne suis pas le seul qui trouve cela agaçant et théâtral. Ça l’est.
De plus, elle ne sourit jamais ou presque, on dirait qu’elle est programmée…C’est démodé ce truc d’essayer de nous faire croire au petit couple parfait main dans la main.
Bon en tout les cas, isabelle demain elle va retourner a sa vie d’avant et si pour elle s’est important de faire la minette, que puis-je y faire dans le fond. Mais dites-vous bien une chose Lorraine, aucun homme n’accepterait de faire le pantin à côté de son épouse 24 heures sur 24 . Heureusement. Même le prince Philippe n’agit pas en ti chien. Il garde une prestance.
Que ce soir elle soit présente, bien sûre que oui…Bon et à bien y penser, il y a plus important que ça dans la vie que isabelle qui fait la belle, pas vrai ? Sois belle et tais toi, ça lui va bien..Et si vous Lorraine son rôle ne vous déplait pas, vous en avez le droit.
Restons ami ma chère Lorraine, soyons zen et gardons des goodies en poche en cas de croiser Isabelle. (Farce plate) Des fois, je ne suis pas gentil…C’est triste.