Je vais donner le bénéfice du doute à madame Marois: Elle s’est empressée de remettre la hausse des frais de scolarité au congélo dès les premières heures de son mandat pour aider les étudiants à reprendre les cours dans le calme, et recommencer à recevoir leurs prêts et bourses. Énervé et sans argent, ça étudie mal.
Ce n’a été une surprise pour personne: Elle l’avait promis. Elle avait aussi parlé d’une indexation des frais de scolarité mais pour l’instant, pas un mot là-dessus. Attendons le sommet sur l’éducation supérieure. Il y a des gens qui croient qu’on peut assurer le financement des universités en coupant dans les comptes de dépenses.
Mais les petits futés de la CLASSE, un regroupement d’associations étudiantes avec plus de 100 000 membres, ne voient pas les choses du même oeil. Chez eux, c’est “Merci pour le gel, mais c’est pas vraiment ça qu’on veut, on veut la gratuité. Et on se battra jusqu’au bout.” Si les membres le veulent, bien sûr.
Et ils se souviennent très bien que madame Marois a parlé d’indexation pendant la campagne et même avant. Ça risque de ne pas leur faire plaisir du tout si elle y revient. Ce qu’elle doit faire.
Et les petits futés de la CLASSE savent comment s’y prendre pour gêner les affaires de l’État: Ils ont déjà un gouvernement sous la ceinture.
Je serai gérante d’estrade pendant un instant: Si j’étais Pauline Marois, j’aurais annoncé le gel promis, et en même temps, j’aurais lancé une réforme des associations étudiantes et de la démocratie étudiante. Une association étudiante est-elle un syndicat, oui ou non ? Si oui, que toutes les lois et règlements qui s’appliquent aux syndicats, s’appliquent aux étudiants. Dont le vote de grève secret. Si non, ce qui est plus probable à la lumière de jugements passés, que le gouvernement légifère clairement sur les associations étudiantes et leurs réels pouvoirs et incontournables responsabilités.
Qu’une trentaine d’étudiants dans un département qui en compte plus 1 000 puissent décréter la grève et intimider ceux qui veulent étudier n’a aucun sens. Ce “droit” doit être aboli immédiatement.
Et si les associations descendent dans la rue pour protéger ce droit ? La population n’embarquera jamais dans ce train-là. Les extrémistes, ceux qui voient la lutte étudiante comme un moyen pour renverser le capitalisme, marcheront seuls. Les centaines de milliers de Québécois qui ont manifesté paisiblement le printemps dernier ne cherchaient pas à instaurer un système anarcho-socialiste.
Mais je ne m’appelle pas Pauline Marois.
Sans nouveau cadre légisatif, les étudiants qui voudront se battre jusqu’au bout pour la gratuité pourront reprendre les choses là où ils les ont laissées. Et ils n’ont pas besoin d’être nombreux pour foutre le bordel: On l’a vu à la rentrée à l’Université de Montréal et à l’UQAM quand des quelques dizaines de goons étudiants ont “sorti” de salles de classe d’autres étudiants qui voulaient, comme par hasard, étudier et surtout réussir leur session en péril.
Oui, c’était bien triste de voir des policiers entrer dans des universités mais un petit rappel amical: Pas de goons, pas de policiers. L’inverse n’est pas vrai.
Si une nouvelle lutte s’engage pour la gratuité, madame Marois sera coinçée entre sa volonté de faire la paix avec le monde étudiant et ses responsabilités face à tous les Québecois.
Personne ne lui souhaite une telle chose, mais si la CLASSE reprend le sentier de la guerre, madame Marois pourrait s’ennuyer de la loi 78.
Mais restons optimistes, nous en sommes en début de règne. L’hiver s’en vient mais le printemps n’est jamais loin…
Le problème, si problème il y a eu, ce ne sont pas les “débordements du syndicalisme étudiant”, mais l’absentéisme généralisé d’un point de vue. Tu ne vas pas voter, tu te la fermes.
@JF Lacerte…
Et si l’absentéisme s’expliquait par l’intimidation ?
Que devient la légitimité d’un vote avec 3% de participation ?
LISE
L’ÉDUCATION EST DÉJÀ GRATUITE POUR LES JEUNES APPARTENANT À DES FAMILLES AVEC MOINS DE 60 MILLE DOLLARS DE REVENU PAR ANNÉE. (Bourses non remboursables).
Demander gratuité pour les jeunes de familles qui peuvent payer et pour les riches EST IDIOT !.
Même il faut faire payer à tous les diplômés qui travaillent un montant pour contribuer à financer leur diplôme payé par les pauvres et les travailleurs.
Ça prend de bons négociateurs avec la CLASSE, genre Léo-Bureau Blouin et Martine Desjardins, QUE SE DISSENT CONTRE LA GRATUITÉ.
Il faut le démontrer le lien étroite entre LEURS DEMANDES INSENSÉS ET listes d’attente dans les hôpitaux et partout, des gens qui meurent en liste d’attente, les affamés au BES, le 250 mille enfants sans petit déjeuner à l’école, le décrochage, les listes d’attente en protection de la Jeunesse et de la Vieillesse, dette 250 milliards, une partie de la dette Canada, déficits annuels, récessions à l’horizon.
Il faudra peut être FERMER UNE PARTIE DES ÉCOLES QUE NE DESSERVENT PAS LE MARCHÉ DU TRAVAIL….comme les soi disant ”sciences molles”, (formatrices de l’esprit), et que soient des cours complémentaires à des professions qu’aboutissent à des emplois…ou se donnent en cours privés.
@JF Lacerte,
Les étudiants contestaient la légitimité des libéraux alors que bien qu’ils aient eu une minorité de vote (40%), ils détenaient la majorité de siège à l’assemblé nationale. Le taux de vote au provincial est supérieur à 50%. Le gouvernement était donc entièrement légitime.
La majorité des assemblés étudiantes ont passé des votes en faveur de la grève avec un processus à main élevé qui est très peut démocratique sans compté les très faibles taux de participation. Un taux de vote de 3% rend tous votes illégitimes, car les 97% absents ne jugent pas l’assemblé comme légitimes ou nécessaire.
Prend note que la hausse des frais de scolarité ont été accepté par 70% des Québecois qui n’ont pas voté pour le PQ. Le PQ ne serais d’ailleurs pas capable de faire annulé la hausse par le vote en assemblé, et ce même si la ligne de parti ne serait pas forcée.
Pourquoi les absent on tort lorsque 3% des membres vote alors que, selon les étudiants, ils n’ont pas tort avec un taux de vote supérieur à 50%.
Plusieurs font semblant de ne pas voir que les votes sont repris jusqu’au résultat désiré et avec beaucoup de pression. Même que des votes ont été repris (soit-disant “recomptés”) après que de nombreux étudiants aient quitté, et qu’il restait les plus militants; sachant que le résultat serait renversé. Donc l’argument du qui ne va pas voter se la ferme (ou les absents ont tort) est malhonnête intellectuellement.
R. M. l’a très bien décrit pour la pseudo-démocratie des associations étudiantes dans son billet «Quelle démocratie?» http://blogues.journaldemontreal.com/martineau/2012/08/11/
VOIR aussi le témoignage d’une étudiante citée sur un blogue et sur qui des pressions réelles ont été faites comme sur d’autres, mais elle au moins, ose dénoncer:
«Mutations démocratiques étudiantes»: http://yapasdpresse.blogspot.ca/2012/06/mutations-democratiques-etudiantes.html
Cette gauche fait peur pour l’avenir. Imaginez maintenant des votes sur tous les sujets sociaux. Le Québec sera dirigé par les groupes qui bénéficient des programmes sociaux avec tablettes ou iphones subventionnés ou qui seront au Cégep durant 6 ou 7 ans ou à l’université gratuite durant 12 ans. Ce sera une dictature de la minorité. Rebâtir le Québec à 26 heures de travail par semaine, ça va être long les amis… Pensez-y à deux fois avant de redescendre dans la rue.
@M Nelson
Je n’ai jamais eu de bourse et pourtant je faisais moins de 60 000 par année et ma famille ne contribuait pas à mes études. Je ne comprends pas ou vous avez été chercher ca et je ne pense pas que le systeme est changé à ce point depuis la fin de mes études.
De plus pour votre gouverne pour avoir une bourse il faut avoir reçu un prêt avant et le montant du prêt et toujours plus élevé que le montant de la bourse. Alors je ne doute pas de vos renseignements mais je ne suis pas certain de la validité de ce que vous dites.
Soyons précis. Bernard Lewis est britannique et américain. Il n’est pas israélien. Il a vécu la moitié de sa vie aux États-Unis où il enseigne encore l’histoire, à 95 ans, à l’université Princeton, une des plus grandes universités dans le monde. Il est reconnu dans tous les milieux académiques occidentaux comme un des grands historiens du Moyen-Orient et de l’Islam de notre époque.
Son histoire de l’Empire Ottoman est encore l’ouvrage de référence dans ce domaine.
Qu’il ait fait son service militaire pendant la 2e guerre mondiale dans les services secrets reflète d’abord sa connaissance intime d’une douzaine de langues parlées par les ennemis des Alliés, dont l’allemand et l’arabe. Le service militaire n’était pas optionnel à cette époque.
Bernard Lewis n’a jamais nié qu’un million et demi d’Arméniens ont été exterminés en 1915 par les Turcs. Il a questionné l’utilisation du mot “holocauste” bien qu’il l’ait lui-même utilisé dans la première édition de son livre, The Emergence of Modern Turkey, en 1961. En 1962, il a remplacé le mot holocauste par le mot massacre. C’est en voulant expliquer ce changement qu’il a été poursuivi les les Arméniens de France. Selon Lewis, les Arméniens ont été massacrés à la suite d’un soulèvement armé contre leurs maîtres turcs pendant la Première guerre mondiale alors que l’extermination des Juifs par les Nazis n’était nullement le produit d’une rébellion, armée ou autre. Les Juifs allemands étaient très loyaux à leur patrie. Il a été poursuivi, ainsi que le journal Le Monde, pour avoir exprimé cette opinion dans une entrevue. On est loin du négationnisme.
Le professeur Lewis a reçu 15 doctorats honorifiques et est membre de toutes les grandes sociétés savantes dans le domaine des sciences humaines aux États-Unis et en Grande-Bretagne, ainsi qu’en France, en Égypte et en Turquie.
Je préfère ne pas utiliser Wikipédia comme source.
Que des gouvernements recherchent son opinion ne fait pas de lui un idéologue. Ainsi, il a été un des premiers, en 1998, à avertir le gouvernement américain de Bill Clinton de la menace que constituait Osama ben Laden. On ne peut dire qu’il se soit trompé.