
Le texte publié sur le site du Devoir par les “Mères en colère et solidaires” m’a jeté par terre. Oh, je ne me ferai pas d’amies ni de complices chez ce petit groupe de 1564 mères québécoises en leur répondant comme je vais le faire, mais je parierais que les mères et grands-mères qui s’objecteraient, comme moi, à leur plaidoyer, sont moins vocales, mais autrement plus nombreuses.
Si on se fie au texte, le groupe des 1564 “mères en colère et solidaires” s’est formé il y a précisément un an, à la fête des mères. Elles ont acheté cette idée qu’au Québec, le gouvernement se soumettait à la “marchandisation de l’éducation”. Elles ont pris la rue, elle aussi. Pire, elles ont servi de bouclier devant le collège Lionel-Groulx pour bloquer l’entrée des étudiants qui auraient préféré entrer en classe.
Aujourd’hui, armées d’émotion pure, elles se sont transformées en activistes contre un système qui, selon elles, réprime leur progéniture, ces enfants qui n’ont jamais tort et à qui on a probablement jamais dit non. Aveuglées par l’amertume et un profond ressentiment, elles dénoncent la création de la nouvelle commission d’examen sur les manifestations du printemps dernier, la jugeant trop timide. “Nous voulons crier notre colère”, nous disent-elles.
Nous, c’est haut et fort que nous voulons nous exprimer sur la répression policière vécue et c’est haut et fort que nous souhaitons que nos enfants puissent aussi le faire. – 1564 mères en colère et solidaires.
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