Connaissez-vous Sid Lee ?
Non, ce n’est pas un acteur de film de kung-fu. C’est une entreprise montréalaise de réputation internationale. Un mélange disjoncté d’agence de pub, de firme de design, de bureau d’architecte, d’agence de marketing, etc.
Vous avez imaginé un produit original, auquel personne n’a pensé mais que beaucoup de gens voudraient avoir ? Les gens de Sid Lee vont vous aider à concrétiser votre idée.
Ils vont dessiner l’objet en question, concevoir le look de vos boutiques, créer votre branding, concevoir votre campagne de pub, etc.
Des fous, je vous dis.
UN HAPPENING DINGUE
Il y a quelques jours, je me suis pointé à C2-MTL, un événement que les bonzes de Sid Lee (dont Jean-François Bouchard, le président) ont organisé dans le quartier Griffintown, à Montréal. Une sorte de colloque international sur les liens entre le milieu de la création (les punks avec des anneaux dans le nez) et le monde des affaires (les vieux avec une cravate au cou).
Un happening complètement fou, avec un show multimédia de Moment Factory, une conférence de Francis Ford Coppola (le réalisateur du Parrain), un spectacle de Moby, etc.
L’endroit — magnifique, magique, féérique, une sorte de Parc Belmont pour hipsters — était plein à craquer. Il fallait se promener de côté, comme les Égyptiens, pour se frayer un chemin dans la foule.
Toute la soirée, j’ai rencontré des gars et des filles formidables. Des entrepreneurs passionnés et passionnants, des créateurs intelligents, des gens tellement brillants que la matière grise leur coulait sur le menton quand ils parlaient.
SE SORTIR DE LA VASE
Je n’ai jamais vu une telle concentration d’idées et d’ambition de ma vie. Oui, oui, de l’ambition : ces gens souhaitent bien sûr s’enrichir (hon le vilain mot), mais ils veulent d’abord et avant tout concrétiser leurs rêves.
Je suis sûr qu’il y avait de futurs Guy Laliberté, dans cette foule, de futurs Daniel Langlois, de futurs Dominic Audet (l’un des trois co-fondateurs de Moment Factory).
En les regardant, et en les écoutant me parler de leurs projets, de leurs idées, je me disais : « Voilà ce dont le Québec a besoin : des gens qui travaillent fort, qui mettent l’épaule à la roue, qui ne comptent pas leurs heures… Des gens qui ne se demandent pas ce que le Québec peut faire pour eux, mais ce qu’ils peuvent faire pour le Québec. C’est avec des gars et des filles comme ça qu’on va se sortir de la vase, qu’on va enrichir la province, qu’on va créer de l’emploi, qu’on va pouvoir réduire la dette et préserver nos programmes sociaux… »
METTRE LE QUÉBEC « SUR LA MAPPE »
Certaines personnes voient des personnes comme ça, et ont le goût de vomir. Moi, tout ce que j’ai le goût de faire, c’est de me lever et d’applaudir.
Ces gens-là ne se réunissent pas pour saborder le Grand Prix. Ils se réunissent pour créer, deux, trois, quatre autres Grand Prix à Montréal.
Ils ne veulent pas mettre Montréal « sur la mappe » en fracassant des vitrines, en lançant des roches et en mettant le feu, mais en montrant que le Québec est un formidable lieu de création CONSTRUCTIVE.
Pour moi, c’est ça, une jeunesse inspirante!