Citius, altius, fortius: la devise des Jeux Olympiques. Plus vite, plus haut, plus fort: c’est dans cette formule que se résume tout le programme des Jeux. Empruntée par le pédagogue Pierre de Coubertin, baron de Coubertin, ci-devant initiateur des Jeux modernes, à son ami Henri Didon, père dominicain, lui aussi enseignant et qui mettait la pratique sportive au coeur de la formation et de l’éducation des jeunes, elle parle de dépassement de soi et des autres, d’excellence et ultimement, de victoire, sinon effective, du moins visée. De Coubertin le disait lui-même:
«Chercher à plier l’athlétisme à un régime de modération obligatoire, c’est poursuivre une utopie. Ses adeptes ont besoin de la «liberté d’excès». C’est pourquoi on leur a donné cette devise… La devise de ceux qui osent prétendre à abattre des records.»
Ce dont de Coubertin n’avait pas forcément pris conscience en revanche, c’est que cette formule, au-delà d’être tout à fait appropriée à l’exploit athlétique, est de manière plus importante et à sa face même, un principe de vie. En fait, c’est le premier principe vital même, celui qui justifie notre présence sur cette terre, nous, les quelque 7 millards d’individus. En effet, si le but de l’exercice est toujours d’aller plus vite, plus loin ou d’être plus fort que ses adversaires lors d’une compétition sportive – contrairement à ce que de Coubertin lui-même prétendait par ailleurs en disant que l’important c’est de participer – c’est aussi ce qui explique que nous ayons été créés.
Pensez-y, ce n’est qu’après une longue course, à la fois sprint et marathon, contre deux ou trois cents millions de concurrents et après être passé à travers de nombreux obstacles, qu’un seul sprematozoïde réussira à se rendre à son objectif, l’ovule, comme vous pourrez le voir sur la vidéo. Comme le dirait Alex Genest le roi du 3,000 mètres steeple au Canada et représentant canadien à Londres: «C’est du steeple ça, monsieur». Le sport est une métaphore de la vie. Bon, bien sûr, dans des cas assez rares deux, voire trois spermatozoïdes vont arriver exactement en même temps, au même millionième de seconde, sans pouvoir être séparés ni par le photo finish, ni par Oméga, le chronométreur officiel des Jeux de Londres, mais il s’agit encore là de cas relativement rares.
Ainsi, vous pouvez, nous pouvons, tous nous promener la tête haute et les épaules redressées, vous êtes, nous sommes, tous le résultat immédiat de la victoire de ce spermatozoïde olympien, celui qui a été le citius, altius, fortius de cet éjaculat circonstanciel. Vous êtes, nous sommes, donc, les médailles d’or des olympiques du sexe, ce qui n’est quand même pas rien. Tadaaam!











Vous devriez vérifier vos sources avant d’affirmer des sottises dans un article publier dans un quotidien lu par des milliers de gens. Ce n’est pas le spermatozoïde le plus rapide qui gagne. Les études récentes ont prouver que c’est l’ovule qui choisi le spermatozoïde.
Sélection du spermatozoïde fécondant
Contrairement à une idée autrefois répandue, et comme le montrent les vidéos de spermatozoïdes entourant l’ovule, le premier spermatozoïde arrivé auprès de l’ovule n’est pas toujours celui qui le féconde. Chez de nombreuses espèces, plusieurs spermatozoïdes au contact de l’ovule “mettent en commun” le contenu de leurs acrosomes, c’est-à-dire des enzymes, pour rendre la membrane de l’ovule perméable à un seul d’entre eux.
La chimio-attraction ou chimiotaxie du spermatozoïde par l’ovule permet la rencontre des gamètes. Elle est expérimentalement démontrée chez des espèces animales à fécondation externes comme l’oursin, l’ascidie ou des méduses. La chimiotaxie est clairement documenté chez des vertébrés (harengs par exemple), mais reste sujette à débats pour les mammifères.
Des molécules émises par l’ovule seraient perçues par le spermatozoïde à extrêmement faibles concentrations (de type hormonale), chaque espèce reconnaissant sa signature propre. La chimiotaxie n’est efficace qu’à proximité immédiate de l’ovule qui attire ainsi graduellement un groupe croissant de spermatozoïdes en augmentant les chances de rencontre des gamètes.