Tout le monde le fait… (extrait)

- 25 mai 2013

Pendant ce temps, nous disons à nos enfants qu’il faut respecter les règles, les lois et l’autorité !

Quelles règles ? Quelles lois ? Quelle autorité ?

Nous vivons à une époque où la devise est : « Au plus fort la poche ! »

« Tout le monde le fait, fais-le donc ! »

Ceux-là mêmes qui sont censés incarner l’honnêteté et l’autorité mentent, volent, pillent, fraudent et crossent sans le moindre remords.

Ils sont censés nous protéger, surveiller NOS intérêts et ils s’en mettent plein les poches !

Ce n’est pas une Commission sur le monde de la construction qu’il faut mettre sur pied, mais une Commission sur la lente mais inéluctable disparition du concept de moralité !

 

Texte au complet sur le site du Journal de Montréal

 

 


Courage, monsieur Drainville! (extrait)

- 23 mai 2013

Ainsi, le ministre Bernard Drainville a décidé d’attendre la rentrée pour présenter sa Charte de la laïcité (rebaptisée Charte des valeurs québécoises, changement d’appellation qui fait certainement le bonheur d’André Drouin, qu’on a traité de tous les noms quand il a présenté son code de vie, mais qui peut maintenant se péter les bretelles en disant qu’il était un précurseur)…

Sage décision.

En effet, qui veut se taper un débat houleux sur le voile, le crucifix et les accommodements en plein mois de juin, alors que la sangria coule à flot sur les terrasses ?

 

DEUX FRONTS

 

Ça va aussi permettre à Bernard Drainville de se reposer et de reprendre des forces. Car il en aura bien besoin lorsqu’il présentera son document.

Non seulement le ministre péquiste devra-t-il — comme je l’ai déjà écrit — se battre contre les commentateurs canadiens anglais qui le traiteront de raciste et de xénophobe (comme l’a fait le National Post il y a quelques jours), mais il devra aussi se confronter aux préjugés de monsieur et madame Tout-le-monde, qui ne maîtrisent pas toujours très bien les concepts d’accommodements et de laïcité.

Entre vous et moi, je ne sais pas lequel de ces deux maux sera le plus pénible…

 

Texte au complet sur le site du Journal de Montréal


 

Place aux enquêtes! (extrait)

- 22 mai 2013

Le mandat de la Commission Charbonneau est de mettre à jour les réseaux de collusiion et de corruption.

Je ne sais pas si vous êtes d’accord avec moi, mais pour ce qui est du fonctionnement du système au niveau municipal, je pense que le boulot est fait, non ?

On a une bonne idée de la mécanique : les entrepreneurs, les firmes de génie conseils, les élus, les collecteurs de fonds, les ristournes, la double comptabilité, les extras, les cadeaux, les soupers, les voyages…

Ça fait des mois qu’on tape sur le même clou.

Je pense que c’est assez clair, non ? Ceux qui n’ont pas compris ne comprendront jamais.

Pourquoi on continue l’exercice, alors ?

En ce qui concerne le fonctionnement des réseaux de collusion et de corruption, ce qui sort actuellement sur Laval n’ajoute rien à ce qui est sorti sur Montréal.

C’est le même système, les mêmes crosses, les mêmes fraudes, les mêmes coffres-forts, les mêmes valises, les mêmes enveloppes… Seuls les noms des individus impliqués ont changé.

Après, on va faire quoi ? On va se pencher sur Blainville, Terrebonne, Mascouche, Longueuil ?

 

Texte au complet sur le site du Journal de Montréal


Les puritains (extrait)

- 21 mai 2013

Concernant l’affaire du sex tape de la militaire canadienne…

Avez-vous remarqué à quel point c’est toujours deux poids, deux mesures quand il est question de sexe ?

Un gars qui a une sexualité un peu expansive est un playboy, un chaud lapin.

Une fille est une traînée, une salope.

 

LES « BONNES » ET LES « MAUVAISES »

 

C’est comme ça dans les écoles.

Les filles délurées sont harcelées, intimidées.

Elles se font traiter de putes, le plus souvent par d’autres filles qui sont probablement jalouses de leur popularité.

Soixante ans de féminisme n’a pas changé grand chose : le monde est encore divisé entre les « bonnes filles », qui savent tenir leur place et qui protègent leur réputation, et les « mauvaises filles », qui aiment trop la chose.

 

Texte au complet sur le site du Journal de Montréal


L’île des merveilles

- 20 mai 2013

Afin de rendre ses casinos plus attrayants, Loto-Québec a obtenu la permission du gouvernement de servir de l’alcool aux tables de jeu et devant les machines à sous.

Tant pis si le cocktail « jeu et alcool » est explosif : il faut ce qu’il faut pour renflouer les coffres de l’État.

Après tout, l’argent ne pousse pas dans les arbres ! Si on ne peut pas exploiter nos ressources naturelles ni augmenter les taxes et les impôts, comment va-t-on payer nos beaux programmes sociaux, d’après vous ?

En vendant de l’alcool, des billets de loto et des cigarettes !

On n’a pas le choix…

 

UN PARC POUR ADULTES

 

Pourquoi on ne pousserait pas cette logique plus loin ?

J’ai un beau projet pour Montréal : transformer l’île Notre-Dame en parc d’attraction pour adultes, une sorte de mini Vegas XXX qui permettrait à l’État de faire les poches des touristes et de pomper un maximum de fric dans le système.

L’accès à l’île serait hyper contrôlé. Aucun mineur ne pourrait y avoir accès.

Pour mettre le pied sur l’île des merveilles, vous devrez vous munir d’un passeport vendu 100 $ l’unité. Ce passeport serait muni d’une photo.

Que retrouverait-on sur l’île ?

Un casino, bien sûr, mais aussi un bordel, un café où l’on pourrait fumer du pot et du hash, des saunas, des salles de tir, un ciné-parc porno, une plage nudiste, un donjon pour amateurs de s-m et un cabaret olé-olé.

Il y aurait aussi des studios de télé que vous pourriez louer à l’heure pour tourner vos propres vidéos cochons.

Pas mal, non ?

 

COMME L’EXPO

 

La prostitution et les drogues douces seraient interdites partout au Québec, sauf sur l’île des merveilles.

Pour gérer toutes ces activités, il faudrait créer un nouvel organisme : la Régie du vice. Je propose Anne-Marie Losique comme première directrice générale.

Imaginez tout le tourisme que ça nous amènerait. Ça serait malade.

Irresponsable, comme projet, dites-vous ? Non. C’est juste pousser un peu plus loin la logique actuelle du gouvernement.

Tiens, on pourrait ajouter un autre truc à mon complexe récréo-touristique : un mouroir, où les gens pourraient se suicider légalement, comme en Suisse.

Ça serait comme l’Expo, mais en plus trash. Le Pavillon de la drogue, la Pavillon du jeu, le Pavillon du cul, le Pavillon du gun, le Pavillon de la mort…

Le Québec deviendrait riche avec un truc du genre. On pourrait se payer des garderies à 50 sous, des hôpitaux ultra modernes et des universités gratuites.

C’est ça, ou alors on permet l’exploitation du gaz de schiste et du pétrole.

Pensez-y.

 

LES CRIMINELLES

 

Parlant de bordel…

À l’adresse lescriminelles.com, vous pouvez visionner gratuitement Les criminelles, le documentaire choc que Jean-Claude Lord a réalisé sur la prostitution.

Aucun télédiffuseur n’a voulu présenter ce film. Pas surprenant : il est tout, sauf politiquement correct.

Lord donne en effet la parole à des travailleuses du sexe qui adorent leur métier. Elles ne sont pas droguées, pas poquées, pas exploitées.

Elles font ce métier par choix et par amour du sexe (et du fric).

Lord a été boudé par les médias. Presque pas d’entrevue, presque pas de plogue.

Qui a dit qu’il n’y a plus de tabou, au Québec ?