
Il est curieux d’entendre certains de nos sages analystes nous rappeler l’importance d’un « consensus social ». La ministre Beauchamp elle-même semble y croire et discute toujours. Je ne sais pas comment ils arrivent à s’imaginer que le Québec soit gouverné à coups de « consensus », mais les voilà repartis à « croire » à une négociation possible, à la discussion, au dialogue, et aux savants bavardages.
Mais qu’on ne s’y trompe pas. En matière de politiques publiques, les « consensus » n’existent pas. Plus souvent qu’autrement, les supposés « consensus » sont à l’avantage des lobbies (syndicaux, d’affaires, sociaux, etc.). À long terme, le citoyen-contribuable, qui n’est par ailleurs jamais assis autour de la table, est toujours perdant. Seulement, il ne manifestera pas son désaccord autrement qu’en allant voter à tous les 4 ans. Il ne troublera pas la vie de ses concitoyens et ne lancera pas des bombes fumigènes dans le métro de Montréal.
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