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Et Dieu se fit homme (extrait)

- 8 novembre 2012

Dans Bailout, un livre explosif qu’il a publié en juillet dernier, Neil Barofsky (un Démocrate pur et dur qui a appuyé financièrement la campagne d’Obama) brosse un portrait extrêmement dommageable de son ancienne idole.

Il explique pourquoi il se sent lui aussi floué, abandonné…

 

L’AMI DE WALL STREET

 

Barofsky était responsable du contrôle de l’utilisation des fonds publics accordés aux banques américaines. Quand Obama a décidé de verser des gonzilliards de dollars aux grosses banques pour les sauver de la faillite, c’est Barofsky qui devait s’assurer que ces sommes colossales étaient utilisées à de bonnes fins.

À de nombreuses reprises, Barofsky a demandé à Obama d’imposer des conditions aux bonzes de Wall Street qui recevaient cet argent :

« Oui, on vous donne de l’argent provenant du Trésor public, mais vous devez nous garantir que vous n’utiliserez pas ce fric pour vous graisser la patte, vous remplir les poches et vous accorder de généreux bonis… »

Or, devinez quoi ? Obama a toujours refusé d’imposer ce genre de conditions aux banquiers ! Résultat : les responsables de la crise ont pigé dans le plat de bonbons pour continuer de pouvoir rouler en Rolls et de voler en jet privé…

C’est ainsi qu’AIG, un géant de l’assurance, a profité de l’aide du gouvernement pour verser des bonis de 42 millions de dollars à ses cadres ! Alors que leur entreprise venait d’essuyer des pertes de… 99 milliards !

 

Texte au complet sur le site du Journal de Montréal