C’est vraiment fascinant d’entendre toutes les raisons inimaginables évoquées pour priver les jeunes Québécois d’un enseignement intensif de l’anglais en 6e année.
La pire à mon sens est celle qui refuse l’enseignement intensif de l’anglais à tous, sous prétexte qu’il est faux de prétendre qu’on a “absolument besoin d’être bilingue” pour se tailler une place sur le marché du travail au Québec. Bien sûr, cet énoncé est tout à fait vrai.
Mais qui êtes-vous donc pour décider à l’avance de ce qu’un jeune choisira comme parcours professionnel? Pourquoi lui rendriez-vous la vie plus difficile quand tout lui serait beaucoup plus simple et accessible s’il ajoutait la langue anglaise dans son arsenal dès son plus jeune âge?
Et puis, il y a l’éternel mur des lamentations usuel:
“Les élèves ne maîtrisent déjà pas le français, qu’est-ce que ça va être!”, “Comment va-t-on faire pour recruter des bons professeurs d’anglais en région?”, “Est-ce vraiment nécessaire sur l’île de Montréal quand on sait que plusieurs sont déjà bilingues?”, “Le cursus scolaire est défini en fonction de toute une année scolaire; pas 5 mois!”, “6e année? Trop tard! Ce devrait être en 1ère!”, “Ça va chambouler l’organisation du travail des enseignants!” Boo-hoo-hoo…
Il y a également le réflexe qui conduit à priver les enfants “réguliers” d’un enseignement que les moins doués auraient de la difficulté à assimiler. Malgré l’avis du très respecté Égide Royer qui ne voit pas de contre-indication au programme intensif d’acquisition de l’anglais en 6e année pour les élèves en difficulté, on sera tenté encore une fois de niveler par le bas.
Et on entendra encore une fois une litanie d’objections des Fédérations de l’enseignement.
- Malgré le fait que les parents appuient l’idée à 87%.
- Malgré les études qui démontrent que l’immersion est la solution la plus efficace pour apprendre une seconde langue
- Malgré le succès des expériences conduites au Québec dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean
On est trop gentils au Québec. Ce droit de veto accordé aux syndicats qui cogouvernent nos établissements scolaires et de santé est étouffant. Si j’étais parent d’un jeune élève aujourd’hui, je crois que j’irais voir la direction de l’école et je lui dirais ceci:
“Je n’ai pas le goût d’entendre vos problèmes d’organisation du travail. Ce que je veux entendre, ce sont des solutions. VOUS êtes les mieux placés pour intégrer cette orientation souhaitée par la presque totalité des parents. Prenez le téléphone et appelez les écoles de la région de Saguenay. Ça marche! Vous croyez que pour certains étudiants en difficulté d’apprentissage, ce serait trop leur demander? Fine!
Faites des classes séparées. Débrouillez-vous, bons sens! C’est VOTRE job de trouver le moyen d’organiser ça. Ne vous fiez pas à votre syndicat, ne vous fiez pas au ministère! Vous voulez que les parents vous aident à mettre de la pression sur vos représentants syndicaux? Dites-le nous et on va s’organiser.”
C’est ça l’autonomie des écoles, des directions d’école et des enseignants.
Mais le client, c’est moi: le parent. Et quand 87% des parents souhaitent ce qu’il y a de mieux pour leurs enfants, de grâce, ”Stop whining!” et laissez faire votre droit de veto, d’accord?
Voila!
vous avez tout dit! On voit à quoi ressemblerait la ” liberté ” tant promise dans un Québec souverain: on a décidé que nos jeunes seront confinés à l’ intérieur de la province, en faisant carrière comme caissier dans un fast food ou en balayant dans une shop dans l’ est de Montréal. Pas question d’ être cadre dans une grosse boite; si le téléphone sonne, ça pourrait parler en anglais à l’ autre bout… Une carrière internationnale? oubliez ça!
Des français qui comprennent l’ anglais? Malheur! Ils n’ aurront plus besoin d’ écouter Radio-Canada pour s’ informer… Comment allons-nous faire pour maintenir la propagande ?
En passant, 50.1 % , c’ est assez pour défaire le pays car il y a consensus… mais 87 % des parents d’ accord sur une orientation de l’ éducation, ou 77 % en faveur d’ un resserement des lois carcérales, c’ est un peu ambigu; il ne faudrait pas sauter aux conclusions… Vive la liberté!
Un argument bien simple que je pense vous saurez apprécier. La liberté d’envoyer mes enfants à l’école en français.
De quel droit le gouvernement prend-il des décisions de ce type sur l’éducation de mes enfants.
La liste des raisons pourquoi je m’oppose à cette mesure est longue, mais l’argument de base est que ça devrait être mon choix.
Quant au 87% prétendu il est plutôt louche. On a questionné qui et comment?
J’ai eu l’avantage d’apprendre l’Anglais vers ma sixième année (il y a longtemps!) et de le pratiquer et j’ai toujours eu un avantage très prononcé, dans mon travail (ça m’a rapporté beaucoup) et dans ma vie personnelle sur les Québécois unilingues et ce, sans affecter le moins du monde la qualité de la langue française que je pratique.
Mes enfants? Idem.
Il est temps de se libérer du despotisme syndical et bureaucratique de l’État et personnellement, je ferai tout en mon possible pour donner à mes patits-enfants les mêmes avantages que j’ai et mes enfants avons eu.
Si ça me marche pas au Québec, ça marchera ailleurs!
Il serait navrant pour le Québec ET SURTOUT POUR LES BAYBOOMER VIELLISSANT que les jeunes apprennent l’anglais et qu’ils puissent quitter le bourbier fiscal et financier dans lequel la génération des babyboomer étatiste les ont plonger.
Ne pas permettre aux jeunes de fonctionner en anglais c’est s’assurer de leur captivité. La cage homard.
Il est du devoir de tout les parents d’offrir a ces enfants la clé lui permettant de décidé de son avenir. Personellement j’ai agit en ce sens,mon fils est bilingue et sa fille parle 4 langues francais, anglais, espagnole et allemand. tous deux demeure au Québec un est informaticien et l’autre termine ses études a McGill au MBA, mais si un jour ce n’est plus vivable alors ils pourront aller faire leur vie ailleurs. Ce n’est pas a eux de rammasser les dégats laisser pas d’autres.
Je suis d’accord avec cet article. J’ai eu la chance d’aller au CÉGEP anglophone et d’avoir une école primaire (escale le Plateau à Québec) qui offrait de l’anglais intensif lors de la 6ème année, 3 mois en anglais seulment. Mais je vois beaucoup de personnes autour de moi que je connais qui n’ont jamais eu cette chance d’apprendre l’anglais et qui sont confinés à rester dans le petit Québec à cause de cette déficiance de langue. Je suis étudient en Économie et l’apprantissage de l’anglais est essentiel dans mon domaine puisque près de 90% de la litérature Économique se fait en anglais. Je trouve cela navrant que les syndicats et la gaugauche empêche le progrès et la modernisation de notre population avec la mondialisation qui est en place et est là pour rester. On est encore dans une mentalité du 19ème siècle, avec les anglais nos enemis.
Ce qui me désole, c’est le ton méprisant que prennent les débats. Est-il possible d’émettre un argumentaire solide pour appuyer son point de vue sans tomber dans le sarcasme et l’insulte? Où puis-je trouver des citoyens engagés qui ont le courage de leurs convictions et qui savent les exprimer sans mépris?
Je vous invite à consulter le site du Mels pour y trouver un résumé de toutes les recherches concernant l’anglais intensif.
http://www.mels.gouv.qc.ca
De plus si vous êtes parent, consulter le site de la SPEAQ et vous y trouverez des dépliants d’informations pour les parents qui veulent en savoir davantage!
http://www.speaq.qc.ca
Bravo pour votre article.