Ti-Poil
René Lévesque (dont on a souligné le 25e anniversaire de la mort la semaine dernière) avait plusieurs qualités.
Mais la plus importante, selon moi, est son amour immodéré des gens ordinaires. Contrairement à de nombreux intellectuels qui aiment le peuple en théorie, mais pas en pratique (SURTOUT pas en pratique), Ti-Poil, comme les gens l’appelaient, éprouvait une véritable affection pour les petites gens.
Comme il aimait à le dire : « Méfiez-vous des gens qui disent aimer le peuple mais qui détestent tout ce que le peuple aime… »
On est loin des intellectuels de gauche qui vomissent sur tout ce qui est populaire !
UN PARTI DÉCONNECTÉ
Lévesque était en diapason avec le peuple. Il savait d’instinct jusqu’où les gens ordinaires étaient prêts à le suivre… Il connaissait les limites qu’il pouvait et ne pouvait pas franchir, il n’avait pas besoin d’une armée de sondeurs ou de conseillers pour le lui rappeler, il savait ce que Joe Tremblay pensait, il était l’un d’eux, il leur parlait, les écoutait.
Or, regardez le PQ, aujourd’hui.
Qui est près du peuple, dans ce parti ? Pauline Marois ? Jean-François Lisée ? Pierre Duchesne ? Marie Malavoy ?
Le PQ est devenu un parti d’intellectuels déconnectés des gens ordinaires. Pour Pauline Marois, être près du peuple, le printemps dernier, c’était descendre dans la rue, cogner (maladroitement) sur des casseroles et porter le carré rouge.
On ne pouvait être plus loin des préoccupation de monsieur et madame Tout-le-monde.
Texte au complet sur le site du Journal de Montréal…