Léo-Bureau Blouin, le président de la FECQ, a déjà signalé son intention de vouloir étudier en droit (une fois qu’il retournera en classe, c’est-à-dire : un de ces jours).
Cela m’a valu un courriel très intéressant d’un avocat, maître Marc-André Dugay.
NOTES À UN FUTUR CONFRÈRE
« J’invite mon confrère en devenir à prendre connaissance du code de déontologie qui régira sa vie professionnelle pour les 40 prochaines années, et plus particulièrement son article 2.01.01, dont voici le texte :
“L’avocat doit servir la justice. Il doit soutenir l’autorité des tribunaux. Il ne peut agir de façon à porter préjudice à l’administration de la justice. Il ne peut notamment faire une déclaration publique de nature à nuire à une affaire pendante devant un tribunal.”
« Même s’il n’y est pas soumis pour l’instant, M. Bureau-Blouin aurait avantage à s’imprégner dès maintenant des préceptes véhiculés par le Code, histoire d’amortir le choc que lui causeront les règles régissant sa future profession.
« La Cour supérieure possède une compétence résiduaire sur toute question qui n’est pas spécifiquement attribuée à un tribunal en particulier. Tout le monde a le droit d’y faire entendre sa cause et les juges sont de vieux experts du droit qui épluchent leurs dossiers avec tout le sérieux du monde à la lumière du droit en vigueur.
« Lorsque les commettants de monsieur Bureau-Blouin foulent au pied les injonctions de la Cour supérieure, une cour huit fois centenaire, et que lui, jeunet, loin de condamner ces gestes de sédition, s’empresse au contraire de rejeter le blâme sur un gouvernement qui, ose-t-il prétendre avec morgue, “jette de l’huile sur le feu”, je me dis qu’il y a de l’eau dans le gaz… »
INCAPABLE DE LIVRER
Pas mal, non ?
Dans un portrait particulièrement complaisant de La Presse, une ancienne enseignante de Léo Bureau-Blouin affirmait : « Il est sensible. Il a l’impression de faire la bonne chose et ça doit être difficile de se rendre compte que ce n’est pas tout le monde qui partage ses opinions. »
Cela est très touchant. Reste que lorsqu’on dirige l’une des plus grosses associations étudiantes de la province, et qu’on a le culot de donner des leçons de gestion au ministre des finances et de droit aux juges de la Cour supérieure du Québec (à quand une leçon de musique à Kent Nagano ?), la moindre des choses que l’on puisse faire est de s’assurer que ses membres RESPECTENT la loi.
Or, sur ce point précis (sans parler de l’entente qu’il a signée et qui a été massivement rejetée par les membres de son association — ce qu’on appelle en bon français un désaveu), le président de la FECQ est visiblement incapable de livrer la marchandise.
Tous les jours, des « Verts » munis d’une ordonnance de la Cour supérieure du Québec se font harceler et intimider par des « Rouges » masqués qui les empêchent ILLÉGALEMENT d’entrer dans leur cégep et d’étudier.
CONSEIL D’AMI
Un conseil : avant que leurs membres, qui ne les écoutent visiblement plus, se mettent à déraper solide et à ternir leur image, Gabriel Nadeau-Dubois, Martine Desjardins et Léo Bureau-Blouin devraient tirer leur révérence, passer Go et encaisser ce qui leur reste de capital de sympathie.