McGill: la jalousie, c’est très vilain

- 25 février 2013

Je n’arrive pas à me convaincre que l’attaque frontale que subit l’université McGill depuis quelques jours, un exercice d’une rare démagogie, n’a rien à voir avec la candeur de sa rectrice, Heather Munroe-Blum, qui a qualifié le Sommet sur l’éducation supérieure de ‘farce’.

(Après avoir écouté les présentations toute la journée, j’ajouterais le mot ‘plate’.)

Heather Munroe-Blum a dit tout haut ce que ses collègues pensent tout bas. Car madame la rectrice de McGill a du front tout le tour de la tête. Elle peut se le permettre car lorsqu’elle va quitter McGill en 2014, à la fin de son 2e mandat, on la retrouvera vraisemblablement à la tête d’une grande université Ivy League comme Harvard, Yale ou Princeton. Madame Munroe-Blum est de calibre international, tant comme administratrice que savante. Pour être recteur, il ne suffit pas d’être un bon gestionnaire. Il  faut tout d’abord se qualifier parmi l’élite mondiale du savoir.

Aux États-Unis, des recteurs de grandes universités à moins d’un million par année, ça n’existe pas.

Welcome to reality.

Malheureusement, nos yeux de Québécois sont habitués à des horizons plus étroits. Mais dans le contexte nord-américain, quelle aubaine qu’Heather Munroe-Blum.

UNE BONNE AFFAIRE

En 2010, le président de l’université de Waterloo en Ontario et l’actuel gouverneur général, David Johnston, gagnait  1 041 881 $ par année. Parmi ceux qui touchent en moyenne 500 000$ par année, on retrouve les recteurs de l’université de l’Alberta, des universités de Guelph et McMaster en Ontario et de l’université de York à Toronto. Le recteur de l’université de Colombie-britannique gagne près de 600 000$ par année. Sans compter l’université de Toronto, la plus riche des universités canadiennes.

Un demi-million, c’est donc la rémunération moyenne d’un recteur au Canada. Madame Munroe-Blum se situe très légèrement au-dessus de la moyenne, si on inclut ses avantages sociaux tant décriés. Par contre, l’université qu’elle dirige se classe au 18e rang parmi les meilleures universités dans le monde – et première présence canadienne dans ce palmarès - suivie de l’université de Toronto, au 19e rang. L’université de Montréal arrive en 114e place. (QS University Worldwide Rankings 2012).

Quand une université québécoise de langue anglaise recrute des dirigeants, et des professeurs, elle n’a pas le choix, elle doit offrir des conditions concurrentielles sur le marché nord-américain. Les recteurs d’universités francophones sont moins payés, en partie parce qu’ils sont moins en demande.

En Ontario, certains professeurs gagnent 300 000 $ – 400 000 $ par année, concurrence oblige. Le bibliothécaire de l’université de Carleton à Ottawa ramène 150 000 $ par année à la maison. Ça remet les choses en perspectives.

Et c’est la première femme, Montréalaise d’origine par dessus le marché, qui se retrouve à la tête de McGill. Au lieu de la conspuer, de la ridiculiser, nous devrions en être fiers !

FERMONS McGILL !

Fermons les universités de langue anglaise, ou du moins réduisons leur importance, clament les ultra nationalistes. Le nouveau mantra c’est ’30 pour cent d’argent public pour 8 pour cent de la population’. Comme si les choses étaient si simples. Toutes les universités, y compris McGill sont financées uniformément par Québec, au nombre d’étudiants. Du côté de la recherche, le fédéral finance 50 pour cent des activités à McGill, le Québec 19 pour cent. Oui, McGill reçoit une grosse part du gâteau. En partie parce qu’elle se classe parmi les meilleures universités de recherche dans le monde. En partie parce qu’il y a plus de chercheurs de haut niveau de langue anglaise que de langue française dans le monde. En partie parce que son département de médecine est réputé un des meilleurs, toujours dans le monde, avec l’université d’Édimbourg, Harvard, John-Hopkins.

Il est faux de croire que le milliard ‘épargné’ en démantelant McGill irait au reste des universités québécoises.

L’attrait de McGill auprès de la clientèle internationale est indéniable. Les étudiants internationaux contribuent huit milliards $ par année à l’économie canadienne. Malheureusement, la part du Québec baisse d’année en année. Les étudiants étrangers nous irritent. Or 45 pour cent des étudiants de McGill proviennent de l’extérieur du Québec. Grâce aux frais de scolarité plus élevés, McGill remet chaque année 55 millions $ au Trésor québécois.

Repartissent-ils tous chez eux après l’obtention de leur diplôme ? Pas du tout. Madame Munroe-Blum aime citer l’exemple d’Aldo Bensadoun qui, après ses études à McGill, a choisi de rester au Québec où il a fondé son entreprise, Aldo, la multinationale de la chaussure.

MYTHES ET VÉRITÉS

Que cesse la désinformation: par exemple, 90 pour cent des étudiants en médecine à McGill sont Québécois et 75 pour cent demeurent au Québec après leurs études.

Du 55 pour cent d’étudiants québécois, 18 pour cent sont francophones. Et sur une population étudiante de 38 000 personnes, environ 22 000 étudient au premier cycle.

Selon la firme québécoise de recherche Secor, McGill génère 5,2 milliards $ en retombées économiques par année pour le Québec. Pas exactement des pinottes.

Sans compter que McGill doit voir à l’entretien d’un parc immobilier patrimonial important au centre-ville de Montréal. S’il reste encore quelque chose du Golden Square Mile historique, il faut remercier l’université McGill.

Est-ce que McGill pourrait développer des programmes français ? Pourquoi pas. Madame Munroe-Blum a exprimé son désir d’aller dans cette direction lors d’un discours en octobre dernier. Mais il faudrait plus d’argent. Mais ça n’arrivera pas car, au-delà de nos moyens limités, au Québec, nous n’aimons pas le principe de la concurrence. Si on écoutait les ‘égalitaristes’ de l’éducation, une seule université offrirait un programme en Histoire, une autre en médecine, une troisième en ingénierie, etc. Dans un tel régime soviétique, comment savoir qui offre le meilleur programme ?

Je ne défends pas mon alma mater. J’ai étudié à Concordia. En passant, pourquoi personne ne remet Concordia en question ? Seulement McGill ?

Est-ce parce que sa rectrice n’a pas sa langue dans sa poche ? Ou est-ce simplement de la petite jalousie ?

Au Québec, nous n’aimons pas voir une tête dépasser du lot.

 

 

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59 commentaires

  1. André Bigras dit :

    Personne n’a prétendu qu’il fallait fermer McGill.

    Non, n’inventez rien pour avoir à le dénoncer ensuite. Ce qui serait vous ravaler au niveau de Martineau et Cie. Ce que vous avez réussi à éviter jusqu’à maintenant.

    Non, répartissons les investissements.

    Concordia , en particulier, n’aurait jamais dû exister. Ce n’est qu’une pale copie de l’Université du Québec à Montréal.

  2. Mjbhb dit :

    « Au Québec, nous n’aimons pas voir une tête dépasser du lot. » … Et nous semblons n’avoir aucun scrupule à avoir recours au pire mépris… Nous avons une peur bleu de l’élitisme, comme s’il était honteux de privilégier les meilleurs.

  3. Alain Cro dit :

    100% … d’accord avec vous (et mieux écrit que si je m’étais essayé!)

  4. André Bigras dit :

    Et votre titre est mesquin, ma chère Lise. Ce n’est pas de la jalousie que de se servir de notre argent pour encourager NOTRE culture, NOS étudiants et nos étudiantes et dans NOTRE langue.

  5. Fleur dit :

    Je crois que c’est pour plusieurs raisons en effet. Avec ce qui se passe présentement au Québec, le fait que McGill soit une Université Anglophone pèse dans la balance, pas en totalité parce qu’elle est anglophone mais parce que c’est probablement frustrant que ce soit une Université anglophone qui se classe très bien dans le monde. Si c’était une Université francophone qui se classerait 18e on applaudirait à tout rompre. Mais voilà cette Université est anglophone. Mon fils est allé à McGill. Il a son doctorat en recherche. Il est présentement en Ontario. Il n’est pas prêt de revenir étant donné les coupures. De plus en plus on va perdre nos cerveaux et c’est nous comme société qui allons payé pour.

  6. danielg dit :

    « Toutes les universités, y compris McGill sont financées uniformément par Québec, au nombre d’étudiants. Du côté de la recherche, le fédéral finance 50 pour cent des activités à McGill, le Québec 19 pour cent. »

    Mme Ravary, merci, merci, MERCI d’avoir clarifié cela. Le Québec a besoin de gens comme vous!

  7. danielg dit :

    @André Bigras

    Ça veux dire, selon vous, qu’un étudiant québécois anglophone de McGill ne fait pas une partie de VOTRE Québec. Comme d’habitude, le « nous » québécois inclut seulement les nationalistes blancs francophones de souche. Vous voulez gagner un référendum, quand votre « nous » est si restreint? Bonne chance, vous allez en avoir besoin.

  8. Guy Peterson dit :

    Seulement si c’est la tête à Papineau…

  9. jean Martin dit :

    Moi je n’ai pas de problèmes avec McGill,c’est une très bonne université.Mais si elle veut se comparer aux meilleurs comme Harvard,qu’elle devienne privée et qu’elle cesse de quémander l’argent de l’état.

  10. Guy Peterson dit :

    Pourquoi ne pas couper la moitié, le tiers, le quart du réseau des Universités du Québec, pour mieux financer ce qui est essentiel?

  11. André Bigras dit :

    C’est bizarre mais plusieurs de mes commentaires ont été coupés.

  12. André Bigras dit :

    Monsieur David, journaliste au Devoir , a écrit au sujet des universités anglophones :  » Leur succès s’apparente à celui de la saucisse Hygrade. Elles sont mieux financées parce qu’elles attirent plus d’étudiants et elles attirent plus d’étudiants parce qu’elles sont mieux financées, ce qui permet d’embaucher plus de professeurs, dans des disciplines mieux subventionnées, qui reçoivent aussi plus de budgets de recherche… »

    Me semble que c’est clair et que cela n’a absolument rien à voir avec de la jalousie mais avec un raisonnement tout simple, consistant à dire qu’on doit mieux répartir les finances consacrées aux universités québécoises. Et le critère de la langue est un bon critère. Que les universités soient financées selon les proportions linguistiques de la population québécoise. Sans ça, on se prive de fonds pour s’angliciser encore plus.

    ARRÊTONS DE NIAISER…

  13. Michel dit :

    Mme Ravary,
    Je ne doute pas de la grande qualité de Mme Munroe mais un demi million par année pour un recteur au Québec c’est beaucoup trop. On doit engager des recteurs de bas niveau à 100 000$ maximum. On n’a pas le choix, nos enfants roi d’étudiants nous l’ont assez répétés le printemps passé. La SEULE ET UNIQUE priorité est que ça ne coûte pas cher. Alors faisons des choix, engageons des recteurs cheaps, des profs cheaps pour une éducation cheap!

  14. ginette gazaille dit :

    Une Université de qualité internationale à Montréal, c’est très bien, mais malheureusement, elle est anglophone, c’est un péché. On n’accepte pas de se faire faire la leçon par des anglophones. Que des francophones aillent y étudier: de la traîtrise. Et qu’elle attire des milliers d’étrangers à des tarifs de beaucoup supérieurs à ceux versés par les Québécois, c’est frustrant. Nivelons par le bas.

  15. Pape du Rap dit :

    C’est ironique pour une partisane du paiement de la « juste part » par les étudiants de parler de la rentabilité publique de l’éducation supérieure pour la société. Vous avez ignoré cet aspect durant tout le conflit étudiant, mais vous en parlez quand ça sert votre propos.

    En ce qui concerne McGill, peut-être que leur bonne performance provient justement du surplus de financement qu’ils obtiennent par rapport aux universités francophones? Ou est-ce que vous sous-entendez que ce sur-financement n’influence pas leur performance?

  16. 100% d’accord avec vous Mme. Qhand allons nous apprendre que tout se passe en anglais a un niveau superieur, et qu’on arrete de faire la chaase au PASTA..on chicane jamais sur les joueurs de hockey a 3 millions par annee

  17. L.boivin dit :

    Madame Ravary, votre dernière ligne décrit entièrement le coeur du problème. Je ne sais pas d’où vient cette mentalité de soupçons aussitôt qu’une personne se démarque financièrement ou par son talent. J’ai vécu en Europe ainsi que dans les autres provinces et je soupçonne que c’est un trait typiquement Québécois car ailleurs on se réjouit du succès des autres. J’avais un peu espoir aux dernières élections de voir du changement et un peu d’imputabilité, mais je ne vois pas d’amélioration se poindre a l’horizon…et plutôt de se réjouir du succès de McGill, des gens ignorants et SANS vision s’amusent a propager des demi vérités démagogiques dans le seul but de nuire au prestige de cet université…

  18. Kelly Diote dit :

    La principale de l’Université McGill, Madame Heather Munroe-Blum, trouve qu’une augmentation des frais de scolarité de 82% n’est pas suffisante ? Donnons donc à nos Anglais les moyens de se goinfrer d’individualisme outrancier : privatisons complètement, et le plus rapidement possible, le système d’éducation anglais, du primaire à l’université ! Laissons-les aller au bout de leur mentalité des cavernes.

    Extrait d’un texte de l’ex-directeur de l’École du Barreau, Louis Lapointe:

    « Si McGill ne jetait pas l’argent des Québécois par les fenêtres en formant des diplômés qui ne rembourseront jamais leurs dettes à la société québécoise, il ne serait jamais venu à l’idée du gouvernement d’augmenter les droits de scolarité des étudiants de toutes les universités de façon aussi dramatique.

    McGill est le maillon faible du réseau universitaire québécois parce que, contrairement aux autres universités, elle ne fait pas ses frais. Une proportion importante de ses diplômés paieront leurs impôts dans une autre juridiction.

    Tant que le gouvernement du Québec ne redressera pas la barre, l’université McGill demeurera un gouffre financier sans fin pour le Québec. »

  19. seb dit :

    Ce qui est drôle avec McGill, c’est son manque de connaissance de son milieu. Le prof pourra parler pendant des heures de la protection des everglades mais il est incapable de dire quelle est la loi québécoise pour la protection de l’eau. De plus, il est fréquent qu’un groupe de McGill fasse une demande de subvention seule dans son coin pour un truc qui a déjà été étudié par un regroupement d’universités québécoises. C’est simplement parce que les gens de McGill ne s’intéressent pas tellement à ce qui arrive au Québec.

  20. Gabriel Dufour dit :

    Incroyable l »envie de certains envers Mcgill.
    Au Quebec quand quelqu’un reussi, on cherche a le detruire, au lieu de chercher a le surpasser.

    Qu’ on peut etre petit parfois, et pas necessairement de taille. Dommage!

    P.s. Taper sur clavier sans accents

  21. Marie-Claude Ducas dit :

    Dans le livre « Les 36 cordes sensibles des Québécois », publié en 1978 par Jacques Bouchard, la « corde » numéro 9 est: l’envie. Et Bouchardl écrit: « « Mon grand-père Émile Bouchard, de St-Hyacinthe, répétait : ‘’On a un glaive qui passe au-dessus de nous, si tu lèves la tête plus haut que les autres, tu te fais zigouiller. » Ça n’a pas tellement changé…

  22. korbett dit :

    Merci Lise, une autre texte juste et excellent.

  23. Yves Remord dit :

    Alors que la population anglophone du Québec est de moins de 10 % de la population totale, les collèges et universités anglophones du Québec reçoivent 26 % des subventions gouvernementales du Québec.

    Le Québec finance lui-même son assimilation à l’anglais. Et ils s’en trouvent toujours pour applaudir.

    «Heather Munroe-Blum a dit tout haut ce que ses collègues pensent tout bas.»

    C’est complètement l’inverse. Elle dénigre le sommet par peur que le sur-financement de son établissement soit amené en discutions, par d’autres recteurs. Elle sait pertinemment que le sur-financement des établissements anglophones est la cause, en parti, du manque de financement des autres institutions.

  24. belgix dit :

    Ca fait un petit bout que je suis à l`étranger et je dois vous avouer que j`ai été appelé quelques fois avec des étudiants de McGill dont le dernier qui travaillait pour une compagnie de LCD (vos écrans d`IPod, TV, etc) à Taiwan. C`est toujours suprenant de voir comment ils sont fier d`avoir étudié là (avec raison je pense).

    A quand le premier québecois qui ne vient pas de McGill ? Un jour peut-être …

  25. ginette gazaille dit :

    Nos Universités francophones se plaignent d’être sous-financées. Elles recueillent un montant X par étudiant comme les Universités anglophones. On voudrait peut-être les financer à la performance. Cela voudra dire combien par diplômé: avec le score du 28% actuel. Elles devront faire un contingentement très sévère. Actuellement, plus d’étudiants= plus de financement, quels que soient les résultats.

    On aime se pavaner, on a tel nombre d’étudiants universitaires, on a un haut degré d’élitisme. Mais au moins 20% de ces étudiants ne devraient pas se retrouver à l’Université. On leur rend un très mauvais service en les y accueillant, juste pour compter comme tête de pipe. C’est de cela qu’on devrait parler au Sommet actuel, mais je doute que ce soit un point de débat, on aime mieux parler de McGill « la vilaine »: celle qui performe.

  26. Marc Tremblay dit :

    Lise compare la paye des recteurs québécois avec ceux des ÉU et du ROC.

    Ignore t’elle que les ÉU et le ROC sont beaucoup plus riches que le Québec?

    On dirait.

    C’est insensé de défendre une rémunération pour la rectrice de McGill qui totalise, à part les avantages sociaux, dont une retraite très généreuse, plus de 700 000$. On dit pas que ça vaut pas ça; on dit qu’on a pas les moyens comme société pauvre et « péréquationisée » de donner de tels salaires. Point barre! Viarge, la première ministre gagne à peu près 200 000$! Elle a pas mal plus de responsabilités que la rectrice de McGill qui allégrement et sans vergogne ni remords a les deux bras trempés dans l’assiette au beurre et cela jusqu’aux épaules.

    Je trouve toujours étrange de voir des gens comme Lise défendre le 1% des privililégiés de ce monde alors qu’ils n’en font pas partie- et qu’ils n’en feront jamais partie. Une certaine grille d’analyse classe ces gens comme des idiots utiles. Je pense que c’est pas faux!

  27. Marc Tremblay dit :

    J’ai pas assez insisté sur le fait que je suis très indigné qu’on donne, comme société, une paye aussi pharanoesque à cette madame qui méprise ouvertement le gouvernement élu et qui a peur de perdre ses privilèges.

  28. Yves Remord dit :

    De la censure maintenant! Resté donc vautré dans vos ineptie à sens uniques anti-vérité.

    Vous faite dure!

  29. Gilles Champagne dit :

    @André Bigras: Votre suggestion de financer McGill selon les proportion linguistiques est d’un ridicule consommé. Comme s’il n’y avait que des étudiants de langue maternelle anglaise qui fréquentent McGill. Nous avons une des meilleures universités au monde, il faut vite trouver un moyen de faire baisser son classement. Pathétique!

  30. Kelly Diote dit :

    Votre texte n’est qu’un ramassis de mensonge, mais ce n’est pas une surprise, propagande quand tu nous tiens….

    Le sous-financement chronique des universités de langue française au Québec.

    Plusieurs chercheurs et des intervenants engagés dans la promotion du français ont également tenté d’alarmer l’opinion publique à cet égard. Par exemple, Michel Moisan, professeur de physique à l’Université de Montréal, observait en 1998 que le réseau universitaire anglophone recevait du gouvernement du Québec 23,6 % du financement public, ce qui était 2,7 fois supérieur au poids démographique de la population anglophone.

    Le fédéral allouait 36,7 % de ses subventions aux universités anglophones du Québec, soit plus de quatre fois le poids démographique des anglophones. Cette situation gonfle indûment l’offre en enseignement supérieur anglophone et contribue grandement à rendre plus attrayantes les études universitaires en anglais, notamment auprès des étudiants allophones qui s’y inscrivent majoritairement. À partir de 2004, un constat similaire a été fait à plusieurs reprises par Patrick Sabourin et Frédéric Lacroix, qui ont observé qu’à l’inverse, dans le reste du Canada, les services universitaires en français reçoivent une part de financement très inférieure au poids démographique des francophones.

    -L’Institut de la statistique du Québec (ISQ)

    Nous ne sommes pas anti-anglophone, ni même jaloux, seulement informé.

  31. Guy Voyer dit :

    Lorsque je lis  »André Bigras » tout ce que l’on entend, c’est le nous, nous nous. Le québécois est passé maître de l’art d’utiliser le nombriliste. Encore une fois, un gvt n’a pas la fermeté nécessaire pour dire à ces enfants rois et même aux parents rois de ces enfants, va dans ta chambre et cesse de chialer. Arrête de croire que l’argent tombe du ciel. Croire qu’en fermant McGill, le petit peuple de québécois va prendre cet argent et en le redistribuant aux autres universités, la gratuité sera maintenant possible. Les universités francophone vont embaucher des profs d’une grande qualité et l’épanouissement d’un peuple francophone sans chercheur international sera vu par les autres nations comme un peuple d’ignorant.
    Autres commentaires d’un sans abri: croire que McGill est le maillot faible c’est aussi stupide que de voir les étudiants se révolter dans les rues. Je n’ai pas vu beaucoup de profs de McGill s’objecter face à une hausse des frais de scolarité. Ah! ces bons syndicaleux de profs québécois. Il ne faut pas oublier qu’eux aussi vont vouloir avoir leur part du gâteau. Donc, merci Mme Ravary pour ce bon texte. Pas sur que le petit québécois en a compris le sens.

  32. Serge Latrémouille dit :

    Surtout, payons pour qu’une forte proportion des étudiants en médecine à McGill prennent la poudre d’escampette et aillent profiter du système américain de l’offre et la demande à la première occasion. Comment disent-ils déjà ? Socialiser les pertes et privatiser les profits, ou quelque chose dans le genre.

    Le cochon payeur de taxes n’a qu’à prendre son trou ! On a tellement d’argent. Révoltant ! Et ne voilà-t-il pas qu’il faut s’agenouiller devant un des symboles les plus équivoques de l’impérialisme orangistes montréalais. Du prestige avec la richesse de la colonie et les privilèges de la force, moi, je vais vous en gagner avec une main dans le dos et sans petit doigt en l’air !

    McGill, McTavish et consorts, des gloires du Dominion pour la fière mais peu regardante Albion.

    On devine que cette rectrice montréalaise pure laine a travaillé dans un dépanneur à des heures tardives du temps de ses études universitaires; et qu’elle a mangé sa dose de beurre d’arachides… De là à s’octroyer l’excellence – fut-ce avec la complicité de madame Ravary qui se transforme pour l’occasion en meneuse de claque -, je doute que l’encensée rectrice, malgré sa fatuité indigeste, pousse la présomption jusqu’à cette indécence.

    Non mais quel bel avenir se dessine-t-il pour elle ! La marchandisation du savoir et ses indispensables laissés pour compte ! Sans doute une des grandes avancées dans la culture de l’égo. Heureusement, il y a Hugo, Fidel, Evo et quelques autres qui se comportent, certes au prix de tangentielles maladresses, mais au décompte mineures, avec plus d’humanité.

  33. Kelly Diote dit :

    «Pas sur que le petit québécois en a compris le sens.»

    Cependant je suis certain que « le petit Québécois » vous méprise autant que vous le faite.

    «Autres commentaires d’un sans abri: croire que McGill est le maillot faible c’est aussi stupide que de voir les étudiants se révolter dans les rues.»

    C’est bien sur que vous et Mme Ravary avec beaucoup plus de crédibilité que l’ex-directeur de l’École du Barreau, Louis Lapointe.

    Entre vos croyances et la réalité des choses, y a un monde. Je suis certain que le petit sans-dessin ne peut comprendre.

  34. André Bigras dit :

    Vous oubliez que les québécois, ce sont, aussi, les parents de ces étudiants universitaires et ce sont aussi les étudiants. Comme d’habitude, vous tentez de diviser les québécois les uns contre les autres. Mais c’est bizarre, bitzarre, ils ne vous arrivent jamais de vous en prendre à ceux qui se donnent des salaires faramineux et qui se servent à même la caisse. Parlez donc un peu plus des banquiers et des financiers de tout poil qui nous prennent des centaines de millions de dollars alors qu’ils sont une poignée d’individus. Parlez donc des dépenses somptuaires de fédéraux, presque soixante milliards de dollars pour quelques bébelles militaires, avions et bateaux.

    Il est là le scandale mais dans le fait que des étudiants soient aidés dans leur étude. En Norvège, les étudiants sont payés à tous les mois pour aller étudier.

  35. Pierre K. Malouf dit :

    J’aurais aimé enseigner à McGill.

  36. Jil Corcoran dit :

    The Best de nos 18 universités est anglophone, quelle honte pour le Québec (satire).

  37. Victor Beauchesne dit :

    Marc Tremblay est indigné qu’au Québec on doive concurrencer les meilleurs au monde. Il voudrait que nos champions réduisent leur attentes salariales. Pourquoi s’arrêter à McGill. Pourquoi pas réduire les PDG de Bombardier, Cirque du Soleil, Desjardins, Jean Coutu etc ou les obliger à déménager leur SS en Ontario ( plus riche que nous !). C’est ce genre d’attitude de loser qu’on retrouve trop souvent parmi nos nationalistes bien intentionnés. Pitié.

  38. Marie dit :

    Michel
    25 février 2013 à 19 h 47 min

    J’aime bien votre ironie.

  39. Marc Tremblay dit :

    Mc Gill est une institution publique accrochée aux mamelles de l’État.

    Victor Beauchesne mélange tout comme d’habitude; de plus, il ignore que les entreprises dont ils parlent (Bombardier, Jean Coutu, etc) sont à caractère privée. La rémunération des dirigeants de ces entreprises ne regardent que leurs actionnaires, pas le gouvernement.

    Tout ce que j’ai dit, c’est que comme société on a pas les moyens d’offrir de tels salaires à des recteurs qui ne sont, après tout, que des fonctionnaires.

  40. douchebag dans la provinces dit :

    Hum au Québec les média sociaux twitter Facebook nous donne la parole dans l’univers médiatiques moi j’ai un compte twitter qui vas avoir 4 ans dans 2 semaine si le sommet de l’éducation qui se termine a midi accouche de 11 comité evidamment beaucoup d’individus ne pourrons voir sa d’ici septembre sauf les journaliste evidament il y a plus de 20 ans des étudiantes étudiant a travers. toute la province on étudier a l’Université pour être des gestionnaire d’entreprise plusieurs projet d’étude créé a l’Université ne sont pas rester a l’Université faudrait se demander pourquois les projet créer reste avec les étudiants universitaire reste et créé de la richesse pour leurs université après la fin de leurs étude et pourquois les université crée des Foundation pour aider leurs communauté et d’autres pas bonne journée peace tous le monde

  41. papajohn dit :

    Nous ne sommes pas anti-anglophone, ni même jaloux, seulement informé.

    alors arrete de t’informer dans le feullet syndical a tendance PQuiste car si Mc Gill ne fonctionnait qu’avec des anglophones y a longtemp qu’elle serait fermée tout comme si les hopitaux anglo ne fonctionnerait qu’avec des patients anglos
    mais on en as-tu des syndico-endormis

  42. mansour dit :

    qualifié Heather Munroe-Blum d’aubaine, vous allez vous faire rentrer dedans par nos gauchistes locaux.

    excellent texte madame, pas mal mieux étoffé que certain article de journaux.

  43. C Jean dit :

    Bonjour Mme Ravary,

    « Que cesse la désinformation: par exemple, 90 pour cent des étudiants en médecine à McGill sont Québécois et 75 pour cent demeurent au Québec après leurs études. »

    Comment faire pour savoir que vous ne participez pas vous même à la désinformation si vous ne nous donner pas vos sources? Quelles sont vos sources? Merci.

    C. Jean

  44. Lise Ravary dit :

    L’université. Mais les Anglais sont tous des menteurs… n’est ce pas ?

  45. Louise Martin dit :

    BRAVO!
    Enfin une opinion lucide, informée et qui me laisse croire que ce ne sont pas tous les Québécois qui valorisent l’étroitesse d’esprit et la médiocrité.
    Arrêtons d’être nés pour un petit pain et soyons fiers de nos succès.
    Je croyais que l’éducation supérieure visait l’excellente. Soutenons-là!

  46. C Jean dit :

    Madame Ravary,

    Votre réponse est tout à fait bizarre! L’université! Cette étude dois bien avoir un nom!!! Pourquoi êtes-vous sur la défensive ? Ai-je dit que les Anglais étaient tous des menteurs ? Lorsque je lis un blogue ou une chronique je me sens en droit de demander les sources. Journalisme 101! Ne mettez pas dans ma bouche des mots que je n’ai pas prononcés et que je ne pense même pas. Je vous ai simplement demandé vous sources poliment et j’ai reçu une réponse indigne d’une « journaliste »! Vous devriez avoir plus de respects pour vos lecteurs!

    C. Jean

  47. Lise Ravary dit :

    Le dernier Rapport annuel.

  48. Olivier V. dit :

    Bravo Mme Ravary!
    De plus, il est important de noter que McGill souffre énormément du sous-financement universitaire puisque McGill bénéficie d’un budget infiniment plus petit que les autres universités du top 20-30 mondiale! Il est illusoire d’affirmer que McGill se classe beaucoup mieux que les autres universités francophones québécoises dù a un « sur-financement » comparé a celle-ci. McGill est capable de se maintenir au 18e rang mondial dans le classement QS puisque le QS base une majeure partie de sa note globale sur la réputation de l’institution et non sur les performances actuelles. Dans plusieurs autres classements qui ne considère pas la réputation comme une variable importante, McGill a chuté dramatiquement dans les dernières années dù a son manque important de financement! Si la tendance se maintien, le jour que cette institution, qui était jadis considéré comme le Harvard canadien, ne figurera plus dans la crème de la crème des universités mondiales n’est pas loin.

    Il faut être intellectuellement bas pour affirmer que McGill reçoit un financement disproportionnel pour la population anglophone du Québec par rapport a la population francophone! Il y a une proportion importante de québécois francophones a McGill et ainsi soit-t-il! Les étudiants doivent avoir la possibilité de choisir leur langue d’instruction aux niveaux post-secondaires! Si les québécois continue avec cette mentalité de colonisé, l’exode des cerveaux va s’accentuer!

  49. Drako dit :

    « ARRÊTONS DE NIAISER… »

    @André Bigras,

    Très bonne idée. Et c’est quand que vous allez arrêter de niaiser?

  50. Drako dit :

    À lire les nombreux commentaires je n’ai qu’autre choix que d’arriver à la conclusion suivante: JALOUSIE, RACISME VICTIME ET ABAISSEMENT DES AUTRES POUR LES SURPASSER.

  51. Drako dit :

    « Je croyais que l’éducation supérieure visait l’excellente. Soutenons-là! »

    Oui bien, si vous parlez de l’excellence que le Québec vise dernièrement, ça ne vaut vraiment pas le coût ni l’effort de la soutenir.

  52. Drako dit :

    « Il y a une proportion importante de québécois francophones a McGill et ainsi soit-t-il! »

    Pas pour longtemps si Marois et son parti dictature fait passer sa loi d’enlever la liberté à tous les adultes francophones canadiens résidants dans la province de Québec (dans le pays imaginaire de sa majesté) de faire des études dans la langue du diable qui est l’anglais (pour l’instant, après celle-ci, ça en sera une autre) pour empêcher ces personnes de s’épanouir personnellement et professionnellement dans ce monde. La Mme en question cherche à renfermer son p’tit peuple (c’est-elle qui l’a caractérisé de la sorte, pas moi), et le rendre dépendant à l’État Québécoise comme de bon petit soldat de la Coré du Nord et il y a des lobos (comme plusieurs disent) qui l’applaudissent et en redemande davantage.

    À chaque jour qui passe dernièrement je comprends de plus en plus nos concitoyens anglophones et allophones de cette province et de notre pays. Juste pour cette dernière phrase, je serais jugé comme étant un traître. Un grand nombre du peuple Québecois vie encore dans les années 1700.

  53. Victor Beauchesne dit :

    @Marc Tremblay

     »La plus récente étude de l’Institut québécois de la statistique (IQS), publiée la semaine dernière, confirme que les salariés les mieux payés au Québec sont ceux de nos sociétés d’État, dont Hydro-Québec, Loto-Québec et la SAQ, avec une avance abyssale de 31 % sur tous les autres employés de l’État québécois et des entreprises privées de 200 employés et plus. » Le Devoir 4 déc 2011

    C’est ça le modèle que vous défendez, on a les moyens de trop payer nos employés d’état (31 %) mais pas d’encourager nos champions.

  54. Antonio dit :

    Il devient de plus en plus clair aujourd’hui qu’au Quebec on prefere financer la mediocrite plutot que l’excellence, une notion tout aussi etrangere que l’importance de l’education.

  55. ginette gazaille dit :

    @ Kelly Diote

    Toutes nos Universités (francophones et anglophones) sont financées par un montant X par étudiant. Si McGill a 28 000 étudiants, c’est 28 000 fois X. Vous dites que c’est trop d’argent pour le % d’anglophones qu’il y a au Québec. C’est le nombre d’étudiants qui compte qu’ils soient de langue première que ce soit, il faut juste qu’ils veulent étudier en Anglais (la langue universelle).

    Et n’entre pas à McGill qui veut. Les examens d’entrée sont sélectifs. C’est pourquoi que lorsque tu décroches un diplôme de McGill, il a une grande valeur. Ce n’est pas comme la plupart de nos Universités francophones qui visent le plus grand nombre d’étudiants possible pour gonfler les subventions gouvernementales, sans grands critères de sélection à l’exception des facultés de pointe qui sont contingentées.

  56. Lise Ravary dit :

    La cote R moyenne des étudiants de McGill est de 30,1. La moyenne pour les autres universités est 27.

  57. le nationaliste dit :

    J’ai pas lu la chronique ni les commentaires.

    En ce qui concerne McGill, c’est une très bonne université.

    Ce qui me dérange, c’est simplement que plusieurs universités québecoises françaises ne recoivent pas beaucoup de dons privés. Je crois que le principal problème est là.

    En ce qui concerne Concordia, je ne connais pas, mais elle me semble être l’équivalent anglais de l’uqam sur le plan de la réputation.

    J’ai été à l’uqam et Mtl en sciences. Au delà des statistiques et de la réputation, je préfère nettement l’Uqam. Les professeurs sont excellents : René Roy, Sylvain Canesi, Sara Jenna, Denis Archambault, Diana Averill, e.t.c… et les bourses du CNRG sont assez fortes pour les deux départements. J’ai également préféré la méthode de travail sérieuse et la propreté dans les cours-labo par les techniciens(es). Autre chose finalement, les classes sont beaucoup plus petites. Une grande classe contient une 40aine d’élèves. À Umt j’ai déjà eu des classes de 200 élèves. Bref, le prof ne te connais et n’établit aucune intimité avec l’élève. C’est tout le contraire à l’Uqam.

  58. le nationaliste dit :

    Et parlant d’université…j’ai hâte à votre chronique sur l’inutilité de ce sommet sur l’éducation.

  59. le nationaliste dit :

    @Lise Ravary dit :

    « La cote R moyenne des étudiants de McGill est de 30,1. La moyenne pour les autres universités est 27. »

    Je crois que McGill et Umtl doivent demeurer de très bonnes universités. Mais j’ai tellement de difficulté avec ces affaires de cote R.

    Je suis un ancien décrocheur qui à 23 ans a tout refais depuis le début. Sec 4 et 5 et finalement tous les cours me permettant d’aller en sciences pures au cegep. J’ai commencé au cegep mais ca m’a complètement ennuyé d’être avec des jeunes qui ne connaissent rien à la vie. J’ai poursuivis mon cegep à distance puis à l’université car on peut y faire tous les cours de niveau collegial. À partir de ce moment, ma maison a eu un feu et pendant 5 ans j’ai dû me battre en procès contre un entrepreneur et une firme d’ingénieur. J’ai gagné, mais le temps, l’argent et surtout l’énergie qu’une telle affaire pompe, ma cote R en a pris un coup sans doute. (j’ai jamais vu ma cote R). Donc, pendant ce 5 ans, je faisais mes études à temps partiel. Par obligation. Et il faut travailler en plus. Je suis allé à l’Uqam en biochimie car ce programme n’est pas contingenté. Et tout a été génial pour moi. Il y a plus d’adultes, pas de petits bourgeois qui se la pète en jouant à celui qui aura le plus de A+ (à celui qui pisse le plus loi), bref un univers d’individus plus matures. Et à ma grande surprise, les laboratoires sont propres et bien dirigés. Et les profs connaissent nos noms.

    Donc, ma cote R n’a peut-être pas été toujours géniale. À vrai dire j’en sais rien et je m’en fou. Mais ma détermination, elle, comment sera-t-elle évaluée administrativement? Parce qu’un chercheur scienmtifique doit posséder trois qualités : la détermination, la patience et la persévérance.

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