Selon le sondage qui paraît ce matin dans le Journal de Montréal (et de Québec), le thème de la corruption s’est imposé au cours de la première semaine de campagne. Bien! En effet, les deux tiers des Québécois croient que tous les partis politiques sont corrompus. Ce n’est pas rien de donner à ce point raison au reportage du Maclean’s de l’automne 2010.
Le Parti québécois aura bien tenté d’être celui qui porte le thème de l’anti-corruption, mais il semble que c’est la CAQ qui ait hérité d’un possible “champion” de la cause.
Duchesneau apporte à la CAQ deux grandes qualités. Un, il est connu et deux, il s’est fait connaître comme celui qui a provoqué le gouvernement Charest au point où il lui était devenu impossible de retarder une Commission d’enquête sur la construction tant désirée par la population. Malgré cela, à peine une moitié d’hommes (et 34% de femmes) croit que Duchesneau pourra “réduire la corruption”.
Je pense ici qu’on a bien raison de se méfier de ces grandes promesses si à la base, les nouveaux champions de l’anti-corruption n’accompagnent pas leurs discours d’un traitement à la source. Or, la source, on la connaît.
Dans le langage populaire, cela se résume aux “p’tits amis” et même si, après 9 ans de gouvernance, les “p’tits amis de Jean Charest” sont devenus la cible #1, la sagesse populaire exprime que le problème est bel et bien structurel. Eh oui, si le Parti libéral a ses “p’tits amis”, le Parti québécois en a d’autres et la CAQ s’en fera, croit la population.
On se doit bien sûr de donner la chance au coureur, mais dans le cas du Parti québécois, je suis désolée. Leur cote de crédibilité est inexistante lorsqu’il s’agit de vouloir diminuer la corruption. Car les “p’tits amis” du PQ, on les connaît: les syndicats, les artistes, la machine technocratique, les divers groupes d’intérêts aux crochets d’un État de plus en plus gros et envahissant, tous unis pour soutirer encore plus de la poche des travailleurs québécois.
Oui, je crois que la population comprend bien ce qui se passe. Quand ce gros gouvernement est celui qui distribue les faveurs et les privilèges, il se rend vulnérable aux jeux d’influence de la part de lobbys et de groupes d’intérêts. Quand on nationalise et octroie les places en garderie par exemple, c’est évident qu’il y en aura pour faire des yeux doux aux fonctionnaires responsables du programme ou au gouvernement en place. Les uns voudront que le gouvernement privilégie les CPEs publics, les autres, les garderies privées.
Quand c’est le gouvernement qui choisit les gagnants et les perdants avec une approche de “nationalisme économique”, on peut se douter que l’octroi de subventions aux entreprises et aux régions se fera au gré des cocktails de financement des partis politiques, sinon d’une idéologie franchement anti-marché. (La Gaspésia, ça vous dit quelque chose? La Métaforia?)
Dans les derniers jours, le RLQ a fait un sondage auprès de ses membres. L’enjeu #1? Revoir justement le rôle de l’État. Voilà ce que l’on devrait entendre de la part de politiciens qui prétendent vouloir réduire la corruption. Autrement, oubliez ça, les “amis”. Non seulement les gens ne vous croiront pas, mais cela n’aura comme effet que d’augmenter le cynisme envers la classe politique.
Selon le RLQ, un gros État entraîne des conséquences sur la démocratie et peut même créer des conditions propices à la corruption. Des groupes extrêmement bien organisés, quelques fois même, financés par l’État, font maintenant démesurément pression sur le gouvernement pour obtenir des mesures protectionnistes, des monopoles, des subventions et autres privilèges. – Communiqué du RLQ
Lecture suggérée: L’enjeu #1 du RLQ: Revoir le rôle de l’État. Je parie qu’une grande majorité de lecteurs se reconnaîtront dans la vision qui est proposée par le RLQ.
Avez-vous une idée du trésor des grandes firmes de construction et de l’actif des syndicats, des artistes et des groupes d’intérêts au service de l’état ? Aucune commune mesure.
J’ai été syndiqué tout au cours de ma carrière et si jamais mon syndicat avait contribué à la caisse d’un parti politique, on l’aurait sû car tout se savait dans le monde syndical qui étouffait de sa démocratie alors que les patrons pouvaient préparer tous leurs mauvais coups derrière des portes closes avec des moyens illimités payés par les contribuables.
Quand à la Gaspésia, projet qui à l’origine voulait procurer du travail aux gens des régions, il a été floué par la collaboration illicite entre un syndicat contrôlé par des organisations occultes et des entrepreneurs véreux.
Puis le scandale des compteurs d’eau de Montréal a été révélé par des journalistes et on a tout de suite voulu mettre ça sur le dos des syndicats, en noommant la lionne Diane Lemieux à la commission du travail, manoeuvre malhabile d’un gouvernement qui a voulu cacher sa propre turpitude. Depuis ce temps, grâce au rapport Duchesneau, on a mis en accusation Tony Accurso et la lionne, qui défendait bec et oncle l’ignorance crasse de Gérald Tremblay, a été passée au rouleau compresseur par ceux qui l’avait nommé pour sa gestion de la négociation avec ses employés.
Quand on accuse le PQ de malversation, il faudrait le prouver. La Commission Charbonneau est là pour ça mais le parti libéral a lui-même retardé de trois ans sa mise en place et on sait pourquoi suite à la mise en accusations de plusieurs de ses organisateurs et même d’un ancien ministre.
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@Claude Goulet: les syndicats et autres groupes de pression n’obtiennent pas leurs bonbons en donnant des pots de vin, ils mettent de la pression. Mais le problème principal c’est que l’état a trop d’argent à distribuer et partout où ça se produit le résultat est le même, des gens vont vouloir leur part du gâteau, certains par des pots de vin et d’autres par des pressions. L’un ou l’autre est inacceptable.
JOANNE,TU ÉCRIS
”les « p’tits amis » du PQ, on les connaît: les syndicats, les artistes, la machine technocratique, les divers groupes d’intérêts aux crochets d’un État ”
ÇA VEUT DIRE, LES BES, LES TRAVAILLEURS, LES PAUVRES, LES MARGINAUX, LES MALADES, LES HANDICAPPÉS
JOANNE, tu les place au même tittre que les voleurs…les voleurs, voleurs…..les voleurs délinquants psychopates….
ayayayoyyyy
Moins d’État,moins de petits amis, moins de corruption.