Les chips et la liqueur
On peut dire que le budget Marceau a été assez bien accueilli, finalement.
Il faut dire qu’on s’attendait au pire.
Quand un gars menace de te sacrer un coup de batte de baseball sur la tête pendant deux mois, et que finalement, il ne fait que te gifler, tu es soulagé.
De là à le remercier, par contre, il y a peut-être une marge…
SAUVER SA PEAU
Car soyons réalistes : si le PQ s’est recentré vers sa droite, ce n’est pas par grandeur d’âme. C’est juste pour sauver sa peau, et ne pas se mettre à dos le milieu des affaires (qui, rappelons-le aux marxistes tendance Groucho, CRÉE des jobs, paie des impôts et participe à ENRICHIR le Québec — noble tâche qui mérite certains encouragements, à moins que votre concept du célèbre « Maîtres chez nous » est de vivre aux crochets de l’Alberta vie les paiements de péréquation en buvant une p’tite bière sur le balcon).
Effectivement, ce premier budget Marceau ne fait pas trop mal. Mais va-t-il sortir la province de la vase où elle s’enfonce toujours un peu plus ? Attaque-t-il les problèmes qui nous affligent à la source ?
Permettez-moi d’en douter.
En fait, j’ai l’impression de voir un père ou une mère de famille qui vient de perdre son emploi et qui doit 50 000 $ à Visa rassembler ses ouailles autour de la table de cuisine et leur annoncer, l’air triomphant :
« J’ai trouvé une façon d’échapper à nos créanciers ! On va arrêter d’acheter des chips et on va couper sur la liqueur ! »
Texte au complet sur le site du Journal de Montréal…