Je vous écris présentement de l’aéroport Gatwick. Mon séjour à Londres est officiellement terminé. Toute bonne chose a une fin, comme on dit. Ç’a été une aventure mémorable, autant au niveau professionnel que personnel. Hier, j’ai conclu le tout en beauté, en allant voir la cérémonie de clôture sur les écrans géants situés à Victoria Park, tout juste à côté du parc olympique. Et ce que je souhaitais s’est produit lorsqu’on a parfaitement vu les nombreux feux d’artifice qui ont éclaté dans le ciel à la fin du spectacle. C’est presque comme si j’étais dans le stade !
Pour mettre le point final à cette expérience, je vous livre mon palmarès des moments que j’ai vécus dans la capitale anglaise.
Top 5 meilleurs moments :
1-Première visite du parc olympique et compétition de nage synchronisée
Pendant mon séjour à Londres, c’était primordial que je puisse entrer dans le parc olympique et que j’assiste à une compétition, peu importe laquelle. Je ne me voyais tout simplement pas passer à côté de ça. Après plusieurs recherches infructueuses, j’ai finalement pu mettre la main sur des billets pour la nage synchronisée. Même si ce n’était pas mon premier choix idéal (j’aurais préféré l’athlétisme, disons), j’ai tout de même vraiment apprécié l’expérience. Et j’ai pu assister à la remise des médailles dans la catégorie en duo. Mais ce que je retiendrai surtout, c’est la visite du parc olympique. À Londres, ça m’est arrivé très souvent de ne pas trop me sentir dans l’esprit des Olympiques. La ville est tellement grande et il y a tellement de gens que la fébrilité des Jeux n’était pas à son comble partout. Évidemment, c’était une toute autre chose dans le parc. C’est là que j’ai réalisé que j’étais vraiment aux Jeux. Et j’ai eu le bonheur d’y aller deux fois.
2-Journée Beatles à Liverpool
Samedi dernier, j’ai vécu une journée magique en me rendant à Liverpool. Avec une quinzaine de journalistes étrangers, j’ai visité les lieux qui sont étroitement associés aux Beatles. Impossible de rester indifférent en voyant les maisons d’enfance de Paul et John, en marchant sur Penny Lane, en voyant la clôture de Strawberry Field ou en entrant dans le Cavern Club. Comme si ce n’était pas assez merveilleux, nous avons eu deux rencontres organisées spécialement pour nous. La première avec le frère de Paul McCartney, Mike, qui est photographe et ancien humoriste. La seconde avec Julia Baird, la demi-sœur de John Lennon, qui travaille maintenant avec Cavern City Tours. La journée a passé tellement vite (nous étions partis de Londres à 7h40, retour à 21h). J’y serais resté beaucoup plus longtemps (surtout pour le musée Beatles Story, que nous avons parcouru en une petite heure seulement). Pour lire tout le récit de cette journée qui est survenue une semaine jour pour jour avant le 50e anniversaire du tout premier spectacle de Ringo Starr avec les Beatles, je vous invite à vous procurer le cahier week-end du Journal de ce samedi.
3-Découverte du Herne Hill Velodrome
Le mandat de mon séjour à Londres était de parler de ce qui se déroulait dans la ville durant les Olympiques. J’ai donc fait différentes activités touristiques, mais aussi d’autres reportages qui étaient reliés aux Jeux. Ç’a été le cas avec le Herne Hill Velodrome. Après avoir fait plusieurs recherches, j’ai appris qu’il s’agissait du tout dernier site encore actif des Jeux de Londres de 1948. Une fois sur place, j’ai immédiatement été plongé 50 ans dans le passé. Ce n’est pas tous les jours que l’on peut voir un vélodrome extérieur qui a été bâti à la fin des années 1800 ! Même si la surface de la piste a été entièrement refaite l’an dernier, on retrouvait encore plusieurs vestiges du passé (gradins, bâtiment).
4-Les expériences pour foodies (Brick Lane, Brixton Village, Borough Market, street food à King’s Cross)
La nourriture anglaise n’a vraiment pas toujours eu bonne réputation. Encore aujourd’hui, on regarde de haut certains plats typiques britanniques. Ce qu’il faut toutefois savoir, c’est que Londres regorge de restaurants très variés qui proposent des expériences culinaires hors du commun. Mais outre les restaurants haut de gamme de Jamie Oliver et Gordon Ramsay, et les dizaines d’établissements étoilés Michelin, Londres est le royaume des restaurants indiens. La ville serait d’ailleurs celle qui possède le plus de restos indiens à l’extérieur de l’Inde ! Et pour goûter au meilleur de la cuisine indienne (et bangladaise), il faut se rendre à Brick Lane. C’est là que j’ai partagé un excellent repas avec deux amis. Coût de la facture pour les trois ensemble? Même pas 60$. Et ça incluait une bouteille de vin. Difficile à battre.
Contrairement à Montréal, Londres embrasse pleinement le « street food ». J’ai pu le constater en participant à un « street food tour », tout près de la station King’s Cross. Plusieurs stands de nourriture sont au service des citoyens qui ne se gênent pas pour goûter à des repas de qualité. Et la ville augmentera encore plus son offre à ce sujet au cours des prochaines années. J’ai hâte que Montréal emboîte le pas.
Enfin, toujours dans le thème culinaire, j’ai grandement apprécié mes visites de Borough Market et Brixton Village. Le premier est mondialement connu, car il est en place depuis les années 1000, si ce n’est pas avant ! Le marché de quartier (d’où le nom Borough Market) est très vaste et propose autant des stands avec des repas préparés à consommer sur place que des kiosques de marchands pour faire son épicerie. Rester à Londres, j’irais y faire des tours très régulièrement. Pour ce qui est de Brixton, je suis arrivé juste un peu trop tard pour voir le Brixton Market extérieur, sur Electric Avenue. Avec un quartier principalement jamaïcain, le marché propose des aliments très exotiques. Heureusement, j’ai pu aller au Brixton Village, juste à côté du marché, qui est une sorte de centre intérieur comprenant des dizaines de restaurants très intéressants.
5-Spectacle d’Eddie Vedder au Hammersmith (et ici)
Alors que je cherchais désespérément des billets pour les Olympiques sur Craigslist, j’ai vu une annonce pour le spectacle solo d’Eddie Vedder. Je n’ai pas hésité une seconde puisqu’il s’agissait du tout premier concert en solitaire du leader de Pearl Jam à Londres. Et qui plus est, la salle Hammersmith (aujourd’hui appelée HMV Hammersmith Apollo) est légendaire, ayant accueilli tous les plus grands artistes, des Beatles, à Queen, en passant par The Clash et Frank Zappa. Très en forme, Vedder a livré près de deux heures de spectacle, seul à la guitare ou au ukulélé. Il a joué plusieurs chansons de ses deux albums solos (la trame sonore du film Into the Wild et Ukulele Songs), mais aussi quelques pièces de Pearl Jam et autres reprises.
Mentions spéciales :
Les comédies musicales Les Misérables et Spamalot, les quartiers franchement cool de Camden Town, Shoreditch, Covent Garden et Canary Wharf, la conférence de Jamie Oliver et le souper à son restaurant Barbecoa, les maisons olympiques tchèques (et ici) et hollandaises, le petit spectacle acoustique de Marie-Mai pour les athlètes canadiens, mes quelques promenades périlleuses en bixi (et ici), l’exposition pour les 50 ans des Stones et les fish & chips du Golden Hind.
Les déceptions:
La première place revient à la Maison du Canada. Alors que les autres pays ont mis sur pied des maisons olympiques ouvertes au public et qui mêlaient fête, culture et célébration de médailles, le Canada a opté pour une maison qui n’était réservé qu’aux familles des athlètes et à une poignée de médias. Les gens du public ne pouvaient ainsi aucunement féliciter les médaillés canadiens, pas plus que de visiter la boutique officielle du Canada aux Olympiques, la seule qui se trouvait à Londres. Franchement très décevant.
Enfin, petite mention pour le London Dungeon. Ce n’est pas tant une grande déception. Même que je m’y suis amusé à quelques reprises. Mais la visite, quoique assez longue (plus de 90 minutes) ne propose que peu de véritables moments terrifiants. Et le fait de se promener parmi un groupe de 40 personnes enlève encore plus de possibilités d’épouvante. Attrape-touriste, le London Dungeon ? Pas loin. Mettez vos pounds ailleurs.
Les oubliés-par-manque-de-temps :
Londres a tant à offrir qu’on doit inévitablement faire des choix, en 19 jours, et laisser des activités de côté. Avoir eu encore plus de temps, ce que j’aurais aimé faire : aller au Tate Modern et London Film Museum, manger au restaurant Sketch, voir les statues de Stonehenge, faire une tournée des œuvres de Banksy, voir les comédies musicales Billy Elliott et Singin’ in the Rain, aller au Globe Theatre. Je n’aurai pas le choix d’y retourner !
Pour terminer :
J’ai pu expérimenter la météo de Londres. En près de trois semaines, il n’a fait soleil et chaud que trois jours. Le reste du temps, c’était nuageux à tous les jours, environ 20-22 degrés, avec quelques petites percées de soleil ici et là. Malgré tout, il n’a plu véritablement que deux ou trois fois, ce qui constituait l’une des meilleures périodes météorologiques pour Londres ces derniers mois.
Circuler comme piéton sur les trottoirs et traverser les rues avec la circulation inversée demande bien sûr quelques jours d’adaptation. Il faut aussi surtout faire attention aux nombreux autobus à deux étages rouges qui n’hésitent pas à coller les trottoirs le plus possible.
Enfin, j’ai été épaté par le côté hyper sympathique des Anglais, surtout ceux qui travaillaient pour les Jeux. Je n’ai jamais vu des bénévoles aussi souriants, généreux et qui étaient prêts à nous aider pour n’importe quelle question que nous avions, surtout pour arriver à se retrouver dans le métro. Londres 2012, je me souviendrai très longtemps de toi.










