Le débat gauche/droite remplacera-t-il la question nationale comme axe politique principal au Québec?
Reconnaissons d’abord qu’il en faut peu, au Québec, pour qualifier un discours “de droite”. Il suffit de reconnaître les excès du pouvoir syndical, l’échec du monopole de l’État en matière de santé, l’interventionnisme démesuré de l’État dans l’économie, l’impasse des régimes de retraite du secteur public, et le cul-de-sac vers lequel nous mène l’endettement public, pour être vus comme de dangereux “droitistes” sans coeur ni conscience morale.
Par ailleurs, que la gauche se rassure. Ni ces constats ni ceux des “lucides” de Lucien Bouchard ont inspiré le gouvernement pour proposer de véritables changements structurels au modèle québécois. Tout au plus, tente-t-on de ralentir la vitesse à laquelle le Québec frappera le mur. En attendant l’écroulement fatidique du Gouvernemaman, “mieux et plus financer le modèle québécois” demeure le leitmotiv de la classe politique québécoise, tous partis confondus.
Non. Ce à quoi nous assisterons dans un premier temps ne sera pas un débat gauche/droite dont l’enjeu principal est la révision du rôle de l’État. En fait, s’il y a quelque chose que nous aurons appris au cours des dernières semaines, c’est qu’au Québec, on ne débat pas.
La raison ayant foutu le camp, nous sommes pour un temps, espérons-le assez court, dans un espace lyrique conditionné par des apprentis-révolutionnaires en lutte contre les fondements mêmes de notre État de droit, contre la démocratie libérale et surtout contre le libéralisme économique, ennemi numéro un qu’il est temps d’abattre selon eux.
Comme l’a superbement bien démontré récemment le professeur de philosophie du Collège François-Xavier Garneau, Frédérick Têtu, ce à quoi nous assistons n’est pas une lutte entre la gauche et la droite. C’est une lutte entre la gauche et “plus de gauche”, entre les partisans d’une social-démocratie de centre-gauche et les partisans d’une gauche radicale dont nous ne soupçonnions même pas l’existence jusqu’à tout récemment.
Pensons à la Fédération étudiante de la CLASSE, à la Convergence des luttes anti-capitalistes (CLAC), aux Forces armées révolutionnaires du Québec (FARQ), à Québec solidaire d’Amir Khadir et à ses composantes communistes, et à tous ceux qui encouragent à coups de carrés rouges leurs initiatives, Parti québécois en tête.
Cette “nouvelle gauche radicale”, ce mouvement “Faisons payer les autres”, par exaltation, conviction ou par pur électoralisme opportuniste, revendique donc plus d’État, plus de gratuité, plus de nationalisations, plus de subventions, plus d’impôts et plus de taxes.
Enfin, pour répondre plus directement à la question posée, à savoir si les débats gauche/droite remplaceront la question nationale comme axe principal au Québec, je crois comme la majorité des Québécois, qu’il est rafraîchissant de le croire et absolument essentiel qu’il en soit ainsi.
Le Québec ne pourra s’épargner la réflexion, les débats et les sacrifices pour se sortir de l’impasse. Pour l’heure, toutefois, il semble que nous en sommes très loin et que la phase de transition sera pénible et ardue.
Un bon sujet de réflexion : qui sont réellement ces partisans de cette gauche radicale dont nous ne soupçonnions même pas l’existence jusqu’à tout récemment ? Ont-ils toujours été là, attendant le bon moment pour s’affirmer ? Le « jamais vu » du printemps arabe aurait-il réveillé les peuples de toutes les nations par ses mouvements de contestations populaires envers les gouvernements ? Sommes-nous en train d’assister à la plus grande révolte des temps modernes ? Le calendrier maya se termine en 2012 ? Est-ce cela, la fin du monde ? La fin de l’oppression des peuples ? L’année 2013 verra-t-elle naître des affrontements inégalés à travers le globe ou bien une paix inégalée?
Voilà de quoi réfléchir en cette belle journée ensoleillée !
Le seul sacrifice auquel nous assisterons c’est celui de la raison.
FAUX. La gauche ne réclame ABSOLUMENT PAS plus de gratuité et ne prêche pas le « Faisons payer les autres ». Mme Marcotte, vous allez BEAUCOUP TROP LOIN dans vos affirmations.
La gauche réclame SEULEMENT une redistribution ÉQUITABLE des impôts et un contrôle des dépenses gouvernementales et des dépenses en éducation, et notamment dans les universités, à l’instar de la droite. Même François Legault (et sa CAQ), un digne représentant de la droite, réclame un contrîole des dépenses et propose l’abolition des Commissions scolaires et des Agences de santé et de services sociaux parce qu’elles sont devenues pour le Québec un baril sans fond !
Pour ce qui est de la gauche radicale, elle N’EXISTERAIT PAS sans le gouvernement Charest qui nous vole à la face du monde avec son système de collusion et de corruption et qui favorise la grogne des Québécois. Ce gouvernement INCITE À LA RÉVOLTE populaire et aux manifestations des extrémistes et des anarchistes qui profitent alors du mécontentement populaire pour faire valoir des idéaux irréalistes voire aberrants.
Sans Charest IL N’Y EN AURAIT PAS de manifestations ! C’est le PLQ qui a créé un MONSTRE HYSTÉRIQUE !
Et voilà! Je veux bien croire que les dérapages actuels sont comme un feu de paille et que 1000 personnes qui crient très fort feront toujours plus de bruit que 100,000 qui se taisent. C’est vrai qu’à Montréal, allez savoir pourquoi, on soit à gauche ou encore plus à gauche. En tout cas, c’est l’impression qu’on a si on lit les journaux et si on écoute la télé dans cette ville écartelée. J’imagine que ça va passer. Et si on se débarasse, chemin faisant, de ce débat stérile, paralysant et combien ennuyeux sur l’identité nationale, alors on y aura toujours gagné ça collectivement.
Mr. Delisle, vous avez raison, sur le contrôle des dépenses et le reste… où vous n’avez pas raison, c’est sur le fait que la gauche radicale n’existerait pas si Mr. Charest et son gouvernement ne serait pas au pouvoir, croyez vous vraiment qu’avec un gouvernement caquiste où péquiste ça changerait??? C’est vrai que la cause est noble, (sauf pour l’augmentation des frais de scolarité) je croit aussi que tout politicien, quand il commence sa carrière veux être juste et noble, le problème c’est que tout est plus compliqué, example, les leader étudiants étaient prêt a sacrifier un programme d’épargne étude pour ne pas avoir de hausse, hors, à qui ce programme aidaient-il, et bien, les moins fortuner!!! J’ai souvent vu la solidarité gauchiste opérer!!! example, des syndicats, lors de négociations, refuser une baisse de salaire pour sauver une entreprise et les emplois, revenir, avec une contre-proposition faisant que les plus jeunes syndiqué perdaient leur emplois…
Je crois que vous avez raison. La gauche radicale n’avait aucun moyen de s’organiser jusqu’a ce que le syndicats se permettent de les supporter financièrement. Avec les moyens financier et quelques bon porte parole,ils ont explosés. Ne jamais oublier que ce mouvement est ambryonnaire mais on s’y colle pour des fins politiques et par prestige personnel. Quand on parle d’un mouvement citoyen, on parle de la moitié de la population soit 3,5 millions. Ce qui n’est pas le cas. Dans un pays moins démocratiques tout ce beau monde serait en prison Monsieur Khadir en tête. Mon opinion est que la destruction de nos parlementaires est en quelque sorte difficilement récupérable. Donc les citoyens sont en difficulté de savoir pour qui voter. Bonne chance.
Au Québec c’est toujours la faute de l’autre… La révolte des radicaux? C’tà cause de Charest..
Turcotte a massacré ses enfants? C’tà cause de sa femme…
Le Québec s’est transformé en société complètement irresponsable.
La crise actuelle a pris forme avec la complicité des souverainstes. Les vieux souverainistes se projettent sur la jeune génération. Jacques Parizeau a clairement identifié les jeunes qui nous échappent” comme la strate de la population à évangéliser. Les vieux suivront… a-t-il catégoriquement affirmé
Dans un récent rassemblement souverainiste Jacques Parizeau, visiblement enivré par ce qu’il interprète comme le réveil des jeunes, s’est adressé ainsi à ses ouailles souverainistes qui se questionnait sur la division entre souveraintises: “Vous êtes tous mes enfants.. Pour ce qui est de la famille arrangez-vous entre frères et soeurs”
Ouah!! très inclusif le Monsieur.
Ainsi donc l’urgence d’agir a été le leitmotiv.. Le gouvernement Harper majoritaire, la voilà la condition gagnante. La campagne de démonisation contre le Canada d’Harper bat son plein.. Pauline Marois n’a de cesse de taper sur le clou de la corruption libérale, Elle se rapproche de Gérald Larose… Et voilà que se dessine le front commun qui a mené au chaos actuel. Les communistes anarchistes de Khadir, les chefs syndicaux en mode vengeance contre Charest, le RRQ, tous se greffent au conflit étudiant. Ils ont fini par créer un monstre.
Ils en ont perdu le contrôle. Quelle sera la suite? pas très reluisante pour le Québec. Un autre épisode honteux qui restera à oublier quand après quelques années on aura peut-être réussi à rassembler les morceaux encore récupérables..
Quel beau gâchis! Aux lendemains du grand prix faudra pas se surprendre de voir les médias gauchistes une fois de plus dénoncer la brutalité policière. Non! ce n’est pas de la brutalité c’est la protection élémentaire accordée à des citoyens d’une société démocratique contre des anarchistes gauchistes qui ne visent qu’à faire tomber le système capitaliste.
Une chose est certaine, la droite n’est pas KO.. Au contraire, l’hystérie gauchiste dans laquelle est plongé le Québec donnera le goût à plusieurs de s’en dissocier.
Soyons positifs, le Grand Prix de formule 1 s’est très bien déroulé. Bravo à nos forces policières et à tous leurs commandants. Il commence à y avoir de plus en plus de gens qui en ont assez de tout ce grabuge et de cette gauche délirante. Le droit de manifester existe dans nos chartes ( qu’il faudrait réformer) mais le droit de déranger, d’intimider, d’écoeurer et d’insulter existe-t-il aussi?
Oh la, la!
Bock-Coté ne sera pas content. Sa théorie chérie mise en morceaux, tout son cadre argumentaire va s’effondrer. Ça prend absolument une droite à blâmer…
Je suis d’accord avec Guy Peterson, le seul sacrifice est celui de la raison. Vive l’approche lyrique avec une fraîcheur d’âme renouvelée à tous les matins,que c’est beau, que c’est envoûtant, vive l’émotion créatrice! La vie est belle, pas de contraintes,pas de conséquences, pas de coûts, pas d’évaluation, les biens sont gratuits. La bouche en coeur sous le masque on casse innocemment des vitrines, on égratigne des voitures gentiment, on bloque l’entrée des collèges au nom de l’éducation. Une injonction,” une injonc quoi, connais pas ce mot là.”. L’âge des ténèbres.
Depuis 4 ans le PQ avec Mme Marois a décidé de sallir le parti libéral , de monter en épingle chaque petits problèmes et d’en faire un scandale , on oublit les idées et on crache le plus possible sur Charest . / au début les gens n’y voyaient que de la politique mais avec le temps les journalistes ( qui devraient faire leur examen de conscience ) ont tombés dans le panier pour réclamer une commission d’enquête ( qui en passant ne les intéressent plus ) et de comdamner Charest pour tous les maux .
Tout à bien fonctionné pour le PQ car 70% de la population croit que Charest est un monstre de la corruption .
De la corruption il y en a toujours eu , soit dans le temps de Duplessi , du PQ ou desLibéraux , dans les municipalités ,avec les fonctionnaires la mafia a toujours tiré des ficelles . C’est une abération de penser que si Charest quitte la corruption disparaitra .
Mais la croyance populaire pensant toujours avoir raison se précipite dans la rue , chacun a ses problèmes personnels et les attribut à Jean Charest . On voit bien quand les manifestants sont interviewés qu’ils n’ont aucunes revendications sérieuses sauf le fait de se défouler.
Donc le salissage du PQ fonctionne …….. espérons qu’il y a assez de gens lucides qui comprennent son jeux et qui agiront aux prochaines élections contre cette formation sans principes ………….. Peut-être la CAQ qui veux changer les choses .
Totalement d’accord avec vous Andro
Si la gauche c’est la pensée magique,
la droite c’est la pensée tragique.
Madame Marcotte, ce que vous dites à la fin de votre article est autant surprenant qu’irresponsable. Ce débat gauche-droite qui est largement diffusé actuellement par des chroniqueurs ou journalistes de droite comme vous est complètement malsain pour le Québec. Cela pousse les gens à détester, voir haïr toutes personnes qui ne pensent pas de la même façon que soit. C’est une incitation à la haine et au mépris d’une partie de la population du Québec. C’est un encouragement à la division du peuple Québécois. C’est aussi une démonisation des gens qui ont des opinions à l’opposé de soit. Alors je ne comprend pas ce que vous trouvez de rafraîchissant et d’essentiel dans une chose qui est complètement néfaste pour un peuple.
C’est étrange, mais il y a pas si longtemps, on entendait jamais parler de la gauche ou de la droite au Québec. Cette nouvelle apparition de ce débat à été uniquement mis en place par certains médias de droite que je ne nommerai pas, vous les connaissez.
Je crois que le Québec doit plutôt rester unis tout en demeurant respectueux envers ceux qui ont d’autres opinons, ce que ne permet pas votre débat gauche-droite que vous incitez. Aussi j’ai remarqué dans vos chroniques que vous présentez la gauche comme étant le parti des “méchants” et la droite comme étant le parti des “gentils”. Madame Marcotte, cela ne peut pas être si simple, dans la gauche il y a aussi du bon et pas seulement du mauvais comme vous le laissez croire. Et la gauche ne peut pas réellement être seulement radicale et extrémiste comme vous le supposé. Ce n’est pas la réalité.