L’expression n’est pas de moi, mais m’est parvenue de la personne la plus passionnée de politique et des médias que je connaissance, l’Informateur. Elle rappelle évidemment le Speak White, expression récupérée en octobre 1968 par les nationalistes felquistes, mais dont l’origine date de 1889!
Cela dit, je crois qu’elle illustre assez bien le contexte dans lequel se déroule la crise actuelle. En fait, elle révèle de façon frappante le profond déséquilibre dont souffrent nos médias traditionnels et sociaux.
Les partisans de la pensée unique n’aiment pas reconnaître ce déséquilibre. Pour eux, les Québécois sont des êtres de consensus social, des centre-centristes. Les quelques éléments de la société qui osent s’afficher autrement ou ne font qu’en appeler au sens commun (soit une participation raisonnable des étudiants au coût de leurs études universitaires), ne sont que ça: des éléments marginaux à lyncher sur la place publique.
C’est le cas des Gilbert Rozon, Richard Martineau, Sophie Durocher et d’Isabelle Maréchal, de même que tous ceux qui par leurs blogues, contestent ce qui est fort discutable. C’est le cas également de plusieurs autres communautés qui n’osent s’exprimer de peur de représailles: des commerçants, et oui, semble-t-il, même des artistes! (lire La peur rouge)
La gauche croit que les médias sont biaisés à droite et la droite croit le contraire, nous dit-on. Depuis un mois pourtant, les chiffres de Influence Communications sont percutants.
Manque-t-il de porte-paroles pour défendre les arguments des Verts? Je ne le crois pas. En réalité, il y a un bon moment que le débat ne porte plus sur des arguments rationnels. La raison, la responsabilité individuelle, une vision à long terme: pas vendeurs!
Nous sommes maintenant, semble-t-il, dans le domaine du symbolique! De l’émotion. Nous voilà accros au soap nocturne où tout le monde a le droit de se présenter aux auditions. RDI et LCN, soir après soir, fournissent au peuple, sa dose de drogue quotidienne après quoi on aura le sentiment d’avoir “participé” à quelque chose d’absolument grandiose: une collectivité en manque de “projet collectif”.
La raison a pris le bord et elle a été la première victime de cet épisode. Elle a pris le bord parce que sur le fond, les étudiants ont tort et le gouvernement a raison.
Mais dans un Québec qui a carburé longtemps à l’utopie indépendantiste, à l’étatisme, aux “projets collectifs”, au “symbolique”, dans un Québec où les rêves collectifs s’évanouissent comme neige au soleil, la raison et les défis que pose une réalité de plus en plus exigeante n’ont pas leur place…
Les arguments verts sont essentiellement les arguments du gouvernement alors les a-t-on pris en compte lors de cet exercice? Je ne crois pas vu le nombre peu élevé que récoltent les carrés verts. Et ajoutant le temps d’antenne des ministres Courchesne, Beauchamp, Dutil, Fournier et les autres ça devrait équilibrer les choses non?
”La raison a pris le bord et elle a été la première victime de cet épisode. Elle a pris le bord parce que sur le fond, les étudiants ont tort et le gouvernement a raison.”
J’apprécie votre propos tout en nuance, mais je tIens à vous souligner que ce qui est ”grandiose”, avec un n, ce n’est pas l’absence de projet collectif pour une collectivité (!), c’est l’éveil d’une nation endormie depuis beaucoup trop longtemps.
@L. Teasdale. Voilà exactement un bel exemple. Voilà qu’il n’est plus permis de dire qui a raison et qui a tort. Le relativisme dans toute sa splendeur. Les étudiants ont bien sûr raison sur plein de choses mais sur la question de la hausse, désolée, leur approche est non seulement corporatiste mais anti-progressiste. À savoir si on assiste à l’éveil d’une nation, c’est à voir. Je ne suis pas certaine que les gens-casseroles ne sont pas encore en plein rêve.
“Les étudiants ont bien sûr raison sur plein de choses mais sur la question de la hausse, désolée, leur approche est non seulement corporatiste mais anti-progressiste”.
Tout dépend de quel côté tu regardes dans ta lorgnette. Moi je trouve ça progressif que les frais de scolarité augmente en fonction de l’inflation à chaque année comme c’était le cas avant cette proposition d’augmentation-choc. Le gouvernement libéral aurait dû commencer à faire un grand ménage dans tout l’appareil universitaire avant d’imposer arbitrairement de telles hausses.
C’est quand on n’est guidé que par les sondages qu’on en arrive à de telles décisions qui ont pris une ampleur insoupçonnée dans la société québécoise.
Tout à fait d’accord avec vous Mme Marcotte. On oublie que la gauche a non seulement une visibilité médiatique disproportionnée, mais dispose d’un bassin de manifestants incroyablement plus étendu que la droite. Bien des travailleurs n’ont ni le temps ni les énergies pour manifester; après leur journée de travail. Au Québec, 50% de la population ne paie pas d’impôt, et parmi ce 50% il y en a beaucoup qui militent pour la gauche, pour une intervention toujours plus grande de l’État (avec des impôts qu’ils ne paient pas). C’est d’une injustice! Ces oisifs suspendus aux mamelles de l’État, ont tout leur temps pour manifester. Le seul endroit où le travailleur peut s’exprimer, c’est lors des élections. Son vote vaut alors autant que… n’importe quel brasseux de casseroles. Bien sûr il y a des travailleurs qui sont de gauche, mais une analyse de la clientèle majoritaire de la gauche, prouvera mon point.
Vous dites que le Québec carbure au symbole – n’est-ce pas là la raison pour laquelle les Verts ne sont pas très populaires? Les Verts sont incapables de s’inscrire dans un rêve collectif: il n’y en a que pour l’individualisme (“Moi je peux payer, Moi je ne veux pas payer pour les autres) et le cauchemard (“ce qui est arrivé en Grèce peut nous arriver aussi). Si les Verts sont incapables de rendre leur projet de société attrayant, peut-être y a-t-il lieu de réviser les raisons qui les motivent. Le concept de “juste part” n’est peut-être pas symbolique, mais il est abstrait et arbitraire.
L’autre problème des Verts, d’ailleurs, c’est que c’est difficile de justifier la responsabilité individuelle dans les questions de financement quand les universités montrent elles-même qu’elles ne parviennent pas à gérer l’argent de façon adéquate…
Marcotte est plus corporatiste que les syndicats qu’elle dénonce. Crise étudiante? Elle veut que les étudiants acceptent la “solution finale” (ce sont ses mots, excessivement mal choisis). Dans la fond, la “libarté” qu’elle défend, c’est celle des gens qui se trouve à droite. Si la démocratie s’exerce plus directement et qu’elle se porte à gauche, Marcotte se range aussitôt derrière le gouvernement et demande des mesures coercitives plus sévères que celles qu’elle dénonce habituellement dans la supposée tyrannie sociale-démocrate. Cohérence dans le discours et les idées de Marcotte: zéro. La même note que son film selon la Presse, d’ailleurs. On voit alors pourquoi le Sportnographe peut aussi facilement faire d’elle un punching bag à blagues…
La sur-médiatisation du carré rouge et de la gauche-casserole donne l’impression que l’on vit un moment historique. On ne peut pas blâmer les médias, ils sont là pour vendre de la copie après tout. Ce sont maintenant des marchands de sensationnalisme. C’est ce que la population veut.
D’ailleurs ce « mouvement » est probablement et simplement l’expression d’une minorité en manque de sensations. Il ne faut pas se le cacher; les lois, la stabilité économique et les débats respectueux, c’est plate!
Mais bon, admettons que je me trompe, qu’il y’a un réel éveil social. Je suis aussi parfaitement ouvert à écouter comment toutes ces promesses de changement vont se concrétiser. J’attends toujours que le « mouvement » du carré rouge me dise où on s’en va? L’occupation à 75% de l’espace médiatique est une plateforme extraordinaire pour véhiculer des messages! Allez, illuminez nos âmes éteintes, vaillants rêveurs!
Mais, faites vite. La saison de hockey recommence en septembre…
Vous parlez contre le relativisme, mais défendez une idéologie individualiste qui ne peut que faire la promotion du relativisme… Vous pouvez peut-être reprocher à certains étudiants d’y aller de manière plus physique dans le conflit, mais nous pouvez clairement pas les accuser de corporatisme. Et les qualifier d’anti-progressistes revient à un argument populiste cherchant à les discréditer seulement parce-qu’ils sont de gauche ( «Vous êtes juste des pas fins» ). Les frais de scolarité ne touchent pas seulement les étudiants, mais bien la société et son évolution intellectuelle. Pour utiliser un argument monétariste, la hausse des frais touchera les parents des étudiants beaucoup plus fortement qu’eux-mêmes. Peut-ont encore parler de corporatisme si 75% des étudiants font payer leurs frais par leurs parents?
Si pour vous un débat social ou politique relève de l’émotion, c’est que vous avez poussé trop fort l’utilitarisme et vous êtes un peu comme un croyant extrémiste pour qui les non-croyants ont torts. Vous émettez des arguments comparables à ceux d’un double ignorant tellement vos idées sont endoctrinés.
Il ne vous est jamais venu à l’idée qu’en tant que civilisation, c’était le devoir des aînés de transmettre les connaissances à travers les âges afin de faire progresser le savoir de la dite civilisation? Que l’argent était clairement un mauvais discriminant pour permettre ou non la poursuite d’études supérieures? Préféreriez-vous un fils de riche ayant eu C comme moyenne générale en médecine ou un pauvre ayant eu A+? Il est clair que le pauvre n’était pas assez socialement responsable pour pouvoir être médecin voyons…
Bref, tout ça pour dire que c’est par pragmatisme que les étudiants n’acceptent pas de “participer de manière raisonnable au coût de leurs études”. Ils désirent obtenir l’aide raisonnable pour accomplir un des devoirs de la société. Afin d’éviter de tomber dans le vrai relativisme, les étudiants ont raison de défendre l’humanisme dans la société de p’tits vieux dans laquelle ont vie. Sortez de votre rêve individualiste, l’homme est naturellement bon.
“Préféreriez-vous un fils de riche ayant eu C comme moyenne générale en médecine ou un pauvre ayant eu A+? Il est clair que le pauvre n’était pas assez socialement responsable pour pouvoir être médecin voyons…”
Évidemment si l’on considère que…… la d’accord !!!!
CQVD.
G.Lacasse
Mme Marcotte, je vous lie beaucoup et je vous écoute beaucoup à la radio etc…on a besoin d’une voix pour défendre la majorité sliencieuse, la réalité d’aujourd’hui au parlement dans les années à venir…..ca vous intéresse ??? Vous avez mon vote! Imaginé Khadir est tout seule et regarder toute l’attention qu’il reçoit , si vous êtes seule en chambre vous allez être couverte mur à mur!!!
bonne journée!
Comme tout discours est une construction qui a une prétention à la vérité ou du moins à la vraisemblance. Déjà il faudrait arrêter de croire que la raison est dépourvue d’imagination, de symbolique, de réel et d’émotivité… Le discours sera toujours un fait de langage et d’une langue et de la personne qui l’investit parle de son histoire, de son corps, de sa sexualité, de ses intérêts, de son groupe d’intérêt. … Le discours prétend faire sens et de séduire.
Le discours politique qui se coupe de ces soubassements passe du sens à la dérive du sens à du non-sens.
Vous décrétez que nous sommes dominés par une pensée unique, consensuelle sans en faire une démonstration documentée et argumentée. Un raccourci rhétorique qui se prend pour une réflexion politique. Il n’est qu’à lire les opinions sur les réseaux sociaux pour se convaincre du contraire. De votre position à la droite de la droite le contraire vous apparaît comme une pensée unique et consensuelle. De votre posture politique votre solitude sans partage est compréhensible !
La vérité politique n’est ni à gauche ou à droite. La politique est une construction par divers consensus dont reflètent nos choix de société que les agents sociaux investis par des débats aux normes démocratiques qui peuvent être changé pendant le déroulement.
Par exemple, une loi 78 que le gouvernement adopte à toute vitesse pour limité le débat et rendre imputable les débordements de la rue à des associations étudiantes mais que ce même gouvernement ne reconnaissance pas le droit de grève !
Les champs de consensus sont les garderies à 7 dollars, l’accessibilité aux études postsecondaire, etc. qui fussent un long débat qui a pris naissance dans la foulée des changements tranquilles.
Dans l’exploitation de nos ressources naturelles rien n’indique que le modèle social-démocrate gagnera le débat. Et le Québec vit encore dans le cadre fédéral avec un gouvernement conservateur qui dans plusieurs champs de débat comme l’environnement et l’assurance emploi rien n’indique que nous vivons dans une pensée unique et dans consensus étouffé par les soucieux socialistes !
On autorise et diffuse sur la chaine de sport de Quebecor du combat extrême avec genou en pleine figure, oreille en chou-fleur grâce à l’habilité physique de son adversaire, nez cassé et commotion cérébrale à répétition et du sang un peu beaucoup sur le tapis et les deux belligérants se font un gros câlin viril et sourire avec souffrance joyeuse devant la caméra et les commentateurs de l’olympique sport accompli disent avec un trémolo dans la voix au combat suivant , mais un « Farme ta yeule ! » serait trop violent, irrespectueux et un manque de classe pour ne pas dire un manque de pensée !
Dans qu’elle monde de mauvaise foi vivons-nous ! Notre estime de soi ne peut pas supporter un gros mot comme salope et ainsi soit-il sans en faire une instrumentalisation médiatique pour se donnée une facile conscience ….
Est-ce que ça va prendre une antimanifestation du monde ordinaire pour dire qu’on en a assez de RDI et LCN qui diffusent en direct tous les soirs la cacophonie de casseroles et qui continuent à donner la parole à tous ces manifestants. Ca n’a vraiment pas de sens. Les trois leaders étudiants sont devenus des icônes tellement on les voit souvent . On continue à les interroger même s’ils n’ont rien de nouveau à dire. C’est triste de voir des journalistes s’abaisser à faire ça tous les soirs.
Mme Marcotte, si vous allez en politique,
je vous suggère de suivre des cours de pose de voix.
Il faudrait peut-être changer votre tonalité.
Ceci dit sans offense…
Yohan, voici 2 questions pour vous :
1- Afin d’appuyer vos propos par des faits tangibles, svp veuillez me citer une seule étude qui confirme que la fréquentation post-secondaire est affectée par le montant des frais de scolarité au Québec ? ( étant un ancien président de la FECQ, je peux vous informer que je n’en n’ait jamais trouver !!)
2- Si je me trompe royalement et qu’effectivement il y a une corrélation entre les droits de scolarité au Québec et le taux de fréquentation, alors expliquez-mo pourquoi les ass. Étudiantes n’ont pas acceptées la proposition du gouvernement qui permettait aux familles de revenus moyens et faibles ( moins de 70 000 $) d’obtenir plus argent ( en bourse) qu’avant la hausse ?
Petit ajout:
Je corrige ma faute : je n’ai pas réussi au lieu de je n’en n’ait pas trouver (ouf)
Madame Marcotte j,appuie M.Barrieau pour que la majorité ai un leader et une voix comme la vôtre pour parler en notre nom à l’Assemblé,,…
Il semblerait que la crise de mai 1968 en France s’est terminée quand le ras-le-bol généralisé a amené des millions de français sur les Champs Elysées…
A quand un tel rassemblement de la majorité silencieuse au Québec? Pourtant l’enjeu est grave..
Les radios de Québec ont réussi à amener dans la rue 50,000 personnes pour la liberté d’expression.
Une autre fois pour dénoncer l’inertie du gouvernement “Lavez Lavez” des milliers de citoyens s’étaient rassemblés à l’Assemblée Nationale.
Une autre fois un autre grand rassemblement de milliers de personnes pour le retour des Nordiques.
Vous ne pensez pas Mme Marcotte que cette crise mériterait une mobilisation? Pourquoi laisser la rue aux étudiants et aux anarchistes.. Il faut savoir prendre sa place.
Peut-être vous pourriez être l’instigatrice d’une riposte de la majorité silencieuse.. Je suis convaincue que l’effet boule de neige ne se ferait pas attendre..
Serait-ce que la peur rouge paralyse les propriétaires des stations de radios? C’est la seule explication à la neutralité manifestée par les animateurs de radio de la région de Québec.
Si c’est le cas, eh! bien le Québec est vraiment dans l’pétrin.
À C.Bernard
Pour pouvoir argumenter, il faut d’abord connaître les faits. Lorsque tu dis:
“Tout dépend de quel côté tu regardes dans ta lorgnette. Moi je trouve ça progressif que les frais de scolarité augmente en fonction de l’inflation à chaque année comme c’était le cas avant cette proposition d’augmentation-choc.”
C’est totalement FAUX. Les frais n’étaient pas indexés depuis près de 20 ans… c’est pourquoi il faut faire du rattrapage. Tu oublies également que les associations étudiantes font la grève à chaque année afin de bloquer le DÉGEL des frais de scolarité.
Mon Cégep a fait la grève à l’automne 1988 afin de bloquer le dégel des frais de scolarité et je m’en souviens comme si c’était hier.
Je me souviens également que la première proposition de grève, après un débat de plusieurs heures, avaient été rejetées par un vote secret. L’association avait ensuite simplement voté un amendement à la proposition à main levée et avait décrété la grève alors qu’il y aurait dû y avoir une nouveau vote secret sur la nouvelle proposition.
Je me souviens de cette belle démocratie dans les Cégeps. Je me doute que plusieurs votes de grève ont été remportés de cette façon.
En marketing, en gestion de conflit et en politique, c’est bien connu, quand le débat devient émotif, il devient totalement irrationnel. C’est exactement ce qui se produit. On se perd en commentaires comme: c’est beau la jeunesse qui se réveille… le peuple qui se réveille… on devrait se parler pour trouver une solution négociée… c’est pas fin ce que que le gouvernement fait… que des impressions et des émotions.
Pourtant, expliquez-moi comment négocier avec la CLASSE (parce que c’est bien elle le problème) qui ne veut rien négocier, qui exige l’abolition des droits de scolarité, qui ne veut dénoncer la violence, qui n’a aucun mandat de négocier, qui renie sa propre signature (parce que le pauvre était fatigué, mais est-ce qu’on l’a obligé ou torturé). Ce type est dangereux: il est intelligent, il a beaucoup de charisme, mais il n’a aucun respect et est complètement irresponsable.
En passant, c’est drôle que depuis que la police a obtenu les pouvoirs d’emprisonner les petits bandits, les manifestations sont maintenant pacifiques et sans vandalisme. Dites-moi qui s’en plaint? Peut-on maintenant affirmer que cette loi brime la liberté d’expression alors que les manifestations civilisées continuent? Faut-il déchirer sa chemise pour cette infime minorité de la société québécoise (500-600 personnes arrêtées sur plus de 7 000 000 de Québécois)?
Il est temps que le Québec arrête de s’émotionner et qu’il commence à réfléchir afin de régler notre crise financière (nous sommes aussi endettés que la Grèce, en passant) et on pourrait se permettre le statu quo?
Réveillons-nous!!!
Eric
Le rouge symbolise le mouvement de grève étudiant prise de façon légitime par des associations étudiantes légitimes, concernant la contestation de l’augmentation brusque des frais de scolarité de l’ordre de 80%.
Le vert est porté par quelques étudiants qu’ont décidé de non respecter le vote de grève légitime pris par leurs associations légitimes …et pour cela ils sont les interlocuteurs de la Ministre dans ce moment même.
Et la population dans la rue n’aime pas la Loi 78, pour des raisons évidentes.
J-F Sasseville, si on met aussi les Pauline Marois, Amir Khadir et Xavier Dollan, alors j’imagine qu’on en revient aux mêmes pourcentage.
A Québec, Léo Bureau Blouin qui s’interpose entre les policiers et des manifestants qui sont font arrêter après avoir été duement avisé qu’ils contrevenaient à la loi. Il se croit au dessus des lois? Il dit qu’il va ramenerça à la table des négociations. Nimporte quoi. Qu’est-ce qu’il croient que le politique est au dessus des loi et peut dire aux policiers de ne pas appliquer les lois quand il sagit d’étudiants? Comment négocier avec des gens qui croient au père noel au génie à la lampe magique et qui croit que l’état doit se mettre a leurs pieds et redéfinir les lois? Ont-il été formé par des mafieux ces étudiants qui veuelent qu’on les exemte de respecter les lois et qui jour après jour les défis et confrontent les forces de l’ordre. Il y a des parents qui nont pas fait leur job ou des syndicats qui leur ont lavé le cerveau. Pas surprenant avec un cabinet conseil qui déclare que la greve est légale alors que plusieurs juge l’ont explicitement dit qu’aucune loi ne leur donne ce droit que ça s,applique au droit du travail. Qu’elle pourriture Mme Charbonneau élargisser votre mandat et allez donc vérifier le financement et la légitimité des associations qui tiennent les étudiants en otages et la population. Ils se prennent pour des justicier mais interpretent tout en leur faveur, se croient au dessus des lois et veulenet imposer la supr.macie de la dictature syndicale.
Est-ce qu’on peut avoir la référence précise? “Influence communication” ne suffit pas, je suis allé voir le site et je n’ai pas trouvé.
Si quelqu’un peut m’aider, merci.
Votre billet ne dit pas tout et s’en tient à la couverture médiatique du débat sans tenir compte du fond du débat -ce qui malheureusement est le lot de ceux qui supportent la hausse des frais de scolarité.
Dans le fond, ce qui manque au verts et au blanc essentiellement c’est la passion pour animer ce débat -et j’ajouterais heureusement !! parce que justement les seuls qui réagissent avec passion du côté de ceux qui s’opposent au rouges le font sur l’air de l’outrage, du scandale. Les Rozon, Durocher, Martineau et compagnie sont en mode réaction et comme je l’ai écrit dans la phrase suivante, en mode réaction outré, scandalisé. Non seulement ça n’apporte rien au débat mais ça ne sert qu’à l’enflammer.
On peut trouver une multitude de sources venant de partout dans le monde pour supporter l’argumentaire des rouges. Il est clair qu’il y a de la désinformation (c’est normal : personne n’a ni le monopole de la vérité, ni celui de l’hypocrisie) alors que les verts ou les blancs ont perdu la bataille de l’argumentaire. Les verts parce que leur combat est limité simplement à vouloir aller étudier et qu’ils n’ont aucun argument à offrir à part celui de la liberté individuelle -argument discutable et indéfendable. S’il était si défendable, ils seraient tous dans la rue pour se battre pour cette soi-disant liberté.
Les blancs parce que, une fois leur message de paix entendu, il s’est noyé dans le tintamarre ambiant -et pas seulement celui des casseroles mais tout le bruit médiatique fait par ce qui se vend le plus dans les médias : les insultes et la violence.
Un exemple assez éloquent : RDI a couvert en direct hier soir comme tous les soirs depuis plus d’un mois maintenant les manifestations nocturnes tant à Montréal qu’à Québec -davantage à Québec qu’à Montréal d’ailleurs à cause des arrestations notamment- et très peu en comparaison de couverture de la marche silencieuse des juristes à Montréal qui pourtant me semble-t-il était plus conséquente et lourde de sens que les manifestations nocturnes qui deviennent répétitives. Celle des juristes non seulement était unique mais symbolisait également à toute fin pratique la mort d’une loi qui n’aurait jamais dû voir le jour.
Bref et en conclusion, la passion des rouges est étayée par une multitude d’arguments parfois très solides et parfois loufoques -néanmoins les certains rouges se questionnent sur les fondements même de notre société (ce qui est sain)- alors que celle des verts est blafarde en comparaison et peu étayée se contentant d’être en réaction.
@ Eric
Je vous suggère de lire le blogue de Johanne Marcotte cela devrait vous interpeller….