Archives pour 6 juin 2012

La menace extrémiste

- 6 juin 2012

Contrairement à ce que certaines personnes pensent, je n’ai aucun problème avec la gauche…

Pour qu’une société avance, ça prend un poids et un contre-poids, c’est avec la confrontation des idées qu’on fait des progrès…

Mais la gauche radicale et révolutionnaire, pas capable…

Ils sont aussi crinqués et déconnectés que l’extrême droite…

Ces gens-là ne veulent pas améliorer la société, ils veulent la transformer de fond en comble…

L’extrême droite et l’extrême gauche partagent le même ennemi: la démocratie et la liberté d’expression. Pour eux, ce sont des boulets, des freins à une transformation radicale du monde et de l’homme…

Autant la gauche que la droite devraient se méfier de leur frange extrémiste… Elles ne font que se nourrir l’une l’autre…

Les nouveaux puritains

- 6 juin 2012

Après qu’un des complices de Gabriel Nadeau-Dubois ait lancé « On va vous l’organiser, votre Grand Prix » (ce qui n’était pas une menace, nooon, mais une invitation au bon voisinage), c’est au tour de l’Association facultaire des étudiants en arts de l’UQAM de vouloir perturber l’événement.

Pourquoi ? Parce que c’est « le symbole de la décadence du néolibéralisme ».

En effet, comme le veut la fameuse formule d’Einstein : mini-jupes et talons hauts + bolides italiens x bronzage artificiel ÷ âge du prince Albert de Monaco = exploitation du peuple.

Fallait y penser.

 

BRÛLER DU CAOUTCHOUC

 

Pourquoi ne pas menacer la tenue de la Course NASCAR, tant qu’à faire, qui se déroulera le 18 août à Montréal ?

Après tout, là aussi, il y a des machos, des pitounes, des chars, du gaz et de la bière…

Vroum vroum en Ford ou vroum vroum en Ferrari, c’est encore et toujours vroum vroum, non ?

Eh bien, pas tout à fait.

Au NASCAR, les chars n’ont pas de classe, les filles sont grassettes et la bière (qui goûte la pisse) est brassée dans une usine syndiquée à Milwaukee, alors qu’en F1, les bolides sont racés, les filles sont siliconées et la bière (qui goûte le houblon) a un fort accent européen.

Bref, les fans du premier événement sont de bons prolos certifiés pur baloney, alors que ceux du second pètent plus haut que le trou.

 

SIGNE DU DIABLE

 

En fait, on vise la tenue de la course de Formule Un parce que traditionnellement, cet événement attire des gens qui ont de l’argent. Et que pour les tenants de la gauche radicale, comme pour les dévots catholiques (« Il est plus difficile pour un riche d’entrer au paradis que pour un chameau de passer par le chas d’une aiguille », dixit Saint-Mathieu), l’argent est un signe du diable.

On veut qu’il y ait des riches pour pouvoir les taxer et leur faire payer des impôts. Mais on ne veut pas les voir.

Si vous voulez vous dandiner au son de Johann Strauss ou manger du foie gras en comparant vos médailles, cachez-vous derrière des clôtures grillagées dans le fin fond du bois à Charlevoix.

 

UNE INSULTE

 

Bizarre, quand même, cette haine de l’argent qui perdure au Québec (prononcez « argeeeent », comme si vous aviez mordu dans un citron).

Le mot « riche » est devenu une insulte, au même titre que « pute » ou « chien sale ».

Pourtant, si on veut jouir de beaux programmes sociaux universels, il faut bien quelques riches pour nous aider à les payer, non ?

Et puis en quoi le Grand Prix est-il plus représentatif de la « décadence du néo-libéralisme » que le show Harley au Centre Bell ou les super galas de boxe ?

Et les multi milliardaires de la musique pop, qui présentent des shows gargantuesques à 120 $ le billet, pourquoi on ne les boycotterait pas, eux aussi ? À moins que vous me disiez que Lady Gaga et Madonna sont devenues des icônes du monde communiste…

 

LES NOUVEAUX CURÉS

 

Avant, ce sont les curés qui nous disaient quoi voir et ne pas voir du haut de leur chaire. Maintenant, ce sont les altermondialistes.

À chaque époque, ses puritains…