Ainsi, la Ville de Montréal va augmenter le fardeau fiscal de ses propriétaires (et, par le fait même, le loyer de ses locataires).
Non seulement on se fait fourrer en payant des travaux surévalués, gracieuseté des crosseurs qui se tricotent de beaux chandails avec la laine qu’ils tondent sur notre dos, mais en plus, on va hausser notre compte de taxes, histoire de venir chercher encore plus d’argent dans nos poches…
Faut vraiment avoir du front tout le tour de la tête.
LAGOSTINA BIG BAND
Pendant ce temps-là, on apprend que le coffre-fort du parti du maire Tremblay était tellement plein qu’on ne pouvait plus fermer la porte. Et que le veston de son argentier était tellement bourré d’enveloppes brunes que le bonhomme ne pouvait plus attacher ses boutons.
Si j’étais caricaturiste, voilà comment je décrierais la situation.
Je dessinerais un homme gringalet, maigrichon, squelettique (le contribuable), qui s’apprête à mordre dans un morceau de pain qu’il vient de trouver par terre, à côté des vidanges.
Puis un gros cochon obèse (l’administration municipale) qui lui saute dessus, lui arrache le morceau de pain des mains et se le fout dans la bouche, qu’il a déjà pleine.
Va-t-on accepter cette hausse sans broncher ? Sans rien dire, sans réagir ?
Si oui, on la mérite…
LE NEZ SUR LA VITRE
Moi, c’est bien simple, je songe à sortir mes casseroles.
Y a quand même une maudite limite à faire rire de nous autres. Vous viendrez chercher de l’argent dans mes poches le jour où vous me prouverez que vous avez changé votre façon de gérer.
D’ici là, basta !
Non seulement on se fait fourrer, mais on nous demande de payer pour la vaseline… Woah ! Un chausson aux pommes, avec ça ?
On ne cesse de nous demander de payer, et les services que nous recevons ne cessent de se dégrader. Plus on paie, plus les services que nous recevons sont pourris.
Vous n’êtes pas dégoûtés, vous ?
J’ai l’impression de payer pour une fête où je ne suis pas invité. J’ai le nez collé sur la vitre et je vois une bande de gros jambons corrompus faire la nouba et se la couler douce avec le fric que je leur ai donné.
Ça fait. Mononcle est tanné.
Texte au complet sur le site du Journal de Montréal…