Appuyons Lise Thibault! (extrait)

- 30 juillet 2014

Eh bien, j’ai des petites nouvelles pour le juge Saint-Cyr, moi!

Quand on est représentante officielle de la Reine, on ne l’est pas de 9 à 5, comme un simple fonctionnaire. On l’est tout le temps, à toute heure du jour et de la nuit!

Qu’est-ce que madame Thibault fait quand elle va aux toilettes?

Elle s’assoit sur le trône! Exactement comme sa Majesté!

Représentante de la Reine n’est pas un emploi! C’est un statut! Que dis-je, c’est un état, une nature, une mission!

Tout comme le Christ ne pouvait dire à son père: «Reprends ta croix, je retourne boire du vin à Jérusalem avec mes chums», Lise Thibault ne pouvait tourner le dos à son destin.

Elle devait mener sa tâche à terme, coûte que coûte! (Et Dieu sait que ça a coûté cher…)

 

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NOTE: ce texte est visiblement ironique. Or, plusieurs lecteurs l’ont pris au premier degré, et m’ont écrit pour me dire qu’ils étaient déçus de voir que j’appuyais Lise Thibault! C’est fou comme certaines personnes ont du mal avec le second degré, l’ironie, la satire… J’imagine que le sens de l’humour n’est pas donné à tout le monde… Cela dit, je ne commencerai pas à mettre des notes en bas de mes chroniques! Si certaines personnes ne comprennent pas, c’est leur problème…

 

 

La route du pot (extrait)

- 30 juillet 2014

Ainsi, même le vénérable New York Times appuie maintenant la légalisation de la marijuana.

Dans un éditorial qui a fait grand bruit, le plus important quotidien des États-Unis a dit que l’interdiction du cannabis est comme la Prohibition : non seulement les gonzilliards de dollars investis dans la guerre au pot n’ont strictement rien donné, (il est aussi facile pour un Américain d’acheter un joint qu’un AK-47), mais ce combat absurde a permis aux syndicats du crime de s’enrichir et de prospérer.

Tout ça, parce qu’on veut interdire une « substance qui est moins dangereuse que l’alcool », a écrit le New York Times.

Tin toé !

 

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Noms des stations de métro: de kessé?

- 28 juillet 2014

Ainsi, plusieurs stations changeront de nom…

 

- Acadie devient de L’Acadie
- Assomption devient de L’Assomption
- Cadillac devient De Cadillac
- Champ-de-Mars devient du Champ-de-Mars
- Côte-des-Neiges devient de la Côte-des-Neiges
- Côte-Sainte-Catherine devient de la Côte-Sainte-Catherine
- Côte-Vertu devient de la Côte-Vertu
- Longueuil—Université-de-Sherbrooke devient de Longueuil—Université-de-Sherbrooke
- Mont-Royal devient du Mont-Royal
- Namur devient de Namur
- Outremont devient d’Outremont
- Parc devient du Parc, etc.

 

Et «Argent dépensé pour rien» deviendra «Ostie d’argent dépensé pour rien»…

 

 

 

 

Plaignez-vous!

- 28 juillet 2014

Il y a quelques années, un octogénaire français a connu un succès international avec un pamphlet intitulé Indignez-vous !, un appel aux armes pour la jeune génération.

On devrait publier un livre du genre pour les Québécois.

Il s’intitulerait Plaignez-vous !

 

 

ON EST TELLEMENT FIN !

 

 

Je suis allé plusieurs fois en Europe. Et chaque fois, ça me saute aux yeux : quand quelque chose ne fait pas leur affaire, les Européens n’acceptent pas passivement leur sort.

Ils se plaignent.

Ils crient, ils gueulent, ils gesticulent, jusqu’à ce qu’on prenne leurs doléances en compte.

Ici, au Québec, c’est l’inverse. Se plaindre est vu comme un manque de savoir vivre.

On nous fait poireauter pendant des heures ? On poireaute. Sans rechigner.

On prend notre mal en patience, on accepte notre sort.

On fait sagement la queue, sans faire de vague.

« On est fin, au Québec, répétons-nous sans cesse. On est chaleureux, on est gentil. »

Désolé, mais on n’est pas gentil. On est bonasse. On a une peur bleue de la chicane.

On se fait tondre la laine sur le dos sans dire un mot, en espérant que notre gentillesse légendaire nous vaudra des indulgences.

 

 

DEMANDEZ ET VOUS RECEVREZ

 

 

J’ai passé les deux dernières semaines en Italie.

Ma blonde et moi avons loué une maison en compagnie de deux autres amis.

Quand nous sommes arrivés au village, le représentant de la firme de location nous a dit que la maison que nous avions choisie par Internet n’était malheureusement plus disponible. Il y avait eu un dégât d’eau, et la demeure n’était plus habitable.

À la place, le bonhomme nous a offert une autre maison, beaucoup moins intéressante. Une petite chambre humide sans fenêtre qui sentait le renfermé. Une plage rocailleuse grande comme le fond de ma poche.

On aurait pu réagir comme des Québécois, hocher la tête et dire : « Merde, on n’est pas chanceux, mais qu’est-ce qu’on peut faire, c’est quand même pas de leur faute… » C’est ce que notre nature nous dictait.

Mais on a pris notre courage à deux mains et on a décidé de réagir comme des Européens.

On a dit au gars que ce n’était pas acceptable, qu’on allait engager des poursuites, qu’il allait entendre parler de nous, etc.

Bref, le grand jeu. Tout juste si on n’a pas promis de lui envoyer une tête de cheval par Fedex.

Résultat : le gars s’est confondu en excuses et nous a relocalisés dans une superbe villa, qui dépassait de loin notre budget et que nous n’aurions jamais pu louer autrement.

 

 

DES BONNES PÂTES

 

 

Au Québec, nous payons une fortune pour notre beau système public.

Pourtant, malgré les milliards que nous y engloutissons, les patients continuent de s’empiler dans les corridors, les malades continuent de poireauter dans les urgences, les vieux continuent de prendre un seul bain par semaine, les élèves éprouvant de sévères troubles d’apprentissage continuent d’engorger les classes régulières — bref, ça continue de craquer de tous bords, tous côtés.

Et qu’est-ce qu’on fait ? Rien.

On hausse les épaules en se disant : « C’est ça qui est ça… »

Et si on pognait les nerfs et demandait des comptes, pour faire changement ?

Après tout, on n’a rien à perdre…

 

 

 

Les vedettes (extrait)

- 28 juillet 2014

Pour chaque vedette arrêtée, combien s’en sont tirées avec un simple autographe et une claque dans le dos ?

Voilà pourquoi les vedettes sont si fâchées et si scandalisées quand on les punit pour ne pas avoir respecté la loi.

« Quoi ? Moi ? Mais depuis quand la loi s’applique-t-elle à moi ? Je suis une vedette ! Vous me payez pour que je me conduise comme si je vivais dans un autre monde que le vôtre ! »

On élève des humains au rang de demi-dieux. Puis on capote et on pousse de grands cris quand ils se comportent comme s’ils étaient tout puissants…

Faudrait choisir.

 

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